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Vareche
44 abonnés
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1,5
Publiée le 14 septembre 2011
Iglesia réalise un film CANAL , provoque à deux sous, originalité de la mise en scène réduite à portions congrues (montage plan champs contrechamps à la woody allen) scénario passable de court métrage (un prêtre cherche en faisant le mal, à empêcher le retour du Mal, interêt comique: voir un prêtre faire la mal) acteurs parfois pénibles mais corrects (le nombre de personnages secondaires grotesques, du fils goth à sa mère ours mal lêchée, dont les rapports se limitent à des coups de coudes dans al tronche, frôlent l'ennui), et irréverrence relative de niveau cm2 (une croix géante tombe sur un prêtre, la bondieuserie épinglée comme le matérialisme en sortent plutôt rehaussés). On sort de la salle avec un léger doute, question ce que nous vend de la Iglésia ???
Critique acèrbe des religions et autres croyances sans réserves et d'une société esclave de la télévision, "Le Jour De La Bête" est un film drôle et décalé au ton follement original, propre au réalisateur Alex De La Iglesia. Sa mise en scène est excellente et les acteurs sont tous épatants. De l'humour noir à foison, de l'irréverence à volonté, une histoire hilarante et cruelle et une fin géniale font de ce film un incontournable à voir absolument. Culte.
Álex de la Iglesia surprend encore et toujours. Il mélange les genres en livrant un cinéma à part toujours très travaillé. Le jour de la bête a vieilli mais sa scène finale continue de hanter les plus vieux cinéphiles... Sans doute plus tourné vers l'humour que vers l'horreur, le réalisateur ne fait pas que ponctuer son film de pics envers le monde médiatique, l'église, la violence des sociétés, l'idolâtrie... C'est un véritable plaidoyer continu contre toutes ces déviances.
Imaginez John McClane en soutane se dresser contre le Mal, et vous aurez une partie du délire incroyable qu'est ce chef-d'oeuvre apocalyto-comique d'Alex de la Iglesia.
Le jour de la bête est généralement présenté comme un film d'horreur / épouvante, alors qu'il est à l'évidence une comédie loufoque et une satyre sociale.
Un prêtre foldingue croit avoir décrypté l'Apocalypse, et en avoir déduit la date (le 25 décembre 1995) et le lieu (Madrid) de la naissance de l'Antéchrist. Le soir du 24 il cherche donc à rentrer en contact par tous les moyens nécessaires avec le Diable. Dans ses pérégrinations burlesques et violentes, il croise un présentateur de télévision qui va être amené à croire en son histoire, un fan de death metal et une vierge dont il faudra tirer quelques centilitres de sang.
Le film se déroule intégralement en nocturne dans une ambiance de After hours sous acide.
L'art du réalisateur consiste à nous faire osciller durant tout le film entre deux positions : croire en la réalité de la prévision, ou pas. Et de ce point de vue, le film est très réussi, puisqu'on passe alternativement d'une position à l'autre au moins 3 ou 4 fois. L'atmosphère de violence libérée et un peu zarbi est également très agréable, rappelant celle de Tarantino, ou des Coen d'Arizona junior, mâtinée de couleurs à la Almodovar. A propos de ce dernier, il est amusant de constater que les fameuses tours Kio jouent un rôle essentiel dans ce film, comme dans En chair et en os, vu il y a 2 jours.
Le film ne se prive pas de démonter la télé trash au passage, et tisse une métaphore entre groupe d'extrême droite et satanisme. Le tout est étonnant, mérite d'être vu, même si certains aspects esthétiques (liés principalement aux effets spéciaux et aux extérieurs) ont assez mal vieillis. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
je l'ai vu; j'ai aimer; et je ne me lasse pas de le voir; ou le revoir à nouveau! ensuite on aime ou on aime pas moi j'adore... les dialogues les situations ... et la fin!
Pas trop mal pendant une heure - même si le niveau de drôlerie n'est pas celui espéré -, la dernière partie est vraiment mauvaise. Les scènes bâclées sont à l'image du scénario très confus et limite fumiste, ce qui laisse un goût final assez amer. L'idée était pourtant formidable, et elle pouvait donner un pur joyau d'humour noir politiquement incorrect.
Le jour de la bête emprunte ce côté cynique et décalé à la plupart des productions prometteuses européennes. Il y a beaucoup de Sheitan dans Le Jour de la Bête par exemple...
Les personnages sont très décalés, le cocktail est détonnant entre un prêtre maléfique, un escroc télévisé et un bourrin adepte de death métal. Les dialogues sont souvent à mourir de rire entre ces deux derniers, et les situations très cocasses (même si parfois violentes). Il est surtout amusant d'observer l'introduction d'un prêtre dans des milieux extrêmes.
Le décor est aussi très appréciable, dans un Madrid plutôt vivant, jeune, architecturalement moderne. Tout cela la veille de Noël, pour empêcher le diable de venir au monde...que demande le peuple ?
D'un autre côté, personnellement, j'aurais aimé que les sinistres Limpia Madrid soient plus étudiés qu'ils ne le sont, et que certaines scènes soient plus travaillées (cf scène du conférencier, scène des tours à la fin). Mais cela reste une critique minime car on passe tout de même un très bon moment.
L'Espagne est sur le point de fêter Noël. Un prêtre théologien découvre avec effarement que l'Antéchrist verra le jour avant l'aube : la simple lecture de ce sypnosis suffit à éveiller l'attention, à juste titre. Le Jour de la bete est le type de comédie horrifique qui ne fait pas dans la demi-mesure. Completement barrée, elle est à la fois un ovni et un classique du cinéma espagnol. Culte !
Début prometteur. C'est beau, la musique est prenante, on se dit qu'il faut prendre l'histoire au second degré et qu'on va par conséquent bien se poiler. Mais on comprend assez vite qu'il ne s'agit malheureusement pas d'un film comique. Du moins, si c'était le but du réalisateur, c'est raté. Bon, pourquoi pas ? Disons que les Espagnols, réputés pour être très croyants, ont besoin de pondre ce genre de délire. Mais les choses se gâtent ensuite. La seconde partie du film se révèle assez chiante et incohérente, alors que jusque-là ce n'était pas inintéressant. On attend avec impatience la fin, qui est comme toujours déterminante quant au jugement que l'on porte sur un film. Et là, c'est le drame. Le réalisateur se vautre dans le ridicule le plus total. C'est le coup de grâce.