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Interstellar
note moyenne
4,5
37555 notes dont 3564 critiques
45% (1593 critiques)
28% (1001 critiques)
11% (406 critiques)
8% (292 critiques)
3% (121 critiques)
4% (151 critiques)
Votre avis sur Interstellar ?

3564 critiques spectateurs

benoitG80

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4,0Très bien
Publiée le 07/11/2014

"Interstellar" de Christopher Nolan est tout de même un film diablement intéressant et assurément bien meilleur que ne l'était le surcoté et récent "Gravity" qui m'avait déçu malgré des images époustouflantes... Autant ce dernier manquait d'un réel scénario et d'un enjeu réel indispensable, autant "Interstellar" dispose des deux et pas n'importe comment ! Car sur ces deux points, Nolan assure à tous niveaux !!! Et ce ne sont pas là les seules qualités tant il y a à dire sur le film. C'est en effet assez peu fréquent qu'on mette en parallèle et aussi bien, la vie sur notre bonne vieille Terre, ici à bout de souffle, dans une campagne bien profonde de cette Amérique en désespérance, et enfin en opposition brutale, le monde de l'espace, ici très bien rendu et très beau également ! Et même si tout l'aspect pseudo-scientifique et cette technologie peuvent sembler fantaisistes bien que s'appuyant avec sérieux sur la théorie des cordes du temps, on ne peut que constater que tout cela fonctionne parfaitement en nous prenant, en nous captivant complètement malgré quelques incohérences et ellipses un peu gênantes de temps en temps. En effet, la mécanique quantique est bien amenée et cette théorie est bien développé avec l'évocation des fameux trous noirs et suffisamment étayée pour que l'on y croit presque avec les apports d'Einstein entre autres ! Si bien qu'après une mise en route qui campe bien les personnages, on se laisse prendre et même embarquer dans tous les sens du terme dans ce voyage interstellaire dans le but de pérenniser l'espèce humaine. En tant que héros et pilote chevronné, Matthiew McConaughey s'en sort bien sans atteindre sa merveilleuse prestation de "Dallas Buyers Club", et les autres acteurs suivent le mouvement comme la petite Murphy très émouvante ! Toute cette épopée est bien sûr portée par un lyrisme dans lequel la bande son joue un rôle essentiel, et surtout aussi par ces effets d'allers-retours permanents entre la Terre et l'espace. La distorsion du temps devient ainsi intéressante et concrète à nos yeux, ainsi que par ailleurs sur un tout autre niveau, l'instinct de survie dont certaines scènes, sont très étonnantes dans ce contexte ! Bien sûr, la fin pourra sembler être un peu tirée par les cheveux quoique résonnant justement et de façon pertinente, comme un écho au déroulement de cette histoire avec quelques allusions bien trouvées ! À ce sujet j'émettrai un seul regret à mon avis un peu frustrant à propos de l'ellipse faite dans les derniers moments du film à propos de la situation finale où se trouvent les hommes... Comment en sont-ils arrivés là ? Christopher Nolan, sans avoir réalisé un chef d'œuvre pour autant, à su élever la SF à un niveau différent des autres réalisations, sans doute en voulant mêler la science, l'humanité sur Terre à un univers complètement fantastique qu'est l'Espace et sa découverte. Franchement, le tout est assez passionnant et mérite qu'on s'accroche tout au long de ce film de presque 3 heures !

