37 abonnés | Lire ses 931 critiques |
Quel contraste ! Un titre aussi frivole pour un drame aussi noir. Deux suicides, ce n'est pas courant. Quel beau film aussi avec une mise en scène brillante et des personnages bien travaillés ce qui est la marque de ce grand cinéaste. Un régal pour les yeux avec une Micheline Presle aussi bien filmée que par Gremillon. Un bémol cependant qui tient plus à ma sensibilité qu'au scénario dont la construction est sans défaut: c'est le personnage central, Philippe Clarence auquel je ne parviens pas à adhérer. Je ne crois pas possible qu'un personnage aussi déplaisant, aussi cynique qui pousse l'égoïsme jusqu'à en faire une règle de vie ( Ne jamais ramer à contre courant mais se contenter de faire la planche) puisse exister. On ne collectionne pas les maîtresses depuis plus de 20 ans (toutes les femmes qui l'appellent par son prénom dont Solange) pour sacrifier à ce point sa vie devant une amourette...D'ailleurs Becker n'a pas du y croire non plus puisqu'il le fait sombrer dans la folie au final ce qui lui donne,en passant, l'occasion de s'approcher du cinéma fantastique. J'ai adoré revoir Jean Chevrier viril et fort, au jeu rude et Gabrielle Dorziat impeccable dans ses silences expressifs. J'ai revu avec plaisir la femme de Landru, un des plus beaux Chabrol, qui était l'épouse de Raymond Rouleau, quel contraste!. Il y a tant d'acteurs a voir jouer dans les films de Becker qui possède la grâce de les rendre tous passionnants. On parle de Paris dans ''Falbala'' mais en vérité, c’est sans importance et les quelques rues filmées sous l'occupation allemandes ne nous apportent strictement rien sur le plan documentaire. Seul détail humoristique et nostalgique pour tous ceux qui sont montés comme moi sur le manége des chevaux de bois du jardin du Luxembourg,actionné par un homme obligé de forcer sur une manivelle...Et bien ;Jacques Becker s’en sert comme symbole sexuel pour les Casanova. Nous étions pourtant bien loin de penser à cela en attendant comme le faisait François Truffaut la scéance des marionettes . François lui, il les attendait même à la sortie comme on attend le père Noêl.
Ajoutée le 06 mai 2012 à 22h30 Signaler un abus
En cours...

