Harakiri
Note moyenne
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this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2017
Un chambara un peu particulier, parlant avec virulence de l'obsolescence du bushido au sien de la société japonaise, un propose on ne peut plus virulent pour l'époque. Prenant le parti de raconter son histoire à travers différents flashbacks, le film étire son récit qui brosse peu à peu un portrait contrasté et complexe de différents personnages. S'intéressant au sort d'anciens samouraïs qui se retrouvent rônins du jour au lendemain, et donc sans le sou, on découvre donc le triste quotidien de ces hommes et de leurs familles. Les images sont somptueuses, les éclairs de violence sont très bien gérés et le récit est bien conduit quoique je l'ai trouvé incroyablement long et alambiqué pour raconter des choses au final assez simples. Manipulant son spectateur, le film avance donc caché et ménage quelques rebondissements plutôt bien trouvé spoiler: (même si j'ai eu du mal à croire qu'un seigneur ne sache pas ce que 2 de ses plus éminentes lames soient "malades" depuis plus de 6 jours)
mais ça reste un bon film qui plaira sans aucun doute aux amateurs du genre. D'autres critiques sur
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2016
Ce chanbara plutôt méconnu a de quoi surprendre, tant il se distancie froidement d'un sujet généralement regardé avec une vénération fascinée plus qu'avec une réelle interrogation. Ce film de Kobayashi, réalisateur dont j'ignore tout mais dont il est à déplorer que la carrière fut si courte, au vu de son talent pour découper l'espace et contenir la puissance du temps, regarde avec recul et méfiance le code d'honneur des samouraï. Tant parce qu'il est si compliqué à suivre qu'il en devient une façade que parce qu'il peut devenir l'outil d'une tyrannie de maîtres incapables de l'appliquer réellement, et seulement soucieux d'en préserver l'apparence (l'armure ancienne remise à sa place après avoir été jetée à terre par Tsugumo dans un dernier baroud d'honneur) pour maintenir leur propre statut en place. Harakiri s'intéresse petit à petit à l'humain, ébranlant son austérité formelle par une contamination des lieux collectifs (et donc voués au cérémonial) par des flash-backs sur la famille de son héros. Ce faisant, il met en contradiction des principes exigeants à l'extrême avec la nature d'être humains pourtant souvent courageux et soucieux de leur devoir. Mais à l'honneur sauvé dans la mort, se heurte un désir de se battre pour la vie, pas nécessairement la sienne, qui rend incertain et chancelant un code moral réputé inflexible, preuve de l'ultime hésitation des hommes devant la manière idoine d'embrasser leur destin, et la forme du geste à adopter pour tracer leur propre existence. S'il y a une dernière petite chose à signaler à propos de Harakiri, c'est l'intensité démentielle avec lequel il est joué par tous ses acteurs, savamment étudiés par une caméra à laquelle ils rendent bien l'attention qu'elle leur porte par un engagement et une présence totales. Film investi, picturalement superbe et profond.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2016
Classique du chambara, "Harakiri" de Kobayashi est une oeuvre saisissante et poignante tournant autour de plusieurs drames humains et ayant la mort comme aboutissement incontournable. L'intrigue est relativement prévisible puisque l'on devine aisément les motivations du rônin Tsugumo et ce ne sont pas les rebondissements qui nous tiennent en haleine. La force de ce long métrage japonais vient du reste... de tout le reste. La réalisation est de haute volée: magnifique photographie mise en valeur par de somptueux cadrages et une mise en scène soignée. La musique est rare mais vient appuyer quand il le faut, de manière subtile et puissante, certains passages. Les acteurs eux-mêmes livrent une prestation sublime, alternant réserve "toute japonaise" et explosion d'émotions. Et de l'émotion, il y en a puisqu'il en ressort un bon cocktail de tensions, de tristesse et de rage. Quant au fond de l'histoire, le cinéaste brise les codes du genre en peignant un portrait plus nuancé et sombre du code d'honneur des samouraïs et de son respect. La rareté de l'action va également à contre-courant de la majorité des autres chambaras de l'époque. Un bijou cinématographique incontournable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 avril 2016
