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    Jason Bourne : le 6ème film confirmé ?
    Par Corentin Palanchini — 4 oct. 2019 à 12:04
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    Au moment où la série dérivée des films Jason Bourne approche à grands pas, le producteur historique de la saga avoue travailler activement à un nouveau long métrage.

    Universal Pictures International France

    Bientôt un nouveau film Jason Bourne ? C'est ce qu'affirme le producteur délégué Ben Smith, historiquement impliqué sur la prochaine série et tous les films de la saga au micro de Cinema Blend :

    Nous travaillons vraiment sur un autre film. Ce que nous allons en faire ? Est-ce que cela sera connecté [à la série] au sein d'un même univers ? Absolument. Les détails de tout cela sont encore secrets.

    Jason Bourne a fait l'objet de cinq longs métrages dont quatre portés par Matt Damon (La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peauLa Vengeance dans la peau et Jason Bourne) et un par Jeremy Renner  (Jason Bourne: l'héritage). Le premier épisode mis en scène par Paul Greengrass et les autres par Doug Liman et Tony Gilroy ont révolutionné la façon de filmer l'action, en optant pour une caméra au plus proche de l'action, portée sur l'épaule, accompagnée d'un montage nerveux et très découpé.

    A ce stade, on ignore encore si Matt Damon ou Jeremy Renner seraient de retour. Le dernier volet en date, Jason Bourne, avait rapporté 415,5 millions de dollars dans le monde soit presqu'autant que le meilleur box-office de la saga, La Vengeance dans la peau, qui avait totalisé 442,8 millions.

    La saga se poursuit désormais en série avec Treadstone, dont Brian J. Smith interprète le rôle titre. On y suit un nouvel aspect du projet Treadstone (qui a créé Jason Bourne), qui compte développer des assassins inarrêtables et dotés de super-pouvoirs. Pour la découvrir sur USA Network, il faudra patienter jusqu'au 15 octobre et plus longtemps encore en France, car la série n'a pas été achetée.

    Treadstone - saison 1 Teaser (2) VO

     

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    Commentaires
    • Darkrems
      oui mais c'est allociné mdr ^^ tout est dit renseigne toi sur un vrai site
    • Hunnam29
      Le personnage de Renner était quand même sacrément vide. J'espère qu'ils ne vont pas continuer dans cette direction.
    • Zeorymer
      Bloody Sunday est sorti en 2002 soit la même année que The Shield. Et le style de Bloody Sunday même s’il est tourné caméra à l’épaule se veut plus proche du reportage (avec ses nombreux gros plans, sa colorimétrie très pale un peu délavée) que de l’expérience immersive d’un Jason Bourne qui n’est pas du tout tournée de la même façon en dehors de la shaky cam. En terme de similarité il y en a plus dans une série comme The Shield.Attribuer la recherche de réalisme dans le cinéma d’action à Greengrass c’est lui attribuer des lauriers qu’il ne mérite pas. On trouve dans le Soldat Ryan de nombreux plans d’actions caméra à l’épaule, point de vue immersif. Pour mériter le qualificatif de révolutionnaire il faudrait qu’il y ait un avant et un après, hors avant il y avait des films qui cherchait à mettre en avant le côté réalisme de l’action. Et dire que ceux qui après Jason Bourne on cherché à copier le style parce qu’ils ont tendu vers une action réaliste c’est complètement arbitraire. Et si un réalisateur est suffisamment influent pour être révolutionnaire, ceux qui s’en inspire (ou le copie) ne s’en cachent pas. Hors je n’ai jamais lu d’interview de réal disant à quel point Greengrass aurait influencé leur manière de tourner. Le montage ultracut de Bay, on aime ou on aime pas mais ça c’était révolutionnaire (même s’il n’en a pas la paternité) et tous ceux que ce style a inspiré ne s’en sont pas cachés. Le bullet time des Watchowski pareil (mais bon là ça aurait été dur de le nier).Que Greengrass ait pu inspirer et a apporter sa pierre à l’édifice oui, qu’il soit à l’origine d’un mouvement non. Ce mouvement, recherche du réalisme dans l’action, existait avant lui.Ca serait un affront à Alfonso Cuaron de dire que son Children of Men n’existe que parce que Greengrass aurait fait avant Bourne Supremacy. Ses influences c’est il le dit lui même Scorcese, Coppola, Spielberg, Ford, Wilder, Kubrick, Murnau, Bresson. Si Greengrass l’avait influencé pour réaliser Children of Men, il en aurait sans l’ombre d’un doute parlé.
