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Pas mal ! Une vision assez prenante et dure d'une jeunesse lointaine oubliée du monde des adultes, dont on soucie peu.
Ajoutée le 01 mai 2013 à 23h24
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Pas mal ! Une vision assez prenante et dure d'une jeunesse lointaine oubliée du monde des adultes, dont on soucie peu.
Ajoutée le 01 mai 2013 à 23h24
38 abonnés | Lire ses 2187 critiques |
La magie poétique qui ressort inextricablement de ce scénario humaniste est pourtant freinée par la mise en scène maladroite de Gavin Hood. C’est bien son usage à outrance des focales courtes et d’une musique agressive qui rend difficile au spectateur de s’attacher à ce personnage en pleine crise introspective. De la même manière, le jeu des jeunes acteurs locaux ne nous fait pas fermer les yeux sur le peu de subtilité avec lequel sont travaillées les évolutions psychologiques des personnages. C’est donc bien le réalisme, preuve d’un travail de documentation de la part du réalisateur, dans la peinture des conditions de vie dans les bidonvilles sud-africains qui donne à ce film une dimension intense pleine de force.
Ajoutée le 25 févr. 2013 à 19h508 abonnés | Lire ses 573 critiques |
Ce film est adapté d’un roman d’Athol Fugard dont l’action se déroulait dans les années 50. Gavin Hood a fait le choix de le situer de nos jours, et c’est bien l’Afrique du Sud contemporaine qui sert de toile de fond à l’histoire : les affiches de prévention du sida sont partout, et les riches parents de l’enfant sont noirs. Seul personnage blanc, l’inspecteur chargé de l’enquête se fait malmener par le père qui l’écrase avec toute la morgue de sa position sociale. C’est en effet une particularité de ce film, et qui explique sans doute son succès planétaire (il a reçu de nombreux prix, dont l’Oscar du meilleur film étranger) : le cadre est typiquement sud-africain (l’opposition entre la richesse des gratte-ciel de Jo’burg et la misère du bidonville, les dialogues en tsotsi taal, mélange d’anglais, de zulu et de sesotho, et le kwaito envoûtant de Zola, sorte de rap mâtiné de rythmes africains), alors que l’histoire qu’il raconte est universelle. Il s’agit de la rédemption d’un être que les premières scènes nous présentent comme irrécupérable, et de son chemin de Damas qui va le voir (re)découvrir des mots comme «s’il te plaît», «merci» ou «je m’excuse». D’ailleurs, la dimension christique est omniprésente : quand Tsotsi prend en filature un mendiant infirme qui a osé l’insulter, il lui ordonne «lève-toi et marche» ; la femme qu’il prend comme nourrice nous est montrée comme une mater dolorosa ; et jusqu’à la scène de son arrestation, où le fondu au noir final découpe sa silhouette de Christ en croix. Gavin Hood a fait des choix techniques et esthétiques qui trouvent leur justification dans le propos même du film : beaucoup de plans fixes avec une alternance de plans larges et de plans serrés, emploi de longues focales pour isoler les personnage et particulièrement Tsotsi, dans la volonté de capter ce qui se passe dans sa tête, et utilisation de filtres pour styliser les personnages : Tsotsi en rouge et noir, les membres de sa bande en vert, bleu et orange, la jeune femme en turquoise et ocre. S’il n’évite pas quelques facilités (les flash back mélodramatiques sur son enfance, une musique un tantinet insistante dans la deuxième partie), grâce à ces choix radicaux et au jeu pasolinien de Presley Chweneyagae dont c’est le premier rôle au cinéma, le film possède une force et une sincérité qui suscitent l’émotion à de nombreux moments. Dans son interview au «Monde» Gavin Hood explique : «Il y a tant de film qui parlent de vengeance, et dans lesquels la violence est un spectacle. Je ne montre pas les coups, mais leur effet : un visage ensanglanté. Voilà mon propos : ne pas m’éterniser sur les actes de violence qui surgissent, mais réfléchir à leurs effets, à ce qui a été fait dans le passé et ce que nous faisons dans le présent. » Loin des clones tarantinesques qui prolifèrent partout, du cinéma français au cinéma coréen, il offre une approche éthique de la violence et un message d’espoir en l’homme ; pas étonnant que cela nous vienne d’un pays où la réconciliation nationale est au cœur de la construction d’une société nouvelle. http://www.critiquesclunysiennes.com/
Ajoutée le 14 oct. 2012 à 18h081 abonné | Lire ses 222 critiques |
Film dur, dans un contexte difficile, l'Afrique du Sud des ghettos. Le jeu des acteurs laisse je trouve un peu à désirer, c'est dommage, ça rend ce film pas très crédible, ni attachant.
Ajoutée le 30 août 2012 à 12h440 abonné | Lire ses 54 critiques |
j ai bien aimé ce film. les bidonvilles d Afrique du sud font peur. très bon rôle principal.
Ajoutée le 09 avr. 2012 à 22h263 abonnés | Lire ses 367 critiques |
Film très touchant et rempli d'humanité qui mérite son Oscar.
