Mort de Robert Redford : retour sur l'immense carrière de la star hollywoodienne en 30 photos souvenirs
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.
Co-écrit avec :
Corentin Palanchini

Icône absolue du cinéma des années 60 à 80, Robert Redford, qui a joué dans quantité de chefs-d'oeuvre, vient de nous quitter à l'âge de 89 ans. Hommage en images à une authentique légende hollywoodienne.

Eric Zachanowich DCM

Robert Redford dans "La Guerre est aussi une chasse" (1961)

T-D Enterprises

C'est avec La Guerre est aussi une chasse, film resté inédit en France, que Robert Redford fait ses premiers pas au cinéma. L'acteur, qui a alors 25 ans, arbord déjà une gueule d'ange et de séducteur qui fera des ravages à Hollywood... A noter par ailleurs qu'il a pour partenaire dans le film un autre comédien, qui sera davantage connu pour sa carrière de metteur en scène et avec qui il tournera sept fois : Sydney Pollack.

Robert Redford dans "Daisy Clover" (1965)

Columbia Pictures

Dans Daisy Clover, mis en scène par Robert Mulligan (l'auteur d'un autre fameux classique, Un Eté 42), Robert Redford joue l'acteur très séducteur Wade Lewis, faisant tourner la tête d'une Natalie Wood plongée dans l'envers du décor hollywoodien.

Fin de cavale pour Robert Redford dans "La poursuite impitoyable" (1966)

Columbia Pictures Corporation

Face à face de légende entre Marlon Brando (qui soit dit en passant détesta son rôle...) et Redford dans le chef-d'oeuvre absolu d'Arthur Penn, La Poursuite impitoyable. Un film à la croisée des chemins, entre le cinéma d'un certain âge d'or Hollywoodien, et à bien des égards anonciateur de la vague du Nouvel Hollywood. Redford incarne un évadé de prison retournant dans sa ville natale du Sud des Etats-Unis pour régler quelques comptes, avant d'être traqué par certaines personnes à la conscience peu tranquille...

Robert Redford sur le tournage de "Propriété interdite" (1966)

Swashbuckler Films

Dans le superbe drame Propriété interdite sur fond de crise économique des années 1930, Sydney Pollack dirige pour la première fois Robert Redford, qui a pour partenaire à l'écran la sublime Natalie Wood, qu'il retrouve après Daisy Clover. Le film marque ainsi la première collaboration de l'acteur avec le cinéaste sur les sept.

Robert Redford & Paul Newman dans "Butch Cassidy & The Sundance Kid" (1969)

Swashbuckler Films

Plan final légendaire de deux hors-la-loi entrés eux aussi dans la légende l'Ouest : Butch Cassidy et le Kid. Enorme succès critique et commercial, le film de George Roy Hill est un des très grands classiques du cinéma américain. Il remporta 4 Oscars sur ses 7 nominations, dont celui du Meilleur scénario, signé par William Goldman. Si vous n'avez jamais vu cette pépite, la séance de rattrapage est obligatoire !

Robert Redford dans "Jeremiah Johnson" (1972)

Warner Bros.

Western écolo sur fond de paysages absolument grandioses des Rocheuses, Jeremiah Johnson, signé par Sydney Pollack, est une date importante dans la filmographie de Robert Redford, qui est extraordinaire dans ce film retracant la vie d'un homme fuyant la civilisation et la violence, avant de se résoudre à l'employer pour assouvir sa vengeance.

Robert Redford venu présenter au Festival de Cannes "Jeremiah Johnson" en 1972

ANGELI-RINDOFF / BESTIMAGE

Paul Newman & Robert Redford dans "L'arnaque" (1973)

Columbia Pictures

Les années 70 sont vraiment l'âge d'or de la carrière de Robert Redford. Quatre ans après Butch Cassidy et le Kid, il retrouve son complice Paul Newman devant la caméra de George Roy Hill pour la comédie L'Arnaque. Enorme succès en salle qui récoltera pas moins de 7 Oscars, dont celui du Meilleur film.

Barbra Streisand et Robert Redford dans "Nos plus belles années" (1973)

Columbia Pictures

Barbra Streisand et Robert Redford forme un couple mythique de cinéma dans le drame classique Nos plus belles années, signé par Sydney Pollack. L'histoire de deux jeunes américains se rencontrant sur les bancs de l'université en 1937. La jeune femme est militante communiste alors que lui est un tombeur sans conscience politique... Le film remporta deux Oscars dont celui de la Meilleure musique, sur ses six nominations.

Robert Redford dans "Gatsby le magnifique" (1974)

Paramount Pictures

Bien des années avant Leonardo DiCaprio chez Baz Luhrmann, Robert Redford incarnait déjà un magnifique Gatsby, dans lequel il donnait la réplique à Mia Farrow et au formidable Bruce Dern. Le film fut couronné par deux Oscars en 1975.

