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    Alyssa Milano : victime d'un viol sur un tournage, elle brise le silence
    Par Thomas Imbert — 15 oct. 2019 à 14:30
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    Deux ans après avoir été à l'origine du mouvement #MeToo sur Twitter, l'actrice Alyssa Milano a récemment déclaré dans le podcast "Sorry not sorry" qu'elle avait été victime d'un viol sur un tournage en 1993, "alors que les caméras tournaient".

    ABC/Eric McCandless

    Alors qu'il y a deux ans, Alyssa Milano lançait le hashtag #MeToo - encourageant les femmes victimes de harcèlement ou d'agressions à libérer leur parole et à dénoncer leurs assaillants sur les réseaux sociaux - l'actrice a elle-même raconté un évènement qu'elle avait jusqu'ici gardé pour elle pendant près de 25 ans.

    Sur les ondes du podcast Sorry not sorry, elle a en effet raconté avoir été victime d'un viol en 1993 (soit juste après avoir quitté la célèbre sitcom Madame est servie, alors qu'elle cherchait à relancer sa carrière), pendant le tournage d'un long métrage dont elle n'a pas précisé le titre.

    "L’un de ces films contenait une scène de sexe entre moi et un homme âgé de dix-sept ans de plus que moi (...)", a-t-elle raconté. "Mais les professionnels savent gérer ce genre de situation de manière appropriée, sans dépasser les limites, sans briser le consentement, et avec un degré de confiance qui est aussi très important. Les prédateurs en sont incapables. Cet homme n’était pas un professionnel", a-t-elle affirmé avant de poursuivre son témoignage.

    "Il a profité d'un instant de vulnérabilité totale, d'exposition au sens littéral, pour mettre ses mains sous mes sous-vêtements et tenter de me pénétrer avec ses doigts. Il m'a violée sur le tournage alors que les caméras tournaient".

    L'actrice explique alors que le réalisateur du film, qui avait été témoin du geste, lui avait demandé ce qu'il devait faire, s'il devait appeler la police, mais que la production du film touchant à sa fin, elle s'était sentie contrainte de poursuivre le tournage :

    "J'étais dans un état de tourmente émotionnelle totale. Je me sentais prise au piège, complètement seule, et sans le moindre soutien de la part des dirigeants de cette production. En fin de compte, je me suis sentie contrainte à retourner sur le plateau, et pendant les 6 heures qui ont suivi, à continuer de tourner la scène avec l'homme qui m'avait agressée sexuellement."

    Sans préciser de qui il s'agissait, Alyssa Milano a conclu son témoignage en déclarant que l'acteur en question était toujours en activité aujourd'hui, "dans des productions très en vue".

    Découvrez ici le podcast "Sorry not sorry" en intégralité...

