L'Effrontée
Note moyenne
3,3
1549 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

98 critiques spectateurs

5
21 critiques
4
25 critiques
3
38 critiques
2
10 critiques
1
1 critique
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 avril 2019
Je trouve que "L’effronté" est un film qui prend aux tripes. Quand on regarde le film, on a envie de protéger la jeune Charlotte de sa naïveté et ses défauts. On veut la retenir de faire de mauvais choix mais pourtant à la fin rien n'est vraiment arrangé. Charlotte vient juste de se prendre une énorme gifle de la vie. Et c'est surement l'effet du film voulu. La gifle que tu te prends entre le passage de l'enfance a l'adolescente. On peut le voir lorsqu'elle spoiler: parle au marin, ment sur son age et ne réagit pas à ses avances
ou bien quand spoiler: elle assure vouloir partir avec la pianiste
.Et comme résultat, il y a spoiler: un homme qui lui saute dessus
et spoiler: une grand déception lorsque la pianiste pars sans elle
.
Le film est bien et (en tout cas c'est mon cas) vous fait réfléchir aux émotions ressenties pendant cette période.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2019
Très beau film sur l’adolescence, L’effrontée a permis de révéler le talent de Charlotte Gainsbourg, d’un naturel confondant, tout en imposant l’écriture toute en finesse d’un Claude Miller qui laissait ici de côté ses afféteries stylistiques de Mortelle randonnée pour retrouver le goût des choses simples et épurées. L’air de rien, le métrage aborde des thèmes graves comme celui de l’amour, de l’amitié, mais aussi de la dépendance des êtres envers autrui. Les relations sont souvent ambiguës, apparemment conflictuelles mais qui peuvent pourtant déboucher sur un amour réel. Au passage, le métrage aborde aussi la fracture entre deux mondes, l’un populaire et l’autre plus élitiste, sans que cela donne lieu à un jugement de valeur. Bref, c’est la légèreté de l’ensemble qui fait tout le prix de ce très beau film qui a remporté à l’époque un fabuleux succès, amplement mérité.
cinéman
cinéman

49 abonnés 927 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2018
Bien plus qu'une simple comédie, L'effrontée peint parfaitement les problèmes de l'adolescence, avec une très jeune Charlotte Gainsbourg excellente dans son rôle d'ado qui se cherche. Alors elle tombera "amoureuse" d'une pianiste prodige de son âge qui incarne tout ce qu'elle n'est pas, elle sera mal influencée par un type bizarre qui fait au moins deux fois son âge, elle enverra balader sa famille ou "Lulu" injustement. Mais ce qui est le plus touchant reste sa parfaite interprétation, notamment par le sentiment de souffrance qu'elle inspire face à son double et son inverse : Clara Bauman, 13 ans, issue des beaux quartiers, adulée et prodige du piano.
babidi
babidi

6 abonnés 275 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2018
un scenario simple avec un focus sur une jeune actrice qui creve l ecran et porte le film sur ces epaule

