La Peau douce
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bobmorane63
bobmorane63

247 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2016
Un film avec pas mal de qualités qui doit ètre un des sommets de la carrière du cinéaste François Truffaut !! Un homme marié et père d'un enfant voyage beaucoup pour la promotion de son dernier roman. Il ,rencontre une femme charmante dont elle sera sa maitresse , il est fou amoureux mais sa profession et la presse lui fait tort de leurs idylles cachée jusqu'à ce que sa femme sache tout ce qui va compliqué les choses. J'ai bien aimé ce film dans son ensemble, la mise en scène est très bien travaillé, la musique de Georges Delerue est belle, le scénario co-écrit par François Truffaut rend ses personnages vivants par les dialogues qui sont joué par Jean Desailly très bon et comme souvent selon la légende, on dit que le cinéaste aime les actrices et ça se voit à sa façon de filmer Françoise Dorléac belle, lumineuse, souriante et triste ainsi que la femme du héros joué par une bonne comédienne. Un long métrage qui a son charme, nous touche et nous bouleverse.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 octobre 2015
Rien à à jouter sur ce qui a été dit, sauf sur la bande son, plus exactement la prise de son, catastrophique. Mauvais son sur les dialogues, mauvais mixage. Du coup on a l'impression que sur pas mal de plans, les voix ne collent pas du tout à l'image.
Ensuite, si la photo de Coutard est toujours très belle, le cinéma de Truffaut vieillit fort mal, c'est particulièrement visible dans ce film-ci. N'est pas Godard qui veut ;)
Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

38 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2015
Oscar Wilde disait "Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder".

Un hymne à l'infidélité, ce quatrième long-métrage de Truffaut à fait scandale en 1964 et à été très mal vue par les puristes alors qu'aujourd'hui, la majorité des gens le trouveront banal, dépasse pour ceux qui poseront au moins un de leurs yeux. Que dire si ce n'est que Françoise Dorléac, la magnifique Françoise est aussi belle, fatale, douce et a la fois insupportable qu’exécrable et trop prétentieuse au vue des interview qu'elle a accordée et a sa manière d'être.

Pierre un homme qui est un grand écrivain à succès et à qui tout lui réussi, l'argent,une femme et un enfant mais qui un jour croise la jeune et troublante hôtesse de l'air, Nicole. La musique de Georges Delerue fait partie des plus belles de son immense répertoire tant elle varie et atteint une intensité dramatique lorsque Pierre cède à la tentation avec culpabilité, mauvaise conscience et éprouve le plaisir tendre d'un fruit prêt à cueillir. Celle d'un fruit savoureux et interdit dont cette homme à la vie si bien ranger va se retrouver confronter à ses actes. Comme ci cela lui rappeler sa jeunesse et cette satisfaction de plaire à nouveau à quelqu'un d'autre le ressuscite ou dans un ménage dont la banalité du quotidien et de la vie de tous les jours l'ont ranger, assagit voir momifier. Les conséquences de sa relation extra-conjugal vont lui peser au fil des jours, des semaines et des mois. Sa passion pour Nicole va être un dangereux engrenage qui va l'amener dans un précipice.

On y voit beaucoup aussi l'influence d'Alfred Hitchcock dans la mise en scène et aussi bien sur les scènes d'amours. Hitchcock filmait ses scènes d'amour comme des scènes de meurtres et ses scènes de meurtres comme des scènes d'amours. Truffaut utilisera ce même procéder.

Jean Desailly est super dans le rôle de cette homme désemparer par le risque d'exploser son couple et sa vie de famille. Beaucoup de regard, les sentiments des personnes viennent plus des situations que des visages. Ce que j'adore aussi chez Truffaut c'est que les scènes d'amours sont sacrés car elles ne sont pas ridicules ou dégoûtantes bien que beaucoup de monde trouveront cette aspect plus teinté ou bloqué.

La scène ou Jean Desailly enlève les bas et jarretelles de Françoise Dorléac et la main qui passe sur ses jambes sont sublimes. Hélas Pierre a force de chercher des excuses et des combinaison pour lea voir sa vie de famille peut être la différence d'âge la personnalité de Françoise qui est extravertie et lui introvertie et pudique ne va que briser ses relations a cause d'une négligence, de maladresse et de choses qui se font attendre et ne viennent pas donc Pierre ne se rend pas compte et qui poussera Nicole à Partir. Ces scènes la jusqu’à sa fin m'auront fait remonter beaucoup de choses à moi en surface, il a été comme un message comme : ah si j'avais fait autrement ou si j m’en étais rendu compte etc...

