M.A.S.H.
Note moyenne
3,7
5891 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

137 critiques spectateurs

5
24 critiques
4
27 critiques
3
23 critiques
2
33 critiques
1
18 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2014
Le cocktail était forcément gagnant : innovent et antimilitariste pour les "intellos" et humour potache pour le grand public, il y en avait donc pour tout le monde. Mais il faut dépasser cette façon de voir, si l'histoire n'a ni queue ni tête, force est de constater qu'on passe un bon moment, qu'on ne voit pas le temps passer, que c'est très bien filmé, que Donald Sutherland est excellent, que certains gags sont savoureux (d'autres ne fonctionnent pas, mais ce le lot de tous les films à gags) et surtout que cette démonstration antimilitariste par l'absurde est parfaitement efficace. On retiendra bien sûr le bloc opératoire sanguinolent, le haut-parleur surréaliste, la scène de la cène (empruntée à Viridiana, de Buñuel) et les mésaventures de "Lèvres en feu" (Sally Kellerman). Il y a aussi un petit côté anti-religieux qui est assez réjouissant. En revanche la partie de football américain, certes bien filmée est sans doute trop longue. Un bon moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2014
Première esquive du style du grand Bob : choral dans la forme, grinçant dans le fond.
Tourné en, pleine guerre du Vietnam, les distributeurs firent ajouter à Altman (qui s'en serait bien passé) une intro signifiant qu'il s'agit bien de la guerre de Corée (selon le roman -1951). Qu'importe, le succès fut phénoménal auprès de la contestation de la jeunesse américaine... et jusqu'aux appelés de 69-70.

Bien entendu, tout ceci est abstrait. Ce que la critique Française d'intellos bornés du genre les Cahiers et Positif n'ont nullement compris.

