Après avoir été présenté dans divers prestigieux festivals comme Berlin, Je n’avais que le néant, un documentaire relatant les coulisses de cette œuvre monumentale qu'est Shoah (1985) de Claude Lanzmann, est sorti cette semaine dans nos salles obscures.
Très bien accueilli par la presse française sur AlloCiné, le long métrage mis en scène par Guillaume Ribot affiche une moyenne de 3,9 sur 5, devançant Vie Privée, La Voix de Hind Rajab et Bugonia.
De quoi ça parle ?
La réalisation du film « Shoah » de Claude Lanzmann est une aventure en elle-même. Douze années de travail, des milliers d’heures de préparation, des voyages aux quatre coins du monde, des dizaines de témoins… et autant de doutes, de déboires, de fausses routes, mais aussi de moments de grâce douloureuse où la vérité apparaît.
Grâce aux 220 heures de rushes non utilisées au montage et aux mémoires de son auteur, Guillaume Ribot plonge au cœur de la production d’une œuvre majeure du cinéma, au plus près des obsessions de celui qui entreprit de faire émerger la vérité du néant.
Ce qu'en pense la presse :
Selon Télérama :
"Enrichi d’images inédites, ce récit passionnant rend hommage au travail colossal et acharné que le journaliste a mené pendant plus de dix ans." Par François Ekchajzer - 5/5
Selon Ouest France :
"Un documentaire passionnant." Par Thierry Chèze - 5/5
Selon La Tribune Dimanche :
"Un exercice brillant de pédagogie et de transmission qui est au cœur de la démarche cinématographique." Par Aurélien Cabrol - 4/5
Selon Le Point :
"Le spectateur découvre, incrédule, les risques pris par Lanzmann mais aussi l'énergie qu'il a dû déployer pour que son film existe. Personne ne semblait prêt à produire un tel objet cinématographique documentant de manière clinique le pire génocide de l'histoire de l'humanité." Par Baudouin Eschapasse - 4/5
Selon Les Fiches du Cinéma :
"Tiré des rushes non utilisés par Claude Lanzmann dans Shoah, un documentaire exceptionnel sur les doutes, ruses et obstinations que celui-ci traversa afin de faire sortir du néant les six millions de victimes de la Solution Finale et en représenter la vérité." Par Gilles Tourman - 4/5
Selon Les Inrockuptibles :
"Porté par des images rares, le film montre Lanzmann au travail, entre doutes et quête de vérité, offrant un nouvel éclairage sur son entreprise monumentale." Par Bruno Deruisseau - 4/5
Selon Libération :
"En revisitant les rushes de «Shoah», Guillaume Ribiot dévoile la face cachée du chef-d’œuvre : un tournage errant, des illuminations soudaines et une mise en scène en invention permanente face à l’abîme de l’histoire." Par Didier Péron - 4/5
Selon Cahiers du Cinéma :
"Le plus passionnant tient dans les pérégrinations du professeur Sorel, ce double que s’est inventé Lanzmann pour approcher des anciens nazis. À cet endroit, Je n’avais que le néant lève le voile sur les coulisses troubles [...]" Par Josué Morel - 3/5