    • Stringer B
      1) Sur ce que tu dis sur The Shield, faut éviter de tout mélanger. Greengrass avait tourné Bloody Sunday dans le style qui a caractérisé les Jason Bourne ensuite avant que The Shield ne sorte, donc évitons les anachronismes, son style date de ses téléfilms des années 90 et 2000, et n'a pas du tout été influencé par les séries des années 2000 type The Shield. 2) L'argument que tu dresses sur Bond ne contenant qu'une influence passagère, ou parmi d'autres, de Greengrass, je peux très bien te le renvoyer sur John Wick. John Wick est inspiré de The Raid, mais pas plus voire carrément moins qu'inspiré des films de John Woo, ou du cinéma français d'action existentialiste de Melville (le Samourai, Le Cercle Rouge) ou encore évidemment du film qui avant John Wick a digéré ces influences, et sur lesquels ses créateurs et l'acteur principal ont bossé, à savoir Matrix. La généalogie de John Wick ne fait qu'aller dans le sens que ce que j'ai dit, à savoir tu as une tendance ultra esthétisante de l'action, incarnée principalement par les cinémas asiatiques d'arts martiaux d'hier d'aujourd'hui et certains cinémas européens (westerns ou films de gangster stylisés) dans laquelle il s'inscrit en brassant tout ce qui s'est fait dans cette tradition.3) Moi ce que je dis, c'est que dans le genre action, la tendance plus immersive et pseudo-réaliste dans laquelle s'inscrit Greengrass quand il tourne la Mort dans la Peau était beaucoup moins balisée en termes de nombre de films, que la tendance picturale esthétisante que je lui oppose.a) Le film d'action très esthétique, très léché, presque opératique, tu as eu mille et une itération qui ont inspiré les films comme John Wick ou les séries comme Daredevil : tu as les films de Bruce Lee (toute la séquence des miroirs dans JW 2 est un hommage à Opération Dragon, les films de John Woo, les films français de Melville, le À Bout Portant, de Boorman, les films de wuxia pan de King Hu, les films de Tsui Hark et de Yuen Woo Ping avec Jet Li. Tu as une multitude de paradigmes qui se sont succédé dans cette tradition qui n'a jamais été réellement en panne de metteurs en scène et de nouveautés.b) Les films d'action réalistes et immersifs antérieurs que tu peux rapprocher du style de Greengrass, il y en a beaucoup moins. Il a planté son drapeau sur une montagne beaucoup moins fréquentée. A part Friedkin et Frankenheimer, très peu de réalisateurs dans le genre action sont allés creuser les pistes que Greengrass a creusées. C'est plutôt dans le documentaire et les exemples de cinéma dit cinéma vérité que tu trouves des réminiscences du style que tu trouveras chez Greengrass, pas dans le cinéma d'action : mais ce sont des oeuvres très confidentielles, des trucs d'Alan Clarke, ou de Peter Watkins, ou alors des films politiques de Ken Loach, mais qu'on associerait jamais avec le genre action. Greengrass a vraiment abordé le genre action par ce prisme du documentaire plutôt que par le biais d'oeuvres de cinéma passées dans le genre action (et d'ailleurs tu vois bien dans Vol 93 ou dans Captain Phillips que ce style n'est pas un style exclusif au film d'action action). Et après Greengrass, un tas de réals ont voulu imiter ce style dans le genre action. C'est aussi pour ça que je dis que sa démarche est révolutionnaire. Contrairement à tous les réals qui jusqu'ici avaient abordé l'action en s'inspirant d'une ou deux traditions de cinéma d'action en particulier, ou alors de films de danse ou de cinéma muet comme MI (bref de films qui sont des films d'action qui ne disent pas leur nom ou qui procèdent des mêmes éléments poétiques), Greengrass ne s'est pas inspiré de ça du tout et a pourtant créé un (sous) genre extrêmement influent du cinéma d'action. Tu as eu des sagas populaires (Bond, Cap America), des films d'actions de moindre public (Identité Secrète, Sans Issue, ou les Taken, même si ce n'est pas la seule influence dans ce cas), des réalisateurs qui ont été influencés par la démarche de