Le Cinema du Cinéphile

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/04/2015

" Interstellar ", probablement l'un des projets les plus prometteurs et ambitieux de Christopher Nolan. Si il y avait bien une chose qui était sure lors de la sortie du long-métrage, c'est qu'il allait divisé le public, on accroche ou pas aux films de Nolan. Lorsqu'il s'attaque à de la science-fiction, il ne faut pas s'attendre à un univers à la Star Wars (bien que je sois un fan incontestable de ce réalisateur, j'avoue que je ne le vois pas du tout s'attaquer à un film de cette franchise), mais plutôt à de la science-fiction froide et réaliste. Et bon sang qu'est ce que je l'ai attendu ce film, j'en attendais même un peu trop si je puis dire, ce qui peut parfois mener à la déception. Et lorsque j'appris que certains fan de Nolan et de SF ont été déçu, être de cet avis représentait tout ce dont je n'espérais pas. Après l'avoir visionné une première fois au cinema, j'avais passé un moment tout simplement inoubliable, tellement subjugué par ce que je venais de voir, que j'en vint même à considéré cette oeuvre comme l'un de mes films préférés. Mais avec le recul, je m'étais dis que je n'avais tout de même pas compris totalement la fin du film, et qu'un second visionnage ne serait pas de refus. Ainsi vint enfin le jour, où je pus revoir le film en blu-ray, et mon avis a légèrement changé, mais plutôt dans le sens positif. En effet, ce deuxième visionnage m'a permis de beaucoup mieux comprendre certains éléments du film, mais je l'ai surtout beaucoup plus apprécié que la fois où je l'avais vu en salle. Le scénario n'est pas si orignal qu'on pouvais le penser, j'irai même jusqu'à dire qu'on a parfois affaire à du déjà vu, sauf qu'il existe une différence entre copier et s'inspirer d'une histoire, hors là on a plus affaire à de l'inspiration que de plagiat. Qu'on est déjà vu ce genre d'histoire ou pas, bon sang qu'elle est quand même géniale cette histoire, et en plus adaptée des théories d'un astrophysicien, Kip Thorne, bien que certains effets ont été volontairement supprimé pour éviter que le spectateur ne comprenne rien du résultat. Malgré que je ne sois pas un spécialiste en physique, je n'ai pas été désorienté par certains éléments visuels du film, je ne dis pas non plus qu'en regardant ce film vous comprendrez tous sur la physique, je dis juste que vous pourrez suivre le film, malgré toutes les théories qui nous sont proposées. Et maintenant, revenons à un élément très critiqué par les spectateurs, la fin, alors oui je suis d'avis pour dire qu'elle n'est pas tout à fait cohérente au reste de l'histoire, mis à part cela, je la trouve parfaite. Sérieusement, vous ne pouvez pas savoir, à quel point j'ai pris mon pied devant le dernier quart du film, certains le trouvent gnangnan, moi j'ai juste été conquis par ce que je venais de voir, c'est tout simplement beau à mes yeux, il ne s'agit ni d'une happy end ni d'une fin déprimante. Vous en pensez ce que vous voulez de la fin, personnellement c'est ce que j'ai le plus apprécié du film, d'ailleurs je ne vois pas ce qu'il y a de particulièrement compliqué, tout nous est expliqué, " Interstellar " n'a absolument rien d'un film labyrinthique. La réalisation est magistrale, même si cela ne concerne pas totalement la mise en scène de Christopher Nolan, ce n'est pas ça qui fait la force du film (ne vous attendez pas à voir la mise en scène d'Alfonso Cuaron dans " Gravity ", et non je n'en ferai pas une comparaison, les deux films n'ont rien à voir entre eux, mais si je devais dire lequel je préfère, ce serait sans hésité " Interstellar " pour des raisons personnelles), bien qu'elle en demeure foutrement efficace. Mais si il y a bien une seule chose qui m'a gêné en ce qui concerne la réal, c'est le changement de taille d'image vu que les scènes ont été tournées différemment, mais ce problème concerne le blu-ray et non Christopher Nolan. Visuellement le film est une pure merveille, on peut dire ce qu'on veut, mais cette odyssée dans l'espace est à vivre au moins une fois dans sa vie, la photographie est très soignée, les prises de vues dans l'espace sont très crédibles pour ce qu'elles sont censées représenter. Ce qui est assez surprenant, c'est la façon dont Nolan a décidé de représenter le futur, c'est réaliste et les nouvelles technologies ne sont pas si nombreuses que ça, la seule chose qu'on pourrait retenir ce sont les deux robots (à savoir TARS et CASE) dont le design est simple mais très original. Cette façon de représenter notre futur me convient amplement, car Nolan n'en fait pas trop, et il nous montre le minimum. Il y a aussi de quoi dire que Nolan nous a pondu le digne héritier du plus que culte " 2001 : l'Odyssée de l'Espace ", cela se voit à 100%, que ce soit la façon dont sont filmés certains plans ou les musiques. Rien que pour ça, j'applaudis le travail de Nolan, réussir à faire une oeuvre digne du chef d'oeuvre de Stanley Kubrick est un exploit en soit, à mes yeux " Interstellar " est le " 2001 : l'Odyssée de l'Espace " du XXIème siècle (en beaucoup moins froid, et dont les plans abusent moins de leurs lenteurs). La direction des acteurs est de qualité, Matthew McConaughey offre l'une de ses plus belles interprétations qu'il m'ait été de voir, c'est magistral, son personnage est attachant et offre des scènes fortes en émotion. Anne Hathaway et Micheal Caine (décidément cet acteur ne vieillit pas) sont excellents, leurs personnages sont intéressants et ils ont un but précis. Jessica Chastain et Casey Affleck sont d'excellentes factures et parviennent facilement à se glisser dans la peau de leurs personnages, cela permet de voir en eux des interprétations qui changent beaucoup de ce qu'ils ont pu faire auparavant. Quand à Mackenzie Foy, je pense que cette jeune actrice âgée de 14 ans comptera dans le cinema, elle a de quoi avoir une carrière prometteuse, tant son interprétation est mémorable. Parlons aussi des deux robots accompagnant les personnages pour cette odyssée, nommés TARS et CASE, je ne m'attendais pas du tout à m'y attacher à ce point-là, car ils ont une personnalité. Spoiler: Et pour finir avec le casting, la grosse surprise dans tout ça est Matt Damon, je ne m'attendais pas du tout à le voir à l'écran, son interprétation est excellente, et le personnage qu'il incarne est très intéressant, le fait qu'il soit fou et lâche est justifié. Les effets spéciaux sont parfaits, ce n'est pas pour rien que le film a reçu un Oscar pour les meilleurs effets visuels. Les compositions Hans Zimmer sont un chef d'oeuvre à elles toutes seules, c'est vraie qu'il se répétait ces derniers temps, mais là, il s'est plus que renouvelé, non seulement elles accompagnent parfaitement le film, mais en plus elles font monter la tension rendant certaines scènes de cette odyssée stressantes. En conclusion, " Interstellar " est à mes yeux l'oeuvre la plus aboutie de Christopher Nolan, ce n'est peut être pas son meilleur film, mais c'est sans aucun doute celui que je préfère. L'hommage rendu à " 2001 : l'Odyssée de l'Espace " rend ce film culte, et fait de lui l'un de mes SF préférés et surtout l'un de mes films préférés. Un chef d'oeuvre à mes yeux.

MaCultureGeek

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 31/10/2014

Mes chers amis et fidèles lecteurs, aujourd'hui je vais vous proposer une critique ( enfin non, une chronique, parce que tout y sera positif ) du dernier Christopher Nolan, "Interstellar", et honnêtement, j'en trépigne d'avance... Hier, pour les quelques uns qui le sauraient, c'était l'avant-première officielle et nationale de ce petit bijour. Au programme, une demi-heure d'interview de Monsieur Nolan, et 2h49 de film. Interview passionnante, mais elle n'était rien à côté du film. Parce que ce film, cet "Interstellar", c'est le plus beau métrage que je n'ai jamais pu voir de toute ma vie, et même si elle ne fait que commencer, je souhaite bien du courage à celui qui tentera, un jour, de me faire ressentir les mêmes choses que j'ai éprouvées tout du long. On ne peut pas faire un film si beau si l'on n'est pas quelqu'un d'exceptionnel, et à mes yeux ( et ce n'est que mon humble avis ), Christopher Nolan est quelqu'un d'exceptionnel, un génie, un magicien du cinéma, à l'instar de Kubrick ou de Méliès. Car oui, je n'ai pas peur de le dire, Monsieur Nolan est un authentique et véridique génie, et cela, je ne vois pas qui pourrait le contester. A chaque film, il bouleverse un monde, révolutionne un genre ( super-héroïque avec le "Dark Knight", science-fictionnel avec "Inception", thriller avec "Le Prestige", et j'en passe un ou deux ), et détruit tout ce qui a été fait précédemment. Qu'en est-il de cet "Interstellar"? Il balaye tout sur son passage avec une telle force qu'il en est venu à s'en trouver meilleur qu' "Inception". Et à mes yeux, c'est la stricte vérité : "Interstellar" est LE film de Christopher Nolan, celui qu'il faut voir avant tous les autres. Et cette chance que j'ai eu de le voir en avant-première m'a également et surtout permis de vous offrir mon avis, et de vous le conseiller au plus haut point. Par où pourrais-je commencer? Je ne sais trop quoi dire, ce film est trop intense, trop beau, trop inimaginablement recherché pour que je puisse en parler comme il se devrait. C'est exactement le même problème avec la trilogie du "Seigneur des Anneaux" : ce sont des films qui dépassent le cadre de films. Et pour cela, je peux donc le certifier, Christopher Nolan, au même titre que Peter Jackson à ses débuts, est un magicien du sptième art, quelqu'un qui fait que le cinéma est encore un art, justement. J'ai tellement de choses à vous dire... Déja, on va parler des acteurs. Et là, je suppose qu'on a pensé à la même chose : Matthew McConaughey. Ce gars, honnêtement, il s'est imposé à mes yeux comme étant l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, interprète de sa génération. Il est à tel point touchant, bouleversant et crédible dans son rôle que j'en suis venu, par deux fois, à vouloir verser ma petite larme, à avoir la larme à l'oeil en le voyant jouer comme un dieu ce rôle qui lui va si bien. Et si j'ai failli pleurer, c'était pour deux occasions : un passage avec des messages et la fin. Non, je ne vous en dirai pas plus, et je ne vous spoilerai rien. D'ailleurs, j'espère que arrivez à comprendre ( encore que vous ne pouvez pas encore, vous n'avez pas vu le film ) qu'il est extrêmement complexe de parler de ce film sans n'en rien révéler, tellement il est complexe et intense. Viennent Michael Caine et Anne Hathaway. Caine est toujours le monstre qu'il est devenu niveau jeu d'acteur, et Hathaway ne déçoit en rien. Mieux même, elle surprend de part une prestation unique et bouleversante ( vous n'avez pas fini de le voir, ce mot... ). Jessica Chamberlain, quand à elle, est tout simplement excellente, bien que j'ai préféré celle qui jouait la petite Murphy. Pas de par son jeu d'acteur, de part le personnage et les rapports qu'elle avait avec son père, en fait. Puis, deux invités de marque, Wes Bentley, qui parvient difficilement à briller dans sa carrière de tous les jours, même s'il est talentueux ( et puis, il a une gueule quand même! ), et Casey Affleck, déboulent. Tous deux sont très bons, et bien que l'un des deux soit plutôt peu important dans l'histoire, ils s'en sortent très bien pour se démarquer des trois têtes d'affiche, McConaughey, Caine et Hathaway. Il y a également deux guest stars, dont l'une particulièrement connue, dont je ne vous révélerai pas le nom. Je vais juste vous apprendre que j'ai été extrêmement surpris lorsque j'ai vu pour la première fois le plus célèbre des deux, et juste pour cet effet de surprise ( qui ne fonctionnera peut-être pas sur vous, je n'en sais rien ), je vous engage à ne pas vous renseigner sur le casting même du film ( oui, même si j'ai mis cette idée dans votre tête, vous ne devez pas la suivre, soyez fort, pensez à "Inception"! ). Vraiment, attendez d'être dans la salle pour apprendre, au fil du film, qui sera cet invité de marque. Après, y'a l'intrigue, et honnêtement, elle est tout simplement... Wouha! C'est juste... juste énormissime quoi! Au début, force est de constater qu'elle est un poil simple, pas trop originale. Mais ça, c'est pour les cinq premières minutes. Enfin non, c'est surtout si l'on a vu la bande-annonce juste avant. Et non, je tiens à le préciser de suite, je viens de revoir la B.A. et je vous assure qu'elle ne spoile rien, mais alors rien du tout d' "Interstellar". En même temps, pour spoiler un tel film, faut vraiment le faire exprès! Je vais le dire simplement, le scénario, autant que l'histoire ou le film, c'est de l'inimaginable, quelque chose que tu ne peux oser espérer par peur d'être déçu. Et je n'exagère pas, c'est juste le meilleur film, en tous points, que je n'ai jamais vu ( oui, je le répète, c'est normal ). Y'a tout dedans! Un scénar intense, des enjeux dramatiques parfaitement gérés, des situations originales, une fin aussi magnifique que bouleversante, une longueur parfaite, des acteurs extras, des plans géniaux, des effets spéciaux épiques, une bande-sonore inoubliable, et une morale en béton. Et le pire, avec cet "Interstellar", c'est que dans son propos, il est terriblement d'actualité, à tel point que cela en fait peur pour l'avenir! Où mènera la trop grande consommation de l'homme? La réponse dans le film! Nolan nous sort quelque chose de profond, de recherché, quelque chose qui surprend autant qu'elle impressionne, quelque chose d'au dela des attentes et des espérances, quelque chose qui ridiculiserait "Avatar" et "Gravity" ( bien que les deux soient plutôt incomparables, mais niveau chiffres pour de la SF, ce sont des concurrents directs ). La bande-son, comme je le disais, est tout simplement inoubliable. Vous vous souvenez de tout ce travail qui avait été mis en oeuvre pour la trilogie du "Dark Knight"? C'était niet, nada, rien, comparé à celle ci. D'accord, c'est un peu catégorique, mais bon, quand on sort d'une telle expérience avec le son d'une avant-première dans les oreilles, on ne peut qu'être comblé et fasciné. Niveau plans de caméra, c'est également le top du top, le fin du fin. Que voulez-vous, c'est Nolan, en même temps, fallait pas s'attendre à moins... Pour les enjeux dramatiques, je n'ai jamais vu film aussi complet et à tel point intense : la scène des adieux est déchirante, aussi vrai que la majeure partie du film l'est également. Et ces CGI, non mais les CGI! Une telle technique, fallait arriver à l'atteindre! Ils sont tellement bons que je dirais, sans même hésiter ,qu'ils sont parfaits. Nolan et toute la clique sont parvenus à créer un univers cohérent et presque immatériel par moments, qui fait bien plus vrai que nature. Il y a également un imposant travail de son, notamment pendant les séquences dans l'espace, et les effets lumineux de certaines zones spatiales ou orbitales sont juste éblouissants et merveilleux de techniques. Honnêtement, je ne vois vraiment pas ce que je pourrai lui trouver comme défauts. Nolan serait-il parvenu à nous offrir un film parfait? Je ne serai pas catégorique là dessus, mais je dirai, tout simplement, que je n'ai jamais vu mieux ( oui, encore! ). Je n'irai pas jusqu'à prétendre que Nolan nous a livré son propre "2001" ( pendant l'interview, il ne cessait de le prendre en référence ), mais il a, à mon goût, réalisé, pour l'instant, son meilleur et plus beau métrage. Une oeuvre unique, bouleversante, magnifique, et d'une force jamais atteinte. Il est parvenu à m'en mettre les larmes aux yeux.Sa morale, juste et pessimiste, nous fait comprendre que l'homme est presque irrécupérable, et que tout ce qui arrive est de sa faute ( critique notamment de sa nature, avec la lâcheté et tout le tralala ). La gorge sèche, je vous écris cette chronique, et j'espère que le temps ne vous sera pas paru trop long. Monsieur Nolan aurait-il réalisé son ultime film? Je le pense sincèrement...

