"J'étais un peu le fils du roi le lendemain" : il y a 52 ans, le père de Reda Kateb a joué dans un classique légendaire de la comédie française
Corentin Palanchini
Passionné par le cinéma hollywoodien des années 10 à 70, il suit avec intérêt l’évolution actuelle de l’industrie du 7e Art, et regarde tout ce qui lui passe devant les yeux : comédie française, polar des années 90, Palme d’or oubliée ou films du moment. Et avec le temps qu’il lui reste, des séries.

Il y a deux ans, le comédien Reda Kateb avait rendu hommage à son père apparu dans le classique de la comédie "Les Aventures de Rabbi Jacob".

Actuellement à l'affiche de L'Affaire Bojarski, Reda Kateb n'est pas le seul comédien de sa famille. Ainsi son père, décédé en février 2000, était lui aussi acteur, sur les planches comme à l'écran.

En octobre 2023, Reda Kateb avait d'ailleurs rendu hommage sur Instagram à son père apparu dans un classique de la comédie française, Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) :

Celui qui a incarné Django Reinhardt avait également confié en 2024 au micro de l'INA :

"[C'était une grande fierté] d'avoir un père comédien, bien sûr, et puis aussi d'avoir un père qui tombe dans la cuve de chewing-gum avec Louis de Funès !"

"J'étais content de raconter les anecdotes que mon père m'avait raconté"

"C'est-à-dire que moi, je suis né en 1977. J'ai grandi dans les années 80, il faut s'imaginer cette époque ou évidemment il n'y avait ni plateformes, ni internet, ni autant d'images, ni autant de chaînes qu'aujourd'hui, donc quand un film passait le soir à la télé, c'était vraiment un événement suivi par des millions de personnes."

"Donc j'étais un peu le fils du roi le lendemain quand mon père venait me chercher à l'école, et puis tout le monde me demandait un peu des choses sur Louis de Funès que tout le monde adorait. Tous les enfants adoraient Louis de Funès, c'était un peu notre Chaplin à nous en France, à l'époque. Et j'étais content de raconter les anecdotes que mon père m'avait raconté sur le tournage à mes copains."

Acteur du Grand pardon et de French Connection n°2

Malek Kateb (à gauche) Société Nouvelle de Cinématographie (SNC)
Malek Kateb (à gauche)

Sous le nom de Malek Eddine ou de Malek Eddine Kateb, le père de Reda Kateb a fait carrière au théâtre, notamment en fondant avec son cousin Mustapha Kateb en 1963 le Théâtre national algérien. Il débute au cinéma dans Les Hors-la-loi de Tewfik Fares (1969), puis tient un rôle d'importance dans Étoile aux dents ou Poulou le magnifique de Derri Berkani (1971).

Outre son rôle dans Rabbi Jacob, on peut le voir dans French Connection n°2 de John Frankenheimer (1975), La Question de Laurent Heynemann (1977) et Fernand de René Féret (1980).

Après un rôle dans Le Grand Pardon d'Alexandre Arcady et L'Etoile du Nord de Pierre Granier-Deferre, il rejoint L'Invitation au voyage de Peter Del Monte (1982). Il participe ensuite à la mini-série Capitaine X, avant de retrouver Arcady pour Le Grand carnaval (1983) et d'apparaître dans Le Thé à la menthe d'Abdelkrim Bahloul, porté par un Abdellatif Kechiche alors débutant.

Fidèle du cinéma d'Arcady

Jamais deux sans trois, il interprète un ambassadeur dans L'Union sacrée d'Alexandre Arcady (1989), puis se fait plus rare à l'écran. On le retrouve dans Douce France de Malik Chibane (1995), Salut cousin ! de Merzak Allouache (1996) et Cantique de la racaille, avec Yvan Attal et Virginie Lanoué (1998).

Sa dernière apparition sur grand écran est dans Karnaval de Thomas Vincent, sorti en 1999. L'acteur décède en effet le 7 février 2000, à 58 ans.

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