L'Homme qui marche
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    Note moyenne :   3,3 pour 25 notes dont 15 critiques  | 
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    liaju
    liaju

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      5 - Chef d'oeuvre

    Un très beau premier film pour Aurélia Georges qui pousse à une réflexion sur la vie, ses buts, à travers le personnage de Viktor Atemian, écrivain russe et réfugier politique. Magnifique !

    Ajoutée le 07 juil. à 15h15
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    franzou1982
    franzou1982

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      5 - Chef d'oeuvre

    Aurélia Georges a signé un super film, la prestation de César Sarrachu vaut le coup d'oeil, on a du mal à croire que le film se passe sur trois périodes d'un Paris aussi changeant. Un film qu'il faut voir !!

    Ajoutée le 18 avr. à 15h04
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    bergerdeschats
    bergerdeschats

    3 abonnés | Lire ses 262 critiques |

      2.5 - Moyen

    Inspire d'un ecrivain russe meconnu, ce film insolite accompagne le parcours d'un individu solitaire(formidable Cesar Sarachu) qui a choisi de renoncer au monde qui l'entoure. La cineaste retranscrit habilement le temps qui passe avec certains aspects burlesques.

    Ajoutée le 08 mars à 19h15
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    pittgeller
    pittgeller

    55 abonnés | Lire ses 722 critiques |

      2.5 - Moyen

    Dans une veine « intellectuelle-insolite », voici L’HOMME QUI MARCHE, chronique-biopic librement inspirée de la vie d’un écrivain relativement peu connu. Si on sourit au début face aux excentricités du personnage (et de l’acteur surtout), passé l’effet de surprise, l’accumulation de bizarreries finit par troubler le spectateur, et le faire douter de la ‘nonchalance’ de cette absurdité, pourtant revendiquée par une réalisation très épurée, et dans laquelle le récit trouve sa puissance.

    Ajoutée le 01 mars à 17h09
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    leparrainz
    leparrainz

    6 abonnés | Lire ses 192 critiques |

      4 - Très bien

    L'homme qui marche est un film réalisé par Aurélia Georges Librement inspiré de l'histoire vraie de l'écrivain Vladimir Slepian qui n'a écrit qu'un seul roman : fils de chien en 1974. Mais ce n'est pas tant le personnage qui prime dans ce film, mais ce qu'il représente, c'est à dire l'homme lui même qui marche. Un mouvement absurde, incontrôlable, qui marche de par le vide, qui marche sans but, inutilement. Pleins de décrochage, d'absurde et de tragique, ce film est véritable conception de l'humanité, qui parfois est vide comme l'appartement de l'écrivain. César Sarachu convenait parfaitement à ce personnage distant, secret. Très bon film, très bonne fin, très bonne affiche.

    Ajoutée le 22 févr. à 19h30
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    nestor13
    nestor13

    15 abonnés | Lire ses 821 critiques |

      2.5 - Moyen

    Pour son premier film, la sémillante réalisatrice Aurélia Georges a choisi un sujet bien étrange. Il porte en effet sur un écrivain qu'apparemment bien peu connaissent et qui n'a publié qu'une nouvelle au milieu des années 70. A partir de cette histoire plus qu'anodine, elle a bâti une oeuvre assez spéciale, à l'image d'ailleurs de ce mystérieux bonhomme que l'on n'arrive pas à comprendre dans son entêtement à refuser les mains tendues, ce qui le rend pathétique. Voilà donc un cinéma bien à part, qui se moque des nombreux anachronismes présents dans "L'homme qui marche" et de notre conformisme.

    Ajoutée le 17 févr. à 15h00
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    Flav43
    Flav43

    92 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      2.5 - Moyen

    Dans la course du temps, dans l’élan du monde, «L’homme qui marche» (France, 2008) d’Aurélia Georges ouvre une parenthèse, une marge éphémère, le temps d’un épanouissement fugace. Dans le cadre d’une trentaine d’années, Georges relate la vie de Viktor, analogue fictionnelle de l’écrivain Vladimir Slepian. L’inspiration originelle de Georges n’a que très peu d’incidence sur le récit, le véritable sujet d’attention du film est plutôt l’interprétation de César Sarachu. Le profil de son corps, les lignes de son faciès jusque dans la silhouette de sa main, le graphisme (le mot a sa pertinence) de Sarachu, au regard de la société dans laquelle son personnage évolue, paraissent entièrement inadaptés. Personnage taciturne au ton de voix ingénu, sa présence rend aux choses leurs vraies valeurs, leur nécessité relative. Lacan, aux yeux de Viktor, n’est pas ce psychanalyste révolutionnaire envoutant mais un simple homme qui, comme tout le monde, «fait caca». Viktor est cet homme qui marche, cet homme en évolution, en mutation même, ainsi le voit-on changer de nom en cours de film. Georges fait de cet homme, écrivain de «Fils de chien» («Je serais comme un chien mais propre»), un objet, davantage inscrit dans le décor qu’il ne l’est dans la société. Cette première image que le photographe capte de Viktor, et que Georges a élue pour affiche, en témoigne. Cet homme-chose-qui-marche enlace dans ses bras une chaise, objet du repos. Souvent Viktor est assis à la table d’un bar, écrivant en buvant un café mais son mouvement, synchronique à celui du film, ne s’interrompt jamais. Mais vers où donc Aurélia Georges veut-elle mener Viktor par cette incessante marche du temps ? En vue du final, c’est vers l’oubli, l’ignorance de l’être par l’avachissement de son allure que Georges dirige Viktor. Les deux plans conclusifs sont d’une splendeur éloquente sur la superficialité d’une société qui refuse le retard, la marginalité et l’étrange exception.

    Ajoutée le 30 janv. à 18h12
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    asketoner
    asketoner

    43 abonnés | Lire ses 280 critiques |

      4 - Très bien

    Le cinéma, au contraire du théâtre, préfère souvent les acteurs petits et larges. César Saracho, l'acteur principal de ce très bon film, en est l'exact opposé. Aurélia Georges le filme déambulant dans un Paris sans ciel. On pourrait croire que c'est pour la reconstitution - pour ne pas montrer les enseignes trop modernes, car l'action débute dans les années 70. Mais pas seulement. C'est aussi parce que la ville est sans hauteur, prosaïque, un lieu où l'on gagne et dépense de l'argent - un lieu de déambulation plutôt que d'ascencion. Un corps trop grand, donc - un corps pas fait pour ce monde - un homme qui se croit chien - et que les statues égyptiennes effilées du musée du Louvre dissimulent sans peine. C'est un écrivain français, émigré russe, qui aura traversé la Sibérie à pied avant de rejoindre la capitale française. C'est son histoire - ou plutôt l'après de son histoire, que la réalisatrice a choisi de mettre en scène, tandis que les éditeurs s'acharnent à lui commander des livres autobiographiques. Un homme dont la disparition ne semble poser aucun problème. Retenu par rien, sans que quiconque daigne lui accorder un présent/une présence. Année après année, l'écrivain va mourir de faim et d'oubli. Aurélia Georges, pour son premier film, ne se contente pas de faire le portrait d'un homme. Elle dresse aussi la petite histoire de la cécité volontaire des milieux intellectuels germanopratins. L'air de rien, elle insère des images d'archive de la chute du mur de Berlin, une conversation anodine sur les vertus et les défaites du communisme stallinien : c'est l'histoire de notre culture et de ses institutions, qui ont dévoré les utopies, qui les ont tordues, pressées, piétinées, pour en extraire le jus infâme de la petite affaire privée. Voilà ce que devient un écrivain : moins qu'un homme, à peine un passé, une preuve du passé. Voilà ce que dit le premier film rageur d'Aurélia Georges.

    Ajoutée le 29 janv. à 21h04
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    machinette
    machinette

    0 abonné | Lire ses 9 critiques |

      4 - Très bien

    Ce film à la mise en scène élégante vaut autant pour son personnage marginal et libre, magnifiquement incarné par César Sarachu, que pour la description qu'il fait, en creux, de la situation de l'artiste dans la société d'aujourd'hui. En effet, à l'ère de l'entertainment généralisé et du mercantilisme, quid de l'artiste, le vrai, celui qui refuse toutes les compromissions pour vivre un art détaché des contigences matérielles et affranchi des modes ? Et en même temps, il m'a semblé que le film posait une autre question : sur la route de la pureté, de l'intégrité à tout prix, ne finit-on pas par croiser l'intégrisme ? Le débat est ouvert.

    Ajoutée le 16 janv. à 17h35
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    cristal
    cristal

    71 abonnés | Lire ses 780 critiques |

      0.5 - Nul

    Une chose est sûre, ce n'est pas grâce à ce genre de film que le biopic se verra enrichit. Si l'expérience du film complètement conceptuel n'est pas à jeter, cet homme qui marche parvient peu à nous émouvoir. A vrai dire, c'est plutôt d'agacement qu'il s'agit : l'insupportable sophistication minimaliste de la mise en scène, le jeu outré des comédiens, la maladresse scénaristique et la lenteur du réçit paralysent de bout en bout cet essai au point de vue original. Malheureusement, chacune des scènes se ressemblent, se rassemblent, héritent de leurs précédentes et forment un temps courbé particulièrement désagréable car trop écrit, et bien mal senti. Dans ce mouvement de vide et de plein dans la tête d'un écrivain improvisé, aucune sensation n'a de parcularité émotionnelle ou comique ; le rien épouse le tout, et le tout se sépare du rien sans que l'on ne sente que ces deux vecteurs métaboliques sont phrasés par la réalisatrice. Au final, on sort trop vite de ce monde à part, posé et poseur, où l'artiste grimpe, évolue, plonge et tombe dans sa matière ; un univers plus fasciné par son propre regard, et vice-versa, que du notre. La distance involontaire reste alors pénible, et en permanence nous tutoie la sensation que la caméra est plus liée à l'action que nous-même. Ni empathie, ni confort, ni intimité, malgré de nombreux efforts, viennent nous chatouiller l'esprit. "L'homme qui marche" reste froid, imperceptible dans son principe final, vaguement intellectuel mais surtout ennuyeux d'éloignement progressif. L'homme avance, le film recule.

    Ajoutée le 15 janv. à 19h33
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