Pusher 2 - Du sang sur les mains
Note moyenne
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220 critiques spectateurs

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willy holden
willy holden

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2018
Le deuxième volet de Pusher ne doit surtout pas dissuader les cinéphiles qui auraient été déçus par le premier épisode de cette trilogie. Là où Pusher 1 pouvait assommer le spectateur avec les rythmes saccadés d'une réalisation "caméra à l'épaule", le deuxième opus joue sur une plus grande fluidité mais avec toujours ce sentiment que la seule voie qui s'offre aux personnages est celle de la chute. On sniffe beaucoup de drogue dans ce film et on assiste à des scènes qui agissent sur le réel comme des grenades à fragmentation, notamment le mariage d'une prostituée dans un bar miteux où la jeune femme, sous l'effet de substances diverses, ne sait plus vraiment si elle doit endosser le rôle de la mariée ou de la prostituée. Cette plongée dans les bas fonds nous entraine dans les recoins sordides de la ville et des âmes humaines, avec parfois, comme surgie du néant, une poésie de la noirceur lorsqu'un truand minable s'inflige volontairement une blessure par arme à feu, sur fond d'éoliennes majestueuses et de matin brumeux. Et dans cet univers glauque émerge la question de la filiation et de la paternité qui peu à peu imprègne tout le film. Comment exister entre 'un père, incarnation du mal et de la cupidité, avec l'ombre d'une mère qualifiée de "moins que rien", et en ayant eu soi même un enfant en abusant d'une prostituée....? Le nourrisson apparait comme la seule possibilité de lumière dans un océan de boue.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2018
Une suite Pusher très intéressante, et excellente. Winding Refn réalise peut être son meilleur film. C’est le premier grand rôle de Mikkelsen, c’est surtout pour cette raison, qu’il demeure primordial. Scénario super. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2017
Pusher II, second épisode de la trilogie de Nicolas Winding Refn qui s’intéresse plus précisément à Tony, rôle secondaire dans le premier opus qui prend ici un peu de gallon. Nouvelle immersion dans la mafia de Copenhague, déconvenue et sordidité sont encore de mise mais avec moins d'impact que lors du premier essai. Mads Mikkelsen s'octroie quelques passages de hauts vols mais tombe aussi dans la caricature du nigaud de service, le scénario est bien huilé, moins foutraque et plus calibré et dans ce cas précis ce n'est pas forcement un compliment. Un film électrique et tendu, mais un poil décevant.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2017
Les situations sont toujours déjantées, on est loin d'être surpris de savoir que de tels personnages atterrissent en prison. Le personnage principal, Tonny, est une vraie loque mais curieusement, on se prend rapidement d'affection pour lui qui essaie de s'en sortir tant bien que mal, ne manque pas de bonne volonté mais plutôt d'un tuteur qui lui montre la bonne voie et l'aide à décrocher de ses deals, ses dépendances et ses coups foireux. Seul, il s'en sort tant bien que mal et à la découverte de son fils, il va se sentir la fibre paternel, à l'inverse de son père dont les confrontations sont nombreuses. Une intrusion dans le milieu des drogués et des caïds danois. Très bon divertissement et une suite évidente !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mai 2016
Pour moi le meilleur film de la trilogie Pusher. Si les trois films sont plus ou moins similaires, celui-ci se démarque par son personnage principal. Je trouve qu'il n'y a pas de réelle évolution des personnages dans les autres volets tandis que j'ai perçu un vrai changement du personnage de Mads Mikkelsen à mesure qu'il s'en prend plein la figure ! C'est ce qui fait pencher la balance vers ce volet.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2016
Moins explosif que le premier, quoique tourné sur le même mode. Ca tient sûrement au personnage principal qui n'a pas le même impact que le calme Franck sujet aux colères explosives et qui voit son monde se déliter. Tony est extravagant et passe son temps à se droguer et à traîner avec ses potes minables quand il ne fait pas un travail pour son père. On assiste à sa descente aux enfers programmée en se disant qu'on voit bien ou Refn veut en venir, et effectivement la fin ne surprend pas. Sauf que la conclusion, tout en ressemblant à celle du 1, est étonnante et complètement au rebours de ce qu'on pouvait attendre, conférant par-là un intérêt à ce deuxième volet, qui quoique moins bon que le premier, n'en est pas du moins un simple remake.
Florent B.
Florent B.

95 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2020
Une suite tout aussi réussie, ou les moyens supplémentaires se ressentent. Le cadrage, les dialogues, le jeu des acteurs nous approchent d'une certaine réalité, et nous voyons Copenhague sous un autre angle, glauque et violent. Un quotidien très bien mis en scène, et qui met parfois mal à l'aise. Une suite qui permet de mieux comprendre le personnage de Tonny, auquel on peut s'y attacher. Un bon thriller.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2015
Après un premier volet décevant, Nicolas Winding Refn frappe fort avec « Pusher 2 ». Avec le très imposant Mads Mikkelsen (Tonny) dans le rôle principal et surtout une écriture de haute volée (le point faible de « Pusher »), le film gagne en épaisseur et en intensité. Refn a eu la bonne idée de moins «faire scénario » à tout prix pour avant tout créer des situations, d’abord très drôles avant de basculer dans un registre plus sombre, tout en gardant un fort intérêt et en faisant croître l’empathie du spectateur pour son personnage principal, pas très malin en apparence mais qui finit par révéler une sensibilité assez émouvante. « Pusher 2 » impressionne enfin par l’assurance de sa mise en scène, précise et nerveuse, comme en atteste une caméra qui colle à la nuque de Tonny et au très provocateur « RESPECT » tatoué sur son crâne. En bref, un film-choc qui attise ma curiosité en vue du dernier volet de la trilogie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juillet 2015
Très bon film et c'est notamment dû à la prestation parfaite de Mads Mikkelsen.
Atmosphère très sombre et très sobre - ceux qui recherchent du tape-à-l'oeil à la sauce holywoodienne passez votre chemin ;) ceux en revanche qui souhaitent voir un film fortement réaliste sur la paternité et les ravages de la drogue en Europe, je ne peux que recommander ce film! 4 sur 5
Armand N.
Armand N.

17 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2015
Nicolas Winding Refn continue sa fresque sur la pègre danoise avec le deuxième volet de la saga Pusher. On y retrouve Tony (alias Madds Mikkelsen très bon en petit malfrat trivial) qui à peine sorti de prison apprend qu'il à un fils ce qui va l'amener à changer d'attitude et surtout à faire tout pour offrir une vie décente à sa progéniture. Ainsi NWR offre un film similaire au premier et démontre une nouvelle fois son talent pour la mise en scène avec ses plans serrés, caméra à l'épaule et sa photographie crade renforçant l'aspect trash du film. On y retrouve aussi tous les éléments qui font le style de NWR (violence exacerbée, longs plans, atmosphère travaillée) qui feront son succès 7 ans plus tard avec son chef d'œuvre "DRIVE". Néanmoins, on note la forte présence de la relation père-fils qui est un thème central dans le film et qui apporte un aspect dramatique contrastant avec l'ambiance générale . En conclusion, ce deuxième volet est un film trash réservé à un public averti qui renferme néanmoins d'excellentes idées de mise en scène notamment grâce à son talentueux réalisateur.
Dawasta
Dawasta

78 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2015
On s'attarde cette fois sur la vie misérable de Tonny (Mads Mikkelsen). Même ambiance sordide et crasseuse que le précédent, des dialogues toujours aussi percutants, on commence à retrouver des éléments récurrents de la filmographie du réalisateur (drogue, garage, magouilles). Le scénario semble plus approfondi, plus mature. Il y a un thème central défini et le personnage principal connait une vraie transformation. (Pas mal)
Wolverine1992
Wolverine1992

138 abonnés 405 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2015
Il s'écoulera huit ans avant que Nicolas Winding Refn ne propose une suite à son premier film "Pusher" sorti en 1996 au Danemark. Il faut dire qu'en 2004, le réalisateur sort d'un gros échec : "Inside Job", qui l'a gravement endetté. Pour la première fois de carrière, le cinéaste est dans un obligation de résultats financiers envers des créanciers. Il décide donc de revenir à son plus gros succès du moment, et de lui offrir une suite tourné dans l'urgence et avec très peu d'argent.

Reprenant le principe de la caméra à l'épaule qui avait fait le succès du premier "Pusher", il fait de nouveau appel à Mads Mikkelsen, déjà présent dans le premier opus et qui reprend donc son personnage de Tonny, qui devient, cette fois, le personnage centrale. Dans "Pusher II : Du sang sur les mains", on retrouve donc l'ancien ami de Frank, le dealer du premier opus, alors que celui ci sort de prison. Tonny se dirige immédiatement vers le garage de son père, un mafieux puissant et redouté baptisé "Le Duc" qui tient un garage lui servant de couverture à la contrebande de voitures volées. Autant dire que l’accueil qu'il reçoit n'est guère chaleureux, le père et le fils entretenant des relations pour le moins difficile. Cette fois, Tonny est bien décidé à montrer à son paternel qu'il a changé et qu'il peut lui faire confiance, lui ôtant ainsi cette image de looser qui lui colle à la peau. Malheureusement, les choses s'annoncent mal. lorsque Tonny rapplique au garage avec une bagnole volé dans la rue, il se fait sévèrement engueuler par "Le Duc". pour ne rien arranger, voila qu'une prostituée avec qui il a couché prétend qu'il est le père de son enfant et le force à assumer ses responsabilités. Et ce n'est que le début de ses ennuis.

Ce second opus de la trilogie "Pusher" est dominé par la relation complexe père/fils instauré entre "Le Duc" et son rejeton, à savoir, évidemment, Tonny. L'un voit son fils comme un raté et le méprise, l'autre voulant à tout prix gagner le respect de son paternel, mais, ne parvient qu'à multiplier les conneries. D'ailleurs, le personnage de Tonny nous ait montré comme un looser dés le début du film ou son collègue de cellule lui avoue tout net que, si ce n'était pas le fils du Duc, il lui aurait déjà éclaté la tronche, avant de lui faire une leçon sur la façon de se comporter pour un vrai dur.

Dans la même optique, Nicolas Winding Refn n'hésite pas à insister sur le fait que son personnage soit condamné à n’être rien lors d'un passage ou, honte absolue pour beaucoup d'hommes, celui ci n'arrive même pas à bander face à deux prostituées qui finissent par se lasser de lui.

Un grand film à voir absolument ! Une vérité comme on en croise rarement: autant grâce aux dialogues, qu'aux comédiens (particulièrement Mads Mikkelsen) et à la façon de filmer.
twingolot
twingolot

25 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2015
Qu’on se le dise, Pusher 2 & 3 sont davantage les suites « alimentaires » du premier film de NWR que les épisodes d’une trilogie pensée dès le départ. Pusher 2 est surtout là pour asseoir à NWR une nouvelle reconnaissance critique, son court séjour aux USA ayant été injustement boudé. Et le succès critique sera non seulement là mais amplement mérité, car NWR va continuer à se réinventer (comme il le fait à chaque film). A partir de son premier grand film, NWR se prend donc à en développer certains de ses personnages secondaires, à commencer par le bien brave Tony aka Mads Mikkelsen. Alors que le premier Pusher baignait dans le film noir, aux accents mafieux et avec un côté polar assumé, Pusher II semble vouloir s’orienter davantage dans le drame familial. Et que voilà une famille de truand tous plus infects les uns que les autres (bien que quelques « bons » gars s’en dégagent). Mads Mikkelsen, déjà impressionnant dans le premier opus, devient donc le premier rôle, et à l’instar de Kim Bodnia, porte le film sur ses épaules. Sa volonté de s’impliquer dans le commerce de son père sera systématiquement mise en échec. Tony en cela est un abruti total, défoncé à la coke et l’alcool, mais son entourage n’est guère mieux. Les êtres plus « rationnels » de NWR sont autant de monstres symboles de cette ville écrasante. C’est en cela qu’il parvient à arracher son humanité à Tony, qui finit, complètement tiraillé à se créer un chemin de rédemption, en rompant littéralement sa filiation. Très fort émotionnellement, et bien sûr indispensable.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2014
Huit ans après le premier volet, Nicolas Winding Refn nous fait replonger dans l'ambiance glauque des bas-fonds danois. Pusher II s'avère très différent de l'opus précédent. L'univers criminel n'est ici qu'un prétexte pour mettre en exergue la détresse existentielle d'un paumé en quête de rédemption (Mad Mikkelsen totalement bluffant). Moins classique dans sa narration que son modèle, ce nouveau long métrage aborde des thèmes forts comme la paternité. Néanmoins, Pusher II s'avère également moins brutal et prenant que son prédécesseur ce qui ne l'empêche pas de rester en mémoire. En deux films si différents dans leurs propos et pourtant si semblables dans leur forme, Nicolas Winding Refn pause les bases d'une saga originale et marquante. Respect!
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2014
Bon, pour moi, ça n'a clairement pas la même force que le flux tendu qu'avait fourni le premier opus. J'avoue d'ailleurs avoir eu du mal à comprendre ce tournant presque "social" que l'ami Refn a cherché à donner dans cette suite. Malgré tout, le film parvient à tenir la route grâce notamment à sa deuxième partie qui sait fournir son lot de péripéties, ce qui fait que je ne me suis pas trop ennuyé. Par contre, je ne vous le cache pas non plus, sitôt vu, sitôt oublié.
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