La Peau douce
Note moyenne
3,9
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78 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 mai 2021
Truffaut a peut-être été le chouchou de l'intelligentsia française mais La Peau douce est une dinde sans charme et sans intérêt. Jean Desailly est un acteur totalement inintéressant qui ne ferait même pas un méchant intéressant. Dorleac bien sûr est magnifique mais même elle est malmenée elle ne fait rien de sexy et porte surtout des tenues peu attrayantes. Les réalisateurs français ont fait quelques films très charmants sur les aventures extraconjugales mais Truffaut n'en fait pas partie. En plus d'être sans charme il comporte très peu d'action et même cet élément n'est pas assez disponible pour sauver cette histoire...
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2020
Un très beau film, avec une histoire intemporelle qui pourra parler à tout le monde.
Par ailleurs c'est un excellent documentaire sur la France du début des années 60. Et puis Françoise Dorleac (soeur de Catherine Deneuve) et Jean Desailly sont formidables.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2020
Malgré une justesse psychologique à laquelle les comédiens donnent pleinement forme et une plaisante mise en scène, il manque un souffle (romanesque?) au film pour ressentir empathie ou intérêt pour ces personnages fort peu attachants. Maintes fois traité ce sujet même dans un noir et blanc épuré et doté d'un dénouement passablement cruel ne revêt pas ici de dimension inoubliable. Satisfaisant mais dispensable.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2023
Même si « La peau douce » n’a pas reçu à sa sortie en 1964, un accueil favorable, il n’en demeure pas moins l’un des meilleurs films de François Truffaut. En se concentrant uniquement sur cette histoire d’amour issue d’une liaison adultère, le réalisateur nous livre une œuvre remplie de justesse. Les acteurs principaux, Jean Desailly et Françoise Dorléac, sont tout simplement excellents et le montage très rythmé offre une grande intensité dramatique. Bref, un récit simple mais poignant et captivant.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2020
Un très grand film , bien trop méconnu que je découvre en 2020.Un scénario pourtant relativement simple, l'histoire d'un adultère qui tourne mal, ou plutôt d'une passion fulgurante et irraisonnée. Mais la mise en scène est brillante , construite comme un suspens HItchokien, ou même comme une tragédie grecque dans sa 2eme partie. Le film doit énormément aux deux acteurs principaux, Desailly est remarquable, il n'a pourtant pas traversé le temps aisément et on se souvient peu de lui aujourd'hui , voir pour quelques seconds rôles . Un acteur énorme , qui joue ce bourgeois introverti , raisonné, cultivé, qui tombe fou amoureux de cette belle hôtesse de l'air. Il porte sur son visage le drame qui est en train de se jouer et on comprend par son jeu que l'issue sera fatale. Un acteur formidable. Et puis bien sûr la délicieuse F. Dorléac, que l'on connait bien pour 2 ou 3 films cultes; Mais là elle joue très bien aussi, pétillante , enjouée mais désinvolte, jeune fille moderne et libérée tel que le créeront les années 60. Ceccaldi est aussi très bon dans la séquence à Reims, une satire cynique de la petite bourgeoisie de province gaullienne. . Un bout de drame terrible , de rencontres manquées , de faux fuyants, de RDV tronqués , tout cela à l'occasion d'une conférence autour de André Gide. La femme de Desailly : Nelly Benedetti est excellente , c'est étonnant qu'elle n'ait pas fait carrière ensuite. Quelques scènes cultes , comme la 1ere soirée à Lisbonne et ce long plan séquence dans le couloir de l'hôtel ou un échange de clefs scelle le destin des deux amants. Ou le déshabillage de Dorléac, alors qu'elle est endormie , et Desailly qui dégrafe ses portes jarretelles délicatement , un vrai érotisme Bunuelien. Le dernier quart d'heure est étouffant , et oppressant , où tout le destin se joue sur un coup de téléphone raté ( il n'y avait pas portable à l'époque et il fallait la queue pour des cabines à jetons ). A noter une musique originale formidable
jean-marie r
jean-marie r

6 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2019
Un film magnifique. Il y aurait évidemment énormément à dire. J'insisterais sur deux points. D'abord la performance magistrale de Jean Desailly, très grand acteur très sous-estimé. Voyez sa performance hallucinante dans Maigret tend un Piège (la plus grande du cinéma français, mise à part celle de Daniel Auteuil dans Manon de Sources).
