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J'attends quelqu'un
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "J'attends quelqu'un" et de son tournage !

Les intentions du cinéaste

"Au départ, c'est le lien entre Louis et Sabine qui m'est venu. Avec le désir de faire un film uniquement sur cette histoire-là. En même temps, j'avais quelques autres personnages en tête (...) Assez vite, je me suis rendu compte que cela avait du sens de les rassembler, que les résonances n'étaient peut-être pas évidentes mais réelles, émotionnelles." Ce qui relie ces histoires, c'est notamment le thème de la solitude, "un thème commun à tous mes films : la solitude de chacun au milieu des autres, souvent au milieu de la famille... Je constate, maintenant que le film est fini, qu'il raconte aussi la vaillance des femmes et la faiblesse des hommes - ce qui existait déjà dans Le Chignon d'Olga et Les Yeux clairs."

Cinéma de chambre (obscure)

Jean-Pierre Darroussin brosse le portrait de son réalisateur : "Pour moi, Jérôme se pose comme un Cartier-Bresson ou un Doisneau dans le paysage contemporain. Il arrive à se faire oublier comme observateur et donne une photographie très juste et très sensible de notre époque. Je pense que Jérôme pourrait se mettre dans un coin du square en bas de chez moi et observer les gens, leur inventer des histoires, ces histoires deviendraient ses histoires, et rendraient compte vraiment de ce qu'on ressent des gens lorsqu'on les croise, dans leur solitude, dans leur tragédie momentanée, tragédie qui peut être comique aussi... Jérôme a l'art de saisir les petits ridicules de ses personnages, en les filmant toujours avec tendresse, voire noblesse (...) Jérôme est comme un photographe qui ne demanderait pas à ses modèles de sourire mais qui sourirait lui-même de la façon dont il les capte. Il leur demande juste d'être eux-mêmes, dans leurs maladresses et leur difficulté à se mouvoir, à créer une mini-société..."

Parenté

Beaux-frères dans J'attends quelqu'un, Jean-Pierre Darroussin et Eric Caravaca étaient père et fils dans C'est quoi la vie ? de François Dupeyron en 1999. Les deux comédiens ont également signé en 2006 leur premier long métrage comme réalisateurs, Le Pressentiment pour le premier, Le Passager pour le second. Ajoutons qu'Emmanuelle Devos et Jean-Pierre Darroussin s'étaient donné la réplique dans un téléfilm de Patricia Mazuy, La Finale.

Méandres

J'attends quelqu'un suit la trajectoire de plusieurs personnages en parallèle, mais Jérôme Bonnell n'a pas souhaité réaliser un film choral, au récit verrouillé. Il s'explique : "C'est vraiment un film de personnages et de liens, pas de péripéties. Très peu d'éléments narratifs sont essentiels à la compréhension de l'histoire, ce qui me donnait à la fois beaucoup de liberté et de nombreuses difficultés. Ce qui comptait, c'était la sensation et non l'explication. Mon seul moteur était d'éviter l'ennui (...) Et puis il y avait l'équilibre du récit... Sans pour autant m'enfermer dans quelque chose d'arithmétique (une scène pour X, une scène pour Y...) je ne voulais pas non plus tomber dans la dissertation, le " film choral " où tout fait sens. J'ai délibérément choisi à des moments de perdre certains personnages pour avoir le plaisir de les retrouver plus tard dans le récit. Je trouvais intéressant de créer ou d'accueillir des fragilités, de petits déséquilibres, de petites frustrations... Donc des plaisirs inattendus..."

Inspiration

Florence Loiret, qui incarnait la soeur du héros du Chignon d'Olga, joue ici le rôle d'une jeune fille qui se prostitue. Elle évoque la construction de son personnage : "Tout est parti d'une jupe qu'a créée la costumière. Elle a trouvé un tissu très épais, une grosse flanelle violette avec des ronds noirs dans laquelle elle a fabriqué une petite jupe-portefeuille qui m'a tout de suite inspirée. Quant à Jérôme, la matière qu'il m'a donnée, c'est sa confiance, et puis les livres de Grisélidis Réal, que j'ai dévorés. Grisélidis Réal venait d'un milieu beaucoup plus violent que celui de Sabine, je ne sais donc pas si ces lectures ont directement nourri mon rôle. Mais comme Sabine, elle entretenait des rapports " amicaux " avec certains de ses clients. Ces lectures faites en amont du tournage m'ont permis de ne pas me concentrer sur moi mais sur un univers. Je m'aide toujours de livres ou de musiques pour jouer. Je déteste partir de moi pour construire un rôle. Ma propre intimité ne m'inspire pas. Sur le tournage, j'écoutais un disque de reprises des chansons de Gainsbourg, notamment Hôtel particulier par Michael Stipe, une chanson qui correspondait bien à l'atmosphère des scènes avec Jean-Pierre."

Le modèle Chaplin

Jérôme Bonnell est un grand fan de cinéma burlesque. Il l'avait déjà montré dans Les Yeux clairs, en s'inspirant par exemple d'Une vie de chien pour la séquence du "vol de tarte". Le cinéaste a cette fois demandé à Eric Caravaca de regarder ce même film de Chaplin, le personnage de Jean-Philippe étant le plus comique du film.

Boutefeu, une actrice qui a du chien

Héroïne du Chignon d'Olga et des Yeux clairs, Nathalie Boutefeu, muse de Jérôme Bonnell, fait ici quelques apparitions en forme de clin d'oeil, dans le rôle d'une jeune fille qui se promène avec ses chiens. Le cinéaste confie : "Le personnage qu'elle joue n'existait dans aucune version du scénario. Au début, j'avais dit à Nathalie qu'elle ne serait pas dans le film tout simplement parce que je ne savais pas quel personnage lui proposer. Ce qui me rendait très triste, et elle aussi. Pendant la préparation, je lui ai dit que ce serait bien qu'elle passe sur le tournage un jour, le temps d'un clin d'oeil. Au départ, la femme aux chiens ne devait apparaître qu'une fois... Et puis je lui ai demandé de revenir... Au final, elle est venue sept fois ! Cette femme qui se promène nuit et jour avec ses chiens est devenue comme le reflet de l'immense solitude de chacun. Elle incarne aussi le bonheur possible pour Louis et le lien entre tous les décors de cette petite ville jamais nommée. Le lien entre mes films aussi..."

Premiers pas

Aux côtés des acteurs confirmés que sont Emmanuelle Devos ou Jean-Pierre Darroussin, c'est un inconnu, Sylvain Dieuaide, qui tient l'un des rôles principaux du film, le mystérieux Stéphane. Le cinéaste l'a découvert dans un spectacle monté dans le cadre du Cours Florent, où le jeune homme a été élève pendant deux ans et demi (après des cours aux Conservatoires du Xe et du VIIe arrondissement de Paris). Vu sur les planches dans Musée haut musée bas, monté par Jean-Michel Ribes, il a tourné dans quelques courts métrages, mais J'attends quelqu'un est son premier long métrage.

Cinq minutes de bonheur

Une des scènes-clés du film est celle de la visite de Stéphane à Agnès, tournée en plan-séquence. Emmanuelle Devos se souvient : "Cette scène, qui dure 5 minutes, reste mon grand souvenir du film. C'est dément à faire parce que l'action se déroule quasiment en temps réel. Pour moi qui ai toujours peur de jouer trop vite ou que ça dure trop longtemps... Une séquence comme ça est d'autant plus agréable à faire que toute l'équipe est sur le coup pour réussir ce pari difficile techniquement. On répète un peu avant, Jérôme dit qu'à tel moment, on va prendre notre temps et qu'à tel autre, on va aller plus vite. C'est lui qui le dit mais nous aussi on le sent, toute l'équipe sent la même chose au même moment... Pascal Lagriffoul (le chef opérateur) bouge un tout petit peu la caméra avant que je ne bouge, ce n'est que de la prémonition tout le temps et c'est très agréable."

Qu'est-ce qu'on attend ?

Trois comédiens livrent leurs interprétations sur le titre du film. Jean-Pierre Darroussin : "[Louis] attend une motivation pour se "consacrer", pour ne pas avoir que lui dans la vie (...) C'est la même chose pour les autres personnages. Stéphane avait trouvé quelqu'un (...) mais il a déconné. C'est la vie ! (...) Quant à Agnès, la soeur de Louis, elle n'attend pas quelqu'un : elle attend "de" quelqu'un. Et puis il y a"attendre un enfant", ce qui sera finalement l'histoire de Sabine, mais peut-être aussi le profond désir d'Agnès..." Emmanuelle Devos : "Tout le monde attend quelque chose de plus, comme dans la vie. Et c'est normal ! Louis est peut-etre celui qui attend vraiment quelque chose de plus, celui chez lequel l'attente est la plus évidente (...) Quant à Agnès et Jean-Philippe, certes ils n'ont pas d'enfant, mais ça se passe bien entre eux (...) mais maintenant eux aussi veulent plus...". Sylvain Dieuaide : "Les personnages attendent tous quelque chose de la part de l'autre mais c'est parce qu'ils se cherchent eux-mêmes, en fait. Ils attendent quelqu'un pour se trouver eux."

J'entends quelqu'un

On retrouve dans J'attends quelqu'un un autre acteur-fétiche du cinéaste, Marc Citti, vu dans ses premiers longs et dans le court Liste rouge. Il joue cette fois un petit rôle, mais ne se contente pas de faire l'acteur : on entend en effet des chansons qu'il interprète. Car ce comédien est aussi chanteur : il a enregistré un premier album, intitulé Dénouer les liens et en mars 2007, au moment même de la sortie du film, il se produit sur une scène parisienne, La Comédia.

Titre

Au départ, Jérôme Bonnell avait pensé intituler son film Les Petits cailloux.
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