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    Juliette des esprits
    note moyenne
    3,7
    114 notes dont 24 critiques
    25% (6 critiques)
    38% (9 critiques)
    4% (1 critique)
    8% (2 critiques)
    17% (4 critiques)
    8% (2 critiques)
    Votre avis sur Juliette des esprits ?

    24 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Dans ses oeuvres postèrieures (l'après "8 1/2"), Federico Fellini effectua un retour aux « produits » typiquement italiens, quitte à les remodeler pour les adapter aux exigences de son propre univers! Ainsi naquit en 1965 le très beau "Giulietta degli spiriti" avec la grande Giulietta Masina où l'on oubliera pas cette Juliette dèlivrèe de ses fantômes et de ses fantasmes regardant partir dans l'ombre du souvenir la petite Juliette martyrisèe sur le gril factice d'un mystère de patronage! Avec aussi du talent dans les seconds rôles fèminins telles que Valentina Cortese et surtout Sandra Milo (le personnage de Suzy est en fait l'antithèse de ce que l'on connaissait de l'actrice), chargèe d'exprimer les obsessions du cinèaste, en sachant dessiner une dèlicieuse caricature d'elle-même et de la mythologie fèminine italienne! Fantaisie onirique par excellence, "Giulietta degli spiriti" est un film majeur de Fellini, sans lesquels le cinoche italien de l'après-guerre perdrait l'une de ses dimensions essentielles! Cette façon de se tourner vers les ressources de la subjectivitè pour renforcer le côtè spectaculaire du cinèma se retrouve ègalement dans l'utilisation qu'il fit de la personnalitè de sa Giulietta! Toutefois, même dans ce film mêlant rèel et imaginaire, Fellini continua de tourner autour de son propre moi! Musique de Nino Rota, cela va de soi...
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    «Juliette des Esprits» est souvent présenté comme le pendant féminin de «Huit et Demi». Après avoir analysé et extériorisé son inconscient, Federico Fellini a en effet décidé de s'attaquer à celui de sa femme. Il a voulu porter à l'écran les obsessions, les fantasmes, les rêves les plus fous de son épouse, cherchant à mieux la comprendre en disséquant l'influence notamment de son enfance et de son éducation sur sa personnalité. Et le résultat est plus qu'extraordinaire! Laissant libre cours à son imagination foisonnante, le maestro enchaînes les séquences oniriques, gorgées d'un symbolisme exubérant et faisant preuve d'une originalité permanente. «Juliette des Esprits» est le premier film en couleur de Fellini, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a fourni un travail remarquable de recherche graphique, sa palette s'ouvrant aux nuances les plus variées. Sa mise en scène est admirable de maîtrise et d'ingéniosité, influence notable de bien des réalisateurs (Lynch, Kubrick,...) n'ayant jamais su l'égaler dans l'extravagance géniale de ses visions. Nombre de passages restent mémorables, le long métrage baignant constamment dans une atmosphère enjouée et fascinante, complètement hallucinée. Merveille de subtilité et de créativité, «Juliette des Esprits» est assurément l'un des plus grands films de Federico Fellini. Un réjouissant chef-d'oeuvre! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    1,0
    A travers "Giulietta degli spiriti" réalisé en 1965, Frederico Fellini a cru bon de nous servir une ode à sa femme qu'est la célèbre Giulietta Masina dont le prénom est réutilisé jusque dans le titre. Le cinéaste aime sa conjointe devenue muse, l'admire en tant qu'actrice. Il en est tellement raide dingue qu'il oublie son film par la même occasion, chose quelque peu problématique chez tout spectateur ne ressentant pas les mêmes émotions que le metteur en scène pour la figure féminine exhibée durant plus de deux heures à l'écran. On est contraint de la voir du début à la fin sous tous les angles, regards et postures possibles afin de la magnifier sans cesse. Le pseudo-scénario exposé, original et intéressant si on en lit les trois premières lignes est vite rattrappé par la passion furieuse éprouvée par le maître pour vous-savez-qui désormais. N'ayant absolument aucun moyen de relever un tant soi peu le rythme sans relief émanant sans cesse, celui-ci est surtout prétexte à exposer les phantasmes subsistants de Fellini, venu vider toutes ses idées saugrenues à l'écran. Délirant ? Non, seulement affreusement dépassé, fortement ancré dans la culture pop des années 60, très démodé aujourd'hui mais sans charme. Les couleurs apparaissent criardes, s'avèrent mal utilisées, ne jutifient pas le propos déjà peu passionnant, illustrant avec une grande laideur des décors et costumes absurdes, ne rentrant à mon avis que très mal dans la thématique du rêve et de l'illusion. A ce sujet, on pourra tout de même signaler l'audacieuse tentative de brouiller les pistes en entremêlant les différents récits, essayant de pénétrer dans l'univers cérébral du personnage de Masina, alter-ego féminin de Fellini. L'aspect technique à proprement parler est certes soigné mais le meilleur de ce film réside sur ce qu'il tente de réaliser et très rarement dans ce qu'il expose vraiment. Souvent long, prétentieux et ennuyeux.
    Estonius
    Estonius