Du japonais pur style, avec le bruit du vent à chacun de leur mouvement, et dans tout leur discours, l'honneur, le courage, et patati et patata, moralisateur à souhait, avec des valeurs complètement galvaudés, peut-être dans les années 60 ce film fut novateur, aussi bien aujourd'hui un "Jet li" ou "jackie chan" en apporte autant. C..... comme la pluie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 décembre 2015
Franchement je ne m'attendais pas à une telle surprise. Généralement quand tout le monde vante un film, et surtout un vieux classique, je suis déçu. Ici ça n'a pas été le cas : dés le départ l'ambiance est prenante, glauque et viscérale, la mise en scène est vraiment très léchée, les acteurs sont tous très convaincants et c'est surtout vachement impressionnant (je pense à deux scènes : spoiler: le terrible Hara-Kiri au poignard en bois ainsi que le duel dans les herbes avec le vent, qui est sublime
). Je trouve que le flashback est un peu moins fort que le reste du film (car il est assez prévisible), mais franchement je chipotte, car ce Haraliri est à la fois pessimiste, épique, violent, intelligent et sombre. A voir !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 août 2015
C'est un grand film. Majestueux ! Incontestablement (que l'on ai apprécié ou non) on ne peut le nier. L'expression, le regard du personnage principal pendant tout le film, notamment quand il raconte son histoire jusqu'à ce qu'elle rejoigne l'instant présent, impose le respect. Un homme qui n'a plus rien à perdre, et qui a tout perdu sauf son honneur et son talent de bretteur ! Certes le film est lent, j'ai moi-même décroché pendant quelques scènes un peu moins intéressantes, car l'action de ce film ne se situe pas à travers ses combats armés mais plutôt dans les paroles de Tsugumo. Paroles extrêmement sensées remettants à sa juste place l'intendant et le "code d'honneur" de son clan.
On assiste à tout ce qu'un homme à le courage de dire et la force de faire au seuil de l'au-delà.
Dans ce film les plans sont tout aussi importants, notamment celui qui nous montre Tsugumo racontant son histoire, ce plan fixe où l'on voit cet homme seul au milieu de ce clan de samouraïs, racontant, racontant, racontant... Les zooms (qui ne se feraient plus à notre époque) sont aussi très prisés par le réalisateur, accompagnés d'un son strident, ils montrent une stupéfaction, un étonnement ou encore la peur.
La musique, en revanche, n'est pas bien présente, choix très intelligent car elle n'est là que pour renforcer un sentiment, une émotion. Le jeu des acteurs est époustouflant, leurs émotions sont gravées sur leurs visages et elles réussissent à nous atteindre.
C'est une histoire d'hommes, avec des hommes, à travers le regard d'un homme, sur la nature humaine.
Bref, un film beau et puissant à la fois. 9/10 !
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2015
Dans le Japon du XVIIème siècle la pauvreté et la maladie ravagent le pays, un jour de juin un ronin du nom de Tsugumo se présente au château du clan li pour réclamer auprès de l’intendant Kageyu Saito un lieu adéquat pour mettre fin à ses jours, sous la forme d’un harakiri, suicide rituel honorifique. Seulement cette pratique attire la méfiance de par la ruse de divers samouraïs déchus pour mendier un poste ou quelques sous. Saito lui raconte alors l’histoire d’un certain Chijiwa, pris au piège par le clan, Tsugumo montre sa détermination puis fini par réclamer les noms de ses bourreaux, étrangement absents …