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    Commentaires
    • Madrox2000
      Ce n'est pas de la liberté de parole si le nom n'est pas donné, et le violeur non inquiété...
    • S DC
      Evidemment, il n'est pas question de mettre sur un piédestal le système que nous nous sommes choisis ou plus exactement que nous avons accepté en l'absence d'alternatives supportables.On peut souligner ses limites, ses failles et ses faiblesses mais une fois qu'on a dit ça, force est de constater que nous n'en avons pas d'autres et que nous n'avons d'autres choix que de l'aménager pour en tirer le meilleur parti.Par conséquent, même condamnés à s’accommoder des travers de notre vie en collectivité, pour le meilleur et pour le pire, la question que nous nous posons reste entière: dans ce modèle de société imparfait, faut-il se donner la possibilité de limiter la liberté d'expression de certains d'entre nous?Si oui:- En fonction de quels critères?- Qui serait décisionnaire?- Quelles en seraient les conséquences que nous serions prêts à accepter?Je ne veux surtout pas parler des individus que vous évoquez ni des autres d'ailleurs car alors nous irions commenter leurs prises de positions ce qui serait un tout autre débat. Et de toutes façons, comme vous le soulignez, on parle déjà trop d'eux.Ce qui me plait dans notre échange c'est de le fait de réfléchir au concept général, en l’occurrence ici de s'interroger sur le principe de liberté d'expression et sur ses implications.Pour autant, je comprends que vous preniez comme point d'appui certains cas d'actualité puisqu'ils sont représentatifs de la question qui nous intéresse.Ceci m'amène à penser que bien souvent, on choisit de partir d'un cas concret pour imaginer et construire des règles et des codes de conduite. Par la suite, arrive le moment où confronté à un nouveau cas concret, on remet en causes les choix préalablement établis. On en vient alors à détricoter le modèle précédent tout en estimant que ceux qui l'ont construit avant nous n'avaient pas bien réfléchi à certains aspects.Je crois que c'est une erreur. En fait on réagit dans l'instant sans prendre le temps du recul nécessaire.Il faut se rendre à l'évidence, trouver l'équilibre parfait entre liberté et tolérance est improbable. De ce fait je ne vois pas d'autre solution que d'accepter de s'en remettre à ceux qui parmi nous seront reconnus légitimes pour arbitrer ces questions, même s'il apparaît clairement que leurs décisions sont parfois contestables.Je comprends votre point de vue et je n'y suis pas insensible mais je pense que les critères doivent rester ceux de la loi actuelle. La loi peut évoluer et introduire le principe d'interdiction d’apparaître dans les médias, pour autant, les idées perdureront et un autre prendrait sans doute la place.Je ne crois pas que la loi soit forcément du côté du bien. La preuve, comme j'aime à le dire, il fut un temps où la loi permettait la traite des êtres humains. Et c'est justement la liberté d'expression qui a permis à certains hommes de s'élever contre cette ignominie et de faire changer la loi.J'ai le sentiment qu'on aurait beaucoup à perdre en acceptant ce principe visant à limiter la liberté d'expression d'un individu. On ferait finalement la même chose qui se produit dans certains pays totalitaires.Alors oui, ça a un prix. Le prix c'est d'être en colère tous les jours devant son écran de télé. Le prix c'est de voir notre seuil de tolérance mis à rude épreuve .Placer sur une même plan une peine inéligibilité et une peine de privation de la liberté de s'exprimer ne me semble pas judicieux car de mon point de vue, pouvoir exposer et défendre ses convictions est un droit fondamental absolument nécessaire.J'ai le sentiment que nous allons camper sur nos positions mais en ce qui me concerne, j'ai apprécié lire votre argumentaire. Il a susciter la réflexion et c'est forcément bénéfique. Je vais donc garder à l'esprit vos idées que j'ai trouvé intéressantes.Au plaisir.
    • Seb
      Ce n'est pas la justice qui a permis à Zemmour d'avoir une chronique sur en chaîne de grande écoute et qui a banni Dieudonné de l'espace médiatique par exemple alors que leurs condamnations étaient semblables, ce sont des décideurs privés animés d'intentions qui leur sont propres. Basculer d'une société tolérante à une intolérante ne se fait pas en enfreignant la loi , ça se fait en allant aux limites , en jouant avec , obligeant les tolérants à laisser faire tant que ça n'aura pas dépassé la limite . Sauf que les limites paraissent moins importantes quand on voit constamment des gens jouer à ses abords , ce qui fait que les moeurs , puis les lois par la suite , décalent cette limite , raccourcissant sans arrêt le domaine des tolérants . De plus une grande faiblesse de votre argumentaire est de considérer que les lois et ceux qui les font sont forcément du côté du Bien car au final cela ne sert à rien d'être condamné pour incitation à la haine si cela sert juste à nous rendre omniprésent dans les médias et à offrir une plus grande tribune pour vendre ses livres . On joint parfois des peines d'inéligibilité lors de certaines condamnation , privant la personne d'un de ses droits de citoyens même une fois que la peine a été exécutée, ce ne serait pas insensé de se dire que parfois on pourrait aussi priver un citoyen le son droit d'avoir une tribune médiatique lorsqu'il a précédemment abusé de ce droit , surtout quand le motif concernait des appels à la haine .Le système ne doit pas être mis sur un piédestal même si c'est le seul que l'on a , surtout si c'est le seul que l'on a .
    • S DC