Greengrass. Jamais Kathryn Bigelow n'aurait changé son fusil d'épaule et abandonné sa période ultra stylisée du film d'action (Point Break, Near Dark, Strange Days, K-19 qui oscillaient entre du Walter Hill et du James Cameron en termes de style, bref que des trucs hyper stylisés) et embrassé l'esthétique documentaire de Démineurs, de Zero Dark Thirty et de Detroit (sur lequel a bossé le DP favori... de Greengrass) sans Greengrass. Avant que Greengrass n'arrive, le style réaliste dans cinéma d'action ne faisait pas partie du tout des options envisagées par les studios. Le fait que ça fonctionne à la télé a sans doute joué, bien sûr, mais au cinéma à proprement parler, c'était la tendance esthétisante qui dominait outrageusement le marché. Greengrass a changé ça et l'a rendu viable commercialement relativement durablement ce qui n'avait jamais été fait. L'influence de la shaky cam intense a bien duré dix ans. Elle est en recul depuis en gros la sortie de The Raid, de Skyfall et de John Wick qui sur trois ans ont tous les trois porté un gros coup à l'intention immersive dont Greengrass portait le flambeau. Après le succès commercial de son Jason Bourne en 2016 et de films comme ceux de Bigelow montrent que cette tradition a encore de l'avenir, même si peut-être plus trop dans du cinéma d'action stricto-sensu mais plutôt comme manière de filmer l'action.
    • Zeorymer
      Attention, je ne nie pas que Greengrass et essayé sur la série JB d'impulser un style à lui. Pour distinguer JB de son homonyme d'initiale probablement.Casino Royale est arrivé alors qu'il fallait relancer la franchise et ne pas paraître daté vis à vis de Jason Bourne d'où un brassage des scènes d'actions les plus impressionnantes à l’époque. Forcément le côté réaliste des combats au corps à corps de Jason Bourne furent sans doute l’une des sources d’influences mais parmi tant d’autres.Et c’est valable pour la plupart des films d’actions qui présentent des similitudes. Mais dire que c’est Greengrass qui est à l’origine de cette mouvance des films d’actions avec des scènes immersives c’est renier l’existence de tous les autres films qui ont chacun apportés leur pierre à l’édifice. Oui, on peut dire que Greengrass a apporté sa pierre à l’édifice parce que depuis Jason Bourne, on ne fait plus des scènes d’actions comme dans les années 90, on cherche un poil de réalisme, mais c’était une mouvance qui existait avant. Il suffit par exemple de citer l’excellent série The Shield, qui avait déjà cette ambition de rendre l’action réaliste avec emploi de caméra à l’épaule. Plan fixe non stable. Une colorimétrie rappelant plus le cinéma que les séries TV de l’époque. Pour moi Greengrass n’a fait que prendre le pli de se qui se faisait déjà peut être moins outrancierement mais qui se faisait. Est même sans lui, tous les films d’actions auraient tendu vers cela.D’ailleurs, si on prend Jack Reacher, on trouve les éléments d’un film d’action moderne sans user de ces “trucs” shaky cam et ultracut.Dans les Batman, la combinaison peut pratique obligeait à user du stratagème du montage des scènes d’action très rapide. De toute manière ce n’est pas ce que préfère Nolan, on le voit dans Inception où les scènes d’actions se veulent plus “cinématographique” et où il n’y a aucun usage de shaky cam, gros plan, montage ultracut.Le style Greengrass est trop grossier, enfin je devrais dire trop outrancier, pour qu’on puisse dire que les films qui ont suivi on cherché à copier ce style. Un film comme The Raid a apporté bien plus aux films d’actions que les Jason Bourne à mon sens. Les John Wick lui doivent beaucoup pour ne pas dire presque tout. La série Daredevil dans sa recherche d’un style de combat de rue réaliste a beaucoup plus plagié The Raid que Greengrass. Je dis bien plagié parce qu’à ce niveau là ce n’est plus de l’inspiration, c’est du plagiat assumé d’ailleurs.Dans le cas de Greengrass il est beaucoup moins évident de citer un film et dire c’est complètement plagié sur Greengrass.
