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    Johnny Depp et Tom Cruise l'adorent ! Mais qui est vraiment Jerry Bruckheimer, le producteur de "Lone Ranger" ?

    Jerry Bruckheimer, l'un des producteurs les plus puissants du globe, revient sous les feux de l'actualité avec "Lone Ranger". Mais connaissez-vous vraiment celui qui se cache derrière la saga "Pirates des Caraïbes" et tant d'autres blockbusters ?

    Johnny Depp, Jerry Bruckheimer & Tom Cruise - © Alberto E. Rodriguez / WireImage

    Depuis près de quatre décennies, il est l'un des producteurs les plus influents de la scène hollywoodienne. Maître de la grosse production à grand spectacle, il est derrière d'innombrables cartons du box-office mondial. Les sagas Pirates des Caraïbes, Le Flic de Beverly Hills ou Bad Boys, c'est lui. Rock, Armageddon, Pearl Harbor ou la série Les Experts, toujours lui. Top Gun et Flashdance ? Encore lui. Jerry Bruckheimer, 67 ans, est un puissant parmi les puissants sur l'échiquier du septième art, toujours dans l'ombre de par sa fonction, mais finalement jamais aussi présent.

    La carrière de l'Américain se chiffre en milliards de dollars de recettes et en millions de spectateurs, mais l'essentiel est sans doute l'héritage populaire qu'il lègue depuis plusieurs années, un héritage de pur "entertainement". Alors que sa dernière production, Lone Ranger, vient de sortir en salles, alors qu'il a été "étoilé" en juin sur le célèbre Walk of Fame en compagnie de Johnny Depp et Tom Cruise, deux acteurs qui lui doivent une partie de leur gloire, AlloCiné vous révèle quelques secrets que vous ne connaissez (peut-être) pas à propos de Jerry Bruckheimer. Celui que l'on surnomme, dans le milieu, "Mister Blockbuster".

    Clément Cuyer

    Jerry Bruckheimer reçoit son étoile sur le Walk of Fame :

    Jerry Bruckheimer en chiffres

    Son plus gros succès : Pirates des Caraïbes : le Secret du Coffre Maudit (2006). Le film boucle sa carrière mondiale en salles au-delà du milliard de dollars de recettes.

    Son plus gros échec : Bad Company (2002). Sorti sur près de 3000 copies aux Etats-Unis, le film, au budget de 70 millions de dollars, n’en rapportera là-bas que 30,1 millions.

    Son cumul d'entrées France : 71 904 609, soit plus que la population totale du pays !

    Son cumul de recettes US : 4,68 milliards de dollars.

    Des débuts "légendaires"

    Jerry Bruckheimer, c'est l'homme qui a lancé (Tom Cruise, Eddie Murphy, Will Smith), relancé (Johnny Depp) ou superbement boosté (Ben Affleck, Bruce Willis, Nicolas Cage) les carrières cinématographiques de certaines des plus grandes stars hollywoodiennes contemporaines. Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'avec sa première véritable production pour le septième art, en 1975, il a "accompagné" une légende d'une autre génération : un certain Robert Mitchum, vedette du film policier Adieu, ma jolie.

    Adieu, ma jolie / © D.R.

    Un producteur fidèle

    Producteur ne rime pas forcément avec fidélité. Dans le cas de Jerry Bruckheimer, si. L'Américain se distingue en effet par sa propension à collaborer au fil du temps avec les mêmes personnes. Et les exemples de cette loyauté professionnelle sont légion, notamment en ce qui concerne son travail avec les réalisateurs (six films avec Tony Scott, cinq avec Michael Bay, quatre avec Gore Verbinski). Une fidèlité avec les cinéastes qui va de pair avec celle qu'il entretient avec les comédiens, de Johnny Depp à Denzel Washington, en passant par Tom Cruise, Ben Affleck ou Nicolas Cage. Beau CV.

    Jerry Bruckheimer et Tony Scott sur le tournage de "Déjà Vu" / © D.R.

    Juillet 2003 : l'impressionnant coup double

    En juillet 2003, précisément le troisième week-end du mois, Jerry Bruckheimer fait sensation dans le paysage de l'entertainment. Il devient en effet le premier producteur de l'histoire à placer, sur le même week-end, deux de ses films aux deux premières places du box-office US. En l'occurence Bad Boys II, crédité de 46,5 millions de dollars de recettes pour son premier week-end, et Pirates des Caraïbes : la Malédiction du Black Pearl, qui totalisa 34 millions de billets verts pour son second week-end d'exploitation. Sacrée performance.