      Et donc, c'est pour cela qu'il y a des lois, lesquelles sont en théorie l'émanation de la volonté du peuple, la volonté du plus grand nombre.C'est sans aucun doute imparfait mais ça a le mérite d'éviter toute forme d'excès.C'est à la loi de fixer les limites à ne pas franchir dans le cadre de la liberté d'expression, d'établir ce qui est tolérable et ce qui ne l'est pas. On ne peut pas laisser à chaque individu le choix de fixer la position du curseur. Je suis sûr que vous êtes animé de bonnes intentions et que votre point de vue est mûrement réfléchi. Pour autant, doit-on laisser à une personne, même la meilleure d'entre nous, le choix de déterminer qui a le droit ou pas d'exprimer une opinion?N'est-il pas plus judicieux d'accorder cette décision à ceux qui font la Loi et à ceux qui appliquent le Droit. Les mêmes d'ailleurs auxquels nous avons fait confiance lorsqu'ils ont prononcé une condamnation à l'égard de la personne que vous désignez.Lorsqu'une personne a été condamnée, elle prend acte de la décision de justice, exécute sa peine si peine il y a et ensuite peut retrouver toute sa place dans la société.Si elle représenter une menace c'est à la justice de le déterminer. A partir du moment où la justice considère que ce n'est pas le cas, il n'y a pas de raison que cette personne ne puisse pas bénéficier des mêmes libertés que les autres.Par ailleurs, je me répète mais je pense qu'il est illusoire de chercher à endiguer la propagation d'idées en empêchant des personnes de les exprimer. Il faut avoir un peu la foi et considérer qu'on peut parvenir à se montrer convaincant.Si aujourd'hui on prive une personne de sa liberté de parole sans motif légal, demain ce sera peut-être notre tour et vous n'aurez peut-être plus la possibilité de dénoncer les idées que vous jugerez malsaines.Sans cette liberté, nous n'aurions pas pu avoir cet échange intéressant.
    • Seb
      Ne pas oublier le paradoxe de la tolérance : la tolérance illimitée doit mener à la disparition de la tolérance. Si nous étendons la tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas disposés à défendre une société tolérante contre l'impact de l'intolérant, alors le tolérant sera détruit, et la tolérance avec luiQuand laisse présenter des opinions face à des faits , des attaques pures face à des tentatives de débat, de l'affect face à de la logique, ce n'est pas de la tolérance , c'est de la bêtise qui conduit à l'avancée de la déraison et l'arrivée potentielle de la haine car c'est humain d'écouter celui qui parle le plus fort , mais c'est rarement le plus pertinent.C'est comme ça qu'on se retrouve avec un délinquant condamné à incitation à la haine avoir une rubrique sur un grande chaine d'infos, délinquant dont l'opposition à d'autres idées consiste à dire vous avez tort et à jouer de rhétorique pour seulement prôner ses idées archaïque sans place au débat, et c'est dangereux .
    • S DC
      ... Et une police de la pensée soucieuse de définir ses propres contours de la liberté d'expression.Ne pas perdre de vue cette citation magnifique de Voltaire.« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».Je peux respecter votre opinion concernant la personne à laquelle vous faites allusion mais je ne crois pas qu'on puisse anéantir une idée en tentant de l'étouffer. Le seul moyen de la combattre est de s'y confronter et de lui opposer d'autres idées.Il vaut mieux convaincre que de contraindre.
    • S DC
      Partir d'un récit d'agression sexuelle, y associer la fonte du permafrost, les tensions communautaires et la maltraitance animale, c'est un sacré grand écart pour en arriver à la conclusion que le 21ème siècle sera mouvementé.En même temps, ce n'est pas vraiment un scoop. Tous les siècles passés depuis le Big Bang sont d'une manière ou d'un autre mouvementés, il n'y a donc pas vraiment de raison que ça change. ^^
    • Stef
      Quand je lis les commentaires, je me dis que les violeurs ont encore de belles années devant eux...gerbant!
    • QSG-OMDR M
      entre le féminisme , greta thunberg, le communautarisme , les vegans et tout le tralalala, ce 21 ème siècle risque d'être mouvementé
    • John H
      De toute façon il y a prescription, aucune condamnation n'est possible, l'accusé directement pourrait se retourner contre elle .
    • John H
      J'ai réussi a voir (en accéléré ) Conflict of Interest .Elle n'a quasiment aucune scène avec lui , elle a un rôle très secondaire et c'est une des rares actrices du film a ne pas se déshabiller.Le supposé coupable n'a des scènes intimes qu'avec Tabby Hanson qui joue sa femme.Donc Deadly Sins semble plus indiqué , l'autre acteur a des scènes avec elle mais les dates ne collent pas.Peut être parlait elle d'un téléfilm, elle en a tourné pas mal a l'époque.
    • Kévin J
      tu a toucher un point important
    • Simon1310
      Elle était amie avec la femme de Harvey Weinstein et elle n'a pas soutenu Rose Mcgowan quand celle ci avait déclaré qu'elle a été violé par Weinstein. Son silence a était plus parlant que son soutien à Metoo.
    • ServalReturns
      De mettre ses mains sous mes sous-vêtements et tenter de me pénétrer avec ses doigts. à Il m'a violéeTout va bien.
    • black B.
      état de choc de 25 ans.. Elle aurait pu réagir avant que le film sorte ou a sa sortie, au lieu de ca, elle a pris les bénéfices, elle a continué sa carrière, c'est son choix.
    • alain T.
      Yaka, yakapa ... facile de refaire le monde derrière son écran, quand on n'est pas confronté à la situation et qu'on est assis confortablement dans un fauteuilUne personne en état de choc n'a pas toujours des réactions logiques et cohérentes, justement parce que l'agression l'a déboussolée.
    • black B.
      Pour info c'est Xander Berkeley l'accusé ici, mais étant donné que c'est dans un film a tendance très érotique ou Alyssa Milano se fait ploter nue pendant tout le film, je trouve ca assez ironique... Après l'incident e réalisateur a proposé d’arrêter, elle a souhaité continuer.. Au bout d'un moment faut pas faire passer des vessies pour des lanternes, le scandale n'a pas lieu d'être.
    • Hunnam29
      Pas certains que si un jour tu subis un truc au boulot, tu fasses un abandon de poste dès le lendemain... Malheureusement l'argent c'est un peu la vie et tu dois y réfléchir à 2 fois avant de tout envoyer bouler. Sans parler du fait que si tu veux trouver un autre taf derrière en plein abandon de poste, ça peut ne pas se faire facilement, voire pas du tout. Encore moins si t'es un jeune acteur qui grimpe, qui quitte le plateau, bousillant tout le film au passage. Après c'est toujours facile de rester dire il suffit de :)
    • Despond
      Je penche quand même pour Chris moi...
    • Despond
      J'ai mis 4 minutes pour le trouver ;)Né en 1955, son prénom commence par C.
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