Mon compte
    Cannes 2011 : on a vu le Takashi Miike !

    "Hara-Kiri : mort d'un samouraï" [Ichimei], nouvel opus du Japonais Takashi Miike, est présenté ce 19 mai en compétition.

    Toutes les infos sur le Festival de Cannes 2011

    De quoi ça parle ?

    Voulant mourir dignement; un samouraï sans ressources, Hanshiro, demande à commettre un suicide rituel dans la résidence du clan Ii, dont l'intendant est Kageyu, un guerrier forte tête. Essayant de décourager Hanshiro, Kageyu lui conte l'histoire tragique d'un jeune ronin, Motome, venu récemment avec la même requête. Hanshiro est traumatisé par les détails horrifiants du sort qui fut réservé à Motome mais il persévère dans sa décision de mourir dans l'honneur. Au moment de commettre hara-kiri, il présente une ultime requête : il désire être assisté dans son acte par trois lieutenants de Kageyu, qui sont absents tous les trois, par une étrange coïncidence. Méfiant et furieux, Kageyu demande à Hanshiro de s'expliquer. Ce dernier révèle ses liens avec Motome et livre le récit doux-amer de leurs vies. Kageyu comprendra bientôt que Hanshiro s'est lancé dans une épreuve de force par esprit de vengeance.

    Le réalisateur

    L'ultra-prolifique et très barré Takashi Miike, auteur des Dead or Alive, Visitor Q, Ichi the killer, 13 Assassins et autres Audition, n'avait jamais été invité en sélection officielle à Cannes. C'est désormais chose faite avec cet Ichimei qui restera le premier film en 3D présenté en compétition sur la Croisette. A noter, il s'agit d'un remake de Seppuku, de Masaki Kobayashi, Prix du jury en 1963 - ou plutôt d'une nouvelle adaptation de l'oeuvre sur laquelle ce dernier se basait.

    Que retenir ?

    Une splendeur. L'accueil (en projection de presse en tout cas) a été plutôt frais, quelques applaudissements timides, mais on persiste : Ichimei est magnifique. D'un classicisme, d'un esthétisme et d'une retenue remarquables, spécialement dans le cas d'un Miike visiblement "cadré" par l'original (même s'il avait déjà prouvé qu'il savait aussi faire sobre), ce film de samourai s'inscrit pleinement dans le genre et (plus largement) la tradition cinématographique japonaise. Ceux qui, mal renseignés, espèreraient une succession de combats peuvent passer leur chemin (ou attendre l'incroyable scène finale), Ichimei est bien autre chose, fait de plans fixes, de lents et majestueux travellings, de tableaux qui s'animent, scènes de la vie nippone au XVIIème siècle, poignante et passionnante tragédie mise en récit par ses propres personnages, au cours de laquelle le principe de vie (celui du vrai samouraï) met en déroute la toute-puissante notion d'honneur. Seul léger bémol, la 3D n'apporte que rarement un plus... et en a fait fuir deux ou trois. Pour le reste, sa beauté, sa narration comme son histoire, Ichimei est un objet parfait.

    LA scène

    Un (long) seppuku au sabre de bambou. Le bambou c'est chouette - c'est ce que grignotent les pandas. Mais pour se faire hara-kiri, mieux vaut une lame bien affûtée, indéniablement...

    En bref...

    Hara-Kiri : mort d'un samourai (Ichimei)

    Sélection officielle – en compétition (voir la sélection complète)

    Réalisé par Takashi Miike – Avec Ebizô Ichikawa, Eita, Hikari Mitsushima

    Tout sur le film

    Un extrait

    Alexis Geng

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Commentaires
    Back to Top