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    0,5
    L'imagination du réalisateur est sans doute débordante et réaliser un portrait non linéaire est une idée comme une autre, encore faut-il que le spectateur puisse se raccrocher à quelque chose, encore faut-il que le fil conducteur soit intéressant et Giulietta Massina n'a pas cette qualité, loin s'en faut ! On s'ennuie à mourir et certaines scènes sont carrément hideuses (la séance chez le médium).
    Galoupiotte
    Galoupiotte

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    0,5
    Ce n'est pas un film, c'est un livre d'images. Si on peut apprécier la méticulosité de la mise en scène (pardon, de la mise en images), il faut bien convenir que certaines de ces images sont non seulement inintéressantes mais sont aussi fort laides. Fellini serait-il un réalisateur surcôté ?
    educomix@bluewin.ch
    educomix@bluewin.ch

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    5,0
    Je n'ai rien à ajouter à ce qu'a dit Anaxagore, sinon que je partage son avis quand au trio de tête parmi les merveilles du cinéma fellinien à savoir, La Dolce Vita, Huit et Demi et Juliette des Esprits, moins connus que les deux premiers, mais installé pieds joints dans l'univers onirique dorénavant spécifiquement fellinien.
    Le-Droogie
    Le-Droogie

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    4,5
    Onirique et délicat. Voici deux termes désignant Juliette des esprits, traitant pourtant d'une femme découvrant son cocufiage (rôle attribué à l'excellente Giulietta Masina) alors qu'elle aimait et vivait naïvement avec son mari qu'elle n'aurait jamais soupçonné de quoi que ce soit; Mais alors qu'on serait en droit de s'attendre à un énième film abordant un tel sujet sous un aspect dramatique, Fellini nous mène vers le for intérieur de cette femme de haute famille, que l'on découvre en tant qu'univers extrêmement riche, mêlant rêve et réalité. Si la portée du film n'est pas aussi forte que la période pré-Dolce Vite du Maestro, il n'en demeure pas moins un exercice artistique éminemment intéressant et doté, à l'instar de sa protagoniste, d'un univers tantôt fabuleux, tantôt magique, et finalement unique. Sans doute même le plus riche et passionnant de la filmographie de Fellini. Mais je persiste à dire que le plus beau reste La Strada !
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Le film contient parmi les scènes oniriques les plus réussis, les plus fascinantes, aussi bien de l’œuvre de Fellini que de tout le cinéma. Il rend extravagant, absurde jusqu’au grotesque ou jusqu’à la magie un certain milieu bourgeois (qu‘on qualifierait aujourd’hui de branché). La limite de l’exercice c’est que du coup on ne voit plus son intérêt psychanalytique, et qu’on se moque bien des problèmes de couple de cette petite dame un peu étriquée…
    ronny1
    ronny1

