Propulsée à la tête du 13 Heures de TF1 au début de l’année 2021, Marie-Sophie Lacarrau s’était très vite glissée dans les pas de Jean-Pierre Pernaut. Tout roulait jusqu’à ce que son quotidien dérape brutalement fin 2021, lorsqu’on lui diagnostique une kératite amibienne d’une rare violence. Dans Ouest-France, le 20 juin 2023, elle racontait à quel point "la cornée a été très très très attaquée". Quelques jours plus tôt, le 17 juin 2023, elle confiait sur RTL avoir vécu une vraie angoisse professionnelle : "Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que ça va revenir ?". Pour une journaliste qui vit de son regard et de son rythme à l’antenne, cette incertitude avait été un choc énorme.
Ce qu'elle ne peut plus faire
Dans son entretien à Télé-Loisirs, publié le 25 novembre 2025, elle revient sur les séquelles qui compliquent encore aujourd’hui sa présentation du journal. Elle admet qu’elle ne peut plus lire correctement le prompteur dès qu’il est positionné un peu trop loin : "Je ne peux plus le lire quand le prompteur est trop loin". Du coup, elle a dû entièrement revoir son organisation : "Je m’adapte, je travaille sur fiches et, de toute façon, j’ai le journal dans la tête". Certains spectateurs pensent que cette petite contrainte apporte un côté plus spontané à son JT, mais elle nuance tout de suite : "C’est ce que certains me disent. […] Je n’ai jamais eu de retour en ce sens en tout cas". Désormais, elle jongle entre un prompteur rapproché, un travail de mémoire plus intense et une préparation encore plus carrée pour garder la même fluidité à l’écran.
Elle avait disparu de l'antenne pendant 6 mois
Cette infection, l’une des pires qui puissent toucher la cornée, l’avait déjà forcée à disparaître de l’antenne pendant près de six mois. Entre décembre 2021 et mai 2022, elle avait dû vivre quasiment "deux mois dans le noir", une période marquée par des douleurs "40 fois plus fortes qu’une rage de dents", comme elle l’avait rappelé sur RTL le 8 mars 2025. Son retour à TF1 s’était fait par étapes, lumière baissée et équipe mobilisée autour d’elle pour éviter toute rechute. Aujourd’hui, même si elle assure : "Oui, c’est derrière moi, définitivement", cette épreuve reste gravée.