Derniers Avis : Le Temps des porte-plumes - Page 4
Le Temps des porte-plumes
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Un visiteur
0,5
Publiée le 9 octobre 2006
Je sais bien que depuis les choristes la nostalgie est exploitée comme jamais dans les films mais de la a ce que ça devienne le seul prétexte cest exagéré. Car dans ce film le seul intérêt, si il y a, cest apparemment le coté ancien, à part ça on dort ou on arrête le film. Cela dit rien à redire sur le jeu des acteurs, mais la pilule ne passe pas.
Il prend du temps à démarrer. Et quand il démarre, il n'avance pas trop. Le petit est très mignon, mais paradoxalement il reste distant. A.Brochet que j'adore n'est pas très convainquante. Il y a une douceur dans ce film qui n'est malheureusement pas très bien exploitée... et on sent un certain manque tout au long du film, qu'on ne sait définir!
Les acteurs jouent parfaitement, le cadrage est parfait, la bande-son également, l'histoire bien ficellé (deroulement de l'agriculture), un peu long certe mais c'est un film émouvant !!
Un bon moment de détente dans un film simple, sans complications, sans violence, sans héros. L'histoire d'un gamin sans parents à la campagne, qui n'a pas choisi sa famille et qui se la créé au milieu de tout le monde. Il n'y a rien d'autre à trouver dans ce film, c'est une belle histoire de tous les jours.
Daniel Duval raconte son histoire. Après 15 ans dabsence (La Dérobade), Duval souhaite rendre hommage à ceux quil considère comme ses véritables parents, Gustave et Cécile, à qui le film est dédié. Nattendez surtout pas à voir beaucoup daction, de rebondissements car le cinéaste préfère mettre sur pellicule latmosphère, les silences, les regards dont il se souvient et cest là quil est le plus fort car on ne sennuie jamais. Là où beaucoup seraient tombés dans le film somnifère, Duval réussit à captiver, à nous prendre par la main par une une vraie sincérité, une véritable fraîcheur et simplicité. Il est par ailleurs soutenu par une belle distribution avec la découverte du petit Raphaël Katz, véritable caractère au charme irrésistible. Jean-Paul Rouve tombe parfois dans le cliché du paysan mais parvient à se fondre dans lambiance du film. La prestation rigide dAnne Brochet est assez déroutante et cest Annie Girardot qui tire son épingle du jeu, très émouvante, sensible et douce. Denis Podalydès (où l'art de se fondre dans tous les rôles Comédie Française) en instituteur samuse, Lorant Deutsch apparaît tout en retenue. Certains spectateurs auront une impression de déjà-vu, notamment avec Les Choristes pour la photo made in 1950 mais le projet de Daniel Duval est bien antérieur au film de Barratier. Le cinéaste (et acteur) a mis énormément de sa personne dans ce film, comme un moyen de cicatriser certaines blessures encore ouvertes. Il porte un gros plan sur les labours, les soirées rythmées au balancement de la pendule du salon éclairé par la lampe à pétrole, comme des instantanés indélébiles qu'il souhaitait imprimer sur pellicule depuis 20 ans. "Le temps des porte-plumes" est un très joli film malgré la musique aussi omniprésente que sirupeuse de Vladimir Cosma (les violons dégoulinent). Ce film se regarde comme un récit autobiographique, qui se regarderait "page par page", l'émotion émane des images très soignées. Jamais mélo, toujours sincère.
Joli petit film à la française, dira-t-on. Une bonne ambiance, de bons acteurs, une musique sympathique... c'est si agréable que cela en devient presque niais. Un joli tout, finalement. Mais bon, c'est du petit cinéma.
Nous avons bien aimé l'histoire du petit garçon car elle est très émouvante. Filmé sans fioriture, le récit est naturel et nous prend à la gorge dès les premières minutes. Nous trouvons en revanche, la fin trop brutale.
Un beau film, simple et émouvant, de belles scènes de vie et de champs, des acteurs parfaitement à la hauteur (Jean Paul Rouve au grand coeur et le petit Pipot,révolté, secret, sensible et en mal d'amour)mais une histoire qui manque un peu de souffle. Le personnage de Cécile est peu travaillé et son attitude envers Pipot pas assez creusé.
une belle histoire touchante, de bons acteurs, un scénario maitrisé et un décor agréable, je n'ai qu'une seule chose à reprocher à ce film, il ressemble à un téléfilm que l'on aurait déja vu...
On apprend à le connaître dans, PIPO va à lécole, PIPO na pas faim, PIPO nest pas content, PIPO triche, et pour finir PIPO est heureux et enfin libre !!!
A vrai dire il ne se passe pas grand chose. Tout est dans lappréciation du silence.
Dommage !!!
Quoi que ce film a quand même était applaudi par quelques personnes à la fin de la séance Comme quoi tout les goûts sont dans la nature !!!
Daniel Duval est un acteur attachant. Avec son film il nous plonge dans les méandres de son enfance douloureuse. Une uvre personnelle donc, trop sans aucun doute. On pense immanquablement au Grand Chemin de Jean Louis Hubert tant les sujets sont proches et lon se dit quil était difficile de faire mieux. Car malheureusement ici la mayonnaise ne prend pas. Faute de savoir faire vraisemblablement. Le montage est anarchique : combien de scènes semblent coupées ou inachevées. Le rythme est poussif, alternant scènes de genre agraires à des scène plus intimistes sans réelle cohésion ou organisation. Et les acteurs sont absents, voire même canalisés, dans tous les cas peu crédibles. Rouve semble ne pas oser bouger, Anne Brochet est un brin décalée, Podalydès donne limpression dêtre là pour toucher son cachet et Deutsch fait ce quil peut. Deux sauvent ce triste constat : le jeune Raphaël Katz et aussi la formidable Annie Girardot qui malgré peu de scènes vient illuminer cette histoire. Ces deux là nous offrent quelques beaux moments teintés de poésie et de charme jusquà un final presque magique. Mais attendre une heure quinze pour sortir de lapathie cest trop ! Lautre grande qualité de ce film est la bande originale de Vladimir Cosma. Sa partition donne du relief et offre au film ses seuls moments dintensité.
Bravo, mille fois bravo pour cette restitution de l'ambiance campagnarde des années 50. J'ai vécu cette scéance de ciné avec un plaisir non dissimulé, comme on lit un poème, comme on ressent les émotions de l'auteur, comme on s'arrête devant une fleur pour en saisir la beauté et humer le parfum. J'ai presque cru pouvoir à certains moments entrer dans l'image: le blé qu'on bat sentait si bon, l'encre sur les cahiers d'école, les incontournables blouses grises . Daniel Duval est sensible à tous les petits détails qui font que l'instant est vrai. Tout est soigné dans la mise en scène et restitue ce qui était ou ce qui est resté dans la mémoire. Détails importants pour celui qui les a vécus, insignifiants pour ceux qui ne savent pas. L'image est puissante et je me suis laissé emporter loin, loin dans mes souvenirs d'enfant. Et quelle fin magnifique, quelle envolée, si je puis me permettre ! Ce film est certainement un de ceux dont je garderai une trace au plus profond de moi. Il m'a enchanté. André (conjoint de Kat25)
J.P Rouvre dans son rôle de père adoptif attendri est merveilleux ! L'histoire est simple mais attendrissante , à une époque que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaitre ! Annie Giradeau en grand mère mourante lie une amitié avec pipo, elle devient son refuge avant que le petit ne trouve sa place dans son nouveau foyer.