Sans toit ni loi
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pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2026
Sans toit ni loi, d’Agnès Varda, est un film marquant sorti en 1985. Dès sa sortie, il a frappé les esprits par sa manière unique de filmer la solitude et la liberté. Les critiques comme les spectateurs ont salué un regard brut, sans fioritures, qui ne juge jamais mais observe avec justesse.
Varda mélange fiction et réel avec une maîtrise rare. Son style documentaire capte la vie sans fard, comme un tableau vivant. Sandrine Bonnaire y est magistrale : sauvage, fragile, elle habite son rôle corps et âme. Son César du meilleur espoir féminin est mérité, tout comme le Lion d’or à Venise.
Les acteurs secondaires, souvent non-professionnels, apportent une authenticité saisissante. Macha Méril touche par son humanité chaleureuse ; Yolande Moreau injecte humour et tendresse. La caméra de Varda excelle dans les plans froids et larges, soulignant l’isolement sans pathos.
Pas de musique larmoyante : juste les bruits du monde, vent, pas, silences lourds. Cela renforce le réalisme cru. Le film pose des questions sociétales profondes, féministes et poétiques, sans moraline. Il dérange, secoue, interroge notre rapport aux marginaux.
Toujours d’actualité en 2026 avec sa reprise en salles.
Un cinéma engagé, simple et profond qui hante. À voir pour sa leçon d’humanité.
Lisalavoine
Lisalavoine

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2026
La force du film réside dans le regard d'Agnès Varda qui ne regarde jamais de haut son personnage, et puis bien évidemment la proposition de Sandrine Bonnaire incroyablement convaincante.
Thomas
Thomas

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2026
Une claque ! Sandrine Bonnaire impressionnante, un film féministe et social qui n'a pas pris une ride.
Ben
Ben

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Un film très fort sur un sujet toujours brûlant en 2026 au moment où le film ressort au cinéma.
Sandrine Bonnaire est incroyable et le propos d'Agnès Varda si pertinent...
À voir en grand en salles en version restaurée !

Mention spéciale à la séquence avec Marcia Baïla des Rita Mitsouko ^^
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1985, Sans toit ni loi (que beaucoup appellent encore La Vagabonde) est l’un des films les plus marquants d’Agnès Varda. Après les expérimentations de Cléo de 5 à 7 ou Les Créatures, il s’ancre davantage dans une veine documentaire et sociale, tout en conservant la liberté formelle propre à la cinéaste. L’époque est marquée par une montée des inégalités, par la transformation du monde rural, par des débats sur la marginalité et la pauvreté. En surface, le film raconte l’histoire de Mona, une jeune femme retrouvée morte de froid dans un fossé. À partir de ce constat brutal, Varda déroule une enquête rétrospective faite de témoignages, de fragments de mémoire, de scènes arrachées à la vie quotidienne. La promesse paraît simple : reconstituer une existence.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet de Varda n'est pas de construire une biographie linéaire, encore moins à fabriquer une héroïne, mais à montrer combien toute tentative de raconter une vie est une opération collective, traversée de projections, de jugements, de silences. L’ambition est de mettre à nu notre propre rapport à l’altérité, à la marginalité, à ces existences qui échappent aux formats habituels du récit.

Par quels moyens ?
Dès l’ouverture, Varda impose le corps de Mona, gisant dans un fossé. Cette sécheresse initiale conditionne tout le film. Nous ne partirons pas d’une figure héroïque mais d’une dépouille. Le cinéma se fait alors enquêteur des restes : objets, souvenirs, bribes de paroles. Ce choix produit un renversement : ce n’est pas l’héroïne qui possède la narration, mais ceux qui l’ont croisée et les traces qu’elle a laissées.

Le dispositif du témoignage structure le film. Les voix successives (paysans, ouvriers, bourgeois, marginaux) ne livrent pas une vérité unique mais une mosaïque de perceptions. Chaque parole dit autant sur Mona que sur celui qui parle.

Sandrine Bonnaire incarne Mona avec opacité. Le personnage n’est jamais réduit à une icône romantique de la liberté, ni enfermé dans la figure de l’asociale. Elle est tour à tour vive, agaçante, généreuse, violente. Varda refuse la psychologie explicative : ce sont les contradictions mêmes qui font sa présence.

La mise en scène privilégie les fragments : un feu allumé, un sandwich volé, des chaussures usées. Ces gestes minuscules, isolés par le montage, deviennent autant de preuves d’existence.

Le rapport au paysage est essentiel. Les champs boueux, le vent, les routes départementales désertes ne sont pas de simples décors : ils composent une physiologie de l’errance. Les plans larges sur Mona marchant seule rappellent que la liberté de refuser les institutions s’achète au prix d’une exposition totale aux intempéries et à l’indifférence.

Enfin, le politique affleure sans jamais devenir slogan. La marginalité de Mona n’est pas posée comme un choix absolu, mais comme la conséquence de fractures sociales : précarité, isolement, effritement des solidarités. En filmant la manière dont la société justifie l’abandon, Varda oblige à voir la part collective dans cette mort.