J'ai trouver également que la relation de Pierre avec Nicole faisait un peu Père-Fille.

Échec commercial à sa sortie il lui faudra du temps pour qu'il devient un film culte de François Truffaut et qui est un de ses plus personnel a ce moment de sa vie.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2015
Ce film de Truffaut boudé par la critique à sa sortie est devenu avec le temps un de ses films cultes… Cette histoire d’adultère, même si classique, mérite pleinement de figurer parmi le tout meilleur de sa filmographie du fait de la précision quasi entomologique du regard porté sur cette relation. Belle condamnation de la lâcheté un peu molle d’un bourgeois ; mais sans jugement ; Truffaut parvient à instiller le juste crescendo de la tension créée chez les trois protagonistes par une relation adultérine.
Un bloggeur dissèque de manière très juste ce film : « De façon pour le moins paradoxale, La Peau douce est à la fois l’un des plus beaux films de François Truffaut et l’un des moins vus. C’est en tout cas celui où il a le mieux concrétisé dans sa propre pratique de cinéaste le principe qu’il avait relevé chez Hitchcock : “Filmer les scènes d’amour comme des meurtres et les meurtres comme des scènes d’amour.”
Prenant à son compte la situation archi-éculée et quasi boulevardière mettant aux prises un homme, son épouse et sa maîtresse, Truffaut va filmer cette histoire de passion brève et violente comme un thriller du quotidien, un déséquilibre mental dans une existence bourgeoise bien ordonnée, s’attachant particulièrement aux détails et à la façon dont ceux-ci sont amplifiés dans l’imagination de Lachenay, son héros ordinaire.
Les premiers regards entre les amants, leur rencontre fortuite dans un ascenseur d’hôtel, les étages qui défilent, les clés que l’on confond involontairement, l’importance que prend soudain le téléphone dans la vie d’un couple adultère, le choix entre robe ou jeans, rien n’échappe à la caméra scrutatrice adoptant le point de vue obsessionnel de son banal personnage masculin. L’important devient accessoire (le travail, la famille…), l’accessoire devient essentiel, amplifié par l’état amoureux et adultérin.
Truffaut saisit magnifiquement cet incertain état de flottement par les inserts, la dilatation d’instants creux, le travail de retranchement ou d’exacerbation sonore, ou encore en situant une partie du film dans ce lieu de transit par excellence qu’est l’aéroport.
Là où le film devient définitivement hitchcockien, c’est dans sa façon de créer le suspens sentimentalo-conjugal en injectant dans cette histoire d’amour un prégnant sentiment de culpabilité. Sentiment qui atteint des sommets de tension (et de drôlerie, grâce à Daniel Ceccaldi) dans la séquence rémoise, quand Lachenay se rend à une conférence en province, simple prétexte pour emmener Nicole en week-end. Lequel vire évidemment au cauchemar, chaque relation de Lachenay, chaque portier d’hôtel devenant un indic potentiel, la petite ville de province une prison, Lachenay un coupable traqué et Nicole une personne invisible. La Peau douce est aussi ce film où les lumières s’allument et s’éteignent, chaque pression d’interrupteur claquant comme un coup de feu…
Envisagé comme un projet rapide en attendant de pouvoir se lancer dans Fahrenheit 451, La Peau douce est aussi un film à forte teneur autobiographique, tourné dans le propre appartement de Truffaut quelques semaines après une crise conjugale entre lui et sa femme Madeleine, quelques mois avant leur séparation définitive.
Témoin de la vision truffaldienne du couple à cette époque, le film comporte de nombreux détails très personnels, notamment tout ce qui se rapporte aux jambes, aux bas et aux jarretelles (obsessions légendaires du cinéaste) de Françoise Dorléac/Nicole…….. Film de la double vie et de l’impasse du couple, du suspens adultérin et conjugal, des instants volés et des amours en transit »
Un indispensable de Truffaut
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 novembre 2014
Mal accueilli à sa sortie, "La Peau douce" se définit aujourd'hui comme un Truffaut majeur. Notamment grâce à une somptueuse mise en scène qui éclaire toute la lâcheté de l'homme au travers du personnage joué par Jean Desailly. Et a contrario, la légèreté d'une passion interdite, spoiler: qui se finira en bain de sang
, vécue par une fille fragile durant ses plus belles années. Françoise Dorléac est éblouissante.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
Un bon film ambiance sixties à la française sur un homme, sa carrière, sa famille et sa maîtresse. Il y a quelques leçons sur le couple à tirer de ce film. spoiler: J'ai aimé la leçon finale de la femme et de la maîtresse que je laisse à découvrir ! ;)
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2014