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    2,5
    Je n’aime pas personnellement ce film, mais je n’adhère pas aux critiques qui lui sont faites. Juliette des esprits a souvent été commenté comme un sous 8 ½ au féminin et en couleur. Giulietta, comme Guido, va effectuer une introspection sur sa vie, elle aussi s’évade dans le rêve car la réalité la blesse profondément (elle découvre que son mari la trompe). La confusion avec 8 ½ peut se faire également à cause du Désert Rouge sortit un an plus tôt. Monica Vitti éprouve également des difficultés à réintégrer le réel mais pour des raisons plus proche de celles de Mastroiani dans la Dolce Vita, dont l’ennui semble en être la cause principale. Mais là s’arrête toute comparaison. D’abord c’est le premier long-métrage en couleurs de Fellini et quelles couleurs ! Une palette chromatique à couper le souffle (limite psychédélique). Ensuite Giulietta Masina y est merveilleuse (comme d’hab. quoi) de fragilité et surtout d’émotion (ce qui n’est ni le cas de Monica Vitti, ni celui de Mastroianni, d’avantage prisonniers de leur intellect que de leurs sentiments). Bien sûr il reste la galerie de personnage Fellinesques (les mondains du début puis le « Fellini-circus » dans les séquences oniriques), le tourbillon aussi foisonnant que cumulatif, mais il s’agit là du style de Fellini. Enfin, pour être complet, et contrairement à 8 ½ et au Désert Rouge, Fellini a complètement privilégié la forme sur le fond. Les rêves sont souvent comme ça… Et c’est précisément ce qui ne m’intéresse pas dans ce film.
    max6m
    max6m

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    5,0
    Le cinéma fellinien années 60, depuis "La dolce Vita" jusqu’à "Juliette des esprits", constitue à mon sens le sommet de la filmographie du maestro, qui baissera ensuite inexorablement en qualité au fil des années, malgré quelques exceptions notables, telles "Amarcord" ou encore "Prova de orchestra"… Réalisé juste après ce chef d’œuvre fondamental qu’est "8 ½", "Juliette des esprits" apparaît donc comme une des perles du cinéaste, à mon sens injustement sous-estimée. Premier, mais aussi meilleur film en couleurs de Fellini, "Juliette des esprits" est un film puissamment onirique, affirmant clairement le choix de l’imaginaire fait par le cinéaste depuis le film précédent, et scellant la rupture avec ce qu’il restait de néo-réalisme dans son cinéma. Accordant bien peu d’importance à la trame dramatique, le film peut se voir comme le voyage intérieur d’une bourgeoise conformiste en pleine crise identitaire. Les rêves et les visions de Juliette, qui ne sont que la mise en images de son inconscient, constituent donc l’essentiel de ce film fantasmagorique. C’est avec un plaisir impatient que l’on attend donc chacune des manifestations visuelles de l’imagination débridée de Juliette, qui sont autant de moments d’anthologie, symboliquement forts par ce qu’ils suggèrent des obsessions du personnage, et visuellement éblouissants, avec un usage exubérant de la couleur. Cette exubérance, souvent présentée comme caractéristique du cinéma de Fellini, et qui malheureusement se transformera souvent par la suite en grotesque, est ici portée au sommet de sa beauté et de son raffinement, raffinement qui se manifeste par cette tonalité particulière du film. Derrière une certaine légèreté apparente, plutôt joyeuse, qui confère une forme d’humour au métrage, se cache une grande complexité, une profonde intelligence et une belle sensibilité. En cela, "Juliette des esprits" est un film que je ressens comme féminin.
    sinekonata
    sinekonata

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    1,0
    Je suis pas mal d'accord avec scorsesejunior54 (critique à 1 étoile) mais je me dois d'ajouter pour ceux qui hésiteraient à le voir que ce n'est pas un film fait pour le spectateur, Fellini s'en fout complètement, il voulait un film pour lui. Le spectateur, ce qu'il peut en retirer, c'est des dialogues de bourgeois qui parlent avec leurs fesses (=sans cohérence ni logique) à longueur de film et un scénario à moitié onirique mal ficelé qui n'est qu'un prétexte au réalisateur pour étaler de la couleur et du grotesque partout (bien fait mais un peu vieux). La branlette intellectuelle on aime ou on aime pas, moi j'aime pas.
    Maqroll
    Maqroll

