Bamako
Note moyenne
2,6
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66 critiques spectateurs

5
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2
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 octobre 2006
Un film qui fait du bien à notre humanité, touchant,
qui appuie avec pertinence sur la responsabilité de l occident dans le drame du continent africain.
Certes rien de nouveau sous le soleil depuis René Dumont et son livre prophétique : "L'afrique noire est mal partie" si ce n'est que nous vivons un moment privilégié car l'occident prend conscience (comme dénoncé par Al Gore dans une vérité qui dérange) de sa responsabilité dans les problèmes de la planète. Peut-être raterons nous ce rendez-vous, ce ne serait pas la première fois, mais les hommes de bonne volonté auront fait leur travail.
Une initiative en tous cas à encourager en allant voir ce film
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2006
Un film magnifique et poignant, criant de vérité. Superbement filmé, "joué" (entre guillements puisque les témoins sont bien réels) avec une puissance et une vérité hallucinante, le procès mis en scène (on aimerait tellement qu'une instance puisse juger réellement) nous force à ouvrir les yeux sur l'oppression d'un continent par le FMI et la Banque Mondiale. Une injustice que dénonçait Aminata Traoré dans "L'étau" et d'autres de ses bouquins, et l'on a ici le plaisir de la voir en chair et en os plaider sa cause, aux côtés d'hommes et de femmes dont les témoignages prennent aux tripes (mention spéciale à la femme voilée de noir, ainsi qu'au chant du vieil homme dont, en choisissant de ne pas le traduire, le réalisateur nous laisse éprouver la force et l'ampleur d'un désespoir viscéralement lié à la terre). Tout autour se meut l'éternelle vie quotidienne et résolument africaine, son folklore et ses couleurs, ses drames et ses traditions. Ca sent la terre, la sueur, les pagnes teints qui sèchent au soleil et le soleil qui tape sur les fronts. Seul léger bémol, l'introduction de la séquence filmée avec Dany Glover, dont je ne suis pas certain qu'elle présente un intérêt majeur mais nuit plutôt au rythme du film... A mon humble avis, les témoignages suffisaient. Mais bon, ce n'est qu'un détail sur une pellicule maîtrisée de bout en bout, qui assure l'émergence d'un cinéaste africain (on en veut encore plus !). Bamako nous laisse quitter la salle la gorge serrée, la conscience en éveil, et la culpabilité qui taraude... Bravo, à voir d'urgence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 octobre 2006
Coté surréaliste du film qui organise le procès des institutions mondiales dans la cour d’une maison ou les gens vivent, travaillent, et meurent. Quelques longueurs dans certains plans, et un jeu d’acteur qui n’est pas l’intérêt principal du film. C’est plutôt la force des propos, les leçons d’éloquence et de didactisme au service de la dénonciation des effets pervers de la politique des institutions censées améliorer l’organisation de notre planète.
L’Afrique par ce film, qui accuse, mais qui n’est pas par ailleurs indulgente avec elle-même quand elle aborde la corruption. Ce film nous montre aussi une Afrique qui a le droit d’être intelligente, entre autre à travers la prestation de l’avocate sénégalaise Aïssata Tall Fall, véritable juriste dans la vie, entourée d’autres personnalités éminentes du continent. Les grandes institutions ne se sont en effet que trop déchargées sur l’incompréhension supposée des africains sur les mesures proposées.
Le constat du résultat de ces politiques est consternant : le Cameroun consacre 10 fois plus de ressources au remboursement de la dette que pour assurer le minimum requis en matière de santé et d’éducation, idem pour le Ghana qui dois désormais payer l’eau potable, importer aux multinationales le riz qu’il produisait avant, et que les fameux ajustements structurels ont forcé à abandonner pour extraire l’or au profit de ces même multinationales. Que dire alors des résultats en Asie du Sud Est, ou encore en Argentine ?

Institutions mondiales, vous êtes complices de pillage internationaux, coupables de dogmatisme aveugle, de destruction sociale et économique et, au final, de la plus grande inhumanité. Film et jugement trop manichéens me direz vous ? Les faits sont là, jugez par vous même...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 mai 2007
Voici un film qui révolte ! Non pas parce que l'on est scandalisé envers le FMI et la banque mondiale, dont il est souvent question dans le film, mais parce que le film est principalement financé par l'Organisation internationale de la Francophonie et le ministère des affaires étrangères de la France. Cela ne pourrait être qu'un financement, mais non, du générique à la fin cela transpire à ne plus pouvoir supporter cette propagande ! Bien sûr, comme le film est tourné au Mali, il y est question du pillage de l'or, de la privatisation du rail et des biens publics, et du commerce de la dette, mais les principaux bénéficiaires de ce vol ne sont jamais cités !!! A quoi donc sert ce film ??? Bouygues, Bolloré, le Club de Paris, l'Etat français, le Quai d'Orsay, le COS etc aux oubliettes, pas un seul mot sur les innombrables coups d'Etat orchestrés depuis Paris, les trucages électoraux (le débat est élargi l'Afrique en général), les assassinats de coopérants, et tout ce qui constitue la françafrique. Rien. Nada. On se demande qui a tenu la main du stylo qui a écrit le scénario (extrait d'un dialogue entre deux maliens : "Rien ne vaut la mort" ; a qui cela vous fait-il penser ?).
Les informations données sur la dette (seul intérêt du film) sont incomplètes. A noter cependant la présence de l'honorables Maître Bourdon et l'excellentissime Aïssata Tall Sall dans le rôle des avocats de la partie civile, dont on regrette qu'ils aient participé à cette mascarade.
A noter également que les deux interventions les plus pertinentes chantées en bambara ne sont pas même sous-titrées, autant dire censurées... Une question subsiste, comment un film peut-il être entièrement financé par ceux qu'il est censé dénoncer (tout juste parle-t-il du G8...) ? On comprend mieux après l'avoir vu pourquoi celui-ci est aussi bien distribué. Je m'en vais donc combler les lacunes en jetant un œil dans le catalogue des publications sur le site de Survie.org , cela ne peut plus durer !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2006
Un film-documentaire fort qui serre les poings tout le long devant le cynisme malheureusement impérieux de la machinerie industrielle et financière mondiale.
Une dénonciation de fond, avec beaucoup de discours (rhétoriques d'avocat, et sensibles de témoins), qui rappelle les problèmes importants de l'afrique, souvent oublié des débats journalistiques.
Bravo aux acteurs, bravo à l'ex-Ministre de la culture, bravo à cette prise de parole magnifique mais tragique, qui nous réveille à plus d'esprit critique, ou conforte dans la lutte altermondialiste. Les problèmes africains n'ont pas des causes endogènes!!!
On ne voyage pas dans les paysages maliens, mais les scènes contemplatives sont belles et font signes vers cette afrique qui cherche à se libérer des chaînes occidentales qui l'étrangle.
Un film à discours, certes, mais on ne voit pas passer le temps.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 octobre 2006
Un film-documentaire qui donne une leçon sur l'Afrique mais qui tend à égarer le spectateur dans des interminables plaidoieries...
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