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Les Anarchistes : Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim dans un film d'infiltrés
Par Brigitte Baronnet — 11 nov. 2015 à 05:50
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Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim dans la peau d'Anarchistes pour Elie Wajeman. Nous avons rencontré les comédiens et son réalisateur pour évoquer notamment les influences de ce film d'infiltrés en costume.

Après Alyah, Elie Wajeman signe un second long métrage, Les Anarchistes, présenté en ouverture de la Semaine de la critique cette année à Cannes. 

L'histoire des Anarchistes se passe à Paris, en 1899. Le brigadier Jean Albertini (Tahar Rahim), pauvre et orphelin, est choisi pour infiltrer un groupe d’anarchistes. Pour lui, c’est l’occasion de monter en grade. Mais, obligé de composer sans relâche, Jean est de plus en plus divisé. D’un côté, il livre les rapports de police à Gaspard, son supérieur, de l’autre, il développe pour le groupe des sentiments de plus en plus profonds...

Un film de genre ambitieux, reprenant les codes du film d'infiltrés, comme l'explique l'équipe du film que nous avons rencontré à Cannes en mai dernier (cf vidéo ci-dessus).

Ci-dessous, Elie Wajeman revient plus en détails sur les sources qui l'ont inspiré pour cette histoire co-écrite avec la scénariste Gaelle Macé.

AlloCiné : Quelles ont été vos sources d'inspiration ?

Elie Wajeman, réalisateur et scénariste : J’ai plusieurs sources. Pour vous citer quelques livres qui ont été écrits sur les anarchistes, L’invention du terrorisme, qui est un livre américain qui raconte cette période. J’ai aussi lu un livre génial qui n’est plus édité, La vie quotidienne des anarchistes, qui raconte aussi ces mouvements anarcho-individualistes.

Avec ma scénariste Gaelle Macé, nous nous sommes documentés à la Préfecture de police, nous sommes allés voir des archives de la police, d’infiltrés, d’indics. Nous avons pu avoir accès aux rapports de police. A travers ces rapports, on a compris quelque chose de leur intimité et c’est aussi comme ça que j’ai pu saisir un point de véracité chez eux.

==> Quand le jeune cinéma d'auteur français casse les codes

Dans le générique de fin, vous citez également des lettres...

A la fin du générique, je cite deux écrits : un d'Albert Libertad qui m’a inspiré un des moments du film où le personnage lit un texte qui s’appelle Je me suicide, qui est une énumération des conditions d’existence des ouvriers et chaque injustice est ponctuée par un "Je me suicide". Albert Libertad a dirigé un journal qui s’appelle L’anarchie en 1902.

La deuxième lettre est de Voltairine de Clerc. C’est une anarchiste américaine de la fin du XIXe siècle, qui a fait un grand tour des Etats-Unis, qui faisait des meetings, des conférences. Elle a été une femme très libre, très anarchiste. C’est une lettre à l’adresse d’un député américain qui voulait donner 1000 dollars pour tuer un anarchiste. Elle lui répond à la fois avec rage et ironie. J’avais le sentiment que le ton qu’elle avait pouvait être très juste pour le personnage joué par Adèle Exarchopoulos. 

==> Rencontre-portrait avec Swann Arlaud et Karim Leklou

Qu'est-ce qui a guidé vos choix pour ce casting ?

Ce qui a guidé mon choix de casting, c’est d’une part de prendre les meilleurs acteurs possibles, et c’est une volonté de prendre des acteurs très marquants, avec des physiques très précis, très caractérisés, pour que chacun existe totalement.

J’avais envie que les premiers rôles existent évidemment, mais aussi les seconds rôles et même les troisièmes rôles. C’était très important pour moi pour créer une sorte d’univers.

Pour ça, il fallait que je prenne des acteurs très forts, forts en gueule. Après, chez les acteurs que j’ai pris, il y a quelque chose qui m’intéresse de cette génération d’acteurs qu’on voit dans le film je crois, c’est comment ils allient technique et en même temps naturel profond, naturalisme même. C’est ce rapport-là : comment ils construisent et en même temps quelque chose de très vrai. Karim Leklou en est un exemple parfait, Guillaume Gouix, Swann Arlaud, Sarah Lepicard, Adèle, Tahar… Ils allaient à la fois pouvoir construire un personnage et en même temps être très naturel.

Les Anarchistes, "un film générationnel" selon Adèle Exarchopoulos

 

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