Ce vendredi 24 octobre, Astrid et Raphaëlle va faire son grand retour sur France 2 à l’occasion de la diffusion de la saison 6 inédite. Une nouvelle salve d’épisodes qui verra nos deux héroïnes campées par Sara Mortensen et Lola Dewaere faire face à de nouvelles enquêtes plus mystérieuses que jamais.
A l’occasion du lancement de cette saison 6, AlloCiné a rencontré Jean-Sébastien Bouilloux, la producteur d’Astrid et Raphaëlle, afin de discuter de ces nouveaux épisodes.
AlloCiné : Qu'est-ce qui attend Astrid et Raphaëlle dans cette saison 6 ?
Jean-Sébastien Bouilloux : On a fini la saison 5 sur une grosse interrogation. Raphaëlle était entre la vie et la mort. C'est donc sur ça que va débuter la saison 6. On va voir si elle survit, et surtout comment. Sans trop en dire, cet empoisonnement va avoir des répercussions sur sa trajectoire cette saison.
Toute la première partie de la saison 6 va tourner autour de la manière dont Raphaëlle s'en sort. Et dans cette saison, il y a une inversion des rôles entre elle et Astrid.
C'est Raphaëlle qui est fragilisée et qui va s'appuyer sur la force de son amie. Et cette nouvelle dynamique va amener à une destination que nous n'avons jamais faite sur la série.
La saison 6 va en effet se terminer sur un énorme cliffhanger. De son côté, Astrid va découvrir des choses sur Tetsuo qui vont rebattre les cartes de leur relation.
Les deux héroïnes vont avoir de nombreux défis aussi bien sur le plan émotionnel que personnel, mais aussi sur le plan du polar puisque les enquêtes sont le miroir de leur trajectoire personnelle.
Astrid et Raphaëlle en est à sa sixième saison. Comment faites-vous pour vous renouveler de saison en saison sans tomber dans des schémas identiques ?
Pour moi, la base, c'est d'avoir des personnages puissants. Sans ça, on ne peut pas se renouveler. Et c'est justement le cas dans Astrid et Raphaëlle. Nous avons des personnages forts émotionnellement et complexes.
Quand on a des personnages trop simplistes, on est obligé de refaire les mêmes schémas. Par exemple, le trajet d'Astrid, ça a toujours été de se dire qu'on proposait une nouvelle expérience par saison.
Et c'est un peu la même chose pour Raphaëlle. Et c'est ensuite à nous de trouver cette expérience, et de proposer de nouveaux challenges qui vont mettre un éclairage sur une partie de leurs caractères.
Donc ça permet de se renouveler parce que c'est infini. Et ce qui joue aussi, c'est notre équipe d'auteurs, menée par Alexandre de Seguin. Les scénarios sont très soignés, et ça permet aussi à la série de marcher à l'international.
Et comment expliquez vous justement ce succès aussi bien sur France 2, où la saison 5 a rassemblé des millions de téléspectateurs, qu'à l'international ?
Je pense que ce qui joue le plus, c'est la singularité de la série. J'ai l'impression que plus on est intime avec les personnages, plus ça devient universel. Je pense que le fait d'avoir des personnages avec des thématiques universelles très basiques mais très profondes comme la solitude, permet de toucher le plus grand nombre.
Astrid et Raphaëlle sont deux personnes qui étaient très seules et qui sont arrivées à se connecter, et à résoudre des affaires. Mais surtout, elles ont trouvé une amitié qui dure de manière infinie.
La solitude des deux personnages au début de la série a beaucoup touché le public. Et quand on y pense, les histoires d'amitié ne sont pas si fréquentes à la télévision.
C'est même rare. Mais je pense qu'il y a aussi d'autres facteurs qui expliquent le succès, comme l'interprétation. On a eu la chance de tomber sur deux comédiennes formidables, qui ont tout de suite eu de l'alchimie.
Astrid et Raphaëlle arrive déjà à sa saison 6, est-ce que vous pensez déjà à la fin ? Est- ce que vous n'avez pas peur de faire la saison de trop ?
Non, je ne pense pas encore à la fin d'Astrid et Raphaëlle. Quand on fabrique une série, c'est impossible de se projeter sur une fin, sinon on arrête. On a encore beaucoup de choses à raconter.
Ce sera le public et la chaîne qui décideront. Mais nous ne fabriquons pas un objet sériel qui peut finir. On va toujours proposer quelque chose parce qu'on est toujours aussi enthousiastes à l'idée de développer les personnages.
Les épisodes d'Astrid et Raphaëlle reposent toujours sur des décors marquants. Comment est-ce que vous trouvez les lieux de tournage ?
On part toujours des scénarios. Même au moment de l'écriture, on se dit qu'il nous faut des décors emblématiques. Souvent, la série fonctionne grâce à des univers forts par épisode.
Quand on fait un épisode sur l'astronomie, on se dit immédiatement qu'on va aller à l'observatoire de Paris par exemple. Ce n'est pas toujours simple d'avoir les lieux qu'on veut et on n’y arrive pas toujours.
Mais on essaie d'avoir quatre ou cinq gros décors emblématiques dans une saison. En plus, nous tournons à Paris, ce qui nous permet d'avoir accès à des décors formidables.
La saison précédente, il y a eu un crossover entre Astrid et Raphaëlle et Alexandre Ehle. Est-ce que vous allez réitérer l’expérience ?
Oui, on va essayer d'en faire un deuxième. C’est prévu.