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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2007
Un film réaliste qui devrait nous alerter sur les dangers de l'arbitraire érigé en système,la mise au pas des citoyens avec l'aide des grands corps constitués: police, psychiatrie, entreprise, quand ils perdent de vue leurs valeurs pour n'être plus que des exécutants zèlés, attentifs seulement aux procédures définies par d'autres qu'eux..A partir de quand a lieu le dérapage et que peut-on faire pour réagir? Un film aussi sur la société du paraître et du bluff.Sommes nous normaux pour tolérer tant de folie?
Malgré quelques longueurs, j'ai trouvé le film particulièrement intéressant par le propos qu'il délivre: doit on se conformer à ce qui est posé par une norme parce que c'est la norme reconnue par tous comme telle, ou bien l'homme doit il chercher au delà des règles le sens qu'elles donnent à la société? Ce film renvoie à notre propre responsabilité et à notre capacité affaiblie à encore oser nous indigner. Qu'est ce qu'être citoyen finalement si ce n'est être aussi un peu rebelle. La fin du film nous apporte une réponse un peu pessimiste mais sans doute assez proche de la réalité
Petit film dont la bande annonce m'avait bien motivé mais finalement un peu déçu par le film lui meme, Un peu trop de longueur seuls les acteurs relance le niveau d'un histoire un peu trop incroyable meme si cela parté sur des bonnes idées.
Critique de la société montrée de façon bète et méchante. La réalisatrice devrait plutôt faire de la politique que du cinéma. Nous affliger des scènes aussi déconcertantes filmées sans réfléxion ni profondeur est honteux. Cà aurait pu être un mauvais reportage fiction, dommage pour les acteurs et en particulier G.Melki toujours aussi excellent. Aucun intérèt.
Bonjour à tous, la vie ordinaire d'un homme ordinaire avec une femme ordinaire voila ce que l'on nous propose même le film manque de rythme. Après tout cette vision bien triste de la vie de cet homme ne reflète-t-elle pas tout simplement nos propres vies ? Embarqués involontaires nous aussi dans cette spirale qu'est le monde actuel (moderne ?) le credo de notre société ne serait-il pas "pour vivre heureux vivons cachés" ? L'apparence que l'on se donne est plus facilement manipulable que sa propre conscience mais au fond c'est peut être ce que l'on recherche tous un peu ne pas se poser de question et se méfier de la différence source de tensions et d'interrogations inutiles. En espérant cette réflexion plus éloignée de la réalité qu'elle ne paraît. Bonne projection.
L'atout majeur de "Très bien merci" est un scénario fort et intelligent. Melki, excellent, lors de son cauchemar cherche à comprendre. C'est le but du film de porter un regard sur notre société à l'aide d'une vision kafkaienne assumée. En effet, tel Le procès, le héros finit par évoluer, se sentir finalement coupable et à la fin assumer "la triche" et non pas avouer une irrémédiable innocence. Kiberlain est aussi très bien en débrouillarde énervée (la scène où elle cherche vainement à voir un médecin dans l'hôpital renvoie encore à Kafka dans le château). Seule faiblesse du film, quelques lenteurs et une mise en scène un peut lâche (surtout dans l'hôpital).
Enfin! Un très bon film français, politiquement engagé, cynique, avec une mise en scène sobre et étudiée, des acteurs excellents... Le sujet tragique est traité de manière comique, tout en restant social et réaliste. BRAVO!!!
Evidemment, quand le scénario est mauvais, la réalisation ne peut-être que médiocre. A plusieurs reprises, et il y en a au moins une bonne dizaine, on se demande pourquoi la scène en question a été gardée au montage. En effet, une scène qui n'apporte rien au film n'a aucune légitimité, donc aucun intérêt. Et beaucoup trop de longueurs. On voit 4 ou 5 fois un plan dans un taxi qui dure au moins 2 minutes : 2 multiplié par 5 = 10 minutes de plan sans dialogue dans un taxi. Un spectateur qui se pose ses questions s'emmerde innévitablement.
Un film sur l'enfermement. Ils sont enfermés dans leurs habitudes. Le décor enferme encore plus : Paris ; métro ; taxi ; garde à vue ; hopital psychiatrique. La société s'enferme dans la règle, toujours plus. Le mensonge est il une issue de secours ? C'est vraiment très bien, merci.
Sympathique et plaisant. Les acteurs sont excellents. Une certaine lenteur qui ne nuit pas au film. Quelques faiblesses mais globalement le film est bon.
film inegal,un peu trop mou à mon gout,sans veritable rythme, on accroche puis decroche dans l'histoire de la déchéance d'un homme confronté à un incroyable concours de circonstance,ou la chute est dure et rapide.
ça aurait pu être un drame, mais on y rit énormément. jaune, mais beaucoup. parce que la situation, qui ne cesse d'empirer, est totalement loufoque, absurde... et pourtant on garde toujours derrière la tête que tout ça, ça pourrait être vrai. du coup, le film marche à la fois en tant que satire sociale et en tant que comédie, ce qui n'est quand meme pas évident, malgré quelques longueurs de temps en temps... Gilbert Melki est épatant, quant à Sandrine Kiberlain, je l'apprécie pas plus que ça d'habitude, mais elle est très bien dans son rôle de femme paumée et du coup un poil cynique... il faut dire que les dialogues lui mâchent parfois le travail tant certaines de ses répliques sont drôles
Voici le film français le plus intéressant du moment, où l'on voit comment notre société n'en finit plus d'être contrôlée, au mépris des valeurs humaines. Le dérapage soudain de la vie du personnage principal, à partir d'un fait en apparence anodin, est révélateur de la sensation grandissante d'une certaine perte de liberté, d'une uniformisation rampante. Ce personnage un peu bougon, individualiste et ne s'étant probablement jamais posé de questions sur son statut de citoyen, est confronté à la bêtise, à la violence policière (même si elle n'est que morale), à la dérive d'un système qu'il n'avait jusqu'alors jamais remis en cause. C'est tout à fait passionnant, parce que cette histoire n'arrive pas dans un milieu marqué socialement, qu'aucun nom de ministres ou d'acteurs de la République n'est prononcé ni même évoqué, et pourtant il s'agit d'un film éminemment politique. Une sorte de pamphlet contre la société voulue par un certain Monsieur S. mais de façon extrêmement subtile. Beaucoup de scènes sont drôles, sur le ton de la comédie, avec deux acteurs (Gilbert Melki, puis Sandrine Kiberlain) sidérants, tellement proches de nous, et avec une multitude de nuances. Mais dans chaque scène, même au sommet de sa drôlerie, il y a une tension, une peur possible, comme si le film pouvait basculer à tout moment du côté du drame.
Il était frappant de ressentir dans la salle qu'une même scène pouvait déclencher des rires chez les uns et le malaise chez d'autres ; et c'est vrai que le rire sucité par l'absurdité de la situation se coince plus d'une fois, quand on se dit que cette situation peut arriver à n'importe lequel d'entre nous. A l'heure où il y a de plus en plus de police et de moins en moins de justice, ce "petit' film (limité à 60 salles, ce qui est peu pour un film avec des acteurs bankables) nous dit des choses bien salutaires.
Un très bon film, malgré dimportantes erreurs de scénario dus, entre autre, à une certaine méconnaissance des lois régissant les internements en établissement psychiatrique. Ceci ne lèse cependant en rien le sujet, qui garde toute son actualité et son pouvoir dénonciateur. Interprétée par des acteurs excellents, cette tragi-comédie nous donne à voir le visage de la véritable bureaucratie : privée, arbitraire, dune hiérarchie de classe implacable, dont les lois internes en font une structure hypertrophique et dont linhumanité et la expression ne sont que les seules réponses possibles pour prévenir les conséquences de son irrationalité. Enfin le monde du travail est vu tel quil est pour la quasi-unanimité des travailleurs et non tels quil est fantasmé ou tel quil se présente pour une poignée de privilégiés. La violence détat, incarné par une police exclusivement répressive et discriminatoire et une justice- instrument au service des puissants-, na dégale que la violence sociale : la disproportion des pouvoirs dans les rapports entre patronat et salariés, les licenciements arbitraires, la difficulté de retrouver un emploi (bien loin du cliché du chômeur-profiteur), le visage de ces nouveaux spadassins du capitalisme financier, plus connus sous le nom de chasseurs de têtes. Dans le contexte politique actuel, ce film nous rappel, que dans un futur peut être pas si lointain que cela, le fascisme nest pas une option impossible...