Ridley Scott, 87 ans au compteur, est aussi bien connu pour ses classiques - d'Alien à Gladiator - que pour son franc parler. Invité à l'occasion d'une masterclass au BFI Southbank à Londres, le réalisateur a partagé son regard sur les films fabriqués de nos jours. Problème : peu d'entre eux semblent trouver grâce à ses yeux.
"80 à 60% de mauvais films"
Bien qu'il révèle voir de nombreux films et séries pour trouver de nouveaux talents - c'est en découvrant la mini-série Normal People qu'il a engagé Paul Mescal pour Gladiator 2 -, Ridley Scott lance :
"En ce moment, je ne vois que de la médiocrité, on se noie dans la médiocrité. Le nombre de films produits aujourd'hui, dans le monde entier, se chiffre littéralement en millions. Il n'y en a pas des milliers, il y en a des millions, et la plupart sont nuls : 80 à 60 % de mauvais films. Il reste 40 %, dont 25 % de bons films, 10 % de bons films et 5 % de films très réussis."
La solution ? Ridley Scott regarde... ses propres films. "Ce que je fais, et c'est horrible de l'admettre, c'est que je me suis mis à regarder les miens, poursuit-il. Et ils ne vieillissent pas. J'ai regardé La Chute du Faucon Noir l'autre soir et je me suis demandé : "Comment j'ai pu faire ça ?" Parfois il reste des bons films qui sortent et c'est toujours un soulagement de savoir qu'il y a quelqu'un qui a fait un bon film."
Bientôt un retour à la SF
Dernièrement, Ridley Scott a réalisé Napoléon et la suite de Gladiator. Les deux films ont reçu des critiques mitigées mais se sont imposés comme des succès modestes en France - 1 661 080 d'entrées pour le premier et plus de 3 millions d'entrées pour le second.
Actuellement, le cinéaste prépare son retour à la science-fiction avec The Dog Stars avec Jacob Elordi (Euphoria, Frankenstein) et Margaret Qualley (The Substance). Sortie prévue le 25 mars 2026.