une carriere s offre a elle et cela se note des le premier instant
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2017
Une sublime comédie dramatique. Diverses émotions traversent ce film mais c'est surtout l'excellent jeu des acteurs qui permet d'apprécier tant les scènes (calmes comme pleines d'énergie) du film. Il marque surtout la découverte du talent de C. Gainsbourg, absolument géniale dans ce rôle de jeune fille mystérieuse et contrariée.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2017
À travers le portrait d'une jeune fille de 13 ans remarquablement interprétée par une Charlotte Gainsbourg qui fut couronnée d'un César, Claude Miller réalisait un très beau film sur l'adolescence, ses premiers émois, sa mélancolie, ses rêveries, ses doutes. Tendre et émouvant.
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2017
Trois étoiles plutôt généreuses pour ce qui est censé être un titre relativement important du cinéma français. La réalisation de Claude Miller est ici plus dans la volonté de saisir les émotions d'un personnage principal parfois franchement gonflant, mais que celui-ci a le talent de rendre complexe et même assez attachant, le naturel et la force de caractère de Charlotte Gainsbourg étant également un atout important. Au fond, rien de très original dans ce qui est abordé ici (la fin de l'enfance, des illusions, de l'innocence), mais une vraie sensibilité et une réelle part de vérité dans ce qui nous est montré ici, le cinéaste ne cherchant jamais à embellir superficiellement le quotidien, ni à rendre réellement sympathique cette gamine tout en restant sensible à ses problèmes et désillusions. À ce titre, si sa relation avec Jean est caricaturale au possible et apporte plus de gêne qu'autre chose spoiler: (ce serait pas mal qu'un jour le cinéma arrête de nous faire croire que quasiment un homme sur deux est un violeur/pédophile!!)
, celle avec Lulu et surtout sa belle-mère (superbe Bernardette Lafont) compensent, la bande-originale rythmée par l'endiablant « Sarà Perché ti amo » (peut-être un peu omniprésente, d'ailleurs) étant un autre bon point. Pas de bouleversement en vue sur un sujet toujours intéressant mais qui en a vu d'autres, mais une héroïne à part dans le paysage si souvent aseptisé du cinéma hexagonal, sachant capter les errements de l'enfance, entre rage, espoir et détresse (pouvant même parfois passer de l'un à l'autre en quelques secondes!!) : en cela, « L'Effrontée » mérite qu'on s'y arrête 95 minutes.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2017
Film à petit budget mais au cœur gros, Claude Miller signe un des plus beaux films sur cette courte période où l’enfance laisse place à l’adolescence. Révélée par ce film, Charlotte Gainsbourg éclabousse de toute sa candeur la toile. César du meilleur espoir, elle aura ; tout comme l’excellente Bernadette Lafond aura celui du second rôle.
Erick Maurel a écrit une critique de ce film bourré d’émotions dans laquelle je me reconnais : « Plus que la fascination d’une jeune fille pour une autre, le thème principal de L’Effrontée est avant tout le portrait d’une adolescente au moment où elle se cherche et doute le plus, la peinture sensible mais sans fard de cette période malaisée et rarement facile à vivre qui fait la transition entre l’enfance et la puberté. Charlotte est mal dans sa peau, aussi bien à l’école où elle ne se reconnait aucun point commun avec ses camarades que dans son milieu familial qu’elle trouve étriqué et au sein duquel elle s'ennuie. Elle est aussi peu à l’aise dans sa tête qu'avec son corps un peu plus filiforme et dégingandé que la moyenne ; on le ressent d’emblée lors de la séquence à la piscine où elle semble non seulement maladroite avec ses membres mais montre également une peur maladive de sauter du plongeoir, ce qui la fera ensuite être victime des moqueries de ses petits camarades qui, comme c’est souvent le cas à cette période du collège, ne sont pas tendres les uns envers les autres. Lorsqu’elle se trouve subjuguée par une pianiste prodige de son âge qu’elle voit lors d’un concert enregistré sur VHS, elle n’a plus qu’une idée en tête : chercher à la rencontrer, ce qui s’avère tout à fait possible puisqu’elle doit justement se produire durant les vacances d’été au sein de sa petite ville. Tiraillée entre sa vie morne et ennuyeuse au sein de sa famille et ses rêves et ses désirs d’un ailleurs - aussi bien celui de la destination de vacances de son frère plus âgé qui a le droit de partir avec ses copains que celui encore a priori plus inaccessible que lui fait entrevoir sa visite à la villa de la pianiste -, elle a beaucoup de mal à se situer, ses hésitations et ses doutes la rendant fortement irritable, faisant du mal à son entourage sans foncièrement le vouloir, se sentant encore moins en phase avec ses proches depuis qu’elle a l’espoir de pouvoir se rendre dans de plus hautes sphères aux côtés d'une camarade qui semble avoir tout ce qu'elle n'a pas, le talent, l'aisance, l'intelligence et la beauté, ce qui l'attire forcément.

Séduite voire même hypnotisée par l’opulence de l’univers dans lequel vit la pianiste, elle a de plus en plus de mal à retourner dans sa modeste maison entre un père qui a trop de travail pour avoir le temps de s’occuper d’elle, une amie de la famille qui les aide en effectuant les tâches ménagères et qui ne perd pas une occasion de la railler - sans méchanceté mais avec une ironie qui la blesse tout autant -, un frère qui a plein d’amis et qui a le droit de batifoler à droite à gauche, et enfin une adorable fillette de six ans qu’on lui colle dans les pattes alors que son débit ininterrompu et sa demande d'attention constante l'agacent fortement. Par petites touches sensibles, les auteurs abordent avec une grande intelligence et un sens de l’observation affuté les rêves, les emballements et les élans du cœur d’une jeune fille fragile, boudeuse et timide, ainsi que ses premières espérances déçues et ses grandes désillusions. Ils décrivent les difficultés de l’adolescence avec une telle justesse que tout le monde se reconnaitra au travers de quelques traits de caractère d'une Charlotte tour à tour (ou en même temps) effrontée, cinglante, frondeuse, pleine de certitudes pour cacher ses doutes, agacée par les adultes qui ne la comprennent pas, mais également capable d'amour et de tendresse. Une écorchée vive formidablement interprétée par une Charlotte Gainsbourg qui crève l’écran, aidée en cela par la mise en scène toujours millimétrée et subtile d’un Claude Miller qui semble s’être régalé à la filmer, arrivant à presque tout faire passer par ses regards, expressions et attitudes (beaucoup de gros plans sur Charlotte procurent une puissante émotion). Il ne faudrait cependant pas oublier la délicieuse Julie Glenn qui est la source de la plupart des répliques et séquences humoristiques, une petite fille qui n’a pas la langue dans sa poche, elle aussi subjuguée mais par Charlotte qu’elle considère à la fois comme une grande sœur, une confidente et une camarade de jeu ; elle est craquante du début à la fin et son « Je ne veux pas que Charlotte parte avec la pianiste » fera venir des larmes aux yeux aux plus endurcis des spectateurs. D’après l’actrice elle-même, celle-ci n’aurait pas joué cette scène puisqu’à ce moment-là elle croyait dur comme fer que sa partenaire allait réellement s’en aller.

