Avant de devenir une figure emblématique de l’univers imaginé par Vince Gilligan, cet acteur américain a longtemps évolué dans l’ombre. Aujourd’hui, son visage est indissociable de Breaking Bad et de Better Call Saul, mais bien avant de marquer l’histoire de la télévision, il apparaissait déjà dans un film devenu culte dans les années 80… sans que beaucoup de spectateurs ne le remarquent.
Mike Ehrmantraut, la menace silencieuse de l’univers Gilligan
Pour les amateurs des deux séries, impossible de passer à côté de ce personnage mutique, à la fois glacial et terriblement efficace. Peu bavard, toujours maître de lui-même, capable de faire basculer une situation par un simple regard ou un tir parfaitement calculé, il s’est imposé comme l’un des piliers les plus mémorables de cet univers criminel. Son calme apparent cache une violence contenue, ce qui le rend d’autant plus fascinant.
AMC
Ce personnage, c’est bien sûr Mike Ehrmantraut. Ancien policier devenu homme de main pour Gustavo Fring, allié parfois réticent de Jimmy McGill, il a su alterner les moments de tension extrême avec des instants plus inattendus, parfois drôles, parfois touchants. Certaines scènes sont restées gravées dans la mémoire des fans, notamment cet affrontement brutal sur un parking dès les débuts de Better Call Saul, qui résume à lui seul la dangerosité tranquille du personnage.
Si Mike est devenu un incontournable, ce n’est pas seulement grâce à l’écriture millimétrée de la série ou à la mise en scène précise de Gilligan. Le charisme de son interprète y est pour beaucoup. Avec une présence physique marquée, une vraie “gueule de cinéma” et une belle intensité, Jonathan Banks a donné au personnage une profondeur inattendue. Ironie du sort : Mike ne devait apparaître que dans un seul épisode. Face à la force de son jeu, les scénaristes ont finalement élargi son rôle.
Jonathan Banks : une reconnaissance arrivée sur le tard
Pourtant, cette reconnaissance est arrivée tard. Pendant plusieurs décennies, Jonathan Banks a multiplié les apparitions sans jamais décrocher un rôle à la hauteur de son potentiel. Dès les années 70, il enchaîne les personnages secondaires à la télévision et au cinéma, à l’exception notable de la série Un flic dans la mafia. On le croise ainsi dans Le Flic de Beverly Hills, Y a-t-il un pilote dans l’avion, Flipper, ou encore dans les séries Alias et Urgences, souvent sans qu’il ne laisse une empreinte durable.
Et parmi ces apparitions figure un film que presque tout le monde a vu… parfois plusieurs fois. En revisitant Gremlins après avoir découvert Breaking Bad ou Better Call Saul, certains spectateurs attentifs ont eu une surprise : Jonathan Banks y est bien présent, même s’il est difficile à reconnaître aujourd’hui.
Dans le film de Joe Dante, il incarne Brent, l’adjoint du shérif Frank. On le voit notamment interroger Billy au commissariat avant de se retrouver confronté aux célèbres créatures destructrices. À l’époque, pas de crâne rasé ni de regard glaçant : le visage est plus jeune, les traits moins marqués. Mais en y regardant de plus près, le lien devient évident.
Warner Bros.
Bien avant de faire trembler les Salamanca dans le désert du Nouveau-Mexique, Jonathan Banks affrontait donc déjà le chaos… sous la forme de Gremlins. Une preuve de plus que certaines carrières mettent du temps à révéler toute leur ampleur.
Gremlins est à revoir en streaming sur HBO Max. Breaking Bad et Better Call Saul, quant à elles, sont disponibles sur Netflix.
Découvrez son interview ci-dessous :
AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.