    Jerry Bruckheimer et l'équipe de "Bad Boys II" / © D.R.

    Il aurait pu être psychologue, photographe ou dentiste !

    Avant de se lancer dans le monde de la production cinématographique, Jerry Bruckheimer a brièvement effectué des études de dentiste, puis a décroché un diplôme de psychologie à l'Université d'Arizona. L'Américain était également passionné de photographie, grâce à l'un de ses oncles qui lui avait fourni des appareils dès son plus jeune âge. Mais c'est par le biais d'un premier job dans le milieu de la publicité, obtenu à New York, que Bruckheimer va finalement intégrer le monde du spectacle pour ne plus le quitter.

    Bonnie and Clyde... and Jerry !

    C'est donc avec la production publicitaire que Jerry Bruckheimer a commencé à se faire un nom. Fait amusant qui préfigure la suite de sa carrière : l'un des premiers spots produit par l'Américain, en 1968, pour le compte de la marque automobile Pontiac, fait référence au septième art en parodiant le film Bonnie and Clyde, sorti en salles un an auparavant. Bruckheimer se distinguera ensuite en produisant d'autres publicités, notamment pour la marque Pepsi.

    La publicité pour Pontiac, produite par Bruckheimer et inspirée de "Bonnie and Clyde" :

    Ciné, télé et... télé-réalité !

    Jerry Bruckheimer, grand producteur pour le cinéma et la télévision, a également investi le domaine de la... télé-réalité ! Et pas n'importe comment, avec un programme qui fait un carton aux Etats-Unis depuis plus de dix ans : The Amazing Race. Dans cet équivalent américain de notre Pékin Express, des équipes composées de deux ou quatre candidats doivent s'affronter dans une course à travers le globe. Diffusé sur la chaîne CBS, The Amazing Race en est aujourd'hui à sa 22e saison. En 2012, une version française est lancée sur la chaîne D8.

    Le teaser de la saison 22 de "The Amazing Race" :

    "Inside" ou "Outside" ?

    De l'impressionnante carrière de Jerry Bruckheimer, impossible de ne pas retenir sa collaboration avec Don Simpson. Avec cet autre producteur, disparu en 1996 à l'âge de 52 ans, Bruckheimer est à l'origine de nombreux hits des années 80 et 90 parmi lesquels Flashdance, Le Flic de Beverly Hills, Top Gun ou encore Bad Boys. Surtout, ce duo aura apporté à Bruckheimer un premier surnom, bien avant qu'on l'appelle "Mister Blockbuster" : celui de "Mister Outside", pour souligner son côté plus artistique, de "terrain". Don Simpson, quant à lui, était "Mister Inside", pour son côté plus business et la qualité de son carnet d'adresses dans le milieu.

    Un producteur engagé

    Au fil des années, Jerry Bruckheimer s'est engagé pour diverses causes en parallèle de son métier de producteur. Parmi celles-ci, retenons le combat qu'il a mené contre la sclérose en plaques, via la Fondation The Nancy Davis.

    Jerry Bruckheimer sur le tournage de "L'Apprenti Sorcier" / © Walt Disney Studios Motion Pictures France

    Un échec vidéoludique

    Touche-à-tout hyperactif, Jerry Bruckheimer ne pouvait ignorer le monde du jeu vidéo. L'Américain s'est aventuré dans l'univers vidéoludique en 2009 en créant sa propre compagnie, sobrement baptisée Jerry Bruckheimer Games. Une incursion en forme d'échec : la production de trois jeux fut un temps évoquée, mais ceux-ci ne verront jamais le jour. Et la structure Jerry Bruckheimer Games 2013 fermera ses portes au début de l'année 2013. A noter toutefois que Jerry Bruckheimer fait toujours partie, depuis 2007, du conseil d'administration de la société ZeniMax Media, spécialisée dans le développement, l'édition et la distribution de jeux vidéo.

    Bruckheimer a-t-il produit un film avec... Catherine Deneuve ?

    Oui. En 1977, Jerry Bruckheimer officie en tant que producteur du film de guerre américain Il était une fois la légion, ayant pour cadre la Légion étrangère française. Une production internationale au casting de prestige : Gene Hackman, Terence Hill, Max von Sydow et, donc, Catherine Deneuve.

    "Il était une fois la légion" / © Sir Lew Grade

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