Harakiri
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JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2022
Voilà un film à la narration remarquablement maîtrisée. La réalisation est sobre mais efficace. Un rônin, samouraï désœuvré dans le Japon médiéval, se présente devant l'intendant d'un prestigieux clan et demande à se faire harakiri. Cette trame simpliste n'est qu'un prétexte pour traiter des enjeux fondamentaux : le sens de l'honneur, l'hypocrisie des classes qui se prétendent supérieures, la préservation de son humanité face à un code d'honneur rigide et suranné. Le rônin, d'être pathétique au départ, se transforme peu à peu spoiler: en vengeur impitoyable
, cependant que "l'honorable" clan qui lui fait face se révèle hypocrite et lâche. Le réalisateur prend un malin plaisir à étaler au maximum la progression du récit. Le rythme s'en ressent et écœurera sans doute quelques cinéphiles, mais voir l'intendant s'obliger à écouter jusqu'au bout le samouraï déchu, et lire l'incompréhension puis la peur dans ses yeux est assez jouissif. Le film délivre une puissante charge contre l'arrogance des puissants et pose la question de la légitimité du pouvoir.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2022
J'ai regardé Harakiri par pure curiosité, je ne m'attendais pas à être conquis par un vieux film japonais de 1963. Et pourtant, Harakiri m'a totalement bluffé. Le rythme lent, couplé au charisme et à l'honneur dont fait preuve certains personnages, offre un souffle épique tout le long du film malgré le peu de scènes d'action. L'histoire derrière Masamoto se révèle peu à peu et nous tient en haleine avec brio, un suspens insoutenable. Si le film a un peu vieilli dans ses chorégraphies où on remarque tout de suite qu'aucun coup porté n'est réel, sur le reste, Harakiri reste une démonstration de suspens et de tension, remettant en cause l'idéologie des Samuraïs. Bref, un excellent film, je vous le recommande chaudement !
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 juin 2021
Ce film a une excellente première demi-heure. Il y a le stoïcisme et l'honneur combinés à une exécution cruelle qui prend aux tripes. Ensuite les dialogues deviennent terne alors qu'Hanshiro s'assoit sur le billot et joue avec l'esprit des nobles et met en place son complot. Puis il s'avère que le plan de vengeance d'Hanshiro implique de nombreux flashbacks inutiles et des dialogues redondants sur des sujets ennuyeux le tout couronné par quelques combats encore plus ennuyeux. Comment peut-on faire un film qui glorifie le suicide cela me dépasse et je l'ai éteins quand le film glisse vers un débat sans fin sur l'honneur de ce qui est sois disant le plus profond...
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2021
Auréolé du grand prix du jury au festival de Cannes, en 1963 "hara kiri" est un chef-d'oeuvre. Son réalisateur M.Kobayashi n'a pas réalisé plus de 15 films et certains sont toujours inédits en France, bien qu'ils aient été réalisés il y a plus de 50 ans. Hara kiri est selon moi le chef d'oeuvre du réalisateur avec "kwaidan" autre film particulièrement impressionnant. Il est connu aussi pour avoir réalisé "Rebellion" ( film voisin d'hara kiri) et " la condition humaine " , plus long métrage de l'histoire du cinéma (9hoo de projection en trois parties). Harakiri souligne la vision déterministe de la vie et l'absence de liberté dans les décisions humaines . Ceux qui le nient seront ici châtiés . Comme le film repose sur un procédé scénaristique ou peu à peu se dévoilent les véritables intentions du héros, il est possible qu'il perde un peu en tension lorsqu'on le revoit. Magnifiquement interprété et photographié, "harakiri", film de samouraï à la problématique intemporelle, est un monument de l'histoire du cinéma . Toutefois, les amateurs exclusifs de jeux vidéos et de blockbusters passeront leur chemin.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2021
Avec ce film extrêmement marquant, Kobayashi transcende le film de genre (le film historique et théâtralisé de sabre japonais) pour livrer une tragédie terrible et une dénonciation sociale. La première demi-heure est époustouflante et confine par sa cruauté morale et physique à la limite du soutenable, puis le rythme de la narration s’étiole un peu avec de trop longs flash-backs. Car c’est dans la maison du clan Iyi, et plus encore dans la cour où le Harakiri doit se dérouler, que se concentre toute l’intensité du film. Au service d’un scénario de haut vol, Kobayashi déploie une mise en scène sobre et, dans l’esprit des évènements racontés, presque rituelle (voire tous ces retours dans la cour par un lent zoom avant sur le personnage principal montré de dos). Il affirme, par la voix de son personnage, et à titre personnel, que le code d’honneur tant mis en avant par les clans au pouvoir n’est qu’une façade hypocrite, dépourvue d’humanité. Que plus généralement les conventions sociales rigides sont un instrument de contrôle et de domination. Et que les versions « officielles » de l’histoire peuvent l’être aussi.
FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

50 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2020
Je suis rarement d'accord avec les critiques "qui savent" mais ce film, vu complètement par hasard à la BNF, est une oeuvre superbe dont je pensais au départ regarder 2 minutes et que j'ai fini par regarder en intégralité, happé par l'histoire et la puissance du thème. Certaines scènes sont vraiment marquantes, et les acteurs sont vraiment épatants. Le message est fort, le scénario prend des risques, le tout est d'une grande beauté plastique, franchement c'est un classique qui le mérite.
PERMIS de CRITIQUER
PERMIS de CRITIQUER

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2020
Ma première expérience avec un film de Kobayashi fut "Rebellion", un chef-d'œuvre incontestable du septième art seulement égalable par les grandes épopées dramatiques de Kurosawa: "Kagemusha", "Ran". C'est alors que vint le visionnage d'un film dont j'avais entendu parler à mainte reprises comme étant un incontournable du chambara: "Harakiri", du même Kobayashi. Difficile il est vrai , pour les adeptes du chambara de résister à un film au nom si explicite, révélateur et à la fois si mystérieux et énigmatique. En effet ce titre "Harakiri" renvoie à ce code du bushido, cet honneur du samouraï qui cultive l'imaginaire du public occidentale. Mais à travers ce mot et plus largement ce film, Kobayashi dans sa traditionnelle ligne contestataire met en accusation un système, celui du régime autoritaire des Shoguns Tokugawa du XVIIe siècle, un système dépourvu de toute humanité reposant sur le code du samouraï (bushido), sous couvert duquel il porte un regard avisé et un brin pessimiste sur la société japonaise du XXe siècle, un mode opératoire qui se retrouvera cinq ans plus tard dans son second film de sabre: "Rebellion". Le film est d'une incroyable modernité, le noir et blanc est sublime, le moindre mouvement d'un personnage ou de la caméra est un bijou de perfection réglé au millimètre, les décors rigides, clos, et la symétrie maladive du réalisateur créés, en plus de l'angoissante musique de l'inimitable Toru Takemitsu, une désagréable sensation d'enfermement qui présage de la cruauté constante du film. Car oui, "Harakiri" comme un grand nombre d'œuvres de Kobayashi est un film cruel, jugez-en par vous même… le harakiri que le jeune Chijiwa Motome pratique à contre cœur avec une simple lame de bambou, littéralement rongé par la peur, sous le regard presque amusé de ses "assassins" est sans nul doute la scène la plus cruelle qu'il m'ait été donné de voir au cinéma, mais cette scène, si horrible soit-elle, demeure d'un réalisme et d'une modernité incroyable: la souffrance peut littéralement se lire sur le visage de Motome, dont le corps crispé se recroqueville de douleur sur sa lame de bambou, le sang est lui aussi d'un réalisme saisissant, ajouté à l’inimitable et angoissante bande originale du compositeur Toru Takemitsu la scène devient effrayante, cruelle et incontestablement marquante. Ce qui rend ce film incontournable, c'est aussi le rôle principal, celui de Hanshiro Tsugumo interprété par l'illustre Tatsuya Nakadai. En effet, ce personnage bien que plutôt froid au premier abord devient de plus en plus proche de nous à mesure que le film avance et que sa dure histoire est révélée. Dans ce film, Nakadai joue un rôle très différent des personnages névrosés des films de Kurosawa que sont "Yojimbo" et "Sanjuro", il interprète cette fois les rôles d'un père et d'un grand-père