Le match de foot final et la partie Japon sont un peu longs à mes yeux. Ca reste magistral de liberté, de fraîcheur, d'impros, enfin à l'Ouest du nouveau !
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2015
Quand il réalise « M.A.S.H » en 1968, Robert Altman a déjà 43 ans et une carrière qui végète, ne réussissant pas à effectuer la transition du petit au grand écran. La défection de réalisateurs confirmés comme Mankiewicz , Zinneman, Lean, Nichols ou Kubrick le propulse à la tête de cette adaptation d’un roman autobiographique de Richard Hooker par Ring Lardner Jr. un des dix de la tristement célèbre liste noire. Sans doute mû par l’idée de frapper un grand coup et considérant qu'une paix relative lui serait accordée vu les deux films importants mobilisant les pontes du studio au même moment ("Tora, Tora, Tora" de Richard Fleischer et "Patton" de Franklin J Schaffner), Altman impose d'emblée tout ce qui fera l'originalité de son cinéma, l'iconoclaste, l'improvisation, l'overlapping (conversation où tout le monde parle en même temps) et le miroir tendu à la société américaine. Ici ce sera la dénonciation de l'atrocité de la guerre, en référence à peine voilée à celle qui bat son plein au même moment au Vietnam. Pour imposer ses vues et encore accroître sa liberté, il a renoncé à demander à son producteur (Ingo Preminger le frère d'Otto) des stars, préférant débaucher des acteurs en devenir comme Donald Sutherland, Tom Skerritt ou Elliot Gould ainsi que les membres d'une troupe de théâtre de San Francisco. Robert Duvall sera le seul acteur un peu expérimenté au sein du casting. Inutile de dire qu'Altman prendra quelques libertés avec le scénario de Ring Lardner Jr. pourtant à l'initiative du projet et collaborateur dans les années 1940 de réalisateurs aussi prestigieux qu'Otto Preminger ("Laura", "Ambre"), ou Fritz Lang ("Cape et poignard"). Le réalisateur est donc sur le fil du rasoir, jouant en quelque sorte son va tout avec ce pari un peu fou dans le style "Ca passe ou ça casse". En effet rien ne garantit que le public et la critique apprécieront ce pamphlet complètement débridé qui voie des jeunes médecins au look passablement hippie passer leur temps à se faire des blagues de potaches entre deux opérations sur de pauvres soldats qu'il faut soit amputer soit rafistoler avant de les renvoyer au front. Mais le risque aura payé et ce sera la récompense suprême au festival de Cannes de 1970 où le film rafle la palme d'or au nez et à la barbe de films reconnus plus intellectuels. La carrière d'Altman est à partir de cet instant lancée et son style reconnu. Il jouira d'une grande liberté à Hollywood même si certaines traversées du désert et certaines concessions au système jalonneront son parcours. Aujourd'hui avec le recul, le film hormis ses scènes d'anthologie (pour la plupart des gags) ne peut cacher ses maladresses, notamment une direction d'acteurs un peu trop relâchée à certains moments et des sauts de puces narratifs qui nuisent à la fluidité du récit. Mais il faut replacer "M.A.S.H" dans son époque et se dire qu'il constitua un sacré pavé dans la mare qui contribua comme d'autres films plus sérieux à engager les Etats-Unis sur la voie du retrait au Vietnam. Altman a certes pris un risque mais malin comme un singe, il avait sans doute en tête le succès de "Docteur Folamour", le brûlot incendiaire jeté à la face du monde six ans plus tôt par Stanley Kubrick qui aurait pu prendre en charge lui-même, la réalisation de "M.A.S.H". Si son film n'atteint pas la virtuosité, il sera toujours rafraîchissant , même pour les plus jeunes de passer deux heures dans ce joyeux hôpital de fortune en compagnie de la moustache chafouine d'Elliot Gould, du sourire frondeur et légèrement suffisant de Donald Sutherland et surtout des hurlements de plaisir de "lèvres en feu"(Sally Kellerman).
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2014
M.A.S.H. : Moi qui suis plutôt bon public, je n’ai vraiment pas accroché avec cette comédie américaine des années 70. Je n’ai pas vraiment rigolé car j’ai trouvé l’humour plat et sans saveur et surtout vieillissant. Les situations sont certes décalées mais je n’ai pas accroché au délire. Surtout que le scénario n’est pas terrible. Les scènes s’enchainent sans grandes trame scénaristique. De plus, les personnages ne sont pas attachants et franchement limite. Ce que j’ai apprécié dans le film, c’est la satire et la critique ouverte de l’armée américaine. Sinon, la réalisation n’est pas top n’ont plus car elle est plutôt sommaire. Et les acteurs non plus, ils ne sont pas franchement convaincants et surtout pas amusants. Donc voila, j’ai eu du mal à finir ce film (c’est rare) car c’est bavarde, lourd et pas intéressant : dommage.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2014
Palme d'or inattendu au festival de Cannes 1970, "Mash" de Robert Altman s'avère une petite déception, surtout par rapport à sa réputation et les prix qu'il a reçut. Altman nous livre plus une suite se sketch qu'un véritable film et le problème vient du fait que ce soit assez inégal et pas constamment marrant. Même si dans l'ensemble "M.A.S.H" s'en sort plus qu'honorablement, notamment grâce à l'atmosphère régnant tout le long du film, qui reflète le mouvement anti-guerre de l'époque et ressemble à une joyeuse anarchie. Les comédiens s'en amusent et sont souvent impeccable, à l'image de Donald Sutherland, Elliott Gould ou encore Robert Duvall. Si il n'y a rien de honteux, que "M.A.S.H" se laisse gentiment et agréablement regarder et que l'ensemble est plutôt osé et drôle, ce n'est pas non plus un grand film.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2014
Mash se rapproche plutôt des films à sketchs puisqu'il ne fait qu'enchaîner des scènes liées entre elles par les annoncent vocales diffusées dans la base. Donc il n'y a pas réellement de scénario, et les situations exposées sont plus ou moins drôles et réussies. Si on perçoit encore l'impact de ce film irrévérencieux dans le contexte de l'époque (la guerre du Vietnam), cette dimension est forcément fortement atténuée aujourd'hui. De plus ce film n'apporte aucune informations historiques, puisque cet aspect est volontairement gommé. On ne peut donc que le juger sur ses qualités cinématographiques, et là, si on s'amuse souvent, il n'y a pas de quoi crier au chef-d'œuvre.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2017
Palme d'or au festival de Cannes, "MASH" avait tout pour symboliser dès sa sortie en 1970 le film subversif par excellence ; situé pendant la guerre de Corée, il mettait en scène deux chirurgiens venus semer la pagaille dans leur unité, défiant l'autorité, courant les jupons et exaltant leurs prises de positions antimilitaristes et anticléricales. Si le film a pu produire cet effet à sa sortie, aujourd'hui il faut bien admettre que tant au niveau de l'image que du propos, il a pris un sérieux coup de vieux. Ce qui pose problème dans "MASH" est l'adoption d'un point de vue séquentiel qui rend le tout inégal. Si certaines de ces séquences sont réussies (la Cène notamment) la série d'historiettes aboutit à un agrégat dissocié les uns des autres. La mise en scène de Robert Altman manque d'inventivité. Le déroulement du film se résume en effet à cette binarité ; une opération sanguinolente suivie d'un opération subversive répété à l'infini, ce qui rend l'ensemble lassant. Enfin, c'est aussi au niveau du sens du rythme et de l'humour que le cinéaste rate le coche. "Un film sanglant d'où jaillit le rire !" titrait l'accroche du film ; le problème est que précisément le rire n'est pas toujours au rendez-vous !
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2013
Un chef d'oeuvre sur la guerre de Corée avec le grand Donald Sutherland . Pour oublier les horreurs de la guerre , trois chirurgiens organisent des soirées où ils boivent de l'alcool et couchent avec des femmes . Un film culte qui deviendra une série télévisé culte des années 70.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2013
Un film décalé, difficile d'accès sur un thème que je découvrais alors : la guerre de Corée. Est-ce une comédie satirique ou un drame psychologique subtil ? Les interprétations de Donald Sutherland, Eliott Gould et Tom Skerritt valent à elles seules le détour. L'ensemble a pas mal vieilli mais ça reste prenant.
Lepouceducoin
Lepouceducoin