La puissance de la réalisation de Kobayashi frappe d’entrée avec un cadre réglé au millimètre et un esthétisme clair obscur saisissant, rien que le générique d’intro nous plonge directement dans une sorte d’ambiance vaporeuse, j’étais déjà conquis au bout de 5 minutes, c’est assez rare comme sensation. Les personnages composent l’image, ils font corps avec les décors féodaux, c’est assez bluffant cette maitrise qu’ont les cinéastes japonais à retranscrire des tableaux d’une pureté et d’une sincérité absolue, impossible de ne pas être embarqué et de voyager dans le temps, tout ça sans ce réflexe mécanique de dénicher un quelconque anachronisme, l’entreprise fait preuve d’une certaine noblesse. On a plaisir à suivre cette histoire narrée d’une manière étonnante, utilisant divers flashbacks où les morceaux vont tous s’imbriquer au fur et à mesure pour reconstituer un drame intimement épique, le personnage de Tsugumo transperce l’écran grâce à cette stature froide pleine d’assurance, pour finalement se révéler et retourner les esprits.

La fluidité du montage couplée à ce cadre ultra stylisé fait qu’on sait qu’on à affaire à un objet cinématographique d’une très grande qualité, après cela n’aurait pu rester qu’à l’état de façade, ce qui n’est absolument pas le cas car l’écriture est là aussi exceptionnelle et sachant marquer des temps de pause pour appuyer des moments de tension incroyablement scotchants. Par exemple la séquence de l’harakiri forcé de Chijiwa semble figée dans le temps, elle pourrait durer des heures entières, et c'est génial, on reste suspendu aux lèvres de ces hommes se confrontant verbalement jusqu’à ce que l’un vienne à se résoudre à agir, comme dans une sorte de western sauce soja des plus délicieux. Les destins de Tsumogo et Chijiwa semblent similaires bien qu'étrangers face à ce tribunal en kimono, mais nous n’allons connaitre leurs véritables liens seulement de manière progressive et savamment construite, car oui les bouleversements sont de mise, et pas qu’un peu.

C’est grâce au passé de Tsumogo que les ficelles se tissent sous nos yeux, personnellement je n’ai rien vu venir et inévitablement c’est passionnant, les circonstances de la tragédie qui s’abat sur l’apparent bonheur de cette famille est cruellement révoltant, ce qui fait que l'attachement au héros est total, nous nous joignons à lui dans ce profond sentiment de revanche, qui va d’ailleurs se révéler jouissif grâce à la mise en scène de Kobayashi. Car oui le combat que tout le monde attends se montre patient, le crescendo émotionnel fait son œuvre pour porter l’estocade au bon moment, avec comme amuse-bouche un duel sous les bourrasques de vent d’un pré absolument magnifique et graphiquement abouti. Puis vient ce fameux final où le déchainement à bien lieu, le tout orchestré par de sublimes chorégraphies, pour conclure le film sur une réflexion du code de l’honneur régie au respect des apparences, la morale est à la fois bouleversante et odieuse, reflet d’une culture où les principes d’une hiérarchie pousse vers une sorte de dignité malhonnête, creusant des légendes qui ne resteront qu’à l’état de simples écrits, le sang lui sera lavé et oublié.

Harakiri est un très grand film, qui prend aux tripes de la première à l’ultime minute, Kobayashi arrive avec cette maestria formelle, scénaristique et poétique a créer une œuvre intemporelle, poignante et profondément humaniste, en plus d'être un modèle en terme de conte cinématographique. N'ayons pas peur des mots ... Chef d'œuvre !
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2015
Après le succès retentissant de "Rashomon" (Akira Kurosawa, 1950) le monde occidental ouvre ses portes au cinéma Japonais. Écrit par le célèbre scénariste Shinobu Hashimoto "Harakiri" raconte l'histoire de Hanshiro Tsugumo, un ronin vivant dans la pauvreté au XVIIe siècle. Il frappe à la porte du clan Ii et demande à se faire harakiri (un rituel réservé aux samouraïs qui consiste à se suicider en s'ouvrant le ventre), mais avant de passer à l'acte Tsugumo tient à raconter à ses bourreaux son histoire...

"Harakiri" transcende les codes du chambara en revisitant le mythe du samouraï. Portant un regard acerbe sur les pratiques et les valeurs ancestrales et le conditionnement de l'homme. Le réalisateur Masaki Kobayashi instaure une atmosphère absolument sidérante, qui touche à la perfection à vrai dire, une photographie indescriptible, une ambiance glaciale jusqu'au sang rajoutant tout le raffinement de la mise en scène. Le film tranche littéralement, tout y est si beau et immersif dans le Japon du moyen âge que l'on ne ressent même plus l'envie de cligner des yeux. "Harakiri" est également à pâlir de réalisme, notamment la séquence ou l'on découvre un jeune samouraï qui s'ouvre le ventre en gémissant, une scène choquante, traumatisante et saisissante. Cumulant également les excellentes idées de réalisation entre les plans en vue subjective et l'ajout de la musique exaltante.

Si son esthétique magnifique éventre le film prend également à son aise les codes la narration éclatée, amenant avec grande beauté, flashback et une maitrise absolument sidérante, le scénario ayant été écrit en onze jours par le scénariste des "Sept Samouraïs" (Akira Kurosawa, 1954). Il remet en question la féodalité et ce avec une audace formelle, représentée par cette armure, symbole du mal absolu, reversée et immédiatement remise en place comme si rien ne c'était passé dans un final bouleversant. Rien que le thème qui fait référence à la lutte des classes, les ronin qui viennent se donner la mort parmi les puissants... Acte d'honneur d'une violence inouïe. Pendant deux heures "Harakiri" revient sur ces pratiques ou le code de l'honneur devient flou et très complexe, plus que ce que suggère la tradition. Sous une tension immense "Harakiri" ressemble également au cri de désespoir d'un homme en fin de vie dans une virilité totale. Venant notamment d'un très fiévreux Tatsuya Nakadai qui a l'air de jouer avec quarante de fièvre.

Bref, j'ai voulu découvrir le cinéma japonais, j'ai découvert ce qui ressemble à l'exemple meme de la perfection cinématographique. Une oeuvre de génie qui prend aux tripes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 avril 2015
Film de Masaki Kobayashiqui parle d'un jeune homme voulant faire un hara-kiri dans la propriété d'un empereur .. Le film se déroule comme dans "Irréversible" ou es ce plutôt l'inverse, bref vraiment lent et pesant ce qui rend le moment ou l'on se rend compte de ce qui s'est réellement passé assez dur et frustrant vis a vis de notre antagoniste. Le concept et la période dans laquelle ça se déroule sont vraiment intéressant (ère d'Edo)
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2014
Japon : XVIIème siècle. Tsugumo, un samouraï, vient se présenter au château du seigneur Kageyu Saito pour se faire Hara-kiri. Alors qu'il explique vouloir aller au bout de son geste, il souhaite juste que l'on lui donne l'occasion de raconter son histoire...

Quelle maîtrise de la part de Masaki Kobayashi ! Il alterne entre présent et passé à travers des flash-back bien amenés et, dès le début, il éveille notre intérêt qui sera tout le long présent. Il met en place une atmosphère d'abord ambiguë puis de plus en plus sombre et éprouvante à travers un récit brillamment construit.

La grande réussite du film vient de son histoire et de la manière dont elle est contée. Il détourne les codes du samouraï et n'offre que peu de scènes de combat pour se concentrer sur l'histoire de ce rônin mal rasé qui va défier, idéologiquement d'abord, le maître d'un riche clan. Il fait ressortir toute la tragédie et la cruauté des personnages qui sont eux très bien travaillés et étudiés, notamment lors du deuxième flash-back, le plus important. Lorsque les combats apparaissent (ils sont finalement peu présents mais prennent tous leur sens lorsque l'on y arrive), ils sont extrêmement bien réalisés et par moment très violents. Les scènes marquantes ne manquent pas et "Hara Kiri" bénéficie d'excellentes interprétations, à commencer par Tatsuya Nakadai.