Robert Redford dans "Les trois jours du Condor" (1975)

Paramount Pictures

Classique absolu du polar des Seventies signé Sydney PollackLes Trois jours du Condor met en scène un Robert Redford (dont le look caban / lunette fumée aviateur Ray Ban fera fureur) agent de la CIA ayant trois jours pour débusquer un réseau d'espions infiltrés au coeur même de l'Agence.

Robert Redford et Dustin Hoffman dans "Les Hommes du président" (1976)

Warner Bros.

Classique du cinéma américain et du cinéma engagé des 70's, Les Hommes du président retrace la brillante enquête mené par le duo de journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward sur le scandale du Watergate, qui contribua à faire chuter le président Nixon. Dans la peau des deux journalistes d'investigations, Robert Redford et Dustin Hoffman donnent le meilleur d'eux-même dans le film de Pakula.

Robert Redford dans "Un pont trop loin" (1977)

MGM

L'acteur fait partie du casting All Stars du très solide film de guerre Un Pont trop loin, mis en scène par Richard Attenborough en 1977. L'acteur, qui campe le Major Cook, y a d'ailleurs un vrai moment de bravoure : la traversée d'un fleuve à la rame avec ses soldats dans des canots pneumatiques, alors qu'un déluge d'obus de mortiers et de balles de mitrailleuses s'abattent sur les malheureux.

Moment de complicité entre R. Redford et Jane Fonda sur le tournage du "Cavalier électrique" (1980)

Columbia Pictures

5e collaboration entre Sydney Pollack et Robert Redford, Le Cavalier électrique évoque l'histoire d'une ancienne gloire du rodéo qui en est réduite à vanter les mérites de céréales pour gagner sa vie. Jusqu'à ce que, dans un coup de sang, il plaque tout et parte dans le désert...

Redford recevant l'Oscar du Meilleur réalisateur pour le film "Des gens comme les autres" en 1981

AGENCE / BESTIMAGE

Robert Redford dans "Brubaker" (1980)

20th Century Studios

A la fin des années soixante à Wakefield, une ferme prison de l’Arkansas détient près de trois cent prisonniers de tous âges dans des locaux insalubres. Entré sous le matricule 29450 au mois de février 1969, Stan Collins tente de connaître les mobiles de chaque prisonnier.

En peu de temps, il découvre la vie du pénitencier et apprend en particulier que la majeure partie des gardiens ne sont en réalité que des forçats privilégiés. A l’image de leur chef, Rauch, les malfaiteurs promus gardiens usent de leur nouveau pouvoir pour assouvir leur vengeance personnelle et leur méchanceté. Telle est la terrible et incroyable histoire de Brubaker, un puissant drame carcéral mis en scène par Stuart Rosenberg et porté par un Robert Redford au sommet de sa forme.

Robert Redford dans "Le Meilleur" (1984)

Tri-Star Pictures

Réalisé par Barry Levinson et adapté du roman éponyme de Bernard Malamud, Le Meilleur décrit l'univers du baseball des années 1930 où un ancien joueur prometteur veut rattraper le temps perdu. Tourné principalement à Buffalo, le film, porté par un impeccable Robert Redford, a obtenu quatre nominations aux Oscars.

Robert Redford dans "Out of Africa" (1985)

Universal Pictures

Porté par l'interprétation d'un couple de cinéma légendaire, Meryl Streep et Robert Redford, sublimé par une fabuleuse photo du chef op' David Watkin et une inoubliable BO signée par John Berry, Out of Africa est la quintessence même de la grande fresque romanesque (et déchirante !) comme on n'en fait plus. Grand succès en salle à l'époque pour ce film de Sydney Pollack auréolé de 7 Oscars, dont ceux du Meilleur film, Meilleure photo, Meilleure musique et Meilleur réalisateur.

Robert Redford et Debra Winger dans "L'Affaire Chelsea Deardon" (1986)

Universal Pictures

Dans cette comédie policière emballée par Ivan Reitman, Robert Redford et son sourire ultra bright ravageur incarne un assistant du procureur général de New York s'associant à une jeune avocate (Debra Winger) afin de défendre une jeune femme (Daryl Hannah) accusée de vol de tableau.

Redford sur le Red Carpet du Festival de Cannes, en 1988

ANGELI-RINDOFF / BESTIMAGE

En 1988, l'acteur - réalisateur a fait le déplacement sur la Croisette, accompagné de Mélanie Griffith et Sonia Braga, pour présenter son second film en tant que réalisateur, Milagro; huit ans après Des gens comme les autres.