Ajoutée le 15 déc. 2011 à 08h14
25 abonnés | Lire ses 1444 critiques |
L'histoire d'un petit gangster qui apprend la vie en accéléré. Prévenons d'abord les femmes enceintes et les mères en général, ce film n'est pas pour vous ! Il y a des scènes qui sont drôles pour certains, insupportables pour d'autres. Evidemment, l'histoire est belle, enfin, suffisamment pour ne pas désespérer de l'humanité, mais c'est quand même beaucoup plus hard que dans la bande annonce. On voit la progression d'un jeune bandit qui va être obligé de réfléchir face à une soudaine responsabilité que ce qui lui reste de cour va déclencher. C'est l'anti-thèse de « Orange Mécanique », l'humour parvient à désamorcer des scènes limite insoutenables. Mais c'est surtout l'acteur qui parvient à retourner le spectateur par son jeu et le scénario. C'est beaucoup trop joli pour être vrai, mais c'est aussi pour ça qu'on aime le cinéma parfois. Parce que Disgrace montre les vrais fins, et on a pas envie de le revoir malgré le côté chef d'oeuvre absolu, va comprendre !
Ajoutée le 13 déc. 2011 à 00h33Adapté de l'unique roman de Athol Fugard, célèbre dramaturge d'Afrique du Sud, Mon nom est Tsotsi fait l'effet d'un coup-de-poing. Dès l'ouverture, la mise en scène du Sud-Africain Gavin Hood, incisive et intelligente, soutenue par un percutant hip hop kwaito (musique moderne des townships d'Afrique du Sud) accroche, et propulse le spectateur dans l'univers de ces jeunes déshérités du ghetto, laissés pour compte de l'Apartheid, orphelins, isolés, sans éducation ni avenir. Mon nom est Tsotsi (Tsotsi signifie "voyou" dans le jargon des townships) raconte l'histoire d'une rédemption. Grâce au nourrisson qu'il a kidnappé, ce gangster violent et cruel va retrouver son humanité, sa mémoire, et apprendre à assumer les conséquences de ses actes. Et si la deuxième partie du film est imprégnée de sentimentalisme, elle ne sombre jamais dans le pathos, notamment grâce au jeu habité de l'interprète de Tsotsi, l'étonnant Presley Chweneyagae, dont le mutisme et le regard bousculent le spectateur jusqu'à susciter un sentiment de malaise. Récompensée dans de nombreux festivals, cette œuvre poignante a remporté, en 2006, l'Oscar du Meilleur film étranger.
Ajoutée le 09 déc. 2011 à 13h142 abonnés | Lire ses 3 critiques |
PLUS BEAU FILM AU MONDE!!!!!! emouvant triste super
Ajoutée le 05 oct. 2011 à 19h23
46 abonnés | Lire ses 676 critiques |
Oscar du meilleur film étranger, Mon nom est Tsotsi est un petit film mettant en scène un caïd des bidonvilles de Johannesburg, un orphelin endurci par la difficulté de vivre en ces lieux de misère et de violence, dans une Afrique du Sud encore déchirée par l'Apartheid. Ce jeune voyou, vivant de raquettes et de vols, va se retrouver face à une situation complétement nouvelle et dont il perdra vite le contrôle. Un simple braquage de voiture dégénère vite au massacre. Tsotsi fait feu sur une dame, s'empare de la voiture... avant d'y apercevoir un bébé pleurant sur la couchette arrière. Commence alors une folle aventure, transformant à tout jamais le jeune Tsotsi. Tel pourrait être le synopsis de ce film à l'allure étrange, réalisé par le britannique Gavin Hood à qui l'on doit quelques années plus tard le très mitigé "Wolverine". Si le scénario de "Mon nom est Tsotsi" est quelque peu rocambolesque, c'est surtout le jeu du jeune mais très talentueux Presley Chweneyagae que l'on retiendra par dessus tout. Le jeune sud africain nous épate de bout en bout, extrêmement fidèle à son personnage, à ce faux gangster qui est, avant d'être un bandit, n'est qu'un enfant. Et je pense que c'est ce que le film et son histoire veulent nous faire comprendre: malgré les actes du jeune Tsotsi, vivant depuis son enfance dans la violence, c'est avant tout l'innocence, la naïveté, l'inconscience et la beauté de l'enfance qui marque son être. C'est cette complexité même qui va faire le faire s'attacher à ce nourrisson, daignant le rendre à la police et à ses parents. Un rêve impossible à réaliser que le jeune Tsotsi va peu à peu accepter, après s'y être rudement confronté. Bref, c'est je pense cette force humaine qui rend "Mon nom est Tsotsi" vraiment intéressant. Pour le reste, notons une photographie travaillé, un univers visuel enchanteur et très dépaysant. Les seconds rôles sont eux aussi réussis et souvent attachants, particulièrement celui de la jeune femme qui "accepte" d’allaiter le jeune enfant. Un film assez bien ficelé et émouvant, sans pour autant être très bon, qui nous peint la sensibilité d'un jeune voyou des ghettos. Une histoire touchante.
Ajoutée le 24 août 2011 à 09h20
De Nicolas Winding Refn
Avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas
Film - Thriller
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