Date de sortie cinéma :
9 janvier 2008
Réalisé par Aurélia Georges
Avec César Sarachu, Mireille Perrier, Florence Loiret-Caille, plus
Long-métrage
français.
Genre :
Drame
Durée :
1h22 min
Année de production :
2007
Synopsis : Milieu des années 70 : Un photographe fait la connaissance d'un homme émacié et ténébreux, au visage d'oiseau de proie. L'homme s'appelle Viktor Atemian. C'est l'histoire de cet homme, qui s'improvise écrivain, rencontre le succès, puis traverse le désert pour finir à la rue. Un film sur le temps qui passe, les renoncements, les sauts dans le vide.
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Critiques, notes, avis des spectateurs
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(2,3)
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192 critiques postées
Sa note :
(3)
Sa critique :
L'homme qui marche est un film réalisé par Aurélia Georges Librement inspiré de l'histoire vraie de l'écrivain Vladimir Slepian qui n'a écrit qu'un seul roman : fils de chien en 1974.
Mais ce n'est pas tant le personnage qui prime dans ce film, mais ce qu'il représente, c'est à dire l'homme lui même qui marche. Un mouvement absurde, incontrôlable, qui marche de par le vide, qui marche sans but, inutilement.
Pleins de décrochage, d'absurde et de tragique, ce film est véritable conception de l'humanité, qui parfois est vide comme l'appartement de l'écrivain.
César Sarachu convenait parfaitement à ce personnage distant, secret.
Très bon film, très bonne fin, très bonne affiche.
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279 critiques postées
Sa note :
(3)
Sa critique :
Le cinéma, au contraire du théâtre, préfère souvent les acteurs petits et larges. César Saracho, l'acteur principal de ce très bon film, en est l'exact opposé. Aurélia Georges le filme déambulant dans un Paris sans ciel. On pourrait croire que c'est pour la reconstitution - pour ne pas montrer les enseignes trop modernes, car l'action débute dans les années 70. Mais pas seulement. C'est aussi parce que la ville est sans hauteur, prosaïque, un lieu où l'on gagne et dépense de l'argent - un lieu de déambulation plutôt que d'ascencion.
Un corps trop grand, donc - un corps pas fait pour ce monde - un homme qui se croit chien - et que les statues égyptiennes effilées du musée du Louvre dissimulent sans peine.
C'est un écrivain français, émigré russe, qui aura traversé la Sibérie à pied avant de rejoindre la capitale française. C'est son histoire - ou plutôt l'après de son histoire, que la réalisatrice a choisi de mettre en scène, tandis que les éditeurs s'acharnent à lui commander des livres autobiographiques. Un homme dont la disparition ne semble poser aucun problème. Retenu par rien, sans que quiconque daigne lui accorder un présent/une présence. Année après année, l'écrivain va mourir de faim et d'oubli.
Aurélia Georges, pour son premier film, ne se contente pas de faire le portrait d'un homme. Elle dresse aussi la petite histoire de la cécité volontaire des milieux intellectuels germanopratins. L'air de rien, elle insère des images d'archive de la chute du mur de Berlin, une conversation anodine sur les vertus et les défaites du communisme stallinien : c'est l'histoire de notre culture et de ses institutions, qui ont dévoré les utopies, qui les ont tordues, pressées, piétinées, pour en extraire le jus infâme de la petite affaire privée. Voilà ce que devient un écrivain : moins qu'un homme, à peine un passé, une preuve du passé. Voilà ce que dit le premier film rageur d'Aurélia Georges.
Fonctionalité offerte
par l'espace Carte Noire
Revue de presse : les critiques
Secrets de tournage
Diplômée de La Femis
Aurélia Georges, la réalisatrice, est diplômée de la préstigieuse école de cinéma La Fémis. Elle a notamment dirigé des documentaires et des courts-métrages de fiction. Elle signe avec L'Homme qui marche son premier long métrage.
L'idée du scénario
La réalisatrice raconte comment l'idée du scénario lui est venue : "C'est inspiré d'une histoire qu'on m'a racontée, il y a bientôt dix ans : en parlant un jour de la faim dans Paris, un couple proche de mes parents me parle d'un de leurs amis, un écrivain, mort quelque temps auparavant, de faim, à Paris. Et ils me racontent une histoire faite de pleins mais surtout de vides, de manques et d...
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Commentaires
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un visiteur - 21/11/2009 06:06:38