Cet été 2025 a été marqué par le grand retour d’une émission culte : Intervilles. Arrêtée en 2013 après plus de cinquante ans d’existence et vingt-cinq saisons, sont désormais la propriété de la société Banijay, co-fondée par l’animateur Nagui. En 2020, l’émission avait promis son come-back, mais crise sanitaire obligeant, le projet avait fini en eau de boudin. Il aura fallu cinq années de travail et de compromis pour donner naissance à la sixième version du programme. A cet effet, le grand concours à la vachette a été totalement repensé et proposé aux spectateurs dans une version 2.0… qui a fait grincer quelques dents. Eh oui, en 2025, l’animal à cornes emblématique de l’émission a dû passer à la trappe ! A la place : une mascotte baptisée Topa comme seul lot de consolation. Malgré un départ timide, une deuxième saison a déjà été signée.
Banijay attaque les arènes d’Arles en justice
L’information est tombée le 22 juillet. Banijay, détentrice des droits d’Intervilles, a assigné en justice les Arènes d’Arles pour “parasitisme”, rapporte le journal La Provence. Selon eux, leur grand événement familial “Le Choc des Arènes” aurait trop de similitudes avec le concept de l’émission. La société réclamerait également 270.000 euros de dommages et intérêts, un choc pour Lola Jalabert, la directrice du lieu : “Notre concept de jeux n'a rien à voir avec la marque 'Intervilles'. Notre concept de jeux tourne autour des courses de vachettes, et ça, c'est chez nous depuis longtemps, dans les villages, jusqu'aux arènes, on a des jeux de taureaux-piscine que tout le monde connaît”. Par ailleurs, la somme exigée par Banijay lui semble exagérée : “On a fait 5.000 entrées à une moyenne de 12 euros. La recette est très loin du montant qu'on nous demande”.
Les Arènes d’Arles avait pourtant pris toutes les précautions pour éviter ce genre de problèmes
Si Intervilles n’a jamais caché ses racines et ses sources d’inspiration dans la conception de ses règles, à savoir les traditions taurines du sud de la France, elle s’est également imposée comme un programme autonome aux gimmicks bien identifiés par le public. Et Lola Jalabert a affirmé avoir gardé en tête ce monopole. D’ailleurs, toute l’équipe de production du Choc des Arènes s’est échinée à modifier au maximum certains détails qui auraient pu les placer en port-à-faux. Du nom de l'événement, aux épreuves en passant par la tenue des participants, tout a été passé au peigne fin. Tant d’efforts qui n’auront malheureusement pas pu leur éviter les foudres de Banijay. Mais la directrice des arènes nourrit encore l’espoir d’organiser une seconde édition, dans le respect des traditions du sud de la France.