À travers cette histoire de samouraï, il dresse une peinture malheureusement et terriblement réaliste de la misère ainsi que de ses conséquences. Il met en scène les différentes façons dont l'homme va essayer de s'en sortir et pose des questions sur les conditions de l'humain lorsqu'il en arrive à ce stade. Mais c'est aussi une critique du code d'honneur et de la hiérarchie en triangle dans un pays où ces deux cas sont très importants et présents.

Tant sur le fond que sur la forme, "Harakiri" s'impose comme une leçon de cinéma. Kobayashi maîtrise son récit d'une main de maître, alternant entre présent et passé et faisant ressortir toute la cruauté, la tragédie et la noirceur des personnages.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2014
Chef d’œuvre intemporel et incisif, HARA KIRI transpire la puissance sans limites du cinéma, lame affutée qui peut éventrer toutes les conventions établies. Kobayashi, prodigieux metteur en image et innovant raconteur d'histoire, impose une tragédie subtile et progressive pour mieux gifler les codes amers de son pays, brisant ses figures imposantes par l'ombre nuageuse du mythe. Ces cicatrices sont invoquées par un sens fantastique de la mise en scène, travellings virtuoses et décadrages iconiques faisant office d'incantation, tandis que le scénario brouille les pistes dans un ballet à travers le temps pour mieux nous contaminer de la force inhérente et incontrôlable qui suinte de chaque plan. HARA KIRI est une blessure à l'arme blanche d'une terrifiante grâce, sa surnaturelle montée en puissance conjurant une rage monochrome délicieusement bouillonnante.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 décembre 2013
Une belle réalisation et un scénario prenant qui distille un parfum de scandale chez les samouraïs. Avec des combats mieux montés le film aurait été parfait. Après avoir vu ce seppuku vous n'aiguiserez plus vos lames par hasard.
Truman.
Truman.

274 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2013
Harakiri est une vision de la société Japonaise du 17ème siècle mettant en avant le "Harakiri" qui est un suicide par éventration suivit d'une décapitation, un suicide utilisé dans la classe des Samouraïs pour rattraper des erreurs et il est considéré comme honorable .
Ce que le film met en avant n'est pas une simple histoire de vengeance ou de suicide mais avant tout une critique de la société Japonaise et de ses coutumes dans le code d'honneur des Samouraïs, dénonçant la stupidité du suicide ou encore l'injustice .

Une critique de la société qui est pourtant encore d'actualité avec des propos intemporel qui s'appliquent a une société contemporaine mettant en avant le chômage, la pauvreté et le suicide avec subtilité entre dialogues aiguisés et tensions verbal .
Le samouraï qui n'a plus de travail a cause de la paix, dépourvu de tout espoir il ne voit qu'une option faire chanter les gens face a son suicide contre de la nourriture ou du travail .

Mais Harakiri n'est pas qu'un simple film aux propos intelligent c'est aussi une claque de réalisation . Une réalisation incroyable ou chaque cadrages semble millimétré offrant un visuel impeccable dans des intérieurs traditionnel de l'ancien Japon .
Chaque plan est travaillé pour nous offrir des séquences maitrisés et juste superbement réalisé en tout points allant même a donner des zooms des plus réussit .
On a aussi des combats parfaitement chorégraphiés mais jamais le film ne sombre dans la violence visuel préférant la suggérer ce qui l'intensifie au final .

Rajoutons des interprétations excellente et une touche d'émotion et voilà Harakiri est un très grand film sur l'homme, l'honneur, la société et la vengeance .
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2013
On m'avait vanté les mérites de ce film. Bon j’appréhendais un peu quand même. Les films japonais sans nichons… c'est pas forcément palpitant.