Ensuite le suspense et le thème du destin, pour ne pas dire du hasard dans ce film. Voyez la scène du début à l'aéroport, voyez les scènes finales : il n'a tenu à rien, à une minute, à un cheveu, que cette histoire et ce drame final n'aient jamais lieu.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2020
Triste histoire d’une passion sans lendemain.
L’homme est amoureux mais accuse sa faiblesse a assumer cette passion.
L’adjectif doux n’est pas usurpé: la rencontre, la suavité des caresses furtives, la gentillesse de l’homme, le regard tendre au moment de quitter l’avion.
La sublime musique du début avec sa marche harmonique est tout simplement étourdissante d’émotion.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2019
Film d’une justesse remarquable. Tout d’abord le personnage principal Pierre, interprété par Jean Desailly, homme pressé en écrivain demandé à droite et à gauche, inquiet et maladroit. Ensuite sa femme, une de ces femmes qui ne se laissent pas faire et qui, pour cacher ses faiblesses sentimentales et son désarroi face à une situation inextricable, ira jusqu’au bout d’un processus que son mari a mis en place sans se rendre compte des conséquences. Et enfin la maitresse de ce dernier, Nicole joué par Françoise Dorléac, aussi belle qu’elle a la tête sur les épaules. La scène où Pierre raccompagne Nicole dans sa chambre d’hôtel est de toute beauté ; spoiler: ayant passé plusieurs heures en tête à tête devant un verre, chacun des deux personnages a bien compris qu’il s’était passé quelque chose, Pierre et Nicole se demandent s’il faut ou non conclure le soir même, ils montent tous les deux pour raccompagné Nicole à sa chambre d’hôtel, Nicole ouvre la porte de la chambre, elle se retourne vers Pierre et lui tend la main afin qu’il lui dise bonsoir, Pierre prend la main de Nicole sur laquelle il entame un petit baisé, Nicole entre dans la chambre tout en douceur en tenant la main de Pierre et l’entraîne à sa suite, et voilà, le tour est joué et c’est magnifique
. La chute est nette et brutale, comme un couperet. Et on se dit que tout s’accorde à merveille, c’est du Truffaut.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2019
Filmé comme un thriller, 'Le Peau douce' est un mélo efficace et rythmé, bien éloigné des premières expérimentations de Truffaut. Sa conclusion est néanmoins somme toute un peu convenue.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2018
Un truffaut grand cru, une romance dirigé et joué avec talent, l'atmosphère particulière lié à Truffaut et à la nouvelle vague se ressent agréablement ici. Le scénario quoi qu'assez simpliste parvient à nous tenir en haleine presque 2h grâce à la magie presque invisible à l'écran de Truffaut et de Jean Dessailly et Francois Dorléac formant un couple tout a fait attachant et crédible. Une ou deux scènes avec Jean Desailly jonglant entre sa femme et sa maitresse sont assez mémorables notamment. Je mesure de plus en plus le gâchis que fût la mort prématurée de Francoise Dorléac, en voyant ces charmants films d'époques noir/blanc je ne peux m'empêcher de là comparer a sa soeur Catherine Deneuve. Si les 2 étaient photogéniques à l'écran, Deneuve davantage peut être, c'est assurément Francois Dorléac qui jouait le mieux. Un des cinq meilleurs films de Truffaut pour moi
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mars 2017
Probablement le meilleur film de Truffaut après les 400 coups. Très classique, très bourgeois, mais dans le bon sens - les épisodes de la vie assez bourgeoise et lâche d'un écrivain sont superbement joués et filmés. Dans le rôle assez veule de l'écrivain, qui rejette sa femme avant d'être largué par sa maîtresse, il faut reconnaître que Jean Delaunay incarne ce personnage parfaitement. Les quelques passages fétichistes autour des bas de Françoise Dorléac et Nelly Benedetti rajoutent une certaine fantaisie à ce film - on célèbre à juste titre Chabrol comme choniqueur de la bourgeoisie mais ici Truffaut le surpasse dans cette fonction. A noter le rôle de Daniel Ceccaldi, d'un comique parfaitement dosé.
Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
Un riche et célèbre éditeur, père de famille comblé, un peu vieux jeu, rencontre une sublime hôtesse de l'air, et ils tombent amoureux. En quelques mots on a l'histoire simple mais toujours efficace, d'un bourgeois qui trompe sa femme. Je trouve que les films de Truffaut vieillissent mal, mais il faut avouer que la présence de Francoise Dorléac, à la beauté incontestable et intemporelle, apporte une grande touche de charme au film.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 janvier 2017
De quoi frapper le spectateur avec toute la lourdeur et la mollesse de la Nouvelle Vague. Difficile d'y trouver le confort, puisque le jeu des acteurs comme la post-synchronisation médiocres ou la longueur outrancière nous en éloignent.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2016
Un Truffaut toujours plus romantique, qui continu sa trilogie de l'amour impossible. Après le couple subissant la célébrité d'un musicien très demandé dans "Tirez sur la pianiste", puis le trident amoureux dans "Jules & Jim", voici ici le traitement de l'adultère. "La peau douce" est une histoire comme on en fait à la pelle aujourd'hui, mais le sujet était, ne l'oublions pas, assez tabou pour l'époque. Le cinéaste français a fait dans le classicisme le plus absolue, pour un roman de gare qui convoque l'amertume et la déception. Femme italienne plus amante somptueuse égal combo très piquant. Basique mais efficace.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2016
François Truffaut appréciait beaucoup le travail d'Alfred Hitchock et il lui a consacré un livre aujourd'hui célèbre. Il est certain que le travail du maître du suspens a influencé le cinéaste de la Nouvelle Vague, et La Peau douce est un des exemples les plus frappants. En effet, le montage très rapide de ce film donne un côté pêchu à l'ensemble. L'enchaînement des plans devient même frénétique à quelques moments, mettant en place une tension tout à fait hitchcockienne (particulièrement marquante lors de l'ouverture et de la fin). Par ailleurs, le nombre important d'inserts et de gros plans permet au film de faire des raccourcis logiques et d'enchaîner les actions des personnages sans s’embarrasser du superflu. Cela apporte quelque chose au rythme, mais aussi à la représentation de l'adultère, thème central du film. Truffaut ne voulait pas faire de cette relation extraconjugale un événement positif. Il passe donc sous silence toute la romance entre Pierre (Jean Desailly) et Nicole (Françoise Dorléac) pour ne garder que le squelette de leur histoire. Toutefois, quelques traits de poésie subsistent. Le réalisateur emploie plusieurs astuces pour traduire à l'image les émotions des personnages. On se souviendra du moment où Pierre, heureux d'avoir obtenu un rendez-vous, allume toutes les lumières de sa chambre d’hôtel. Mais c'est l'idée des gros plans sur les mains qui est la plus ingénieuse. A la manière du Pickpocket de Bresson, les mains, en se touchant et se frôlant, servent de moyen de communication silencieux. Le gros plan sur l'interrupteur où Pierre éteint la lumière juste après que Nicole l'ai allumée est d'ailleurs d'une beauté rare. Cette poésie contraste avec le début de la relation clandestine, qui n'a pas lieu d'être, qui est complètement illogique. Cela permet au film de s'affranchir du manichéisme. Pierre est heureux avec sa femme et sa fille, sa carrière se porte bien, et pourtant il prend une maîtresse, sans que cela soit une décision réfléchie. De plus, il est bien mal assorti avec cette femme, plus jeune et vive que lui, et il le sait, car le bonheur et la culpabilité se lisent dans son regard lorsqu'il dévore son amante des yeux... Truffaut construit donc une histoire d'adultère complexe, où il est impossible de juger les personnages. L'issue dramatique, annoncée par la forme très inspirée d'Hitchcock, met un point final très lourd à cette histoire qui ne possède pas de réel coupable.
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