    • Stringer B
      Bay a fait du surcutting sur Transformers, comme il l'a presque toujours fait. Mais Bay n'a jamais donné dans la shaky cam, ni dans les palettes de couleurs adoptées par Greengrass. Oui, c'est vrai le surcutting existait avant Greengrass. Greengrass n'a pas inventé de technique. Il a assemblé des techniques connues pour les mettre au service d'une intention et d'une esthétique générale. Mais ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu invention au sens strict (ça n'arrive quasiment jamais en art) qu'il n'y a pas révolution. Bay n'est pas vraiment dans l'action immersive, il veut quelque chose de chaotique que le spectateur n'ait jamais le temps de décortiquer en inondant chacun de ses plans d'informations complexes.
    • Stringer B
      Y a plusieurs choses dans ce que tu dis :1) Ce que tu dis sur le sens du style Greengrass, c'est vrai. C'est un style qui se veut immersif, c'est le but du déploiement de ces techniques. . Si tu prends Casino Royale et les scènes de combat, par exemple, ce n'est pas tout à fait la même chose que Greengrass, mais l'intention générale est la même, et forcément les techniques sont un peu les mêmes, même si elles sont utilisées moins intensivement. Et c'est l'intention qui demeure.2) Ce que si tu dis sur la contrainte, c'est à moitié vrai. Une tradition de cuts 'pratiques' faits pour parfois occulter le peu de budget consacré à l'entraînement des acteurs ou des stunt double existe dans le cinéma d'action depuis longtemps, mais ça n'a jamais été une règle ou une norme franchement généralisée stylistiquement à l'ensemble du film. Plein de films y compris à petit budget préféraient une action lisible, même avec des acteurs peu entraînés et donc des scènes peu enthousiasmantes.3) Relativement à ces deux arguments, le constat est plutôt simple : y a toujours eu deux tendances dans le cinéma d'action : une plutôt picturale et distante, qui est en gros celle véhiculée notamment (mais pas exclusivement) par le cinéma d'arts martiaux asiatiques, et une autre qui se veut plus immersive, se réclamant généralement d'une forme plus ou moins soutenue de réalisme. Et évidemment, tu as des films qui ont voulu mélanger ces deux tendances. Là où tu as raison, c'est que c'est c'est vrai que Greengrass et ce qu'il a apporté au cinéma d'action n'est qu'un moment, parmi d'autres, de l'histoire cinématographique de cette tendance immersive. Un film comme French Connection, les films d'action de Frankenheimer, tout un tas un de films explorant l'urbanité moderne ont déployé une intention par endroits similaires à celle de Greengrass.Là où je pense que tu ne peux nier l'aspect révolutionnaire du style de Greengrass (qui mélange des techniques répandues sans les inventer, encore que la palette de couleurs utilisée est un truc qui avait quand même peu de précédents concrets au ciné), c'est que ses films (pas que les Bourne d'ailleurs) ont généré des émules et une résistance. Et que son intention, qui en effet s'inscrit dans une tradition, a été dévoyée pour devenir un gimmick par le biais de ses tics de mise en scène. Pour moi, ce qui fait que Greengrass a changé le cinéma d'action, c'est presque paradoxalement parce que son esthétique a été dévoyée et vidée de son intention initiale, par certains, ou encore parce que des films ont assumé qu'ils avaient été influencés par sa démarche, ou d'autres parce qu'ils ont assumé qu'ils allaient contre cette démarche. En fin de compte, on pourra toujours dire que son style est fait d'éléments stylistiques déjà explorés ou déployés avant. On peut le dire pour chaque film qui a été décrit comme révolutionnaire, ou chaque oeuvre. Mais le discours, le débat autour de la shaky cam a atteint un degré d'intensité après la Mort dans la Peau, qui lui a changé la donne dans le cinéma d'action. Si tu veux tempérer le terme de révolution en évoquant des franchises connues qui ont fait montre d'indifférence par-rapport au débat, je comprends, et c'est pertinent, en particulier avec des sagas comme MI où l'action s'inscrit dans une forme de surenchère mais nourrit toujours le suspense de l'intrigue qui reste roi, et qui est un modèle à part. Mais ce débat a existé et forcé la majorité de la production d'action à faire des choix en fonction. Et ça, ça montre que la démarche de Greengrass a été franchement radicale, parce qu'il faut ça pour déclencher un tel débat. Le revirement de Bond par exemple, d'abord entre Meurs un autre Jour et Casino Royale (entre lesquels La Mort dans la Peau est sorti), puis ensuite entre Quantum et Skyfall, en termes d'esthétique, est presque une représentation de la dualité entre la tendance immersive de l'action, et la tendance picturale de l'action. Le revirement a été à 180 degrés deux fois d'affilée. Dans une moindre mesure, quand tu regardes Batman Begins, où les combats sont en shaky cam et en cuts rapides (alors que le budget du film est extrêmement élevé, au passage), et ensuite The Dark Knight où il reste des traces de cette esthétique, mais où on entre quand même dans du territoire plus proche de Michael Mann, qui oscille entre du réalisme et quelque chose de parfois bien plus stylisé, tu as également un exemple de comment la Mort dans la Peau a changé radicalement le débat et le discours autour de l'action qui a commencé à se répartir entre rejet et adhésion autour de ce modèle, pour des grosses productions.