Robert Redford sur le tournage de "Et au milieu coule une rivière" (1992)

AGENCE / BESTIMAGE

Robert Redford et Jeff bridges au Festival de Sundance en 1993

AGENCE / BESTIMAGE

Créé à l'initiative de Robert Redford en 1985, c'est le principal festival américain de cinéma indépendant, et l'un des principaux au monde. Il se tient chaque année à Park City et Salt Lake City dans l'Utah. Il présente essentiellement des films indépendants dans des sections compétitives ou non compétitives. De nombreux réalisateurs indépendants ont été révélés par le festival. Parmi ceux-ci, on peut citer Kevin Smith, Joel Coen, Bryan Singer, Robert Rodriguez, Quentin Tarantino ou Jim Jarmusch. Ils peuvent donc remercier Robert.

Robert Redford et Scarlet Johansson sur le tournage de "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" (1998)

Touchstone Pictures

Depuis ses brillants débuts à la réalisation en 1980 avec Des gens comme les autres, couronné par deux Oscars dont celui du Meilleur réalisateur pour Robert Redford, celui-ci n'a réalisé depuis que neuf films, pour des destins / succès en salles inégaux, indépendamment de la qualité de leurs sujets. Parmi ses réussites figure l'attachant Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux en 1998. Il va ainsi révéler au grand public une future actrice destinée à une solide carrière : Scarlet Johansson.

Robert Redford et Brad Pitt dans "Spy Game, jeu d'espions" (2001)

Metropolitan FilmExport

Si Robert Redford était attaché au projet depuis 1998, la présence de Brad Pitt en haut de l'affiche ne s'est décidée que bien plus tard. Spy Game, signé Tony Scott, marque donc les retrouvailles entre deux des plus séduisants acteurs de leur génération, neuf ans après Et au milieu coule une rivière réalisé par Robert Redford, qui permit à Brad Pitt d'asseoir définitivement son statut de vedette.

Tom Cruise et Robert Redford, venus présenter au Festival international du film à Rome "Loup & agneaux", en 2007

SGP / BESTIMAGE

Robert Redford dans "All is Lost" (2013)

Treehouse Pictures

Robert Redford montre qu'il est encore largement capable de tenir la barre dans le solide All is Lost. A 77 ans, l'acteur a tenu à faire ses cascades tout seul sans se ménager. Il incarne dans le film un homme découvrant à son réveil que la coque de son voilier de 12 mètres a été percée lors d'une collision avec un container flottant à la dérive. Privé de sa radio et de son matériel de navigation, en plein milieu de l'océan Indien, l'homme se laisse prendre dans une violente tempête....

R. Redford arborant la Légion d'honneur qui lui a été remise en 2010

Guillaume Gaffiot/Bestimage

Robert Redford à Paris, lors de la COP21, en décembre 2015

State Department via Bestimage

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, discute avec l'ancien vice-président Al Gore, l'ambassadeur américain en France Jane Hartley, le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron, et l'acteur / réalisateur Robert Redford, le 7 Décembre, 2015, à la résidence de l'ambassadeur américain à Paris, au milieu du sommet sur le changement climatique de COP21. L'acteur est en effet, et de longue date, un militant écologiste très engagé.

Robert Redford dans "Captain America, le soldat de l'hiver" (2014)

Marvel Studios

Qui aurait cru que l'acteur et réalisateur emblématique des films indépendants américains se retrouverait dans un blockbuster de super-héros ? Christopher Markus, qui avoue s'être inspiré des Hommes du President et des Trois Jours du Condor pour l'écriture de son scénario, n'imaginait pas le film sans Robert Redford, qui incarne ici Alexander Pierce, haut fonctionnaire du S.H.I.E.L.D et ami de Nick Fury.

L'acteur oscarisé racontait : "Quand j’étais enfant, je lisais des comics et je m’imaginais rivalisant avec Captain Marvel. J’adorais les B.D., mais mes parents ne voulaient pas que j’en lise parce qu’ils préféraient me voir lire "des choses plus sérieuses". Alors je me cachais dans mon placard avec une lampe de poche… "

Robert Redford dans "Peter & Elliott le dragon" (2016)

Matt Klitscher / The Walt Disney Company France

L'acteur - réalisateur avait beau être fraîchement octogénaire, il tenait une forme qu'on pourrait qualifier d'olympique, et continuait à tourner. Il était ainsi à l'affiche de l'adaptation live d'un classique du catalogue de la Major Disney, le remake de Peter & Elliott le dragon. On peut dire que l'acteur ouvrait sensiblement sa filmographie à un plus large public; c'était d'ailleurs déjà le cas en 2014 avec sa participation au film Marvel Captain America : le soldat de l'hiver.

Jamais il n'a gagné l'Oscar pour l'un de ses rôles

BORDE-MOREAU / BESTIMAGE

S'il a gagné en 1981 un Oscar en tant que réalisateur pour Des gens comme les autres, et s'est vu décerner un Oscar honorifique en 2002 pour l'ensemble de son oeuvre, Robert Redford n'a pourtant jamais gagné la statuette grâce à ses rôles. Une vraie et cruelle injustice...

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