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    Interview "Inju" : Barbet Schroeder sort de l'ombre

    Quel est le point commun entre Mickey Rourke, Jacques Vergès, Idi Amin Dada et Benoit Magimel ? Réponse, le réalisateur d'"Inju", Barbet Schroeder... qui évoque pour AlloCiné ces grandes rencontres !

    On peut dire que j'ai tout appris de lui. Je lui dois énormément. Au départ, j'étais son producteur. Mais être le producteur d'Eric Rohmer, ça veut dire aussi être son assistant, son complice... Sur ses films, j'ai été aussi son acteur, son électricien, son comptable... C'est le critique qui m'a le plus influencé avec Jean Douchet. Il avait dix ans de plus que les gens de la Nouvelle Vague, mais c'est quelqu'un d'extrêmement simple et naturel. Ce qui est impressionnant chez lui, c'est cette somme de refus : refus de montrer des photos de lui, de faire des interviews, d'avoir le téléphone, d'avoir un ascenseur... Il se définit autant par les choses qu'il refuse de faire que par celles qu'il veut faire.

    Je suis toujours sidéré par ses films, c'est un travail de mise en scène énorme à chaque fois, même si cette mise en scène ne se voit pas toujours. On commence seulement à comprendre que ses films sont mis en scène, que ce ne sont pas des dialogues de Marivaux... A chaque fois qu'un de ses films sort, c'est une révolution, il apporte quelque chose de complètement nouveau. L'Anglaise et le Duc, c'était vraiment incroyable. Quand on reverra ce film, on se rendra compte que c'est un saut énorme dans l'Histoire du cinéma.

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