    • Mr._Arno
      Le 6ème volet pourrait être une fin narrative.... Jason Bourne (Matt Damon) recherche et recrute Jeremy Renner et le petit nouveau de la série... Pour lui faire un passage de flambeau. Ca pourrait etre sympa que tous se réunissent et promet un film d'action excellent.
    • Zeorymer
      Je trouve que c'est trop facile d'attribuer à Greenglass plusieurs composantes du film d'action notamment la shaky cam et le découpage ultracut. Ce qui a mon sens caractérise le plus le style Greenglass sur Jason Bourne (parce que sur ses autres films on ne retrouve pas cette patte) plus qu'un brassage de ces techniques très répandues avant lui c'est surtout un style qui se veut immersif. Donner l'impression qu'on est à côté pendant les scènes d'actions.On ne retrouve trace de pareille combinaison dans quasiment aucun autre gros films d'action.Je trouve que c'est usurpé d'attribuer le style Greengrass àtous les films post Jason Bourne qui utilise de la shaky cam et un montage cut. Le montage cut, est souvent une contrainte lié aux pauvres aptitudes de combats des acteurs qui nécessite un tel montage pour dynamiser une scène d'action. Les scènes d'actions des F&F font appel à des acteurs/actrices qui ont plus de compétences et cela se voit dans la façon de filmé plus éloigné un montage qui malgré tout même s'il est rapide n'est pas ultra cut comme chez Greengrass.A ce compte là, Michael Bay aurait fait du Greengrass sur Transformers
    • Stringer B
      Donc après faut bien définir les termes de la discussion. Je reconnais m'être mal exprimé sans souci. Si on parle de la shaky cam stricto-sensu, il y en a eu avant Greengrass, c'est une objection pertinente. Ce serait même un abus que de dire qu'il a popularisé cette technique.Si on parle du style Greengrass dans son ensemble : shaky cam, surcutting, palette de couleur un peu administrative, avec des environnements récurrents et une iconographie de modernisme entrepreneurial, là tout de suite, on ne peut pas nier que le cinéma d'action qui a suivi a du soit suivre la tendance, soit s'y opposer mais donc en la prenant en compte, en étant forcés de se situer par-rapport à cette tendance. Les John Wick, les Skyfall, ces films qui ont rejeté le style Greengrass ont pris position; et même les films comme The International, plus stylisés, ont quand épousé l'esthétique du style Greengrass qui a influencé tout le thriller politique contemporain. Et ça, c'est une indication qui force à considérer ce style comme un changement de paradigme artistique, donc comme une révolution.Une révolution, ça ne veut pas dire que tout ce qui a suivi est dans le sens de la révolution, ça implique même au contraire pas mal d'oppositions, et il y en a eu. Tu as eu des films qui ont suivi la tendance, des films qui l'ont rejetée, et surtout, le plus important, tu as eu des films qui n'étaient pas des films d'action classiques mais des blockbusters structurés sur d'autres codes narratifs qui se sont inspiré de cette mise en scène. Ces trois composantes sont des critères de choix. Le style Greengrass a révolutionné la façon de filmer l'action.
