Il y a 43 ans, ce film d'aventure catastrophique voulait rivaliser avec Indiana Jones, mais à ce stade, il ne reste qu'à en rire !
Aude Mackau
Aude Mackau
Passionnée de cinéma, Aude a grandi dans les salles obscures tout en tombant amoureuse des séries à côté. Jonglant entre le petit et grand écran, elle se spécialise désormais dans tout ce qui fait l'actualité, de l'anecdote du passé à la dernière info sensationnelle à relayer.
Co-écrit avec :
Corentin Palanchini

Quand l’aventure d’Indiana Jones tourne au ridicule ! Découvrez comment ce prétendu hommage italien des années 80, entre gemmes légendaires et effets 3D ratés, est devenu un fiasco cinématographique… mais un vrai régal pour les amateurs de nanars.

Dans le monde du cinéma, certains films ambitionnent de suivre les traces des grands succès, mais échouent lamentablement. C’est le cas de ce projet qui voulait s’inspirer d’Indiana Jones, mais dont le résultat ne provoque qu’un éclat de rire aujourd’hui.

L’histoire remonte à 1981, quand Les Aventuriers de l’Arche perdue de Steven Spielberg rencontre un énorme succès au box-office. Deux ans plus tard, la même équipe prépare Indiana Jones et le Temple maudit. C’est justement en 1983 que le réalisateur italien Ferdinando Baldi, alors en fin de carrière après des westerns comme Texas, Addio ou Django, prépare ton cercueil, décide de lancer son propre hommage – ou plutôt sa propre copie des aventures du professeur Jones.

MGM

Le projet, supervisé par Menahem Golan pour la célèbre firme Cannon – et tourné en 3D ! –, se nomme Le Trésor des quatre couronnes. Coproduction entre l’Italie, l’Espagne et les États-Unis, il nous plonge dans les aventures de l’aventurier J.T. Striker, chargé de constituer une équipe de voleurs pour récupérer des gemmes dissimulées dans deux des quatre couronnes, ces mystérieux artéfacts antiques et légendaires.

Le Trésor des quatre couronnes
Le Trésor des quatre couronnes
1h 37min
De Ferdinando Baldi
Avec Kate Levan, Francisco Villena, Ana Obregón
Spectateurs
2,3

Un casting qui peine à convaincre

Le rôle de Striker est tenu par Tony Anthony, acteur américain qui avait déjà collaboré avec Ferdinando Baldi sur des westerns comme Blindman, le justicier aveugle (1971), Pendez-les par les pieds (1975) ou encore La Vengeance impitoyable (1981). La musique, signée Ennio Morricone, reste probablement le seul point fort de cette production, ayant traversé les années avec une réelle valeur.

Striker, le héros MGM
Striker, le héros

Un film ambitieux… mais désastreux

Le film commence de façon maladroite, avec un texte défilant à la manière de Star Wars, mais sans ponctuation. Dès les quinze premières minutes, lorsque Striker explore une caverne magique, on saisit immédiatement le manque de moyens et d’inspiration derrière la caméra. Les scènes s’enchaînent avec des armes projetées au ralenti, répétées plusieurs fois, censées impressionner grâce à la 3D, mais qui ne font en réalité que souligner la pauvreté du spectacle.

MGM

Tout y passe : armes volantes, rouleaux à pics, boules de pierre enflammées, armures animées… Mais malgré cette accumulation d’effets, l’ennui s’installe rapidement. L’histoire est invraisemblable, et seule une bonne dose de nostalgie ou une envie de rigoler entre amis peut donner l’envie de le visionner – si toutefois vous arrivez à le trouver !

AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.

FBwhatsapp facebook Tweet
Sur le même sujet