Un couple respecté, à la situation aisée, et soudain le danger: le mari tombe amoureux d'une autre. Non, nous ne sommes pas chez Chabrol, mais bien chez Truffaut. Là où le premier n'hésite pas à créer des personnages sulfureux et vicieux, le second fait plus dans la tendresse pour un mélodrame fin et émouvant. Car c'est bien l'amour qui est au centre du film. Un amour qui révèle des intériorités complexes conduisant à des liens passionnels forts et des conflits inévitables. D'ailleurs, Truffaut construit son film sur cette alternance entre respiration et compression, mettant le spectateur dans une zone inconfortable et trop rarement ressentie au cinéma. La sensualité et la liberté d'un côté; la contrainte et la fatalité de l'autre, ces deux axes luttent et se mélangent à travers la parole (dialogues brillantissimes), le silence (pesant et significatif) et la musique lyrique de Georges Delerue. Enfin, au centre d'une mise en scène simple et dense, deux acteurs magnifiques (Françoise Dorléac et Jean Desailly) jouant une histoire d'amour qui ne l'est pas moins. Du grand Truffaut !
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2014
C'est avec une extraordinaire liberté de ton que François Truffaut réalisa La Peau douce, cinq ans après son premier long-métrage culte Les 400 coups. A travers l'histoire d'un père de famille bourgeois tombant follement amoureux d'une hôtesse de l'air de 20 ans son aînée – interprétée par la magnifique Françoise Dorléac – le cinéaste nous dresse le portrait d'une famille dysfonctionnelle du milieu des années 60. En abordant frontalement le thème de l'adultère, il ose ainsi s'attaquer à un tabou dans une France qui n'est pas encore passée par la case Mai 68. L'image, signée Raoul Coutard, est magnifique, et la musique de Georges Delerue est discrète mais d'une très grande beauté.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2014
François Truffaut, dans ce film très personnel, raconte une histoire banale, mais le fait avec une justesse, une honnêteté et une sensibilité saisissantes. Le film semble se partager en trois temps: la rencontre entre Jean Desailly et Françoise Dorléac (géniaux) dans un style assez poétique et sensoriel, puis toute la partie centrale dans un registre plus réaliste et enfin le dénouement puissant, grave et tragique. Le tout est unifié par la fluidité de la narration, la grâce absolue de la mise en scène, la fabuleuse musique de Georges Delerue et la superbe photographie de Raoul Coutard qui font de cette oeuvre le sommet esthétique de la filmographie de Truffaut. Aussi prenant qu'émouvant, un grand film.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2014
Je trouve que ce film est un des plus beaux films de Truffaut sinon "Son" grand film. Trop en avance sur son temps peut-être puisqu'il fut lors de sa sortie, fraîchement accueilli par les critiques, par Cannes (Françoise Dorléac en fut très déçue puisque sa soeur fut récompensée), voire par le public puisqu'il ne vit que 600 000 entrées en salles. Quelle excellente idée a eu Arte de l'exhumer de ses archives le 27.10.2014 ! Pour fêter ses 50 ans ? La pellicule pourrait presque être classée monument historique : tous ceux qui ont fait partie de l'équipe de tournage sont disparus : Truffaut en 1984, Desailly, éternel rôle de bourgeois en 2008, Nelly Benedetti qu'on ne vit que dans 4 films en 2011, Ceccaldi en 2003, et Françoise Dorléac à 25 ans en 1967 (...) On croirait en 2014 se promener dans les allées d'un cimetière. Seuls témoins vivants de cette aventure : Sabine Haudepin qui il est vrai, jouait à 9 ans la fille du couple Desailly-Benedetti à l'écran, et aussi Laurence Badie qui interprète le second rôle d'Ingrid, servante du couple. Ce film raconte l'histoire de l'adultère de sa naissance à sa fin, c'est peut-être la raison pour laquelle il a choqué en des temps où une éducation judéo-chrétienne majoritaire conduisait à ce qu'il soit de bon ton qu'on ne parlât pas de ces choses-là. Autour d'un aussi simple fil conducteur que constitue le scénario, il est surprenant qu'on puisse être rivé presque deux heures dans son fauteuil sans s'ennuyer, sans penser à autre chose ! Françoise Dorléac met également beaucoup de vie et de conviction dans son rôle : amoureuse de François Truffaut pendant et après le tournage, ceci explique sûrement qu'elle soit aussi radieuse ! Et le réalisateur affichait aussi sa propre autobiographie puisque lui-même traversait une crise de couple. En outre, le décor n'est autre que celui de son propre appartement. Enfin, le tournage en noir et blanc qui semble résulter d'un budget serré ajoute beaucoup au climat de drame du scénario. Un grand film trop peu connu.
willycopresto
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 octobre 2014
C'est incroyable qu'une histoire a priori aussi banale qu'un adultère puisse vous scotcher comme ça à l'écran. C'est sans doute grâce à une réalisation parfaite, une superbe musique et des acteurs excellents...
E.nigma
E.nigma