Dommage que les auteurs n’aient pas pris plus leur temps pour évoquer ce caniculaire été adolescent, ne se soient pas plus longuement appesantis sur les petits riens de la vie quotidienne et aient manqué d’un peu de subtilité dans la description d’un microcosme artistique assez cliché (le jeu efféminé et pédant de Brialy, le personnage du professeur rigide, la jeune fille un peu hautaine...). En l’état il s’agit néanmoins d’une remarquable réussite, car quoi de plus difficile que de retranscrire d'une manière plausible les contradictions de cet âge ingrat et rendre justes les affres, hésitations, tourments et fièvres des débuts de l’adolescence, voire même le désarroi des adultes face au mal-être de ces grands enfants à fleur de peau qui ne rêvent que d’être enfin pris au sérieux.

Sans jamais se départir de sa légèreté, tour à tour drôle, désinvolte - pas dans sa mise en scène, au contraire rigoureuse, trop peut-être -, délicat, tendre, délétère et profondément émouvant, sur l'air entrainant du tube interplanétaire Sarà perchè ti amo de Ricchi e Poveri et celui plus serein du concerto pour piano N°11 de Mozart, L'Effrontée est une chronique de mœurs douce-amère, d'une belle simplicité et d’une confondante justesse sur la confusion des jeunes adolescents alors que se bousculent en eux à la fois l’envie et la peur de quitter l’enfance. Il fallait beaucoup de sensibilité et d’acuité dans le regard pour réussir un film aussi fragile. Pari gagné pour Claude Miller et ses scénaristes ; nous ne sommes pas prêts d'oublier les frimousses et les bouderies de Charlotte et Lulu ! »
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2017
"L'effrontée" (1985) Arte le 13.03.2017

On ne sait trop pourquoi ce film s'appelle "l'effrontée", pas vraiment le trait de caractère de la petite Charlotte Gainsbourg plutôt conciliante et docile. Claude Miller, le réalisateur, lui a offert ici sur un plateau,son premier grand rôle. Cadeau empoisonné ? En tyout cas, les gênes de ses parents aidant peut-être, elle nous fait ici une brillante démonstration de son talent autour d'un scénario qui m'avait plu la première fois que j'ai vu ce film, mais qui m'a décu lorsque je l'ai revu !
Le public n'a pas suivi avec 661 000 spectateurs en salles, ce qui ^prouve une fois de plus que les médailles en chocolat ne témoignent en aucun cas de la qualité d'une production ! Je ne suis pas certain non plus que ce film attirerait encore autant de monde aujourd'hui ! En attendant, Charlotte a été révélée au public, soit, et pas seulement par le cinéma. Mais au final en faisant d'elle une star, ne lui a-t-on pas volé sa jeunesse et ses poupées, ou d'autres rêves comme dans cette histoire ?
willycopresto
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 mars 2017
Réussir à retranscrire avec justesse l'adolescence, moment le plus complexe de la vie où on ne comprend plus le monde qui nous entoure et où on se cherche pendant des années, est quelque chose de presque impossible, 99% des films sur le sujet n'y arrivent pas, et pourtant Claude Miller l'a fait. Ce film est un petit miracle.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2017
Même si son scénario se révèle très conventionnel, Claude Miller nous offre avec " L'effrontée" une très belle réalisation ; Il nous délivre une ambiance intimiste et une mise en scène soignée avec de nombreux et magnifiques gros plans sur le regard et le visage si expressif de Charlotte Gainsbourg. La BO soutenant cette comédie dramatique est elle aussi superbe.
Tous les personnages sont bien en place et superbement interprétés : Julie Glenn, la nièce de Claude Miller alors âgée de 8 ans, est craquante dans le rôle de Lulu l'amie de Charlotte. Jean-Philippe Écoffey est le marin qui sait écouter Charlotte. Bernadette Lafont est comme toujours parfaite dans le rôle de la servante de la famille de Charlotte. Jean-Claude Brialy toujours aussi classe dans le rôle de manager. Quant à Charlotte Gainsbourg, elle est tout à fait sublime dans ce rôle d'adolescente rêveuse et mélancolique, qui lui convient à merveille.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2017
Avis :
Très bon film français qui a reçu deux Césars extrêmement mérités en 1986. Celui du meilleur second rôle féminin pour Bernadette Lafont et celui du meilleur espoir féminin pour Charlotte Gainsbourg qui du haut de ses 13 ans porte le film avec grâce et l'actrice y montre déjà tout son talent. Quelques moments de flottements mais l'ensemble est très sympa à suivre avec cette quête sur la recherche de soi superbement réalisé et interprétés par un très bon casting.

