Falbalas
Note moyenne
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2025
Philippe Clarence est un fameux créateur de mode travaillant fébrilement à sa prochaine collection. Il est aussi un cynique séducteur qui n'hésitent pas à courtiser la fiancée de son ami Daniel.
Ce drame sentimental de Jacques Becker, qui tire insensiblement vers le mélo, a pour contexte unique le décor singulier d'une maison de couture en pleine effervescence.
Il faut dire que le personnage de Raymond Rouleau ne ménage pas son personnel, ses assistantes comme les petites mains, ses maitresses aussi, présentes et passées. Il est un homme pressé, capricieux et caractériel sans doute, et qui sait bien se montrer infect avec chacun. C'est lui qui donne le ton et la cadence du récit. C'est un vrai bon personnage qui constitue la principale valeur du film. La belle et tonique composition de Rouleau n'y est pas étrangère. En face de lui, Micheline Presle, que je trouve généralement actrice limitée, fait une belle prestation en jeune fille sous le charme.
Leur histoire se déroule sur fond d'un univers professionnel qui me paraît vrai. Mais ce qui distingue le plus manifestement le film de Jacques Becker, c'est la vitalité de son personnage central et la forme de modernité avec laquelle le cinéaste le met en scène.
Je mettrai juste un bémol : la transformation soudaine, et inexpliquée me semble-t-il, de Philippe Clarence spoiler: en amoureux transi et sincère.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 919 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2024
Pour un film de 1944, j’ai trouvé que le jeu des acteurs-actrices était particulièrement naturel, alors que je m’attendais à du plutôt théâtral. Cette histoire d’amour fou entre un créateur de mode habituellement dragueur mais méprisant pour les femmes, et une jeune au caractère bien trempé incarnée par une magnifique Micheline Presle, alors âgée de 22 ans, est retranscrite avec beaucoup de justesse. Bravo pour les nombreux gros plans très réussis de visages et une mise en scène sans défaut. Comme tout amour fou, ça se termine mal, mais bon. Film n’ayant pas vraiment vieilli, en dehors du 4/3 et du NetB.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2024
Un très grand film à tous points de vue, que ce soit les dialogues, la mise en scène, l’intrigue, les cadrages… L’histoire de ce que l’on appelle de nos jours un pervers narcissique, un état-limite de la personnalité, entre névrose et psychose, dont on voit la « décompensation » sur la fin. Un chef d’œuvre ! Magnifique !
SB88
SB88

35 abonnés 1 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2023
Vieux film mais loin d'être naïf ! Les personnages sont bien définis et l'histoire se suit avec plaisir voir un léger suspens. C'est presque moderne !
3,6/5
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2023
Une œuvre magistrale de Jacques Becker, un chef d’œuvre. Ce qui est le plus étonnant en le renvoyant en 2023 c’est sa modernité et son côté intemporel. Tout d ‘abord le milieu de la mode, de la haute couture, si bien décrit. C’est probablement le meilleur film sur le sujet, jamais réalisé. Le stress de la création, les petites mains, les couturières, les ateliers de filles populaires, les défilés, tout y est , toujours d’actualité , on se croirait au côté de Christian Dior , ou même d’ Olivier Rousteing. Passionnant, très bons seconds rôles dans ces équipes, avec par exemple Jeanne Fusier ou Gabrielle Dorziat formidables. Et puis il y a cette histoire d’amour impossible entre la sublime Micheline Presle, jeune provinciale ambitieuse montée à Paris, et le couturier. Là aussi une modernité, étonnante, cette jeune femme libre, qui hésite à s’engager avec cette star de la mode, mais coureur de jupons. Elle l’aime, mais ne croit pas à sa sincérité et préfère la sécurité de son fiancé promis, plus solide , bourgeois , soyeux lyonnais . Le créateur, très bien joué par Raymond Rouleau, qui pourtant n’a pas laissé une marque très forte dans le cinéma français, mais il est là parfait en séducteur qui tombera lui-même dans le piège de l’amour passion. Et puis il y a ces 15 mn finales époustouflantes, on bascule du tragique au fantastique, à la transgression, on perd pied, jusqu’à la chute finale effrayante, terrifiante, si magiquement filmée. Une réalisation exceptionnelle, un noir et blanc sublime et bien sûr des gros plans magistraux , sublimes sur le visage de Micheline Presle, quelle beauté ,une sorte de mystère , on ne sait pas si elle est ingénue ou manipulatrice. Une des plus grandes actrices française qui n’a pas eu la carrière qu’elle méritait , en tout cas pas servi par tant de grands 1er rôle.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2023
Quel plaisir incroyable que de revoir Falabalas ( 1945) , et avec lui toute la vérité, la beauté harmonieuse du cinéma de Jacques Becker.
Le miracle du film c’est de parvenir à mettre en scène le monde de la Mode, sans à aucun moment paraitre chichiteux et décoratif.
Bien au contraire Becker met en scène avec précision la connexion de la geste créatrice et des différents motifs de tensions sociales et interpersonnelles qui émaillent une maison de haute couture et rend visible en même temps qu’il documente - des premières ébauches des petites mains aux essayages - le travail en train de se faire
Ici encore le film parvient à faire cohabiter sans couture, un univers de sophistication et la trame de situations quotidiennes, insignifiantes : ici , un défilé pour VIP , ailleurs une partie de ping pong pendant plusieurs minutes.
Becker comme Renoir sait aussi donner de la densité à ses personnages avec leurs ambigüités, leurs raisons, leur liberté.
Raymond Rouleau en patron-créateur, livre une composition impressionnante.
Quant à Micheline Presle dont le visage comme celui de Gene Tierney , capte et réfléchit incroyablement la lumière , elle est absolument irrésistible.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2023
Une Comédie Romantique en N&B, dirigée et coécrite par Jacques Becker en 1945. Son Scénario très classique et un peu lassant par son coté mièvre très dépassé, nous conte une aventure ayant pour cadre le milieu de la mode. D'une façon générale, le film manque de rythme et d'humour ; heureusement une très belle Micheline Presle s'y révèle avec une excellente prestation de comédienne.
Le pitch : Philippe Clarence (Raymond Rouleau), don juan et premier couturier de Paris, tente de jouer de son charme auprès de Micheline Lafaury (Micheline Presle), la fiancée de son ami Daniel Rousseau fabriquant de tissus.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2023
Un mélodrame tragique sur le désir obsessionnel et autodestructeur d’un grand couturier frivole pour la charismatique Micheline Presle. 3,25
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2021
Jacques Becker est un cinéaste que j'ai découvert sur le tard. Je le considère comme un très grand réalisateur, sans doute un des réalisateurs français les plus talentueux du milieu des années 40 aux années 50. Malheureusement parti trop jeune, il a laissé une filmographie tout à fait exceptionnelle. "Falbalas " n'est généralement pas considéré comme un de ses plus grands films. C'est "casque d'or" qui a occupé toute la place. C'est à tort. "Falbalas " est un film excellent, réalisé pendant les derniers mois de l'occupation allemande, il merite largement d'être redécouvert. Le scénario est l'histoire d'un styliste de haute couture qui tombe amoureux de la future femme de son meilleur ami. L'action se déroule dans le milieu de la mode ( la mère de Becker, anglaise, avait une maison de couture ). On ne peut s'empêcher de penser que Paul Thomas Anderson pour son "Phantom thread " a vu ce film, parfois voisin dans certains aspects. Certains commentateurs disent que Raymond Rouleau ( qui faut aussi realisateur) , interprète ici son meilleur rôle. C 'est en tout cas un acteur formidable à défaut d'avoir un physique charismatique ( il fût pourtant qualifié de Cary Grant du cinéma francais) . Un très grand film
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2021
Drame expressionniste au charme suranné engendré par l’irresponsabilité d’un patron de mode sous l’Occupation, magnifiquement interprété par Raymond Rouleau. Distribution haut de gamme.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2019
Certes se sortir d’un synopsis digne d’un roman photo du style « nous deux » et arriver à rendre une copie honorable est un tour de force. Arriver à nous rendre sympathique la distante et glaciale Micheline Presle, actrice la plus surestimée du cinéma français, en est un autre. Troisième long métrage de Jacques Becker, « Falbalas » malgré son titre de comédie est une tragédie. Ce long flashback commence par une description tourbillonnante et convaincante du monde de la mode que le cinéaste connaissait bien (sa mère avait une maison de mode à Paris). Malheureusement le développement de la bluette est assez mièvre, bavard et par moment sans intérêt, la rencontre de l’innocente jeune fille et du monomaniaque apportant peu de tension et guère de suspens. Si l’on excepte la scène de la gare et les deux plans inutiles sur les rues de Paris, le réalisateur retombe dans son côté théâtre filmé, comme « Dernier Atout » sortit deux ans plus tôt. Cette partie est néanmoins sauvée par la scène des tuileries, dont la tension n’exclu pas une séquence sexuellement symbolique à travers un jeu auquel le héros, fétichiste et séducteur obsessionnel, excellait quant il était enfant. Heureusement le film retrouve un souffle certain dans le dernier quart d’heure, à partir du renvoi d’Anne marie (Françoise Lugagne parfaite dans l’expression silencieuse se sa souffrance). Si le casting féminin est dominé par Gabrielle Dorzat, Jeanne Fusier-Gir nous gratifie d’un numéro qui semble échappé d’un film de Renoir ou de John Ford. Côté masculin, Jean Chevrier incarne force et assurance avec une sobriété de bon aloi, surtout comparée au jeu théâtral et forcé de Raymond Rouleau. Ce dernier est comme le film, très daté.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2017
Superbe film sur l'obsession amoureuse – le personnage principal, magnifique Raymond Rouleau, n'est pas sans évoquer dans sa folie un personnage d'Alfred Hitchcock ou de Brian De Palma – cette tragi-comédie de Jacques Becker se déroule dans le monde de la mode, au milieu des années 40. La personnalité décrite ici vaut à elle seule le détour : cruelle, égocentrique, capricieuse, entière... tant elle nous fait penser à des personnes que l'on peut croiser dans des univers très différents. Mais comme dans la vraie vie, spoiler: ce Strauss-Kahn du passé ne sortira pas par la haut de ses frasques, et la morale de l'histoire sera cruelle pour lui.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2017
Avec un tel scénario on aurait pu avoir une bluette insipide digne d'un roman photo de "Nous deux". Et bien Becker parvient à nous transcender tout ça et en faire un chef d'œuvre. La direction d'acteurs est impeccable, Raymond Rouleau est exceptionnel, Micheline Presle magnifique, et Jeanne Fusier-Gir n'a jamais été aussi bonne. Le milieu de la haute couture (que Becker connait bien) est particulièrement bien rendu sous tous ces aspects. Les personnages et leurs interactions sont intéressants et beaucoup plus complexes qu'on ne pourrait l'imaginer. Le personnage incarné par Rouleau est à cet égard très bien vu, on a d'abord de spoiler: l'empathie pour ce dandy décontracté avant de s'apercevoir que c'est un mufle (et pas qu'un peu), puis de s'émouvoir de sa folie
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 avril 2017
"Falbalas" (1945) Arte le 10.04.2017

Falbalas ? Patatras, oui ! Le tournage aurait été éprouvant ! Il n'y a pas que le tournage : sa vision aura été pour moi une épreuve à laquelle je suis rarement confronté lors de la vision d'un film de l'immédiat après guerre ! C'est mou, c'est long et c'est monotone, quasiment sans intérêt ! Raymond Rouleau en particulier est horripilant et Micheline Presle n'est pas dans un de ses meilleurs rôles. Certes, c'est du Jacques Becker ce qui m'incite entre autres à relever légèrement ma note et de ne pas considérer que c'est mauvais ! De nos jours, on se demande si une telle entreprise arriverait à trouver un producteur ! De profundis..
willycopresto.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mars 2016
La grâce absolue, le film majeur de la période (le film est tournée pendant la fin de l'occupation et est sorti après) et la réunion de tant de savoir faire. La postérité de l'oeuvre de Jacques Becker se dessine enfin, libérée de la fixation sur Casque d'or, bien inférieure à celui ci. (Micheline Presle a elle même livré ce diagnostic récemment lors d'une projection à la Cinémathèque)
En fait le cinéma de Becker est bien de la Haute Couture (milieu auquel il appartenait) , à comparer au prêt à porter que l'on nous impose depuis 25 ans dans notre cinéma gangrené par la comédie , la démagogie et son mode de production.
N'étant pas digne d'en faire la critique, je ne parlerais pas du film lui même, signalant juste que le début, la fin et la morale du film est faite par les arpettes , actrices invisibles de ce monde du luxe dont le créateur et le phare se retrouvent à leurs pieds. Le balancement incessant entre les deux mondes est une constante chez JB
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