Un peu plus de rythme et démotion aurait été souhaités Mais le cur de ce film reste lhommage de Daniel Duval à ses parents adoptifs (Cécile et Gustave Anne Brochet et Jean-aul Rouve, attachants) qui ne peut laisser insensible. On passe donc un agréable moment devant cette chronique paysanne mais «Le grand chemin » na pas de souci à se faire et restera encore longtemps le meilleur film sur lenfance à la campagne.
De bons acteurs avec J.P. Rouve et Anne Brochet convainquant dans leurs interprétations dagriculteurs. Egalement D. Podalydès en maître décole sévère des années 50, et R. Katz, ressemblant fortement à Pépino des Choristes, est un gamin attachant. De jolis décors de campagne pendant la période des travaux des champs accompagnés de la douce musique de Vladimir Cosma (Le grand blond avec une chaussure noire, 1972). Bref tous les ingrédients nécessaires à la réalisation dun bon film émouvant mais pourtant, non ! Le déroulement est plat, trop linéaire, lhistoire navance pas et on sennuie. De plus certains éléments ne sont pas exploités jusquau bout, donc pas de profondeur et aucune morale. Il faut être ému mais sans en comprendre la raison ! Un peu trop facile... Finalement je nai pas adhéré à la simplicité du scénario mais néanmoins, on peut être touché par la qualité de la réalisation.
Mes amis ont adoré et pour ma part j'ai trouvé ce film sans interret. Allez-y et faites-vous votre propre idée si le thème abordé semble vous interresser (ce qui n'était pas mon cas).
J'ai beaucoup aimé ce film intimiste tout en retenue et modestie, tout comme les acteurs, qui ont bien rendu l'atmosphère paysanne peu expensive et secrète, aux sentiments pudiques et un peu "brut de pomme". En revanche, tout au long du film il me semblait reconnaître le "Stabat Mater" de Pergolèse quelque peu revu et corrigé et comme cela m'intriguait quelle ne fût pas ma surprise de lire au générique : Musique composée par Vladimir COSMA ! Pour moi c'est une variation sur le thème du Stabat Mater de Pergolèse mais pas une composition ! Il se trouve que c'est mon oeuvre musicale préférée alors cela me gêne un peu que quelqu'un se l'approprie au lieu de reconnaître s'en être plus que largement inspiré.
Tout de suite, j'ai aimé le petit. Ignoré de ses premiers parents dès sa prime jeunesse, le regard sur lui ayant été quasi-nul, l'obligeant à s'inventer son monde à lui, il a forcément beaucoup de mal imaginer qu'on l'aime un jour. Daniel Duval a très bien rendu cet aspect-là, tout l'intérêt est de rendre Pippo acceptable pour la communauté, le spectateur en ressent le besoin... Le rythme de la pendule, les longs silences marquent la progression, Jean-Paul Rouve fait ce qu'il peut, Anne Brochet avec sa gueule de carême est crispante, la caricature du curé tout-puissant et de l'instit'à peine exagérée (ça donne envie de tordre le cou à tous ces vieux c... irascibles qui broient toute créativité). "La sorcière" Annie Girardot met un peu de baume sur les plaies... Ouf, les dernières images desserrent l'étau. Une petite pensée à tous ceux qui doivent faire avec une enfance très bousculée...
Un film malheureusement un peu lent et monotone. Pas beaucoup de rebondissements, peu de musique, pas assez de rythme...Malgré de belles intentions et un gamin vraiment "trognon" , on s'ennui ferme pendant 1h30. Juste quelques moments agréables en revoyant certains objets et des situations vécues dans notre enfance : pas suffisant pour sauver le film de la noyade !