    • Stringer B
      Déjà, ce n'est pas juste la shaky cam, ça concerne aussi le montage épileptique en fast-cuts, et la palette de couleurs très grisâtre et post-moderne qui évoque les bâtiments d'entreprises et notamment le style architectural des multinationales contemporaines. Si tu mets ces trois éléments bout à bout on définit déjà nettement mieux le style Greengrass. Evidemment que la shaky cam, il y en a eu avant. Tu en avais dans French Connection, de la shaky cam.1) Ensuite on est d'accord sur sur plein de choses en vérité. M.I. on est d'accord, la saga a toujours tenu à se tenir à distance des tendances du cinéma d'action et à plutôt faire confiance aux personnalités des réals engagés. Et là où je suis aussi d'accord, c'est que trop souvent quand on parle des films post-Greengrass, on néglige l'influence dans les films concernés de la réal très publicitaire et également surcuttée des films du début des années 2000 produits par Besson et réalisés par les clones (Leterrier, Megaton, etc) qu'il a lancés (que ce soit Taxi, le Transporteur, Banlieue 13). L'exemple parfait de ce mélange entre la shaky cam et le surcutting, c'est Taken, où vraiment tu as une synthèse de ces deux styles. MAIS, tu n'as pas de shaky cam avec une telle ampleur et destinée à figurer à ce point le désordre dans les films à la sauce Besson que j'ai cités, et le recul du côté stylisé de la réal va quand même plus dans le sens d'un Greengrass; Taken est quand même loin des effets de style du Transporteur, par exemple. Dans le Transporteur ou dans Danny the Dog tu sens l'influence de la fluidité du cinéma d'arts martiaux asiatique dans la mise en scène. Tu n'as plus du tout ça dans Taken. Et ça, c'est clairement parce que Greengrass est passé par là et que ce n'est plus à la mode. Tu n'as plus du tout ça non plus dans Colombiana, où c'est également du post-Greengrass pour le cutting et la cam. Dans Expendables 1 et 3 (le 2 est à part, stylistiquement) les scènes d'action sont tournées comme ça. Dans Identité Secrète, dans Sans Issue, Bastille Day, des films médiocres qui ont mal copié mais qui ont quand même tenté de copier le style, tu trouves shaky cam, palette de couleur grisâtre, surcutting.Et sur Bond, dans Casino Royale, on trouve du style post-Banlieue 13 dans les scènes de poursuite, ça je suis à 100 pour cent d'accord, c'est l'inspiration principale. Dans les scènes de combat en corps à corps, en revanche, c'est du Greengrass remâché en un poil plus fluide parce que c'est quand même Bond (la scène dans l'escalier avec le seigneur de guerre, la séquence finale, même la scène où Bond est empoisonné, on est dans cette esthétique là). Et dans Quantum of Solace, à l'exception de la séquence de l'opéra (qui est d'ailleurs la meilleure du film), les séquences de poursuite ET de combat sont inspirées du style Greengrass. Même palette de couleurs, surcutting, et shaky cam.3) Ensuite, tu ne peux pas exclure de la réflexion les films qui ne sont pas des films d'action stricto-sensu, ce n'est pas honnête intellectuellement. La façon de filmer l'action peut influencer les films qui ne sont pas à proprement parler des films d'action, c'est même à ça qu'on voit si la façon de filmer en question a été influente sur le genre. Parce qu'à se limiter à l'intérieur du genre lui-même, tu verras autant de résistance que d'acceptation d'une nouvelle tendance. Tu trouveras autant de John Wick (qui se veut un retour réactionnaire_ j'utilise le terme sans aucun jugement, j'adore John Wick _ au cinéma d'action fluide à l'asiatique à l'opposé des tendances shaky cam) que d'Identité Secrète (de films qui veulent faire du post-Bourne en plagiant presque sans honte). Donc il faut parler des films qui ne sont pas de l'action pure et dure, d'autant plus que le cinéma moderne s'est blockbusterisé pour ce qui concerne les films grands publics. Tu trouves donc des traces du style Greengrass en dehors du cinéma d'action stricto-sensu. Dans Elysium, Blomkamp rompt abandonne la fluidité de sa caméra embarquée dans District 9 (on pourrait penser que c'est dans la continuité, mais en termes de mise en scène, il y a bcp d'évolution entre les deux films) et tu as des combats au corps à corps qui sont en shaky cam, et surcuttées. Dans World War Z (signé Marc Forster, le réal de Quantum of Solace, tiens donc), la scène de l'avion, c'est du Greengrass, avec la palette de couleurs, la shaky cam, le surcutting, tout. Dans Batman Begins, les scènes sont également post-réalistes, en shaky cam (d'ailleurs assez brouillonnes) la plupart du temps. Dans Captain America II et III tu as des moments qui s'inscrivent dans cette tradition là aussi, même si c'est quand même plus lisse. Dans Rogue One, tu trouves également de la shaky cam sporadiquement.PS : Fast and Furious c'est encore autre chose parce que la saga a opéré des changements de genre en interne et la composante d'action n'est pas tjrs outrageusement dominante (elle ne l'est pas dans le I, pas dans le IV, pas dans le III). Il y a peu de scènes de combat en corps, on est plus dans de la poursuite en voiture, donc on est presque plus dans du 'car chase' movie ce qui est presque un sous-genre à part entière. Et au passage, dans le 7, réalisé par James Wan, dont l'approche de l'action avant Aquaman est très post-réaliste, tu trouves deux trois fights dans le film qui sont des fights à la Greengrass, comme par exemple celui entre Ronda Rousey et Michelle Rodriguez. Mais je ne cite pas FF, parce que c'est trop hétéroclite en termes de façon de filmer.