Je dois dire que j'ai aimé beaucoup de choses dans ce film mais que beaucoup de choses m'ont laissées indifférent. On commence avec ce magnifique flash back, ces cadrages de folie, cette tension immédiate, cette violence, c'est vraiment du grand cinéma et assez sensationnel.
Mais du coup je me demandais comment allait faire le filme pour parvenir à continuer à être aussi bon. La réponse est simple, il n'y arrive pas. Certes la mise en scène sera toujours aussi bien léchée, un peu moins viscérale peut-être, surtout dans les autres flash back.

Mais ce qui m'emmerde profondément c'est lorsque le type raconte sa vie. J'ai tout de suite vu où il voulait en venir, du coup il raconte tout ça pour rien, ça ne m'émeut pas, je n'éprouve aucune empathie pour eux. Mais bon Kobayashi évite le mélo en ne surlignant pas tout avec de la musique.

Musique qui est sublime dans le film. Cette musique au générique, c'est assez prenant, on est tout de suite dans l'ambiance. Ces quelques notes. Ouais c'est excellent. (pour une fois que j'aime la musique d'un film).

Après le film reprend de plus belle sur la fin, lorsqu'il a fini de raconter sa vie et on a ce fameux duel dans les herbes qui est splendide. Finalement ça valait le coup d'attendre. Seulement les enjeux du duel ne me parlent pas, ne m'intéressent pas forcément vu que je me fiche un peu du personnage.

J'ai bien aimé le fait que le héros ne soit pas un surhomme qui parvient à repousser 40 mecs en même temps, il parvient à être impressionnant et réaliste.

Bref c'est bien, je suppose que si on entre pleinement dans l'histoire on peut adorer, mais bon il y a quand même une bonne heure au milieu où je baille gentiment.
Florent Blenck
Florent Blenck

20 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2014
Harakiri est un film qui ressemble à première vue à bon nombre de films de samouraïs tels qu'on a pu en voir: reconstitution historique, noir et blanc, univers masculin, grandes familles japonaises,... Le film recèle également quelques combats magnifiquement mis en scène. Mais rapidement, Harakiri révèle sa vraie nature, qui le place bien au-dessus d'un simple film de genre. En effet, le réalisateur Masaki Kobayashi ne cherche pas simplement à s'immerger dans l'univers des samouraïs à l’époque Tokugawa, il a surtout cherché à interroger et critiquer les valeurs et traditions de cette époque. On devine que la critique porte jusqu’à l’époque moderne et à l'histoire récente du Japon, quand suicide et mort étaient présentés comme autant d’actes de courage.
Kobayashi critique avant tout l'attitude hautaine, voire méprisante, dont ont pu faire preuve ceux qui se croyaient membre d'une élite, respectueuse du bushido, par opposition avec ces samouraïs sans emploi (ronin) obligés de vendre parfois jusqu’à leurs lames pour survivre. Engoncés dans leur suffisance, les premiers ne peuvent voir la détresse des seconds.
C'est là qu'intervient le personnage magnifiquement incarné par Tatsuya Nakadai, qui vient éventer la vanité de ces nobles, plus courtisans que guerriers, se prétendant prêt à mourir au nom du bushido (chose bien aisée en temps de paix): spoiler: il déshonore trois des plus estimés samouraïs du clan en coupant leur chignon, et, loin de se donner la mort, ils se font porter malade pour que leur chignon repousse!
Finalement, le personnage de Tatsuya Nakadai, ancien combattant lors de l’ère Sengoku désormais révolue, est bien le dernier dépositaire de cet honneur que les nobles prétendent encore incarner. Mais loin d'en tirer une quelconque fierté, il sait se montrer humain et compréhensif, une leçon que la pauvreté et la souffrance lui ont dictés.
C'est là sans doute le principal message de ce film: ne jamais laisser les codes sociaux, le poids du groupe, de la renommée, venir étouffer notre humanité.
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