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    Un Français : "Je cherchais un côté organique, que le public ressente ce que le personnage ressent"

    Le réalisateur Diastème et son acteur Alban Renoir reviennent sur la genèse d'"Un Français". Comment le film est né ? Comment raconter 30 ans de la vie d'un homme ? Comment montrer le changement physique ?

    Comment raconter 30 ans de la vie d'un homme en 1 heure et demi et seulement 30 jours de tournage ? C'est le défi épineux auquel se sont soumis le réalisateur Diastème et Alban Lenoir pour les besoins du long-métrage Un Français, dès aujourd'hui dans les salles. 

    "Le fond et la forme sont venus ensemble", nous explique Diastème dans l'entretien que vous pouvez découvrir ci-dessus. Pour suivre de 1985 à 2013 le destin de Marc, un skinhead repenti, le réalisateur a donc fait des ellipses et choisi de découper son histoire en une vingtaine de séquences "idéalement en plan-séquence". Avec cette caméra qui ne lâche pas son sujet, Diastème souhaite également que le spectateur ressente ce que son héros vit à chaque instant et que le film ait un côté "plus organique qu'intellectuel". 

    Je voulais un film organique, qu’on ressente ce que le héros ressent"

    Pour Alban Lenoir, le défi était tout aussi délicat puisque l'acteur a dû porter son personnage sur 30 ans avec les changements physiques que cela implique. Le film a d'ailleurs été tourné "à l'envers", dans le sens inverse de la chronologie de l’histoire. La première scène qu'Alban Lenoir a tournée étant la toute dernière scène que l'on voit dans le film. 

    Ma force dans ce film, c'est mon anonymat"

    Pas vraiment adeptes des postiches, le réalisateur - comme son acteur - sont donc partis sur une méthode classique, qui impliquait qu'Alban Lenoir prenne du poids avant le tournage pour jouer Marc à 40 ans, avant de recommencer à maigrir lorsque son personnage atteindrait ses jeunes années. Pour l'acteur, hilarant dans Hero Corp ou Lazy Company, le fait qu'il ne soit pas encore très connu du grand public est essentiel pour que les spectateurs ne sortent pas du film et voient un acteur avant de voir un personnage. "Ma force dans ce film, c'est mon anonymat. Et donc, rien ne peut être perçu comme une performance", explique-t-il d'ailleurs. 

    Alban Lenoir... Et la suite ?

     

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