16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2014
La peau douce et le cœur tendre sont les quelques mots transitant dans l'esprit du téléspectateur devant cette oeuvre aussi sèche que romantique. Une romance très particulière s'installe d'ailleurs autour de ce triangle amoureux austère et pathétique puisque la passivité des protagonistes illustre parfaitement les méandres que l'adultère peut provoquer. Ce n'est pas le plaisir et le bonheur qui permet d'émanciper nos protagonistes mais plutôt une obsession déprimante et désolante que l'un transmet à l'autre.
Ce n'est pas étonnant que ce film soit désormais réhabilité depuis quelques années et considéré à juste titre comme l’un de ses meilleurs films, sans doute le film le plus hitchcockien de François Truffaut.
cinono1

366 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2014
Grace à un montage nerveux, une mise en scène saccadée, Francois Truffaut est parvenu à donner un sentiment de fièvre, d'urgence dans la relation du couple illégitime, represénte par une Francoise Dorléac à la beauté éthérée et un Jean Desailly soucieux des conventions mais pris par ses sentiments. Histoire que Truffaut ne comprend que trop bien tant l'histoire revêt un caractère autobiographique et que sa fascination pour les femmes transparait. Si tous les film de Truffaut n'ont hélas, pas très bien vieilli, ce n'est pas le cas de La peau Douce et son absence de concession.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2014
Fin 1963,et en attendant la concrétisation de son projet sur Fahrenheit 451,François Truffaut tourna rapidement cette banale histoire d'adultère. Un manque de préparation qui est probablement le point fort de "La Peau Douce",ce drame romantique inspiré d'un fait divers respire la sincérité. Jean Desailly incarne la lâcheté de l'homme marié,engoncé dans son confort quotidien,qui n'assume pas de prendre les risques liés à sa liaison avec une hôtesse de l'air. François Dorleac intrigue beaucoup dans ce rôle,où elle est moins femme fatale que femme tendre,dans l'attente,sans illusions déraisonnables. Comme d'habitude,Truffaut s'attache aux détails comportementaux:frôlement des corps,regards éloquents,élocution variable... Avec la belle musique de Georges Delerue,ce film emporte,malgré un romantisme forcément suranné désormais.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 octobre 2014
Personnellement mon quatrième film de Francois Truffaut, autant je suis conquis par Les Quatre Cent Coups autant je suis assez partagé concernant Le Dernier Métro et Jules et Jim. Résultat après visionnage ? Je suis toujours assez hermétique aux cinéma de Truffaut ! Je trouve le tout assez surfait, les dialogues et la mise en scène snob etc ... La première moitié me laisse de marbre, la seconde est bien plus intéressante notamment grâce à la femme de Pierre qui rend les dernières minutes passionnante et intense. La référence à Hitchcock y est singulière, très belle. En parlant de beauté, comment ne pas évoqué Francoise Dorléac aux traits merveilleux et au talent indéniable.
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