En 2012, le génial Tim Burton revenait sur grand écran avec un petit chef-d'oeuvre de l'animation, Frankenweenie ! L'histoire nous présente un jeune garçon, Victor. Après la disparition brutale de Sparky, son chien adoré et unique confident, il refuse d’accepter l’inacceptable.
Porté par une détermination farouche, Victor convoque la puissance de la science pour arracher son compagnon à la mort et le ramener parmi les vivants. Mais défier les lois de la nature a un prix : au passage, Victor dote Sparky de quelques "améliorations" aussi ingénieuses qu’inquiétantes…
Bien décidé à protéger son secret, il tente de dissimuler la créature qu’il a lui-même façonnée. Pourtant, lorsque Sparky s’échappe, la vérité éclate au grand jour. Camarades de classe, professeurs et habitants de la ville découvrent avec effroi qu’on ne manipule pas impunément les forces de la vie. À vouloir tenir l’existence en laisse, on risque de libérer des conséquences… monstrueuses.
A partir de 8 ans
Visuellement splendide, cette variation autour du récit de Frankenstein est du Tim Burton pur jus ! Dès 1984, le réalisateur culte souhaitait déjà faire de Frankenweenie un long-métrage en stop motion. Malheureusement, pour des raisons de budget, il a été contraint d’en faire un court-métrage en prises de vues réelles. Il aura donc fallu attendre 28 ans pour que se concrétise son projet.
Cependant, l'attente en valait la chandelle quand on voit la qualité de cette oeuvre, aussi magnifique graphiquement que profonde psychologiquement. Le récit ne prend pas les enfants pour des imbéciles en traitant frontalement du thème de la mort, tout en apportant un humour "macabre" cher à Burton, qui dédramatise le sujet.
Ce n’est un secret pour personne, Tim Burton est un passionné de films d’horreur et place dans son panthéon le célèbre Frankenstein de James Whale, avec Boris Karloff dans le rôle du monstre. "A l’origine, je voulais faire Frankenweenie parce que, étant jeune, j’étais fan de films d’horreur. Mais c’est également lié à la relation que j’ai moi-même eue avec un chien lorsque j’étais petit", a confié Tim Burton chez Disney.
"C’est une relation particulière dans une vie, très forte, très affective. Évidemment, les chiens ne vivent pas aussi longtemps que les humains et par conséquent, on vit forcément la fin de ce lien. Cela, combiné à l’histoire de Frankenstein, m’a semblé être un bon sujet, une sorte de souvenir très personnel", a souligné le cinéaste.
Disney
Un noir et blanc de toute beauté
L'emploi du noir et blanc dans le film a été imposé à la production, au départ récalcitrante. Ce choix esthétique fait non seulement écho au court-métrage d’origine, mais aussi au film Frankenstein de James Whale, qu'on évoquait plus haut (1931).
"Le noir et blanc fait partie intégrante de l’histoire, de son identité et de son émotion et cela a toujours été très important. Le noir et blanc a quelque chose d’émouvant, un peu comme si c’était un personnage. Voir ce type d’animation en noir et blanc ajoute une certaine profondeur, et la manière dont les personnages et les objets entrent et sortent de l’ombre est très intéressante, elle contribue à raconter l’histoire", a exposé Tim Burton.
Ce qu'ils vont aimer :
- Le personnage de Victor, qui passe par toutes les émotions et n'abandonne jamais
- L'esthétique stop motion et le noir et blanc, qui magnifie ce récit captivant
- Les péripéties qui s'enchaînent avec un rythme parfaitement maîtrisé
- La VF au poil
Ce qui peut les inquiéter :
- L'ambiance un peu macabre peut inquiéter les plus sensibles, c'est pourquoi le film est conseillé à partir de 8 ans
Frankenweenie est disponible sur Disney+.
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