    • Zeorymer
      Eh bien il faudrait déjà prouver qu'il y a bien eut un style Greenglass copié par les films d'actions suivant. En dehors d'un peu Casino Royale (et encore, j'aurais tendance à dire qu'on était plus dans la copie du style Banlieue 13 pour la scène de course poursuite parkour) il y a eut quoi comme grands films d'actions qui ont des scènes similaires. Ces dernières 10 années il y a 2 franchises d'actions qui sont les FF et les MI et aucun n'a plagié ce style (je ne cite pas les films de comics qui ne se rentre pas dans la même catégories de scènes d'actions).Donc oui, révolution c'est plus qu'usurpé comme terme.Bref, du shaky cam, il y en a eut avant Greenglass, et après Greenglass il n'y en a pas eut plus que ça.
    • Hunnam29
      Yes tout à fait, Green Zone était vraiment un bon film, haletant.
    • cocochiraco
      Ouais, la hype n'est plus là. Le dernier en date était loin d'être sensationnel. Ca commençait à sentir la répétition. Et celui avec Renner a été une vraie déception. Le scénario était bien repompé sur les 3 premiers volets. En gros on a changé l'acteur principal et c'est tout. Sauf que c'était moins bien filmé, moins bien rythmé et des personnages inintéressants. Donc ce sera sans doute sans moi.
    • cocochiraco
      Ouais. Erreur vraiment affligeante pour le coup. Voir une erreur sur le réalisateur d'un film sur un site spécialisé sur le cinéma, c'est grave quand même.
    • cocochiraco
      Le problème c'est surtout qu'on a fait le tour de la saga. A force ça se répète. Voir Jason Bourne se faire poursuivre par la terre entière, ça va bien 3 films. Celui avec Renner était clairement en dessous. Mal rythmé, mal filmé et scénario repompé des 3 précédents. Donc j'avoue que je suis assez indifférent à l'annonce concernant ce 6ème volet. Personnellement je préférerais voir Damon et Greengrass sur des projets originaux. Green zone était sympa par exemple.
    • maxou1425.
      Mouais je sais pas autant j'adore les 3 premiers films que je trouve vraiment super autant je trouve le dernier sympa mais assez oubliable et inutile (quand au 4ème j'ai pas accroché au film et au nouveau perso) donc je sais pas si ça vaut le coup de continuer il serait peut être temps de laisser Jason Bourne prendre sa retraite loin des multiples complots ;)
    • Aurélien S
      Les trois premiers épisodes mis en scène par Doug Liman Non, il n'a fait que le 1er. Ce n'est pas non plus Doug Liman qui a imposé cette manière de filmer mais Paul Greengrass à partir du second volet. Faites un effort svp.
    • Darkrems
      j'adore cette saga donc matt damon en est le maitre , ce que j'aimerai c'est une trilogie pour justement la conclure , un film qui serait la suite directe du dernier , un deuxième film ou il y aurait crosover avec renner , et un dernier film qui conclurait la saga ciné en espérant que la saga bourne soit adapté dans la série treadstone car la saga bourne est bien plus complexe que ce qu il ce passe dans les films
    • Darkrems
      je sais pas ou ta vu l histoire de super pouvoirs mais non il n 'y aura pas de super pouvoirs
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