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Dans les critiques

NusaDua  (Club 300 Allociné)

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Membre depuis 3 509 jours | 1 447 critiques postées

Sa note : 4 (4)

A propos de : La Colline aux Coquelicots

Sa critique : Très belle surprise que cette Colline aux Coquelicots, venu tout droit du studio Ghibli et parfaitement réalisé par Goro Miyazaki. Si ce dernier ne dispose pas encore de l'incroyable talent poétique de son père Hayao, il livre ici une histoire touchante, empreinte de nostalgie, qui met en scènes deux lycéens dans l’après-guerre. Il faut mettre en avant la richesse exceptionnelle des dessins, qui se révèlent aussi bons que dans les meilleurs Ghibli : on s'en prend plein les yeux ! Alors certes, cela manque d'animaux parlants et d'instrument semi-magiques... Mais ne boudons pas notre plaisir, le deuxième long-métrage Goro Miyazaki mérite toute notre attention !

Ecrite le 13 janv. à 17h34 -  Signaler un abus
soniadidierkmurgia  (Club 300 Allociné)

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Membre depuis 3 792 jours | 3 039 critiques postées

Sa note : 4 (4)

A propos de : Naked

Sa critique : Quand il filme "Naked", Mike Leigh est un metteur en scène de télévision reconnu en Grande Bretagne. Cannes en récompensant son film du prix de la mise en scène et de la palme du meilleur acteur le propulse brutalement en haut de l'affiche . Depuis lors, Mike Leigh accumule les récompenses et sa réputation est désormais établie auprès de la critique européenne. "Naked" décrit l'errance d'un marginal dont Mike Leigh laisse volontairement l'identité réelle et la nature profonde dans le flou pour montrer que l'attitude qui est la sienne peut prendre naissance à différentes sources. Johnny est-il un violeur en fuite comme peuvent le laisser penser les premières images, est-il atteint du sida comme il le sous-entend dans une de ses répliques à Sophie (Katrin Cartlidge) ? La première partie du film montre un personnage pour le moins odieux qui s'immisce de manière brutale dans la vie de son ancienne compagne Louise en brutalisant au passage sa fragile colocataire. Au bout de vingt minutes le bonhomme ne tenant pas en place et passant son temps à éructer finit pas agacer et on se demande si Mike Leigh va nous infliger ce spectacle éreintant pendant tout son film. C'est dans l'espace confiné de l'appartement des deux jeunes femmes que le malaise existentiel de Johnny se matérialise le plus douloureusement. Quand n'en pouvant plus il va se retrouver dans la rue pour une longue nuit d'errance son goût de la rhétorique va s'exprimer de manière jubilatoire face à des quidams rencontrés au hasard des rues. Johnny tout d'abord antipathique va progressivement nous apprivoiser en nous amenant à lui, comme si Mike Leigh voulait nous montrer par ce portrait tout en contraste que chacun est plusieurs faces d'une même pièce. Dans le cas de Johnny c'est peut-être le fruit d'une enfance chaotique qui a généré son 'incapacité à nouer des relations durables préférant se livrer face à des inconnus devenus les intimes d'un moment comme ce gardien de bureau philosophe joué par un excellent Peter Wight. Au fur et à mesure de ses rencontres plus ou moins drolatiques Johnny fait état d'une culture quasi encyclopédique qui démontre sa parfaite conscience des conséquences de son choix de vie. C'est à ce moment que Mike Leigh choisit d'introduire Archie situé à l'opposé de l'échelle sociale qui pratique un hédonisme cynique teinté de sadisme et complètement décomplexé. Lui et Archie semeurs de troubles et perturbateurs sont aux antipodes et c'est cette dualité qui intéresse Leigh pour éclairer d'un autre jour la personnalité de Johnny que l'on aurait pu rejeter suite à une analyse trop rapide. A côté des personnages masculins les trois jeunes femmes paraissent en attente d'une vie rangée qu'elles ont du mal à s'approprier. Louise croira un instant, après qu'il se soit fait tabasser dans la rue, récupérer Johnny pour enfin prendre un nouveau départ en retournant à Manchester, berceau de leur origine commune. C'est mal connaître, Johnny qui ne peut trouver un semblant de reconnaissance que dans la rue lors de ses rencontres éphémères où il peut soliloquer sans fin sur l'origine des choses. Un film unique sur la difficulté à vivre pour certains dans une société qui laisse peu d'espace aux êtres fragilisés par un mauvais départ ou les circonstances de la vie. A noter la présence pathétique dans un de ses premiers rôles de la regrettée Katrin Cartlidge. Saluons au passage le travail sublime de Dick Pope à la photographie qui lorgne de temps à autre vers l'expressionnisme allemand de "M le Maudit" en nous offrant un Londres crépusculaire très adapté à ce film d'une noirceur extrême.

Ecrite le 13 janv. à 17h02 -  Signaler un abus

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Membre depuis 619 jours | 177 critiques postées

Note : 5 (5)

A propos de : Phantom Thread

Critique : Telle la fascination exercée par un tissu en soie, son chatoiement, la finesse de son grain, sa douceur, sa solidité, "Phantom thread" tisse inexorablement sa toile dès les premières images, les premiers échanges de dialogue éblouissants et fascine le spectateur. Paul Thomas Anderson livre son film le plus abouti tant au niveau de la richesse et la perversité de son scénario que par l'élégance racée de sa mise en scène, la splendeur de ses plans et de sa lumiere, le raffinement de la musique. Si Daniel Day Lewis prouve, une fois de plus, qu'il est assurément le plus grand comédien au monde, Vicky Krieps (qui n'est pas sans rappeler quelquefois l'immense Meryl Streep) et Lesley Manville, dont le duo atteint des sommets de trouble et de perfidie, sont les véritables découvertes de ce film spectral et l'un des sommets de l'année cinéma 2018.

Ecrite le 18 sept. à 06h00 -  Signaler un abus
 

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Eremos 

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