Où me situer ?
Je ressens devant Sans toit ni loi une double impression : celle d’une force formelle et celle d’un malaise persistant. J’admire la façon dont Varda parvient à filmer une vie, par fragments, sans l’enfermer dans une légende, à laisser place à la contradiction, au silence. Mais tout cela se fait au détriment de ma compassion pour Mona.

Quelle lecture en tirer ?
Filmer une absence, assembler des voix, observer des objets : autant de gestes qui rappellent que comprendre une vie suppose de renoncer à l’illusion de la totalité. Ce que Varda met en crise, c’est notre facilité à juger les existences marginales à travers des filtres sociaux.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
L'aspect très documentaire et brut de "Sans toit ni loi" est fortement dégradé par la prestation d'une foule de petits rôles totalement amateurs qui récitent pour la plupart leurs textes d'une façon ridicule. On s'interroge aussi sur l'intérêt de certains personnages et leur développement, comme celui de Yolande Moreau par exemple. Ce n'est que dans sa deuxième partie que la narration et la prestation de Sandrine Bonnaire arrivent à redresser la barre et à rendre le film réellement intéressant et poignant.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Attention ce n’est pas un divertissement. Le personnage principal est filmé sans complaisance : hygiene douteuse, impolitesse, vol, ingratitude. La galerie de personnages rencontrés est intéressante. Le film s’inscrit dans une vague post soixante huitaine désenchantée et en face à la montée de la pauvreté en France. On peut faire le rapprochement avec la vie comme ca de Brisseau, qui parle de la chute d’une jeune femme issue des classes populaires ou d’une époque formidable avec Gérard Jugnot devenu SDF. Le passage le plus interessant est le séjour chez le berger ancien routard, resté dans une vie simple mais travaillant dur. Il la met en garde : la vie d’errance est trop dure et mène à la mort.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
« Sans toit, ni loi » est un film qui infuse profondément après son visionnage par sa justesse.
C’est ici l’histoire des errants, des sans-places, des solitaires qui nous est contée au travers des 2 derniers mois de la vie de Mona Bergeron.
Sa destination, nous la connaissons dès le début du film… Mais sa route, pas celle de Jack Kerouac - celle de Mona la sans abri - c’est celle que nous allons découvrir au travers des témoignages de ceux qui ont croisé son chemin.
Ces rencontres qui nous sont transmises, parfois ravivées par les questions de la Voix - celle d’Agnes Varda - est ce qu’il restera de Mona la presque invisible.
Agnes Varda s’inspire de la construction du « Nouveau Roman » et de Nathalie Sarraute. Le ton neutre de la Voix, narratrice principale, le rapport de chaque témoignage à sa propre histoire, l’agencement de récits fixes offerts, respectivement par de fixes narrateurs, l’utilisation du descriptif, s’ancrent pourtant pleinement dans un réalisme.
Pas un hommage, seulement une preuve d’existence. Mona existe, vous l’avez certainement croisée…
e_v_g
e_v_g

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2025
“Sans toit ni loi” connu en anglais comme “Vagabond” est un film de 1985 par Agnes Varda. Il parle d’une vagabonde appelée Mona. Le film commence par l’image de son corps mort et gelé dans un fossé. Alors que nous voyons les gendarmes s'occuper de son cadavre, la narratrice parle de son enquête sur la vie de Mona. On entend les deux semaines de sa vie par des rencontres d'étrangers qui étaient touchés par elle. Ce que je préfère dans ce film, c'est son ensemble de personnages.
Hippie-philosophe et sa femme avec qui Mona reste peu de temps en essayant pousser des pommes de terre avant de quitter et de partir.
La professeure-environnementaliste qui conduit Mona pendant quelques jours. Bien que son dégoût initial, elle s'attache à lui. Je trouve leur relation très touchante.
Yolande, une femme jeune qui est tres admirative mais tres jalouse, désenchanté par Mona à la fin du film.
Une vieille femme qui boit avec Mona, et rit de l'hypocrisie de son neveu et de l'inévitable fin solitaire de sa vie.
L’ouvrier tunisien qui tombe amoureux de Mona et essaie de lui offrir un foyer.
Il n’y pas un sujet, le style documentaire génial de nouvelle vague d'Agnès Varda convient parfaitement à ce film. Les plages d’hiver pittoresques et mélancoliques de sud de la France et le désire de liberté d’une jeune femme qui aboutit à sa solitude. Il n'est pas clair si Mona a choisi cette vie par volonté ou parce qu'elle était incapable de mener une vie normale. Varda présente un côté moche de cette vie, mais il y a des moments plus heureux où j’ai trouvé le film très romantique. Quand Mona voyage avec la professeure, ce film se transforme presque en road movie. C’est la partie la plus lumineuse et joyeuse du film (et aussi ma préférée). Mona met Marcia Baila par les Rita Mitsouko quand ils voyagent. C'est une chanson optimiste avec un texte triste reflétant excellemment la dualité du film. En général, la musique du film le relie à l'époque. Elle montre que Mona représente la jeunesse contemporaine.
C'est l'un de mes films préférés: contemplatif, mais charismatique et profondément humain. À voir absolument.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2024
Le tout sous fond de “musique” dissonante, nous suivons l’errance de la méconnaissable Sandrine Bonaire jeune et désagréable à souhait et sa découverte du Sud & du peuple de cette partie de France.
Le générique de fin est simple et sympathique a voir.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2024
Agnès Varda, la réalisatrice nous fait assister, sans complaisance, à la descente aux enfers d'une jeune routarde. Sandrine Bonnaire qui interprète magistralement cette sauvageonne avec sac à dos, fait de nombreuses rencontres mais n'arrive jamais à se fixer. Elle n'a nulle envie de faire des concessions et son aspect extérieur finit par être un repoussoir. C'est un film dur, hypnotique par moment.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2024
On trouve dans un fossé une vagabonde morte de froid. Par flashback et parfois au moyen des témoignages de ceux qui l'ont croisée, Agnès Varda revient sur l'errance de la jeune femme, "passée du fossé à la fosse commune", pendant les quelques semaines hivernales qui précèdent.
Le portrait s'affine, par petites touches, même si Mona, solitaire et rebelle, gardera le secret de sa désocialisation, comme on dit aujourd'hui. Le film n'apparait pas cependant une étude générale de la marginalité et de l'exclusion, si ce n'est qu'il renvoie à l'idée de rupture sociale. Mona fait l'objet d'un portrait isolé, anecdotique en dépit d'un dénouement pathétique, et trouve en Sandrine Bonnaire, qui paie de sa personne, une interprète éclatant après la révélation de "A nos amours". Cheveux longs et sales, veste et pantalon crasseux, la comédienne réussit une remarquable composition au long d'un cheminement erratique fait d'étapes et de multiples rencontres inabouties qui dévoilent une personnalité à la fois authentique et insondable.
Le film, toutefois, malgré le caractère tragique révélé d'entrée, manque par moments d'intensité et de profondeur, voire d'âpreté. Il n'est jamais aussi touchant que lorsqu'il souligne la fragilité de Mona et de son postulat libertaire.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2024
Portrait en flashbacks, d'une vagabonde que l'on retrouve morte de froid dans un champs. La particularité de ce film de Varda est d'avoir utilisé un forme documentaire à une fiction. La laideur de l'image, très pâle joue aussi beaucoup sur le côté doc. Après l'histoire tourne très vite en rond et les seconds rôles quelque fois attachants sont souvent assez mal joués.
Peuch Peuch
Peuch Peuch

3 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2023
Rarement, un film n'aura dépeint la vie des exclus avec une telle force.
Une jeune fille est retrouvée morte de froid dans une tranchée, sur un chantier, en plein hiver. Partant de ce constat, en voix off, Agnès Varda nous propose de relater les derniers mois de vie d'errance de cette sdf qui se prénomme Mona. Et elle va le faire très habilement, En ponctuant son récit par divers témoignages de personnes qui ont croisé Mona dans son itinéraire. elle va lui donner un aspect quasi documentaire. Elle va aussi éviter de tomber dans le pathos.
Mona n'est pas sympathique avec les autres. C'est un animal écorché qui ne cherche qu'à survivre. Même quand on lui propose un embryon de vie sociale, elle finit par envoyer tout bouler. Sa vie, c'est no future. Pourtant, une scène, très touchante, nous révèle une profonde humanité chez Mona. Lorsqu'elle garde la mamie, et qu'une grande complicité unit les deux femmes. C'est la seule fois où on la voit joyeuse.
Quant aux autres protagonistes de rencontres, surtout chez les hommes, les comportements vertueux brillent souvent par leur absence.
En nous livrant une œuvre puissante et sans fard, sur le quotidien des laissés pour compte de notre société, sdf ou travailleurs immigrés, Agnès Varda nous assène un énorme coup de poing à l'estomac. Et on n'en sort pas indemne.
Gardons le meilleur pour la fin. C'est Sandrine Bonnaire qui interprète Mona. Où plutôt, elle ne l'interprète pas, elle EST Mona. Eblouissante de justesse. Dans sa démarche, dans ses regards, dans ses colères et ses révoltes, et même dans sa façon de manger des sardines. Du Grand Art.
On l'aura compris. Sans Toit Ni Loi est un film essentiel.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2023
Un film sobre, sur l errance d une jeune fille qui a choisi de vivre en marge du monde. Le film est monté comme un faux documentaire ou différents personnages ayant croisé la route de Mona vont éclairer un peu son parcours. Si Sandrine Bonnaire est remarquable dans le premier rôle ce n est pas le cas de tout le casting qui s avère très inégal. Elle réussi cependant à nous faire connaître ce personnage sans pour autant nous en dévoiler tout ses mystères comme si les personnages de fictions avaient eux aussi un intime restant secret.
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