Karma, trop jeunes pour se taire est enfin disponible sur la plateforme de France TV ! Spin-off de la série Askip, cette fiction suit les personnages phares de la production made in Okoo alors qu'ils font leurs premiers pas au lycée. Parmi eux, Van Nguyen qui reprend le rôle d'Albert pour l'occasion !
Interrogé par nos soins, le comédien est revenu sur son retour dans la franchise créée par Benoît Masocco et sur l'évolution de son personnage depuis sa dernière apparition dans la saison 4 d'Askip. Confidences !
AlloCiné : Vous avez joué dans deux saisons d'Askip. Qu'est-ce qui vous a donné envie de reprendre votre rôle dans Karma, trop jeunes pour se taire, le spin-off de la série ?
Van Nguyen (Albert) : J'étais, en effet, présent dans les saisons 3 et 4 d’Askip. Il faut savoir que, quand on tournait la série avec Benoît Masocco à l'époque, on plaisantait avec les autres comédiens en se disant que ça serait drôle de suivre tous ces personnages au lycée en faisant un long métrage ou une série.
C'était une blague à l'époque ! On se disait qu'on parlait de sujets importants pour les jeunes dans Askip, mais il y avait quand même certains thèmes que l'on ne pouvait pas aborder car notre audience était encore trop jeune. On voulait faire une série qui nous ancrerait au lycée pour avoir plus de liberté.
L'année dernière, quand Benoît m'a appelé pour me proposer de jouer dans Karma, c'était une super surprise et j'ai accepté tout de suite. Je suis très attaché au personnage d'Albert et j'avais envie d'explorer davantage son histoire.
Est-ce que c'était facile de se remettre dans la peau d'Albert après toutes ces années ?
Je ne dirais pas que c'était facile, car cela faisait trois ans que je n'avais pas joué ce personnage. Pour tout dire, j'ai recommencé à regarder des épisodes d'Askip pour me remettre dedans. Mais j'ai la chance qu'Albert évolue dans un milieu et une trajectoire qui me parlent.
Albert se rapproche beaucoup plus de qui je suis aujourd'hui, donc c'était assez facile de s'identifier à ce qui a été écrit. C'était un jeu très sincère. Comme c'est un plaisir et qu'on s'amuse sur le plateau, ça se fait tout seul.
On l'avait laissé en couple avec Amina (Sara Ehrhart) et il était d'ailleurs très anxieux à l'idée que ça se termine entre eux. À votre avis, qu'est-ce qui s'est passé pour lui depuis trois ans ?
Albert n'était pas très sentimental à la base. Je le vois bien être resté seul pendant ces trois ans. Amina partait à l'étranger et ils s'étaient mis d'accord pour profiter du moment présent avant que ça ne se termine.
Connaissant Albert, je sais que ses sentiments sont parfois incompréhensibles pour lui-même. Je pense qu'il est resté seul et qu'il a camouflé sa sensibilité derrière l'humour, comme toujours.
Comment se sont passées les retrouvailles avec les autres comédiens ?
On avait gardé quelques contacts, mais sans forcément se parler beaucoup. Ce retour a fait beaucoup de bien. Sur Askip comme sur Karma, il y a une ambiance très familiale. Se retrouver tous au même endroit pour un projet dont on parlait comme d'une blague autrefois, c'était excitant.
Se dire que nos personnages sont la fondation de cette série, même si tout le monde ne revient pas, c'est gratifiant. On était extrêmement reconnaissants envers Benoît Masocco. On se l'est même dit après la première semaine de tournage : c'est génial d'être ici ensemble.
Est-ce important pour vous de jouer dans une série qui aborde des sujets forts, mais parfois tabous ?
C'est une grande fierté. Beaucoup de séries ne parlent pas de ces sujets pour essayer de toucher tout le monde et ne pas choquer. Mais aujourd'hui, il faut pouvoir parler du harcèlement et de ces thématiques, non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les parents qui parfois ne veulent pas voir ces aspects-là.
Pour les jeunes, c'est important de se dire qu'ils ne sont pas seuls. Si j'avais pu voir une série avec un personnage qui me ressemble à l'époque, j'aurais beaucoup apprécié. Voir un personnage surmonter ces épreuves, ça donne de l'espoir.
Le format a beaucoup évolué entre Askip et Karma puisque l'on passe de 13 minutes à quasiment 28. Est-ce que ça a changé quelque chose dans votre façon de jouer ?
Ça a pas mal changé notre façon de jouer, en bien. Ce qui est important pour un comédien, ce sont les silences. Se laisser le temps de se regarder, de souffler dans une scène. Ça nous permet de faire monter les émotions, et il y en a beaucoup dans Karma. C'était une très bonne surprise d'avoir des épisodes plus longs.
Il n'y a plus d'adresse face caméra comme c'était le cas dans Askip, mais une voix off. Est-ce que c'était plus facile pour vous de comprendre votre personnage ?
Je ne sais pas si c'est plus facile. Le "face caméra" dans Askip était amusant à tourner, mais la voix off permet aux téléspectateurs de savoir ce que le personnage pense vraiment, même s'il ment aux autres. C'est une excellente idée.
Inconsciemment, c'est peut-être plus facile à jouer pour certaines expressions du visage. Je suis très expressif, et c'est intéressant de montrer que mon personnage pense une chose tout en disant une autre.
Avez-vous d'autres projets dont vous voudriez parler ?
On m'a toujours dit de ne pas parler de mes projets avant qu'ils ne soient faits. Mais personnellement, j'ai des projets pour cette année et l'année prochaine qui sont liés à mon activité d'influence sur les réseaux sociaux.
Ce sont des projets qui me tiennent à cœur depuis longtemps, qui vont retranscrire mon identité et mes origines. Ce seront des activités basées sur le partage. J'ai très hâte, mais je ne peux pas en dire plus pour garder la surprise.
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