Un mot sur la BO :
Superbe. Le morceau italien Sara Perche Ti Amo de Ricchi et Poveri revient souvent et est extra car ça embellie le tout. Quelques beaux morceaux de musiques classiques ici et là y sont dissimulés apportant un joli cachet à l'œuvre.
Ma note : 7.5/10 !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 mars 2017
Le problème dans ce film n'est pas l'adolescente mais son entourage. Tous lui parlent très mal, la dévalorisent, la critiquent, la rejettent et en plus ils sont grossiers. Comment réagir autrement face à cela ?! Dommage qu'à aucun moment cet aspect ne soit soulevé, comme si c'était "normal". Du coup, Charlotte est pointé du doigt pour son soi-disant mauvais caractère, mais elle ne fait que réagir comme elle peut dans cette jungle sans âme et sans aucune gentillesse dans la maison. Du reste, le film est mou. L'histoire avec le jeune homme est sans intérêt et inutile à mon sens. L'histoire avec la pianiste sous-exploitée. Les émotions ne sont pas au rendez-vous. C'est très ennuyant.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2017
Pourquoi est-elle si fascinée lorsqu'elle entend Clara jouer du piano? c'est parce qu'elle admire celle qui a déjà pénétré un univers qui lui est propre, qui a découvert sa raison de vivre. Il arrive parfois que l'on envie celui/celle qui connaît depuis longtemps ce que l'on découvre soi-même sur le tard. Aurait-on vécu différemment? Serait-on devenu quelqu'un d'autre? Toutes ces questions que l'adolescente ici ne se pose pas mais ressent au fond d'elle-même sans pouvoir y mettre les mots.
Portrait fin et sensible.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2016
L’Effrontée est un petit film typique de ces métrages d’époque sur l’adolescence. C’était une grande mode, et Claude Miller nous a offert le sien. Un joli film un peu mélancolique et vif à la fois, à l’histoire convenue, mais coloré et frais.
Le casting est bon. Charlotte Gainsbourg est parfois un peu molle, et son personnage un peu versatile, mais cela désigne finalement assez bien l’adolescence et elle livre tout de même une belle prestation. Elle est entouré de bons seconds rôles, parmi lesquels j’ai spécialement retenu Raoul Billerey qui campe un personnage intéressant, avec un vrai relief alors qu’il apparait finalement peu. Bernadette Lafont hérite d’un rôle plus classique, basé sur la confrontation, mais elle lui donne un certain relief, et Clothilde Baudon apporte beaucoup de fraicheur et de délicatesse reposante. Etrange qu’elle n’ait pas été révélé par ce film au même titre que Gainsbourg. Dans l’ensemble les interprètes sont entrainants et efficaces.
Le scénario est limité. L’histoire n’a d’ailleurs pas vraiment d’intérêt, et c’est assez caractéristique de ce genre de films dont l’objectif principal est de narré une chronique familial et surtout celle d’une adolescente sur une période donnée, avec tout ce qui peut se passer. L’Effrontée est un métrage alerte, frais, un peu mélancolique, et qui évite les pièges de la facilité. On ne croit pas spécialement à tout ce qui se passe, mais Miller imprime à son métrage une légèreté bienvenue et optimiste. L’idée de virer un peu vers le conte est une bonne idée, ça donne justement une petite touche irréaliste ou fantaisiste bienvenue dans la dernière partie.
Sur la forme on retiendra une mise en scène efficace de Claude Miller. Beaucoup de beaux passages, notamment avec un travail brillant pour mettre en valeur les regards. Le film n’a pour les décors et la photographie pas énormément de fantaisie, mais est-ce que c’est ce que l’on attend d’un film de ce genre ? Pas vraiment. Au contraire, Miller saisit bien l’air du temps, et c’est très bien comme cela, avec en prime une très belle bande son, dominée par une célèbre chanson italienne qui apporte beaucoup à ce film pour lequel, pourtant, elle n’a pas été composée.
L’Effrontée est au final un beau film, pas exceptionnel mais frais, léger, entrainant et qui prend le parti de ne pas être trop ancré dans le réalisme pur et dur. Une sorte de conte qui démontre que Miller n’est pas à l’aise que dans le cinéma dur d’un Garde à vue par exemple. 3.5
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse