Pour quiconque l’a découvert, à l’époque de sa sortie, adolescent, Quatre garçons pleins d’avenir avait, avec ses personnages attachants et ses répliques mémorables, de quoi devenir une comédie culte, mais aujourd’hui, avec le recul, force est de constater qu’il s’agit d’une réalisation que la nouvelle génération ne peut qualifier que d’has-been. Si ce film de pote a si mal vieilli c’est essentiellement la faute à la place trop importante donnée à la musique qui s’est rapidement démodée mais aussi parce que, contrairement à des films comme Les sous-doués passent le bac, les comédiens ne se sont pas, par la suite, fait un nom et qu’il n’y a rien de jouissif à redécouvrir dans les frasques de jeunesse. Pourtant les quatre jeunes acteurs, pour l’occasion entourés de guest-stars plus expérimentés, sont assez crédibles dans leurs rôles d’étudiants maladroits et fêtards. Pour les anciens fans de cette potacherie franchouillarde, chaque visionnage reste toujours une source de bons souvenirs de délires mais fédérer un nouveau public autour de ce film semble cause perdue.
Il y a comme ça des films témoins de l’état d’esprit et des mœurs de la jeunesse d’une époque, « Quatre garçons pleins d’avenir » remplit aujourd’hui cette fonction sans que son metteur en scène en ait forcément eu conscience à l’époque, cherchant peut-être seulement à réaliser une comédie divertissante pour ado. Quand la démarche est volontaire elle est le plus souvent rétroactive donc moins spontanée et évidente. Cédric Klapisch avait réussi cet exercice délicat avec « Le péril jeune » en 1994, portrait nostalgique de ses années de jeunesse post soixante-huitarde dans son bahut parisien. Que cherche à faire quatre jeunes hommes trainant leur « flemmitude » en faculté si ce n’est courir toute la journée et aussi la nuit après les jupons de leurs collègues de promotion? C’est donc à une nuit sans fin que nous allons assister où il faudra bien que ce gros balourd d’Arnaud digère sa troisième première année de droit en se consolant dans les profondeurs intimes d’une jeune femme pas trop regardante. Le thème est vieux comme le monde, utilisé en boucle par les cinémas du monde entier avec toujours le même accueil bienveillant du public pour qui c’est le plus souvent une régression nostalgique et salutaire. Le risque dans ce type de production est la succession de gags potaches plus ou moins bien enchaînés et pas toujours très digestes nous donnant à voir le pire des dernières trouvailles en matière de blagues salaces et autres bizutages décérébrés. Jean-Paul Lilienfeld qui est aussi un scénariste avisé («L’été en pente douce », « l’œil au beurre noir ») évite tous les écueils arrivant parfaitement à maîtriser son quatuor de jeunes acteurs animé par un Olivier Brocheriou qui constitue une curieuse et intéressante synthèse entre Eli Kakou, Patrick Timsit et Christophe Bourseiller. Viennent à leur renfort trois guest stars savamment utilisées à des moments stratégiques pour relancer l’action. Patrick Sébastien tout d’abord qui montre ici que ses talents de comique troupier peuvent être utilement canalisés pour le grand écran comme avait su le montrer Jean-Pierre Mocky pour un coup d’essai sans suite en 1984 (« Le pactole »). Roland Giraud quant à lui nous concocte une de ses géniales apparitions iconoclastes prenant sans s’en rendre compte la tête d’un rendez-vous de rave party sur une symphonie de Beethoven. Thierry Lhermitte enfin, parfait en charmant sagouin toujours prêt à braver les interdits. C’est donc un petit plat en sauce goulument mijoté que nous sert Jean-Paul Lilienfeld pour nos pupilles réjouies et nos zygomatiques détendues. A la vision du film seulement quinze ans après sa sortie on a le sentiment que cette jeunesse nous parait bien sage par rapport à celle des années 2010. Ceux qui prétendent que le temps passe désormais à la vitesse de la lumière ont décidément bien raison.
Ce film est un petit film culte et générationnel, sans être un énorme souvenir il reste le film qui a lancé le réalisateur (pas souvent pour le meilleur !) et 4 acteurs qui ont depuis des carrières plus ou moins confidentielles (Olivier Sitruk peut-être à part)... Ce film est en quelque sorte "Le Péril Jeune" (1995) de Cédric Klapish avec le fond politique en moins, plutôt avec une pincée de "Les sous-doués". On suit donc 4 potes qui partent en virée entre soirée alcoolisée et drague en boite. L'humour reste donc très populaire, peu original (drague de beauf, conséquences dues à l'alcool) mais on sourit beaucoup grâce à des dialogues bien écrits et quelques répliques offrent même à rire de bon coeur. Les seconds rôles ajoutent une valeur ajoutée non négligeable, de Thierry Lhermitte à Roland Giraud en passant par un Patrick Sébastien succulent. Le scénario manque de créativité et reste relativement sans surprise. Mais ne soyons pas trop critique ça reste un film plutôt marrant et reste le meilleur film du réalisateur !
Quatre garçons pleins d'avenir, ah quel délire ce film, les acteurs sont irrésistible, l'humour est mortel, les situations sont à mourir de rire, les musique sont mortel, le scénario est certes gros mais franchement ultra fun, bref une comédie qui fait du bien.
Que de fraîcheur dans cette production sur laquelle les années 90 semblent sont tatouées. Drôle, sympathique, jamais balourd malgré le poids des années. Réalisé par celui qui a commis la dispensable "Journée de la jupe".
Un film culte ! Drôle si on a connu, dans sa jeunesse les affres d'une soirée ratée. A ceux qui, dans leur bel âge, n'ont fait que se morfondre dans une soi-disant élévation intellectuelle, passez votre chemin, vous n'y comprendrez rien. Si par contre, vous avez su profiter des bons et courts moments que la jeunesse offre avec son lot d'erreurs à ne pas reproduire, regardez et vous vous reconnaîtrez dans un des 4 personnages attachants héros de ce film. A noter, l'hilarante prestation de Patrick Sébastien en mari violent, misogyne et homosexuel refoulé.
Une comédie française assez drôle, on passe un très bon moment devant et on rigole plutôt pas mal ! Encore un cran en dessous de comédies tels que Les Parasites ou Dikkenek mais ça reste quasi-culte, et bien au dessus de toutes les comédies daubesques qu'on nous sert d'aujourd'hui ! Mention spéciale à Patrick Sébastien qui m'aura bien fait rire dans son rôle de Mr. Fougasse !
LA comédie culte de la fin des années 90. Un des films que j'ai vu et revu le plus de fois dans ma vie. Bon, mon dernier visionnage récent a quelque peu écorné le mythe, car le film a pas mal vieilli évidemment. Mais bon 3 étoiles quand même pour la dimension affective.
Quatre garçons pleins d'avenir est une petite bombe de comédie à nous faire hurler de rire tant les dialogues sont subtilement grossier par intermittences; ça nous fait rappeler les sorties entre copains et on ne décroche pas du film une seule fois tellement les gags sont drôles! Pour passer un très bon moment et pouffer de rire, choisissez Quatre garçons pleins d'avenir!!
Tout simplement énorme ! On rit agréablement devant ce film, d'ailleurs j'étais partis pessimiste en voyant le titre et finalement je le trouve excellent. A regarder plusieurs fois et toujours rire autant, certaines citations du film sont même devenue cultes. Par ailleurs les acteurs jouent très bien leurs rôles sans être lourds comme dans les films américains actuels (American Pie...), mention spéciale à Patrick Sébastien dans le rôle du concierge qui est très drôle. 4,5/5