Les Lumières du faubourg
Note moyenne
2,9
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49 critiques spectateurs

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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2025
C'est un sujet tout simple de polar qui tire sa singularité de la mise en scène caractéristique d'Aki Kaurismäki: plans fixes, lenteur, visages tristes et impassibles de personnages n'exprimant jamais aucune émotion. Pas même le principal d'entre eux, le vigile taciturne et solitaire Koistinen, dont la morne et maussade existence va pourtant connaitre quelques soubresauts à cause de la duplicité d'une belle blonde rencontrée par hasard...ou pas.
Ses déboires futurs n'arracheront à Koistinen, dont l'entourage ne prononce, soit par mépris, soit par indifférence, jamais le prénom, pas la moindre réaction, conformément au ton neutre du film; et c'est pour cette raison qu'on ne sait pas si on doit en faire une comédie ou un drame... L'absence d'expressions ou de sensations affichées des personnages installe néanmoins, par son caractère irrationnel, une certaine causticité. Singulier sur la forme mais nécessairement minimaliste, le film manque de fond. C'est sa limite en tant qu'exercice de style.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2020
Kaurismäki est décidément un exemple de transition artistique. Toujours bien reconnaissable et attaché à l'inexpressivité de ses personnages, il se renouvelle encore dans cette veine bien à lui qui paraît inépuisable et imputrescible. Il nous fait même le doux affront d'ajouter des sous-couches.

Il devient presque gentiment provocant dans son maniement de l'invisibilité des émotions. Avec les gestes et les actions, et même dans les textes des chansons, elles s'expriment, imperceptibles tisseuses d'une grande toile logique. Il y a même presque de l'insistance dans la façon dont cette œuvre leur fait jouer leur rôle en coulisses.

Muni d'un rythme calme et rapide à la fois qui est de plus en plus proche de la perfection, Kaurismäki est constamment monté en puissance dans un style pourtant quiet, et ce film est la démonstration qu'il a encore largement de quoi parler de la place de la Finlande en Europe.

→ https://septiemeartetdemi.com/
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2018
Aki Kaurismäki dépouille à double titre son cinéma dans Les lumières du faubourg. D’abord, il renouvelle sa troupe d’acteurs passant à une nouvelle génération de comédiens. De ses « anciens » et fidèles acteurs ne subsiste que Kati Outinen le temps d’une courte séquence. Ensuite, le cinéaste finlandais radicalise le dépouillement formel et esthétique de son film. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
Joli film. Pas du tout ma tasse de thé normalement, mais j'ai bien apprécié. La trame du scénario pourrait faire un thriller haletant, mais c'est sans compter sur le regard désenchanté et l'humour burlesque et pince-sans-rire de Kaurismäki. Le personnage de loser idéaliste, imperméable à la cruauté ambiante, est assez touchant, même si on voudrait parfois le secouer. Mais c'est justement ce que le film a d'intéressant: il est fidèle jusqu'au bout à son personnage et ne cherche pas à le transformer en héros vengeur. Et puis la mise en scène est très belle, avec un sens du cadre et du détail qui fait penser à un Wes Anderson ou à un Pedro Almodovar (version légèrement dépressif).
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2018
Heureusement que le film est court car son ambiance dépressive est pesante. On y suit un personnage inexpressif qui subit ses pertes (liberté, emploi, rêve…) sans jamais montrer la moindre émotion (il est visiblement interprété par un robot). Difficile alors d’avoir un quelconque intérêt pour son sort, juste une infinie pitié et une irrépressible envie que cela se termine au plus vite.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 octobre 2015
Une production finlandaise sans prétention mais plutôt intéressante. C'est l'histoire d'un employé de gardiennage frustré et en mal de reconnaissance qui se fait piéger par une bande de malfaiteurs. Ce n'est pas toujours très dynamique mais c'est assez réaliste et ça se regarde relativement bien.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 janvier 2015
Un film à la mise en scène sobre proche du téléfilm et au scénario simple mais très réaliste. Un film à l'apparence "vieillot" qui se laisse suivre mais sans plus...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mai 2014
Un film à la couleur bleuté de l'acier; oui l'acier peut avoir un cœur tendre !
Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2013
Aaaaaah Kaurismaki !
Un univers trèèèès particulier.
Un style qui n'appartient qu'à lui.
Des dialogues qui s'em tiennent au strict minimum.
Des acteurs qui jouent au 5ème degré.
C'est improbable et pourtant ça marche !
A voir, comme tous les films de ce réalisateur.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2013
Kaurismäki a toujours aimé dresser le portrait de losers, solitaires, qui n'abdiquent cependant pas devant l'adversité. Avec des plans fixes, un décor aux couleurs criardes mais froides, beaucoup de silence, quelques chansons nostalgiques et surtout un humour pince-sans-rire aux accents tragiques, son cinéma est inimitable. Les Lumières du faubourg évoquent Les Lumières de la ville de Chaplin. Le personnage principal est aussi un vagabond soumis à des infortunes diverses, dans une société cruelle et déshumanisée. On pense également à Buster Keaton pour le jeu d'acteur : visage figé, inexpressif. Mais malgré leur noirceur, les films du réalisateur finlandais ne sont jamais désespérants. Le style est marqué par une sorte d'austérité chaleureuse. Il exprime la rudesse du monde, la difficulté à vivre, mais il y a toujours une main tendue, comme ici dans la scène finale, qu'il faut savoir saisir.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 décembre 2012
L’intérêt du film ne dépasse pas les vingt premières minutes. Après, ça stagne, se répète, à l’image de Kaurismaki, dont l’inspiration semble épuisée, qui ne parvient pas ou ne cherche pas à se renouveler. Le Finlandais n’a rien perdu de son style minimaliste et rock, de son humour rentré et de son art de l’ellipse, de cette fascination pour le cinéma muet, mais on a quand même l’impression qu’il aurait pu faire exactement le même film il y a dix ans.
Nicothrash

464 abonnés 3 298 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2012
Et bien, on ne doit pas s'éclater tous les jours en Finlande ! Trêve de plaisanterie, cette chronique est d'une telle froideur que l'on a du mal à s'approprier une quelconque émotion à part ce ressenti de solitude jouée à la perfection par ce gentil loser insignifiant survivant grâce à ses rêves mais s'enfonçant à cause de sa naïveté dans l'échec. Le problème de ce récit est sa platitude et son manque de but : le réalisateur dénonce mais n'apporte aucune morale satisfaisante, pas très réjouissant mais sans doute le reflet actuel de la société.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 juillet 2011
J'attaque la filmographie du plus célèbre réalisateur finlandais par l'une de ses dernières oeuvres. "Les Lumières du Faubourg" ne dure qu'1h10, ce qui est peu pour un long-métrage, mais qui est déjà bien suffisant lorsqu'il se passe aussi peu de choses. Le personnage principal, Koistinen, est un loser, seul. Il se fait avoir par un homme et sa compagne qui veulent dévaliser une bijouterie. On ne connaîtra pas leurs motivations, ni celles de Koistinen. Il me semble que les personnages sont en fait secondaires, et que le vrai personnage principal du film, c'est le faubourg du port d'Helsinki. Kaurismäki en raconte le moins possible. Lorsqu'il pourrait en dire plus, il préfère éluder la question par quelques plans fixes (à la lumière froide mais très belle) qui servent presque de transition. Je mentirais si je disais que ce film m'a follement passionné, mais on en ressort quand même intrigué. C'est tout de même un objet de cinéma singulier, même si on ne s'en rend pas compte sur le coup...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 décembre 2010
ce film est d'une banalité affligeante, rien de nouveau dans ce polar nordique un peu froid
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 août 2010
J'ai été déçu par ce film, complètement hermétique. Il ne s'y passe pas grand chose, l'ennui vient vite. On est loin de l'histoire pleine de vie de L'Homme sans passé : ici, le récit est léthargique, le film est creux. Mais il est très court, heureusement.
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