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soniadidierkmurgia  (Club 300 Allociné)

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Sa note : 4 (4)

A propos de : Soul Kitchen

Sa critique : Faith Akin cinéaste germano-turque a acquis depuis la sortie de Soul Kitchen une solide réputation de réalisateur enclin à capter les humeurs de son temps. "Soul Kitchen" est une comédie douce amère sur les difficultés de la jeunesse métissée à se frayer un chemin dans la société actuelle. C'est sur les quais en friche de Hambourg que Zinos tient son restaurant "Soul Kitchen" où se rend toute une clientèle de laissés pour compte. Quand son frère joueur invétéré en liberté provisoire vient lui demander du travail ce sont les ennuis qui commencent. Viendra s’ajouter le copain d’enfance, bon germain au cheveu blond qui entend faire une bonne affaire sur le dos de son ami retrouvé. Ces ingrédients ont tout pour nourrir un bon polar urbain avec règlements de compte en série. Mais Zinos est un vrai adepte de la cool attitude et tout se réglera dans la bonne humeur grâce à d’heureux concours de circonstances sans doute provoqués par sa très bonne nature qui est de ne jamais forcer les choses. La soirée aphrodisiaque qui ne sera pas pour rien dans la résolution des problèmes de Zinos en plus d’être drolatique, résume bien la philosophie prônée par Akin. Le capitalisme traverse une crise dont il ne se relèvera pas et l’heure est sans doute venue de mettre en pratique tous les préceptes nés de la révolution hippie de 68 qui avaient été emportés dans la fièvre du consumérisme à tout crin aujourd’hui sérieusement en baisse. Un film sans doute un peu utopiste mais qui mine de rien peut-être précurseur d’un mouvement de fond qui va irradier toutes nos sociétés occidentales bientôte obligées de se réinventés en faisant une place plus importante à la tolérance. Ce n’est sans doute pas un hasard si Fatih Akin allemand d’origine turque a choisi un grec comme héros. Un régal.

Ecrite le 21 janv. à 11h31 -  Signaler un abus
soniadidierkmurgia  (Club 300 Allociné)

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Sa note : 4 (4)

A propos de : Wall Street

Sa critique : “L’argent ne dort jamais” comme le sermonne si bien Gordon Gekko à son jeune poulain Bud Fox. Il est vrai qu’en 24 ans l’argent ne s’est pas endormi et a encore accru son pouvoir sur le fonctionnement de notre planète qui craque sous les méfaits commis par l’homme. Le film d’Oliver Stone revu en 2011 se révèle encore prophétique malgré une sous-évaluation des folies boursières à venir. Depuis la Chine et la Russie sont entrées la danse compliquant encore un peu la situation. C’est à croire que l’homme ne retient rien , pauvre créature mortelle, des déboires qui l’assaillent suite aux dérèglements de ses propres inventions. Ceci ne lasse pas d’inquiéter pour l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants. Ce message politique mis de côté, on prend plaisir à suivre ce thriller boursier qui est mené de main de maître par Oliver Stone qui trouve en Michael Douglas le vecteur idéal de la démesure qui frappe ces grands traders qui se croient les maîtres du monde parce qu’ils ont en main les bouts de papier qui leur permettent de liquider des entreprises que d’autres ont mis des décennies à faire prospérer. Le choix de Charlie Sheen et de son père Martin pour incarner l’opposition de conception du monde qui s’affrontent par générations interposes (on sait depuis laquelle a gagné !) était une très bonne idée. Si le propos est souvent cynique Stone est un optimiste impenitent et montre à la toute fin que le bon sens familial finit toujours par l’emporter comme autrefois dans les westerns. On voudrait tellement qu’il ait raison! Le casting est formidable allant de Hal Hoolbrook en passant par Darryl Hannah ou Terence Stamp. C’est aussi à ses rôles secondaires que l’on reconnaît un grand film.

Ecrite le 21 janv. à 11h30 -  Signaler un abus
soniadidierkmurgia  (Club 300 Allociné)

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Sa note : 3,5 (3,5)

A propos de : Quartier lointain

Sa critique : Le retour à l’enfance si souvent chanté par Jacques Brel est un rêve secret enfoui en chacun de nous qui s’incruste dans nos pensées quand ballotés par les aléas de nos vies trépidentes on se prend à regretter cet océan de mystère dont on a souvent du mal à retrouver les parfums . L’enfance n’est pas seulement la formidable aventure de la découverte de la vie à travers l’observation de ce monde des adultes qui nous paraît alors bien étrange. C’est aussi l’origine de blessures profondes qui nous marquent pour la vie bien que l'on tente en vain de les enfouir au plus profond de nous-mêmes et qui ressurgissent souvent sans crier gare. C’est ce que tente de nous raconter Sam Garbarski de la manière la plus poétique qui soit. L’adulte qui est sans doute en train de reproduire inconsciemment ce qu’il a vécu de manière traumatique dans son adolescence s’endort et se téléporte à l’époque de cet évènement marquant en conservant bien sûr ses facultés d’adultes pour tenter de comprendre ce qui c’est passé et pourquoi pas, comme tout voyageur du temps, tenter d’inverser le cours des choses. On accompagne donc Thomas dans ce retour aux années 60 au fin fond de ce petit village de l’Ain, peu de temps avant que son père ne l’abandonne lui, sa soeur et sa mère le jour même où sa famille s’apprête à lui fêter son anniversaire. Bien sûr malgré toutes ses tentatives pour déjouer le sort, le jeune Thomas se heurte à l’incompréhension de ceux qui avancent dans un autre espace temps que le sien. Il devra donc se contenter d'essayer de comprendre son père et les raisons de son geste désespéré, ce qui lui permettra sans doute de ne pas reproduire à son tour la même erreur alors qu’il doit affronter la crise de la cinquantaine. Au passage il aura pu concrétiser ce premier amour qu’il n’avait oser entrevoir lors de son premier passage dans l’enfance. Il faut dire qu’il est plus facile d’affronter l’hardiesse d’une jeune fille de 14 ans quand soi-même on a une expérience d’homme mûr solidement caché derrière une apparence juvénile. On peut y voir une sorte de message de sagesse envoyé par Garbarski à tous ceux qui perdent leur âme dans les perversions pédophiles. Le film tiré d’un manga diffuse une ambiance éthérée qui en fait tout le charme mais qui rebutera sans doute ceux qui attendent plus de rebondissements d’un tel sujet. On n’est pas chez Christopher Nolan et dans "Inception" où les neurones doivent circuler à toute vitesse pour suivre les contorsions imposées à l’idée originelle du scénario. Touchant, gracieux et remarquablement interprété

Ecrite le 21 janv. à 11h29 -  Signaler un abus
 

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