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    Michel Blanc : Du Splendid à son César, sa carrière passée au crible dans une biographie
    Corentin Palanchini
    Passionné par le cinéma hollywoodien des années 10 à 70, il suit avec intérêt l’évolution actuelle de l’industrie du 7e Art, et regarde tout ce qui lui passe devant les yeux : comédie française, polar des années 90, Palme d’or oubliée ou films du moment. Et avec le temps qu’il lui reste, des séries.

    Le journaliste Alexandre Raveleau passe en revue la carrière de Michel Blanc, du jeune élève du lycée Pasteur avec les autres futurs membres du Splendid jusqu'à son César du Meilleur second rôle pour "L'Exercice de l'Etat".

    COADIC GUIREC / BESTIMAGE

    "Sur un malentendu", cette réplique de Jean-Claude Dusse dans les deux films Les Bronzés résonne encore aux oreilles des fans du Splendid. Mais s'il a mis du temps à se défaire de son personnage de loser moustachu, le comédien Michel Blanc a été parmi les premiers à prendre ses distances avec le groupe à qui l'on doit le savoureux Père Noël est une ordure.

    Dès 1980, Blanc commence à collaborer en solo avec Patrice Leconte, agissant comme dialoguiste et parfois co-scénariste, ce qui donnera plusieurs films entre 1981 et 1983. Blanc s'y est construit un personnage et comme tous les grands de la comédie, en a détaillé plusieurs facettes de film en film. Loser parasite (Viens chez moi, j'habite chez une copine), loser largué (Ma Femme s'appelle reviens) et loser obsessionnel (Circulez, y a rien à voir) seront les héros de ces aventures.

    Gaumont

    C'est finalement sa première mise en scène, Marche à l'ombre (1984), qui marque la fin des variations autour de ce personnage. En jouant une dernière fois un loser -hypocondriaque- aux côtés de Gérard Lanvin, Blanc met lui-même fin à une partie de sa carrière. L'année suivante, il rase sa moustache devenue emblématique pour les besoins de Tenue de soirée de Bertrand Blier. Cette rupture symbolique est surtout accompagnée par un film aux dialogues ciselés et à la brillante direction d'acteurs, valant à Blanc un prix de meilleur acteur au Festival de Cannes. Et dès lors, il endossera davantage de rôles dramatiques.

    Nommé à huit reprises aux César, Michel Blanc remportera celui du Meilleur second rôle pour L'Exercice de l'Etat en 2012. Auparavant, il a signé trois autres longs métrages : Grosse fatigue (1994), Mauvaise passe (1999) et Embrassez qui vous voudrez (2002).

    Le livre d'Alexandre Raveleau est entrecoupé d'extraits d'entretiens avec Michel Blanc, apportant de la vie au déroulé chronologique d'une carrière riche de théâtre, de cinéma et d'écriture et... de piano !

    Disponible chez Hors Collection, 19 €.

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