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    Après Netflix, Disney prend position contre la loi anti-avortement
    Par Guillaume Nicolas (@gehenne) — 31 mai 2019 à 09:32
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    Après Netflix, c’est au tour de Disney de menacer de retirer ses productions si la loi anti-avortement prend effet en Géorgie. La maison aux grandes oreilles suit ainsi la décision de Netflix qui avait annoncé des mesures similaires.

    Take Five/Hulu

    Il y a quelque jours, Netflix annonçait qu’il reverrait leurs investissement en Géorgie, si l’état américain promulgait sa nouvelle loi anti-avortement. Un projet qui soulève énormément de controverses dans le pays et à Hollywood, puisqu’il réduit considérablement la fenêtre pour avorter à six semaines, soit quand les premiers battements foetales sont observés. Et par extension, criminalisent toutes les femmes qui auraient recours à cette pratique, passée cette période (prison ferme, à vie, voire peine de mort).

    Netflix : comment la plateforme se positionne contre la loi anti-avortement en Géorgie 

    Aujourd’hui, c’est au tour de Disney de menacer l’état américain et de se montrer solidaire avec les opposants à la loi. La Géorgie est en effet un endroit privilégié pour les Majors hollywoodiennes, puisqu’elle offre des crédits d'impôts. La plupart des films Marvel ont été tourné là-bas, par exemple.

    Bob Iger, le président de la firme aux grandes oreilles, s’est exprimés lors de l’inauguration du nouveau parc à thème entièrement consacré à Star Wars :

    Je pense que de nombreuses personnes travaillant avec nous ne veulent pas tourner là-bas, et nous nous devons de respecter leur souhait sur cette question. Nous observons l’évolution du projet avec beaucoup d’attention.


    La controverse enfle de plus en plus côté Hollywood, prenant ainsi position contre le « heartbeat bill ». Entre les menaces financières enclenchées par les grandes compagnies, les actrices et acteurs qui entendent ne plus tourner en Géorgie et d’autres qui versent leur salaire à l’Union Américaine pour les Droits Civils ou des associations combattants la loi, le ton monte et les risques financiers pour l’état s’agrandissent.

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    Commentaires
    • scrat28
      En dehors de toute polémique concernant cette loi, le plus impressionnant dans cette histoire c'est comment des sociétés privées sont devenues assez puissantes pour exercer un chantage sur un Etat en vue de lui faire changer ses lois. Et que cela paraisse normal!
    • Cévenole30
      Six semaines, cela représente un mois de retard. Une femme peut à présent savoir très rapidement, presque tout de suite si elle est enceinte. Donc ce délai laisse l'avortement possible, ce n'est pas une loi anti-avortement. Je suis d'accord avec vous concernant les sociétés privées qui se servent de leur pouvoir financier pour imposer leur volonté.Du chantage, carrément, ouvertement.
    • Masashi37
      Pareil, je pensais que ca fermait totalement la liberté aux femmes de choisir... Là ca risque surtout d'embêter celles qui ne font pas attention (et les 1/1000 qui ont eu un problème de contraception pour ne pas s'en rendre compte avant les 6 semaines). Après c'est marrant comment des sociétés privés commencent à avoir et utiliser leur pouvoir pour obliger des états à voter selon leur bon vouloir (bon ok c'est comme ca depuis la nuit des temps, mais avant c'était plus discret). On est dans quel épisode de Black Mirror déjà ?
    • Cévenole30
      Je croyais que l'avortement devenait totalement interdit avec cette loi. Quelle que soit la situation (viol, inceste et autres horreurs, ce qui était inacceptable). En fait, il s'agit d'une réduction du délai à six semaines.
    • Matthieu Dewaere
      Bien fait pour l'état, défendre une telle loi c'est complètement absurde.
    • ScaarAlexanderTrox
      Très subtil, d'illustrer un article sur l'avortement avec une image de The Handmaid's Tale. Très sophistiqué. :D Allociné, quoi.
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