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Le Massacre de Fort Apache
note moyenne
3,9
238 notes dont 46 critiques
11% (5 critiques)
52% (24 critiques)
20% (9 critiques)
13% (6 critiques)
2% (1 critique)
2% (1 critique)
Votre avis sur Le Massacre de Fort Apache ?

46 critiques spectateurs

soniadidierkmurgia

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4,5
Publiée le 14/07/2012
"Le massacre de Fort Apache" est le premier opus de la trilogie réalisée par John Ford sur l'épopée de la cavalerie américaine. Ford était un anti militariste convaincu et il le démontre avec force dans cette charge inspirée de la tristement célèbre fin de carrière du général Custer qui se soldera en boucherie à Little Big Horn. Henry Fonda sorti des rôles un peu falots de ses débuts et qui vient d'être remarquablement dirigé par le maître deux ans plus tôt dans la "Poursuite infernale", endosse avec toute la nuance requise le rôle de ce militaire obtus et amer. Le grand mérite de Ford est de nous montrer dans un long prologue les ressorts qui pousseront cet homme à sacrifier ses hommes pour se prouver à lui-même dans une expédition suicidaire que l'armée ne l'a pas reconnu à sa juste valeur. Pendant la première partie du film cet homme rempli de principes fait montre d'une certaine empathie qui cache une névrose délirante que Ford révèle lors de la scène où Fonda fait irruption chez les parents du jeune officier, soupirant de sa fille. On comprend alors la froide détermination qui habite cet homme quand il est sûr de son fait. Défiant tous les conseils de son second joué par un John Wayne au meilleur de sa forme, il va lancer une expédition désespérée comme pour punir ses hommes du laxisme dont ils ont fait preuve durant les premières semaines de son commandement. L'absurdité d'un pouvoir dévié de sa fonction initiale est exposée avec force par Ford qui n'oublie pas de nous rappeler son attachement aux valeurs de la famille à travers la solidarité qui s'est instaurée au sein du Fort . Mais au-delà du propos qui n'est jamais gratuit chez le grand réalisateur ce sont les images de la vallée de la mort qui nous saisissent en premier lieu et la façon unique qu'avait Ford de filmer les chevauchées endiablées de ses westerns. Du grand art assurément jamais égalé depuis. Le film se termine sur le constat désabusé que la grande muette préfèrera toujours mettre en avant l'image du héros au mépris de la vérité plutôt que de révéler la veulerie de l'un des siens . Kubrick dix ans plus tard avec "Les sentiers de la gloire" reprendra la démonstration en la déplaçant sur le champ de bataille de la première guerre mondiale.
Benjamin A

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4,5
Publiée le 08/03/2014
A travers cette oeuvre fort bien écrite, John Ford va dénoncer la corruption, le racisme ou encore les "relations" avec les Indiens, et c'était d'ailleurs assez rare à cette époque que l'on traite les Indiens de manière égale (notamment à travers le personnage du lieutenant-colonel), il va aussi décrire les relations entre les différents grades au sein de l'armée, ainsi que l'honneur et la dignité. Fort Apache brille notamment par sa mise en scène, immersive et passionnante ainsi que ses mouvements de caméra, de nombreuses séquences sont mémorables à l'image de la vie au camp ou les batailles. La photographie en noir et blanc est superb, tout comme la reconstitution puis il y a cette fin, sublime, tout comme ces dernières paroles prononcées par le personnage joué par John Wayne, qui font écho à "L'homme qui tua Liberty Valence". Il arrive même à y glisser quelques touches d'humour qui font mouche ! Coté casting, ce n'est pas le plus grand rôle de John Wayne, ni par son nombre d'apparitions, ni par ses dialogues, mais ce type dégage une de ses classes et un de ses charismes... c'est impressionnant tandis qu'Henry Fonda, dans un rôle un peu à contre emploie, est parfait.
Sinefil44

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5,0
Publiée le 11/12/2013
Dix ans après le succès de La chevauchée fantastique en 1939, John Ford revient au western en exploitant une nouvelle fois les décors grandioses de Monument Valley. Il nous convie à l'une des plus belles réussites du cinéma américain et imprime sa marque de fabrique dans l'histoire des grands westerns en devenant l'un des maîtres du genre avec des réalisateurs tels que Raoul Walsh, John Huston ou Henry Hathaway. Il réunit un casting de choix parmi les grandes stars de l'époque. Henry Fonda incarne un colonel autoritaire et inflexible, hautain et maniéré à l'extrême, à la limite de l'insupportable, père attentionné mais militaire despotique, tatillon et coincé. Shirley Temple est ravissante dans le personnage de Philadelphia Thursday, la fille du colonel. John Wayne campe le capitaine York, un officier reconnu par ses hommes pour son humanisme et sa clairvoyance, toujours en opposition avec son entêté de colonel. Il ne faut pas oublier le fameux quatuor de sergents représentés par Pedro Armendariz, Ward Bond, Victor McLaglen et Dick Foran, qui apporte un brin d'humour non négligeable. Un niveau en dessous "La charge héroïque", du même John Ford, ce superbe western recèle quelques petits défauts, telles les scènes de danse qui occupent une part trop importante du scénario. Mais, dans l'ensemble, ce film est l'un des plus mémorables qui soit. Ce film est l'un des premiers westerns pro indiens. Ford les présente les indiens comme un peuple fier, acceptant la négociation mais trahis par un colonel obtus et raciste. D'ailleurs, la bataille à la fin du film est une transposition de celle de Little Big Horn ou le Général Custer fut défait par les indiens en 1876. Premier volet d'une trilogie consacré à la cavalerie, Le massacre de Fort Apache sera suivi de La charge héroïque en 1949 et Rio Grande en 1950. Les trois films furent de grands succès avec la participation de John Wayne à chaque fois. Outre la mise en exergue de la cavalerie américaine, Ford nous livre la vie sociale d'un fort et met en avant le rôle des femmes de militaires avec une justesse rarement égalée. A noter que la version originale US a été amputée d'un quart d'heure pour donner la version française et que j'ai eu la chance de voir la première, plus intéressante et surtout plus compréhensible, certaines séquences de la version FR arrivant comme un cheveu sur la soupe.
Docteur Jivago

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4,5
Publiée le 25/11/2013
Western passionnant signé John Ford, "Fort Apache" nous narre l'histoire d'un lieutenant-colonel qui arrive au Fort Apache, et on va suivre ses relations avec ses officiers, ses indiens ou encore ses idéologies. Le scénario est bien écrit et intéréssant et à travers ce film, John Ford va dénoncer la corruption, le racisme ou encore les "relations" avec les Indiens. C'était assez rare à cette époque que l'on traite les Indiens de manière égale et à travers ce lieutenant-colonel, il va aussi décrire les relations entre les différents grades au sein de l'armée, ainsi que l'honneur et la dignité. La mise en scène de Ford est excellente, c'est vraiment bien filmé, que ce soit la vie au camp ou les batailles et la photographie en noir et blanc est superbe. Et il y a cette fin, sublime, tout comme ces dernières paroles prononcées par le personnage joué par John Wayne, qui me font pensé à "L'homme qui tua Liberty Valence" du même réalisateur. Il arrive même à glisser quelques touches d'humour qui font mouche ! Coté casting, ce n'est pas le plus grand rôle de John Wayne, ni par son nombre d'apparitions, ni par ses dialogues, mais ce type dégage une de ses classes et un de ses charismes, c'est impressionnant et Henry Fonda dans un rôle un peu à contre emploie (souvent habitué à jouer des "gentils") est parfait. Un très grand et beau western.
Frédéric Le Mouël

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5,0
Publiée le 10/03/2013
L'un des chefs d'oeuvre du western et le meilleur des 3 films de John Ford sur la cavalerie américaine. Une oeuvre également très engagée, très pure idéologiquement dans le message qu'elle délivre : l'Armée a raison envers et contre tout, le corps social est plus important que les individualités qui le composent. La confrontation entre John Wayne (parfait en officier courageux et proche de ses hommes) et Henry Fonda (inouï de justesse et d'élégance en officier zélé, brutal, mais loyal) est à elle seule un grand moment de cinéma.
TTNOUGAT

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4,0
Publiée le 02/10/2012
Quand un film est aussi bien mis en scène, qu'il contient de si belles séquences à la fois comiques et tragiques, il n'est guère possible de lui mettre moins de 4 étoiles. Pourtant, lorsque on connaît les qualités et les possibilités de Ford, on a des petits regrets; Il est indiscutablement moins passionnant et moins réussi que le suivant ''la charge héroïque '' car les séquences anecdotiques sont trop nombreuses par rapport au fil conducteur de l'histoire. Par exemple, on y danse presque autant qu'on y galope; pour un tel western c'est un peu gênant. Sur le fond, la passion de Ford pour l'armée est curieusement mise à mal par le comportement du lieutenant colonel Owen Thursday, véritable pervers antipathique au possible qui ne possède que des lueurs d'humanité pour sa fille. Ce personnage anti-fordien n'a aucune légitimité dans l'oeuvre du réalisateur, c'est une des faiblesse de ce film avec le choix pour le moins bizarre du mythe de Custer. Il est par contre difficile d'oublier le charme juvénile de Shirley Temple et la séquence merveilleuse dans laquelle le lieutenant Michael O'Rourke retrouve ses parents après 4 ans d'absence. Il faut voir comment Ford film l'émotion du père, tout est dans le tempo et le sentiment intérieur. C’est le seul cinéaste qui soit capable de nous offrir de tels moments. avec une telle pudeur.
ER9395

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2,5
Publiée le 15/09/2013
Un western de facture très classique , fade et sans surprise .
tomPSGcinema

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4,0
Publiée le 02/02/2011
Evocation, par le biais de la fiction, de l'histoire vraie du général Custer, à l'époque de la bataille de Little Big Horn... C'est en 1947 que John Ford réalise avec " Fort Apache " un de ses meilleurs westerns, qui est aussi le premier d'une trilogie concernant la cavalerie américaine. L'histoire qui relate donc le désastre de la célèbre bataille de Little Big Horn, est surtout un très beau portrait de la vie d'un fort, car on y voit des séquences d'entraînement de soldats, mais aussi comment les femmes vivent à l'intérieur de ce lieu, ou encore une scène de bal magnifiquement filmée. En tête d'affiche, on retrouve des comédiens pour hyper talentueux, à savoir : John Wayne, dans le rôle du Capitaine York, un homme qui respecte fortement les Indiens, mais aussi, Henry Fonda dans celui de l'entêté Colonel Thursday qui entraînera une partie de ses soldats à une défaite couru d'avance, ou encore la belle Shirley Temple, qui est adorable dans le rôle de la fille de colonel Thursday et qui tombera facilement amoureuse du lieutenant O'Rourke, interpréter par le jeune John Agar. Mais il y a d'autre seconds rôles bien sympathique dans ce western, puisqu'on retrouve aussi Ward Bond ( qui joue le sergent O'Rourke ), Victor McLaglen ( dans celui du sergent Mulcahy ), Pedro Armendariz ( qui lui joue le rôle du sergent Beaufort ) ou encore une des star du muet, Mae Marsh qui possède un petit rôle en guise de clin d'oeil. On a donc le droit à un casting assez impressionnant et qui s'avère bien dirigé par un John Ford qui nous propose quelques séquences dont lui seul en aura le secret, notamment la bataille finale entre les indiens et la cavalerie qui se terminera par un massacre et qui s'avérera être subtilement filmée. On passe donc un excellent moment, d'autant que la photographie en noir et blanc à vraiment bien vieilli, que la partition musicale de Richard Hageman est l'une des plus marquante que le genre ait connu, et que l'ensemble possède une belle histoire d'amour entre Shirley Temple et John Agar, qui apporte une note de légèreté qui est inclu intelligement au récit.
teofoot29

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3,0
Publiée le 15/04/2010
Un western qui sans m'avoir totalement conquis n'en est pas moins déplaisant.
Peichan2

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0,5
Publiée le 10/05/2008
Oulà ! Moi je n'ai pas du tout aimé ! Je me suis dit que j'allais me remettre aux westerns, et ça m'as bien calmé ! C'est trop vieux et même si john wayne a été le pionnier des westerns, je préfère me ratacher aux films avec clint.
Nicolas L.

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1,5
Publiée le 01/11/2018
Fade, vieillot stéréotypé et mal joué. J'ai pas du tout accroché. Y a que Henry Fonda qui a une certaine classe que je retiendrais du film. Pour le reste...
Mafoipourquoipas

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2,5
Publiée le 20/10/2018
2,5 étoiles - Le Massacre de Fort Apache Film qui n'a rien d'extraordinaire, mais qui est distrayant. Je n'ai pas grand chose à dire en plus ... C'est plutôt bien fait. Film spectacle avec un fond moral. Bref, film qui sait occuper un temps d'ennui.
Antoine D.

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4,5
Publiée le 24/09/2017
Le scénario est tiré d'une histoire vraie comme de nombreux westerns. Celui-ci retrace le massacre de la troupe du général Custer par les troupes de Sitting Bull. John Ford met en scène la corruption, le racisme et dans les dernières séquences, la loyauté, le courage et l'honneur du Colonel Thursday. C'est l'une des première fois dans le cinéma que l'on voit un sous officier remettre en cause les ordres d'un officier qui veut imposer ses règles. On retrouvera ce genre dans le film de Kubrick, Les sentiers de la gloire ou celui de Aldrich, Attaque! L'humour est très souvent mis en scène, comme avec la scène où les soldats doivent monter sur leur cheval. L'humour est pourtant très rare dans ce genre de film.
Wagnar

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4,0
Publiée le 29/12/2016
Premier volet de la trilogie de la cavalerie de John Ford, ce western ne démérite pas. Henry Fonda est vraiment épatant dans son rôle inhabituel de colonel antipathique. Il faudra attendre Il était une fois dans l'ouest pour le voir incarner un personnage aussi méprisable. Il vole largement la vedette à John Wayne, pourtant excellent. Toute l'équipe habituelle de John Ford est réunie au grand complet : Ward Bond, Victor McLaglen, Pedro Armendariz... avec une galerie de soldats aussi pittoresque que sympathique. Il est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'action, excepté la séquence finale dudit massacre ( anthologique) mais le film se suit sans ennui et avec un immense plaisir. Il est l'un des premiers westerns pro indiens. Ford présente les indiens comme un peuple fier, acceptant la négociation mais trahis par un colonel obtus et raciste. Quant à Shirley Temple, même si son rôle parait négligeable, elle constitue un atout essentiel au film en apportant sa jeunesse, sa fraîcheur et son charme irrésistible au milieu de ce monde viril et sauvage. Très bon film ! Note : le plan de John Wayne face à l'étendard du 7éme de cavalerie planté dans le sol au milieu de la poussière à la fin du film est pour moi énorme car après cette bataille la nation Indienne fut rayée de la carte. C'est une scène lourde de signification qui annonce les Cheyennes, dernier western de Ford.
overlook2

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3,5
Publiée le 24/06/2016
« Fort Apache » ne vaut pas l’étiquette de chef-d’œuvre impérissable qu’il est bon ton de lui coller – ce sera par contre le cas du film suivant de Ford sur la Cavalerie, l’inoubliable «Charge héroïque ». Non, celui-ci est assez bancal dans sa construction, mou dans son rythme et parfois pesant dans sa mise en scène (il n’a pas le classicisme altier et puissant d’autres chef-d ‘œuvres du maître). Paradoxalement, ces défauts lui confèrent le charme de l’esquisse et du pas de côté, tout en marquant une étape importante dans la prise en charge d’un discours politique dans le cadre du western, annonçant le tournant dans l’œuvre de Ford. Soit une première partie très flottante, chronique de la vie au fort, avec romance et rivalité d’égo en filigrane. S’enchaînent ici très inégalement des scènes un peu poussives (le côté « folklorique » des coutumes du camp et l’idylle fleur bleue des jeunes tourtereaux) et des moments plus émouvants, liés à la description de la force matricielle de la famille (qui n’atteignent cependant pas les sommets de « Quelle était verte ma vallée ») et à ce personnage complexe du Colonel Thursday, homme blessé et aigri, chez qui l’idéal s’est transformé en amertume et auquel Henry Fonda apporte une humanité bouleversante. Il y a enfin la belle présence, étonnamment effacée, de John Wayne, dans un second rôle alors que l’acteur était une star ! Cette humilité colle parfaitement au personnage du Capitaine York, lui-même très en retrait dans l’intrigue au début, pour ensuite monter en puissance et se poser en contre-point à l’aveuglement mortifère de Thursday. Et oui, John Wayne prône la tolérance et l’antiracisme et va jusqu’à réinventer sa manière de jouer, ici très intériorisée et minimaliste. Et l’acteur de camper un personnage d’une force et d’une humanité indéniable : paradoxalement, il tient là un de ses meilleurs rôles ! Vient une deuxième partie qui fait glisser le film sur le terrain du politique : à travers la reconstitution (à peine déguisée) de Little Big Horn, Ford aborde l’ambiguïté – pour ne pas dire le cynisme meurtrier – du gouvernement américain vis-à-vis des indiens. Geste fort dans le contexte de l’époque (et carrément gonflé dans le cadre du western où les Indiens étaient au mieux traités comme de bons sauvages), Ford montre la nation indienne dans sa noblesse et surtout souligne l’injustice et l’oppression dont elle fut l’objet par le gouvernement américain, qui travailla à sa décomposition - de l’intérieur à travers le personnage du trafiquant d’alcool et sur le terrain militaire, en poussant les Indiens à la rébellion pour mieux les éradiquer. La grande intelligence du film est de doubler cette cinglante critique politique par une réflexion très subtile sur le mythe (celui de la Cavalerie, mais aussi celui de l’Amérique en général). Irriguant souterrainement les précédents westerns de Ford, cette réflexion sera portée en exergue par les suivants – jusqu’à l’exemplaire «Liberty Valence ». Toute la subtilité – et la lucidité – du cinéaste tient le mélange détonant d’ironie et d’idéalisme qui trouve son aboutissement dans la résolution finale : l’hommage posthume ambigu que rend York à Thursday et son éloge de l’esprit de corps de la Cavalerie. La période d’immédiate après-guerre peut en partie expliquer ces nuances (nécessité de redonner espoir en un peuple qui a souffert d’une guerre lointaine) mais touche surtout la complexité du regard de Ford sur le mythe de sa Nation, auquel il a lui-même largement contribué : il prône la force d’exemple que recèlent les vertus du mythe sans rien cacher de l’aspect négatif de la réalité qui lui a donné naissance. Une ambivalence qui sauve in fine ce western inégal et qui fera la force des suivants.
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