Monstre saison 3 : "Les événements réels sont dépourvus de contexte"... Ce réalisateur en vogue ne se montre pas tendre avec la série Ed Gein de Netflix
Clément Schmidt
Clément Schmidt
Horreur, thriller, docu, romance... En séries comme en films, Clément ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît.

Oz Perkins, réalisateur du film d’horreur “Longlegs”, a récemment pris la parole à propos de la série “Monstre : l’Histoire d’Ed Gein” sur Netflix. Et il n’y est pas allé de main morte !

On ne s’en était pas rendu compte mais Oz Perkins, réalisateur des films Longlegs, The Monkey ou encore I Am the Pretty Thing That Lives in the House, est en fait le fils du célèbre acteur Anthony Perkins, a.k.a Norman Bates dans Psychose !

Et on imagine que voir son père ainsi représenté dans la saison 3 de Monstre n’a pas dû être un moment très agréable pour lui… Mais ce à quoi on s’attendait moins, c’est qu’il prenne le micro pour donner son avis sur le projet de Netflix !

Monstre : L'histoire d'Ed Gein
Monstre : L'histoire d'Ed Gein
Sortie : 2025-10-03
Série : Monstre : L'histoire d'Ed Gein
Avec Charlie Hunnam, Laurie Metcalf, Suzanna Son
Presse
3,2
Spectateurs
3,6
Voir sur Netflix

“Netflixisation de la douleur”

Interrogé par nos confrères de TMZ, le réalisateur n’a pas caché son désamour profond de la série Monstre, mais aussi des autres contenus true crime disponibles sur Netflix. Pour lui, les plateformes ne peuvent en effet pas s’empêcher de transformer ces crimes en “contenu glamour à message”, et sont incapables de prendre du recul sur ces histoires qu’elles proposent sans gêne au public :

“Les événements réels sont de plus en plus dépourvus de contexte, et la netflixisation de la vraie douleur est quelque chose qui ne va pas du tout dans le bon sens.”

Comment raconter les Monstres ?

Dans sa prise de parole, Oz Perkins ne se contente pas de critiquer la démarche de Ian Brennan et Ryan Murphy, il propose également une sorte de contre-morale artistique à adopter lorsque l’on adapte des faits divers dans une fiction.

Il appelle ses collègues à arrêter de considérer les crimes comme des “choses pratiques [pour raconter une histoire]”, et les invite à protéger l’histoire et la vérité des événements. Les fictions devraient ainsi chercher à “lever le voile sur l'innommable, et permettre aux gens de se réconcilier à travers l’art”, pas simplement utiliser la douleur pour produire du divertissement.

Une prise de parole qui invite à la réflexion.

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