aimant dont le seul plaisir est de profiter de sa famille, un rôle dont il s'accommode parfaitement et qu'il interprète comme à son habitude fiévreusement et avec une perfection phénoménale. Si dans la première partie de cette critique j'ai déjà vanté les mérites de la mise en scène de Kobayashi, le grand duel entre Tatsuya Nakadai et Tetsuro Tamba est une œuvre d'art à elle seule. En effet, les prises de vue sont superbes, le combat une fois lancé est une chorégraphie réglée au millimètre, une gracieuse danse entre les deux samouraïs, ce qui fait de ce duel, qui a pour seul défaut un très léger manque de naturel, un véritable modèle du genre. Ainsi, "Harakiri" est un chef-d'œuvre du cinéma, pas seulement japonais mais aussi mondial, qui propulse incontestablement Masaki Kobayashi au rang de grand maître du septième art.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2020
Seppuku est un monument du cinéma japonais qui selon moi rivalise sans peine avec les films de Kurosawa.
La durée et la lenteur du film peuvent rebuter mais l'histoire dense qui se dévoile petit à petit parsemé de pleins de révélations surprenantes m'a tenu en haleine.
Les acteurs sont tous impeccables et incarnent parfaitement leur rôle dans ce drame qui ne tombe pas dans le pathos facile.
Un grand film impeccablement réalisé par Masaki Kobayashi qui vaut encore le coup presque 60 ans plus tard.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 octobre 2019
Je ne fais sans doute pas me faire que des amis en allant à contre-courant de la majorité des critiques, qu'elles soient de la presse ou des spectateurs, ce film a le statut de chef d'oeuvre.
Sans vouloir dénaturer un film avec un telle renommée, j'estime que s'il a bouleversé tant de gens c'est qu'il a des qualités indéniables et il en a, en effet.
Le film est doté d'une belle photographie, avec des prises de vues d'ensemble assez lointaine et des gros plans sur les acteurs afin d'intensifier l'aspect suffoquant liée à la trame dramatique du scénario.
Les acteurs principaux sont très bons (Tatsuya Nakadai : Le ronin, et Kageyu Saito : L'intendant ) bien que caricaturaux mais c'est fidèles aux réalisations théâtrales asiatiques du genre.
Bien que je ne connaisse pas spécialement cette partie de l'histoire du Japon, mais qui vaut le coup de s'y intéresser, le film mets en évidence les conditions de vies difficile de l'époque, et notamment des Rodins, enclins à la misère malgré une période de trêve.
Si cet aspect la est intéressant, que le scénario se tient, le film m'est très rapidement paru comme d'un ennui mortel.
[spoiler] Jusqu'au Harakiri de Chijiwa, j'arrivais encore à être tenu en haleine, malgré la lenteur du film, pensant que c'était la, une mise en route en douceur subtilement souhaitait. [spoiler]
Mais non ... le film traînera en longueur jusqu'à la fin avec des scènes redondantes.
Disons le clairement, je n'ai pas aimé ce film, aussi culte soit-il.

En guise de bouquet final, un combat Kill Billien dans le giron du château du Clan Li. Pour certains c'est du grand art pour moi c'est à la limite du risible désormais. Le film a près de 60 ans, et les scènes de combats de l'époque sont moins professionnels que ce que l'ont fait désormais, et attention, je ne parle pas la d'effets spéciaux, mais bien de l'argent qui sert à utiliser des doublures, des plan de cadrage plus dynamiques, également à permettre aux acteurs de réaliser des heures et des heures de combats chorégraphiés avec les plus grands cascadeur et épéistes du monde .
