Tout premier film de la (longue) saga, encore en noir et blanc, Le masseur aveugle s’avère être une excellente présentation de l’univers de Zatoichi, avec son humour décapant et moralisateur, ses querelles, sa passion pour les dés et bien sûr ses combats à l’épée. Kenji Misumi réalise ici un film magnifique, avec un scénario sobre mais puissant, exposant les coutumes de l’époque d’Edo avec une simplicité apaisante. Les décors naturels sont somptueux, la musique d’Akira Ifukube (principal compositeur de la série et de celle de Godzilla) est excellente et l’interprétation est admirable, sans cabotinage nippon ni situations excessives. Dans le rôle-titre, Shintarô Katsu est tout simplement attachant du début à la fin et on redemande immédiatement de ses aventures. Reste un léger petit manque de combats, l’unique véritable affrontement étant celui de la fin à travers le massacre sans pitié des deux camps suivit de l'inévitable duel à mort, mais on aurait aimé un peu plus de violence pour un chambara. Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir, Zatoichi nous réserve bien des surprises…
Un très bon western spaghetti, digne des Sergio Leone, excepté que les cow boys et les flingues sont remplacés par des yakuzas et des katanas. Seule la forme est différente. Le personnage de Zatoichi est excellemment bien interprété, la mise en scène et la photographie superbes.
Premier film de la saga. enorme. le perso que shintaro katsu a créé est vraiment sublime avec ses airs tantot bonnet tantot fin stratège et malin. un super scénario et une très bonne réalisation, accentuée par une photo magnifique. une seul mot, chef-d'oeuvre