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    4,0
    Entre Huit et demi et Satyricon, Juliette des esprits se situe dans cette période de l’œuvre de Fellini où, comme d’autres avant lui (Claude Simon dans le domaine des lettres notamment, suivant le modèle de Blanchot), il se prépare à abandonner le procédé de la narration (raconter une histoire) pour passer à celui du récit (se raconter soi-même en tant que chaque vie est porteuse d’histoires ou plutôt d’une histoire). Nous sommes ici dans une espèce de transition (et nous y resterons avec Satyricon) où l’auteur ne se cantonne plus à une histoire linéaire comme dans I Vitelloni ou La strada mais ne peut encore se résoudre à l’éclatement total du propos comme ce sera le cas à partir de 1971 avec I Clowns… On a donc encore droit à un semblant d’histoire structurée avec une bourgeoise bien mariée qui fréquente un cercle d’amis décadents (les mêmes que ceux de La dolce Vita puis de Huit et demi, ceux que l’on retrouvera à l’époque romaine dans Satyricon) et s’ennuie ferme, seulement distraite par des échappées oniriques… qui vont devenir l’essence de sa vie lorsque ce monde s’écroulera sous le coup de l’adultère du mari adulé. Les images, comme toujours sont magnifiques, la musique de Nino Rota est expressive au-delà des mots pour atteindre le cœur du propos, Giuleta Masina est aussi à l’aise en bourgeoise qu’en souillon ou en prostituée et les séquences oniriques sont toujours aussi bien maîtrisées avec des fantasmes qui remontent au Cheik blanc et annoncent ceux à venir… J’aurai une seule réserve pour ma part à propos de la résolution finale un peu trop facile sous forme d’un emballage œdipien assez grossier et vite expédié… Mais ce film a beau être un film de transition et se terminer sur une ultime pirouette insatisfaisante, il n’en demeure pas moins un film qui tient la route, un film de Fellini, un vrai !
    dino167
    dino167

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    2,5
    C'est un film de ciné-club. Bel hommage de Fellini à sa compagne Giullieta, Juliette des esprits est une plongée au coeur de l'univers onirique et haut en couleurs des phantasmes d'une femme, qui ne parvient pas à se dépêtrer des différents niveaux de réalité qu'elle vit. Reste de ce portrait flatteur, que le film est un peu ennuyeux à force d'intellectualisme et que s'il est intéressant à regarder, il est difficile d'y prendre un réel plaisir et de s'y retrouver plongé et captivé d'un bout à l'autre.
    QuelquesFilms.com
    QuelquesFilms.com

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    4,0
    Fellini a composé un univers baroque aux accents psychanalytiques, constamment inventif et jubilatoire. Un délire onirique très maîtrisé, doublé d'un itinéraire intérieur, drôle et triste à la fois. L'absurde côtoie le grotesque pour la peinture de la bourgeoisie. Mais l'ensemble n'est pas exempt de tendresse à l'égard du personnage principal, interprété par Giulietta Masina, la femme du réalisateur. Peu importe la part biographique, c'est un rôle en or. L'actrice est magnifique et touchante dans un rôle de petit oiseau naïf, se débattant avec des visions qui la hantent, son passé, son présent, son avenir. Sur le plan esthétique, c'est le premier long-métrage de Fellini en couleurs. Le cinéaste exploite parfaitement ce nouvel atout pour renforcer l'effet des scènes fantasmées. Les couleurs sont exubérantes, les éclairages et cadrages superbes.
    David R.
    David R.

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    4,0
    J'ai adoré ce film, que j'ai pourtant revu après une première vision décevante. Je me rappelais pourtant de sa légèreté, à mon sens il ne s'agit pas d'une comédie dramatique, malgré la gravité du sujet (Juliette qui découvre et souffre des trahisons de son mari), mais bien d'une comédie un brin farfelue, comme le monde qui entoure la protagoniste, notamment les sœurs et la mère, rôles joués par une très grande Valentina Cortese, une délicieuse Sylva Koscina et Caterina Boratto, une très belle ancienne star du cinémas italien des années 30 - 40 que Fellini est allé chercher on ne sait pas par quel miracle. Et comment oublier les invités du party et la voisine, interprétée par une irrésistible Sandra Milo en grande forme? C'est le portrait d'une certaine grande bourgeoisie romaine, malheureusement presque disparue après les années Berlusconi, insouciante et bien loin des difficultés qui commençaient à traverser le nord du pays, des sujets si chers à la gauche italienne. Les décors, la photographie, la musique de Nino Rota sont excellents, l'imaginaire de Fellini est très présent, sublimé par la couleur, que Federico utilise pour la première fois. En conclusion, un petit régal.
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