Alors oui, on me dirait de remettre les choses dans le contexte, que "pour l'époque c'est pas mal", et que de toute façon, cette scène n'est que subsidiaire voire futile par rapport à l'oeuvre dans sa globalité.

En effet, mais c'est quand même censé être (avec le Harakiri de Chijiwa), la scène phare du film et j'y n'y ait pas cru un instant. Couplé au fait que le film en lui même ne m'a pas absorbé, je lui attribue cette note qui peut paraître sévère mais qui rentre en adéquation avec mes critères de vote, le plaisir du spectateur que je suis, avant tout le reste
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2018
Un récit douloureux et d’une épure formelle magnifique.
L’histoire est bouleversante, entre honneur et vengeance, et montre une dure réalité du Japon de l’époque.
C’est vraiment magnifique de voir une aussi belle symbiose de la forme et du fond.
Superbe avec ce final tel une danse de la mort.
idagnidif
idagnidif

4 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2018
Un vrai chef d'oeuvre, il mérite la renommée qu'il le précéde.
C'est l'histoire d'un ronin (samourai sans maitre) qui se présente au château du clan Li afin de se faire harakiri du fait de la situation misérable qu'il vit.
En fait, il est venu se venger suite à un harakiri fait auparavant par son gendre dans le même château et supervisé par le même clan mais dans des conditions inhumaines et indignes.
C'est film captivant, finement réalisé et plein de rebondissements.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2017
Ce film est super pour sa photographie, sa mise en scène, ses acteurs et sa musique. De plus c'est un sorte de huit clos qui donne une tension particulière. pour tout dire c'est magnifique
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 décembre 2017
Un des rares chanbara que je qualifierai de chef d'oeuvre. Malgré une certaine lenteur dans sa narration, on ne peut que apprécier le jeu d'acteur de Tatsuya Nakadai. Voix morte et rauque, posture solennelle, il semble être l'allégorie même du samouraï.
C'est en samouraï sans maître (ronin) qu'il se présente aux portes du chateau du clan Li. Désireux de mettre fin à sa vie plutôt que de vivre dans le déshonneur, il implore le clan de l'aider à se "seppuku". Ayant droit à un second pour l'assister dans sa mise à mort, il nomme un samouraî absent de la cérémonie. Ayant prit des congés pour fatigue, le maître du clan envoit un messager chez lui pour lui faire part de la demande du ronin.
C'est en attendant que son second arrive que le ronin se met à conter sa vie et les choix qui le poussent à se donner la mort à l'assemblée. Son histoire donne une dimension nouvelle au récit et au clan qui l'écoute. Les rares scènes d'action sont pleines de sens et l'on comprend parfaitement à travers elles à quel point le personnage joué par Nakadai est d'une prouesse sans égale en matière d'armes. Les dernières scènes sont très symboliques et j'invite ceux qui ont vu le film à chercher une deuxième lecture quant aux gestes de Hanshiro Tsugomo (le ronin). Ce film est absolument à voir pour tout ceux aimant le genre, l'acteur et l'histoire du Japon.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 février 2018
Seppuku est une merveille sur la philosophie de vie des samouraïs, sur leur état d'esprit, leur mode de vie, leur discipline et leur mental d'acier à accepter la mort en se faisant Harakiri. Harakiri pour leur honneur ou justement pour se laver d'une humiliation. Tout est l'enjeu d'ailleurs de cette réalisation, le coeur même du problème. Tout est magistral, les dialogues, le jeu d'acteur, la musique, le bruit du vent même, tout ! Un pur chef d'oeuvre qui retourne les boyaux, c'est le cas de le dire ! Incroyable !
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2017
Cinglante dénonciation par Kobayashi du Bushido japonais. C'est remarquablement filmé (la mise en scène de Kobayashi enferme les personnages dans un espace géométrique clos) et construit (le noeud de l'intrigue n'est dévoilé que très progressivement). Grand film avec Tatsuya Nakadai dans un de ses rôles emblématiques. Voir ma critique complète sur mon blog :
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