29 abonnés 933 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2013
Quelle déception ! Je ne pensais pas du tout voir un film de ce genre, plus proche des Bidasses ou de la 7e compagnie qu'un film de guerre classique. Sauf que c'est beaucoup moins drôle et très monotone (avec notamment un interminable match de foot américain). Rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. J'en retiendrai seulement quelques répliques (les surnoms de "Lèvres en feu" ou d'"Œil de Lynx") et surtout le look décalé de Donald Sutherland (qui est pas le père de Jack Bauer pour rien : quelle ressemblance !) ou encore davantage d'Elliott Gould.
carbone144
carbone144

115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2013
Il a beau avoir une importance contextuelle considérable, ce que je retiens de sa vision, c'est que je n'ai que rarement accroché un sourire, et n'ai globalement pas passé un bon moment. Donc non. C'est le genre typique de film qu'un cinéphile doit être obligé de se coltiner pour étendre sa culture ciné alors qu'il n'en vaut pas la peine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2013
Très drôle, une histoire qui pourtant ne l'est pas. Des acteurs remarquables et une musique inoubliable. ça donne envie d’être médecins comme TRAPPER JOHN ou HAWKEYE. La palme d'or en 1970 est très méritée.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 novembre 2012
Palme d'or complètement immérité pour ma part. L'idée de faire un film humoristique sur un hôpital militaire et son personnel, bien qu'estimable, est totalement gâché par la manière de Robert Altman de la développer. "M.A.S.H." manque d'intelligence et d'un minimum de subtilités pour en faire une satyre appréciable. La faute principalement à un humour potache qui exaspère plus qu'il ne fait rire. On pense vite aux films des Charlots comme la série des Bidasses ou plus largement aux films de Philippe Clair. Certes, cet aspect comique dédramatise la guerre et ses horreurs mais l'ambiance "colonie de vacances" infantile lasse vite.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2012
Je suis passé à côté. Quand je lis certaines critiques, quand je vois les éloges qu'a reçu le film, je peux les comprendre, mais je n'ai pas pour autant apprécié M*A*S*H. Faire une comédie en film de guerre peut être une idée tout à fait réussie. Il suffit de voir To be or not to be de Lubitsch pour s'en prouver. Mais avec M*A*S*H, ça ne prend jamais pour ma part.
L'intention d'Altman était à la base louable. Dans cette guerre de Corée, qui fait décidément penser au Vietnam plutôt, les mésaventures de trois médecins de guerre. Ils sont idiots, pathétiques, misogynes et dépeignent l'armée d'une façon loin d'être idéale et idéalisée. Replaçons rapidement aussi le film dans son contexte. Il est sorti en 1970, en pleine guerre du Vietnam. C'est d'ailleurs probablement pour ça que l'action se passe en Corée, mais c'est bien entendu à une autre guerre que pense Altman - la guerre de Corée étant terminé depuis bientôt deux décennies.
Bref, le concept je l'ai bien perçu, mais pour moi ça ne marche pas. Car Altman est dans une caricature - certes, c'est son but - outrancière qui me gène dans sa satire. Je n'entre jamais dans ce qu'il me propose, je le vois tirer partout à plein feux sur l'armée américaine mais il se prend un peu les pieds dans le tapis.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2012
Attention, la pagaille arrive dans une antenne chirurgicale américaine plus précisément dans un "Mobile Army Surgical Hospital" qui donne M.A.S.H en sigles. Durant la guerre de Corée, trois médecins font les quatre cents coups et mettent un désordre pas possible. Ils retransmettent en direct live la partie de jambes en l'air entre un major spartiate et une infirmière en feu, qui héritera du surnom de "lèvres en feu". D'ailleurs les amours bruyantes de Robert Duvall et Sally Kellerman sont à ranger parmi les scènes cultes de ce film. Ensuite, les trois rigolos redonnent courage à un soldat qui pensait qu'il était impuissant et organisent un match de football, truqué bien entendu. "M.A.S.H" film vigoureusement antimilitariste, ne cesse jamais de brocarder la stupidité des états-majors et de s'en moquer avec ironie. Aujourd'hui, les rapports entre le cinéma américain et l'armée américaine semblent beaucoup moins tendus, mais il n'est pas déplaisant de retrouver cette bruyante comédie qui ébranle le politiquement correct. Enorme satire de l'armée américaine.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse