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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2006
Je suis pas mal partagé sur ce film qui peut etre aussi violent que doux. Ce melange me derange, surtout que l'on s'attendrait à un rytme élevé pour ce genre de film, ce qui est le cas pour certaines scenes, mais redescend aussi vite en passant à la scene suivante. Y a pas mal d'opposés qui casse le film donc, doux-violent, rapide-lent. Apres le film n'est pas loupé, on suit un jeune d'un bidonville qui a une enfance extremement dure et qui, marqué par celle ci a une grosse répercution sur sa vie présente, sur ses faits. Je m'attendais certainement à un film qui ressemblait à La cité de dieux. Il merite tout de meme 3 étoiles, 2 seraient trop dur.
Je ne connais pas ce monde et ses règles. Mais je sais appréier ses qualités. Elles sont ici montré avec brio, ou dans l'adversité, l'espoir enfin renait. Voila qui pourrait résumer ce film, dur tranhant et pourtant si plen de vie.
L'histoire d'un voyou attendri par un bébé, qui mérite bien 4 étoiles. Le seul détail qui m'a quelque peu ennuyé est la musique, dans la période "voyou" de Tsotsi, un peu trop bruyante à mon goût! Sinon, bons acteurs, bon scénario, bon film.. Qui mérite bien son oscar ! A voir absolument !!
Le succès de l'extraordinaire Cité de Dieu n'est certainement pas étranger à l'arrivée de Tsotsi, qui dresse également un portrait de la délinquance, mais dans un bidonville de l'autre côté de l'Atlantique, en Afrique du Sud. Tsotsi est un petit caïd sans scrupules, qui tue pour quelques kopecks et tabasse ses subalternes pour peu qu'ils fassent montre d'un esprit un peu trop critique à son goût. La découverte d'un nourrisson dans une voiture qu'il a volée va-elle adoucir notre coriace héros ? La comparaison du film avec son homologue brésilien est difficile à éviter, et ne tourne bien évidemment pas à l'avantage du premier : si la réalisation est ambitieuse et la photo travaillée, on est encore loin du niveau de la fresque de Mereilles. Sans être mauvais, Mon nom est Tsotsi ne mérite peut-être pas autant que ça le concert de louanges dont il a bénéficié à sa sortie.
C'est moins flashy que j'avais imagine, asser tendre finalement. En plus les filtre orange utilises rajoute un cote compte, presque a la Amelie Poulain. Tres bon acteur, le visage relativement tendre de Tsotsi est vraiment le casting ideal. Seul petit defaut, un leger penchant pour le larmoyant, mais qui rests maitrise.
Tsotsi ne tire sa singularité que de son contexte social et géographique, les vues de Johannesbourg sont pour nous Européens assez saisissantes et tout ce qui a attrait à la vie locale réellement touchant. Il y avait donc matière là à toucher droit au coeur le spectateur sans avoir besoin de plomber les séquences émotionnelles par de la musique dégoulinante, des gros plans insistants voire des ralentis inutiles et une image numérique bêtement clinquante. La mise en scène ultra conventionelle de Gavin Hood cherche à tout prix l'émotion et en usant de procédés éculés et insistants s'écarte d'une réelle émotion qui aurait dû naître simplement du contexte et de ses personnages donc d'elle-même, au profit de réactions forcés et donc d'une émotion artificielle. Le récit vue et revue de cette rédemption ne sors jamais de son chemin balisé ce que n'aide pas malheureusement des personnages peu fouillés qui peinent à exister en dehors de Tsotsi. Le film ne retient l'intérêt que par son évidente honnêteté et son ancrage géographique et se suit ainsi sans ennui, mais prouve une fois de plus que des intentions nobles ne font pas forcément un grand film.
Le film à Oscar est un genre en soi et fait généralement très peur. Pourtant, "Tsotsi" étonne fréquemment durant la projection par son étrangeté : n'allant jamais vraiment là où on l'attend, le cinéaste compose un portrait assez bouleversant d'un gamin des bidonvilles. Enorme fable à caractère psychologique, "Tsotsi" est un faux polar et un faux film social. Il étonne surtout par le brio extrême de sa mise en scène, inspirée de bout en bout. Pourtant, ce brio entraîne un revers de médaille sévère : comme dans "la cité de Dieu" auquel il est comparé, le cinéaste réussit à rendre esthétique la misère, ce qui n'est pas à son honneur. Ce décalage entre l'esthétisme des images et les horreurs montrées est l'énorme point faible de ce film pourtant fort sympathique et épisodiquement bouleversant.
Tsotsi est touchant, souvent intéressant. Mais sa peinture manque d'une réelle profondeur, d'une richesse reflexive pour véritablement émeuvoir, simplement plaire. Son dénouement, très bien pensé, le sauve de la deception.
Dyslexiques attention : Ne pas confondre avec le « Tootsie » de Sydney Pollack, cest beaucoup beaucoup moins drôle. Très beau film néanmoins sur le fond et sur la forme, superbes couleurs et images dun ghetto filmé avec dureté mais sans misérabilisme. On comprend mieux sans excuser pour autant la violence engendrée par cette pauvreté extrême qui côtoie un monde nanti et indifférent. Lauteur a eu lintelligence de ne pas faire le cliché sud africain « noirs et pauvres versus blancs et riches » car cette histoire est universelle et aurait pu être aussi bien tournée dans les favelas de Rio ou dans les bidonvilles de Bombay. Tout petit bémol cependant sur certains détails comme la rédemption un peu rapide de Tsotsi ou la qualité irréprochable du sac en papier qui abrite le bébé et qui reste flambant neuf pendant tout le film malgré des attaques de fourmis, des cacas probables, et des brinquebalements incessants dans tout Johannesburg !
Se limitant au départ à un simple agrément visuel et sonore, ce dernier Oscar du meilleur film étranger ne sait trouver son souffle quà de brefs moments épars, le reste demeurant au fond bien classique. Néanmoins, la force de ces quelques bons moments, la sensibilité de la réalisation et surtout la sincérité globale du film parvient à faire de se « Tsotsi » un film touchant pour lequel on séprend vite dune indéniable sympathie. Rien de véritablement transcendant donc, mais une vraie générosité cependant qui suffira à dérider bon nombre dentre vous.
Scénario classique, mais dans environnement particulier. Les acteurs et l'oeil du réalisateur sont du cru (Afrique du sud) et cela permet de donner un coté plus réaliste et touchant au film. Un film intéressant 3/4
Ambiance moite dans cefilm de Gavin hood, plan pas toujours raccord 2nd acteur mal choisi, on passe quand même un bon moment, bien que changement de Tsotsi ne soit pas assez mis en valeur. Mention spéciale au directeur de la photo qui a vraiment fait du bon boulot.