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La Patrouille perdue
note moyenne
3,0
33 notes dont 12 critiques
8% (1 critique)
42% (5 critiques)
25% (3 critiques)
17% (2 critiques)
0% (0 critique)
8% (1 critique)
Votre avis sur La Patrouille perdue ?

12 critiques spectateurs

JamesDomb
JamesDomb

Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 1 060 critiques

4,5
Publiée le 06/03/2012
En 1939, John Ford est déjà considéré comme un vieux routier du cinéma en affichant près de 70 films à son actif depuis 1917. La Patrouille perdue, réalisé en 1934 est son premier film réalisé pour le compte de la RKO. Le metteur en scène retrouve l'un de ses acteurs fétiches Victor McLaglen qui donne ici la réplique à Boris Karloff à peine débarrassé de son maquillage de La Momie (Karl Freund, 1932). Avec sobriété, une unité de lieu (le désert, une oasis), de temps (1h05) et d'action, John Ford plonge un groupe d'hommes (aucune femme n'apparaît dans le film) en plein désert où chacun doit lutter pour survivre. Alors que la Première guerre mondiale fait rage, une patrouille britannique isolée sillonne la Mésopotamie (le film a été tourné dans le désert de Yuma en Arizona) sous un soleil de plomb. Le désert s'étend à l'infini tel un linceul blanc. Des soldats marchent vers une destination connue par un seul homme, leur commandant qui meurt dès la première image. Un ennemi invisible peut surgir à chaque instant tandis que la patrouille ne sait plus où elle se trouve, ce qu'elle fait ici et surtout où elle doit aller. Avec un sens de l'épure et même quelques pointes d'humour, John Ford montre les hommes et les chevaux tomber, des soldats s'abreuver tels des animaux lorsqu'ils trouvent une oasis (qui aura d'ailleurs raison de leur perte). Chacun des personnages a son caractère bien trempé et devient rapidement attachant. Les souvenirs de beuverie, de bagarres et de plaisir avec les jeunes filles reviennent rapidement à la surface quand les balles ennemies se taisent. Mais la folie guette, la peur rode et l'issue semble fatale. En 1934, La Patrouille perdue est considéré par la critique américaine comme le meilleur film de l'année tandis que le compositeur Max Steiner reçoit l'Oscar de la meilleure musique. Considéré à tort comme une oeuvre mineure dans la filmographie de John Ford, La Patrouille perdue demeure un très grand film, dépouillé et franc, captivant, bref, un modèle du genre à réhabiliter de toute urgence.
Antoine Renaud
Antoine Renaud

Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 505 critiques

5,0
Publiée le 18/01/2009
La patrouille perdue est un très bon film dirigé par John Ford qui relate ici une histoire vraiment intéressante où l'atmosphère de solitude et de peur est très bien recréer... A découvrir absolument.
fuck-les-modérateurs-allociné
fuck-les-modérateurs-allociné

Suivre son activité 78 abonnés Lire ses 3 920 critiques

2,0
Publiée le 23/04/2011
Un schéma de film indémodable, ça fonctionne, bien que les réactions des protagonistes ne soient toujours spécialement intéressantes, heureusement que le film est court.
tomPSGcinema
tomPSGcinema

Suivre son activité 124 abonnés Lire ses 3 042 critiques

2,0
Publiée le 07/02/2011
Privés de leur commandant, des soldats britanniques égarés dans le désert découvrent une oasis avant d'être assiégés par l'ennemi.... " The Lost Patrol " est un film de guerre d'une grande banalité au niveau de sa mise en scène. L'idée du huis clos se déroulant dans un oasis en plein désert était pourtant un postulat de départ intriguant, mais la réalisation peine à convaincre et finalement peu de séquences arrive à retenir notre attention, ce qui est un comble quand on pense que c'est un réalisateur de la trempe de John Ford qui a réalisé ce film. Mais bon le film se suit jusqu'à la fin sans trop de soucis, grâce à sa durée assez reduite ( à peine 1H05 ), mais aussi pour l'interprétation de l'ensemble de son casting 100% masculin ( car il y a en effet pas une seule présence féminine tout au long du film ) et notamment des deux grand acteurs que sont Victor McLaglen (dans le rôle du sergent ) et Boris Karloff ( dans celui de Sanders ) qui sont bien sérieux et crédible, tandis que la photographie en noir et blanc de Harold Wenstrom à bien supporter toutes ces années. A noter également que ce film aura reçu une nomination à l'oscar de la meilleur musique concocté par un certain Max Steiner. Tout n'est donc pas négatif, mais l'ensemble fait clairement penser que l'on se trouve devant une oeuvre mineur du célèbre cinéaste.
Flavien Poncet
Flavien Poncet

Suivre son activité 144 abonnés Lire ses 1 073 critiques

0,5
Publiée le 12/10/2007
Dans cette première période de collaboration entre le scénariste Dudley Nichols et le réalisateur John Ford est né «The Lost Patrol» (USA, 1934). Moyen-métrage, le film s’apparenterait presque à l’extrême du cinéma fordien. Une légion de soldats, traversant les déserts arides de Mésopotamie, se trouve perdue après le meurtre de leur commandant. Ils trouveront refuge dans une oasis. Aucun suspense, il est évident que tous vont mourir hormis le héros principal, exemple de résistance mental, interprété par Victor McLaglen (à la ressemblance trouble avec Charles Vanel). La communauté, la primauté de la masculinité, les conflits du bien et du mal, Ford schématise son cinéma à tel point qu’il le ridiculise. Le courage suicidaire qui semble mouvoir chacun des protagonistes les représente comme des signes de bêtise. Non pas qu’on en juge le comportement mais plutôt que cela en affecte le film d’une irritante façon. Cependant si l’intrigue et son mode de narration souffrent de lacunes évidentes, c’est l’assurance débordante de la musique qui finit d’exploser le film. Fruit du mythique Max Steiner, compositeur phare de l’âge d’or d’Hollywood, sa composition ultra-illustrative, soulignant chacune des actions avec une bêtise sans pareille, s’opiniâtre à prendre le spectateur pour un demeuré. Peureux de l’incompréhension du spectateur, c’est déjà là l’ombre de ce qu’est l’industrie hollywoodienne de nos jours : une mère qui tient le spectateur par la main, de peur qu’il s’échappe. Hormis ces failles grossières, «The Lost Patrol» n’est pas exempt de qualité (bien qu’elles soient moindres). Le décor phantasmatique des dunes désertiques, l’évocation des ennemis (brisée in fine) et les lignes tranchées du noir et blanc, encadrant les ombres et oppressant l’atmosphère, constituent les uniques intérêts du film. Avec «The World moves on» (USA, 1934), Ford avait fait mieux, il faudra peut-être attendre 1939 et son «Stagecoach» pour qu’enfin John Ford devienne la légende.
Plume231
Plume231

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3,0
Publiée le 15/03/2015
John Ford avait tourné en 1934 ce que l'on peut considérer comme l'ancêtre du film de survival. Une oasis qui la faute aux circonstances va servir de lieu clos à une patrouille, un ennemi invisible mais dont on sent à chaque instant la présence redoutable, le désert à perte de vue comme seul horizon... Simple mais efficace, et rendu d'autant plus simple et efficace par une épure dans la mise en scène et dans l'action, un coup de feu, un mort, un groupe qui va se réduire comme peau de chagrin, c'est aussi simple et efficace que cela... Épure qui va malheureusement ne s'étend pas aux dialogues un peu trop présents, même s'ils permettent d'en savoir un peu plus sur chacun des personnages, et au jeu de Boris Karloff en mode cabotinage absolu en fou mystique. A part cela rien à reprocher à cette oeuvre sobre et rigoureuse, preuve qu'à cette époque Ford était entre le cinéaste très expérimenté et le grand cinéaste en devenir.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

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4,5
Publiée le 13/12/2013
On pourra mégoter sur des manques (moyens, narration), sur une modestie de l'ensemble, il faut néanmoins regarder The Lost Patrol comme la première pierre cinématographique d'un genre extrêmement métaphorique légendaire et balisé : le Survival où un groupe d'hommes se trouve haché menu par un ennemi invisible, qui à la façon d'un funeste destin vient frapper à leur porte... Et oui The Lost Patrol est le papa d'Aguirre, d'Apocalypse now, de Full Metal Jacket ou de Valhalla Rising, dans un autre registre des dents de la mer de Predator ou d'Alien (faire de l'ennemi une arlésienne le rend d'autant plus effrayant et impitoyable)... Pour cet immense héritage qu'il est en droit de revendiquer, The Lost Patrol se doit d'être vu et revu.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 194 critiques

4,0
Publiée le 01/09/2013
En 1934, John Ford s'est déjà bâti une solide réputation, sans pourtant briller de son aura de légende qu'il gagnera bien plus tard après avoir livré ses chefs d’œuvres que l'on connaît tous par cœur. Ce film est néanmoins pourvu de deux atouts de taille : primo c'est un « vrai » John Ford (et tout ce que ça implique : une âme fordienne, une esthétique fordienne...en deux mots c'est trop cool), et secundo c'est sans doute un des premiers survival de l'histoire du cinoche ! Combinez moi ça et vous serez aux anges, si vous avez le bon goût d'adorer à la fois les bon vieux classiques et les fameuses séries B cultes des années 80 ultra survivalesque. Ajoutez à cela que La patrouille perdue est loin d'être un embryon de ce sous-genre délectable, œuvre que l'on admire parce qu'elle a posé les bases et tout le tintouin, non, ce film va décidément plus loin que le squelette du survival et se permet le luxe de l'étoffer avec personnalité, en empruntant la voie du huis clos. Pour les idées type « fondatrices » on a une caractérisation psychologique d'un petit groupe, avec croisement idéologique à la clé (Boris Karloff en prêtre qui pousse le bouchon jusqu'au fanatisme, absolument génial). La musique du grand Max Steiner (monsieur Autant en emporte le vent) est parfaitement synchronisé avec l'émotion qui se dégage des images : la joie et l’insouciance des américains retombe vite lorsqu'un coup de feu abat l'un de leurs compagnons, la partition se montre alors plus inquiétante, traduisant l'oppression du désert et des maures. Enfin ce film se montre d'une rare noirceur (d'autant plus surprenante qu'elle vient de Ford l'optimiste d'avant Liberty Valance) dans son développement narratifs, poussant le concept de survival jusqu'à un paroxysme très audacieux à l'époque (en plus de cela des passages jugés trop peu « en règle » ont étés coupés!) Les arabes représentent une menace mortelle, invisible, l'incarnation même du désert destructeur qui va jusqu'à l'abstraction : on ne les apercevra jamais, sauf à la fin du film, et à ce moment là rien ne prouve que le sergent seul ne délire pas, et tout peut être fatalement remis en question jusqu'à l'existence de la section du sergent et de l'oasis...Peu importe si l'on considère ce film comme les mirages d'un homme seul errant dans le désert ou si les situations se sont vraiment produites, il y a d'autres idées osées dans cette œuvre de Ford. La mort rapide d'une demi douzaines d'hommes qui crée un cimetière où l'on plante des sabres dans le sable, avec rage, comme pour se venger de l'ennemi désertique. Les mirages d'un homme filmé en vue subjective, l'arrivée clownesque d'un « secour-mirage », le suicide fanatique final...bref, c'est du lourd, surtout pour un film si ancien, 1934 remontant presque à la période muette...Clouant, stupéfiant, et, même si l'on ne peut pas le ranger entre Mad Max 2 et New York 1997, car revers de la médaille l'ancienneté fait pâtir le ludisme, la Patrouille perdue une pépite à conserver précieusement.
mistermyster
mistermyster

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3,0
Publiée le 02/06/2013
La folie qui gagne un a un les plus forts, les plus lucides, la guerre des hommes absurde et démentielle, se battre avec un ennemi invisible, un ennemi que l'on ne connait pas, que l'on ne comprend pas, tous morts pour la patrie. On pourrait croire que l'héroïsme que Ford se plait à nous conter est mis à mal dans cette aventure dans le désert. Ford ne nous donne pas les motivations de ces hommes, il ne nous montre que la détresse, la peur et la folie qui les gagne; les acteurs sont tous excellents, avec une interprétation sur mesure de Boris Karloff. Pas d'humour pour désamorcer le côté dramatique, nous ici Ford construit un pur drame.
chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1033 abonnés Lire ses 10 091 critiques

3,0
Publiée le 12/11/2012
Alors que la guerre mondiale fait rage, des patrouilles britanniques isolèes sillonnent la Mèsopotamie, sous un soleil implacable! Ici, le dèsert s'ètend à l'infini, tel un linceul blanc! Ces hommes marchent à la mort, luttant contre un ennemi invisible, qui peut surgir à chaque instant! John Ford, une fois de plus, montre le drame de ses personnages isolès, contraints à vivre ensemble une action difficile et mortelle! Un film qui dècrit la situation d'une poignèe de soldats (dont le sergent Victor McLaglen et le très croyant Boris Karloff) encerclès dans le dèsert, par des indigènes, où le silence de ce dèsert a fait peur! La musique de Max Steiner accompagne donc le mètrage de bout en bout! C'est un peu comme si "The Lost Patrol" se dèroulait en pleine mer! Très vite admis comme un cinèaste de qualitè, "The Lost Patrol" donna à Ford la cèlèbritè! Au final, il en sort un classique fordien avec de l'eau, des dattes et pas âme qui vive...
Maqroll
Maqroll

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4,0
Publiée le 11/11/2012
Un film mythique de John Ford, peut-être le premier de tous. Le scénario, de Dudley Nichols, est d’une simplicité linéaire : durant la seconde guerre mondiale, une patrouille se retrouve dans le Sahara, au milieu de nulle part, perdue à tous les sens du terme, sans son lieutenant, sans ordres, sans direction où aller. Trouvant refuge dans une oasis, ils vont se faire massacrer un à un apr les Arabes du désert avant l’intervention salvatrice d’une brigade qui ne trouvera qu’un seul survivant à demi-fou, le sergent qui avait hérité du commandement, magnifiquement et sobrement interprété par Victor McLaglen. La réalisation est d’un classicisme parfait, le propos est celui, souvent exploité par Ford, d’un groupe d’hommes isolé devant un danger et où les tensions se nouent jusqu’au paroxysme. Un grand classique du cinéma qui n’a pas tellement vieilli, contrairement à l’opinion de Georges Sadoul.
ronny1
ronny1

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4,0
Publiée le 22/11/2006
The Lost Patrol de John Ford, est le remake d’un médiocre film anglais réalisé en 1929 par Walter Summers (où le frère de Victor McLaglen, Cyril y tient le même rôle). Pendant la première guerre mondiale, une patrouille de cavaliers anglais est perdue dans le désert de Mésopotamie. L’officier commandeur était le seul à connaître mission et destination. Il a été abattu dès le début du film. Errant dans l’immensité brûlante, les hommes trouvent une oasis. Au réveil, le garde a été poignardé et les chevaux volés. Commence alors le massacre séquentiel des soldats par un ennemi invisible. Le synopsis d’une simplicité évidente rappelle la tragédie classique. En acceptant de ramener quelques jours à une unité, il y a bien unité de temps, de lieu et d’action. Ford dépeint le caractère et les réactions individuelles dans ce huis clos avec à un ennemi invisible. L’immensité du paysage annonce déjà ses futurs westerns, avec la mosquée en ruine de l’oasis en guise de fortin abandonné, assiégée par les Arabes dans le rôle des Indiens. Mais la démarche la plus intéressante du film est justement l’absence de tragédie au sens théâtral du mot. Ici la mort est un fait brut et non le résultat d’une intrigue. Car à partir de quel lien pourrait-elle se développer ? Quelle prise aurait-elle sur ces hommes totalement isolés dans l’immensité d’un désert dont ils ignorent à la fois la topographie et le sens? Par cette démarche à la limite de l’absurde, Ford développe un style paradoxal en objectivant le scénario à l’aide d’une mise en scène directe et dépouillée (presque minimaliste) tout en subjectivant l’étude des caractères mis en situation. De cette brutalité factuelle entrecoupée d’humanité, naissent une tension et un intérêt inhabituels dans le cinéma de l’époque. Considéré en 1935 comme le meilleur film de l’année et comme le premier chef d’oeuvre du cinéma parlant, de nos jours, cet enthousiasme apparaît comme excessif. Il s’agit néanmoins d’un film jalon, base de l’oeuvre Fordienne
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