GyzmoCA

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4,0Très bien
Publiée le 05/10/2015

On retrouve dans ce film toutes les qualités des films du génialissime Christopher Nolan. Après Mémento, Batman & Inception, voici son nouveau chef d'oeuvre. Certes le début est un peu dur à suivre mais une fois l'expédition lancée, on se délecte de chaque scène et les les 2h49 passent comme du petit lait. La fin est fantastique avec l'apparition d'une cinquième dimension. Ce n'est pas le meilleur film de science fiction mais il est clairement dans le haut du panier du genre. Merci Monsieur Nolan. PS : Notons la performance de Matthew McConaughey qui sur sa deuxième partie de carrière est devenu un vrai acteur de talent.

Jurassic Marv

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/11/2014

Christopher Nolan est incontestablement un réalisateur hors du commun et l'un des meilleurs de notre époque. Ses films aux scénarios ambitieux et intelligents s'inspirent avec brio des classiques de l'histoire du cinéma. Ils sont d'une complexité rare et d'un réalisme absolu. C'est pourquoi, ils sont toujours attendus tel le Messi. Interstellar était numéro 1 dans ma liste pour cette année 2014 (qui s'avère catastrophique tant elle est décevante cinématographiquement parlant). Après 3 longues heures de film, j'en ressors très mitigé. La première heure sur terre nous présente magnifiquement les personnages clés de l'histoire. La relation père-fille est racontée aussi bien que l'aurai fait un certain Spielberg. On s'attache très rapidement au personnage de Mathew Mcconaughey, qui soit-dit en passant confirme son talent d'acteur, mais aussi énormément à sa fille qui sera un personnage phare du scénario. La période d'exposition est assez longue mais suffisamment intéressante pour qu'on ne s'y ennuie pas. On a cependant hâte d'entrer dans le vif du sujet et débuter ce voyage à travers la galaxie. C'est malheureusement dans la suite que la déception opère. Après une scène sublime sur une planète Spoiler: secouée par des tsunamis de la taille du mont Everest et un passage étonnant avec Matt Damon (qui joue un petit rôle et, qui plus est, dévalorisant) le film perd en rythme pendant près d'une heure.. jusqu'à cette fin incroyable et imprévisible. On reconnait bien là l'écriture de Nolan et de son frère. Une chose est sure, Interstellar est émotionnellement lourd et puissant (notamment quand Cooper et Brand reviennent de la première planète et visionnent les 24 années de messages). Mais malheureusement il manque de charme. Nolan sait écrire une histoire interessante, il sait la raconter, mais sa mise en scène est loin d'être à la hauteur de sa réputation. De plus, les dialogues se veulent tellement réalistes qu'il faut avoir un doctorat en science pour comprendre la majeure partie des termes employés. Le réalisateur, se voulant trop réaliste, oublies que le cinéma est un divertissement et, en se prenant trop au sérieux, néglige la partie fun dont le film aurait pu faire preuve ! Interstellar manque d'aventures, de découvertes, de planètes et de ce petit quelque chose qui l'aurait rendu beaucoup mieux. Pour un film sur les voyages spatiaux, les décors sont trop peu variés. On reste sur notre faim. C'est certes un film ambitieux et marquant mais il n'en est pas moins dépourvu de ce charme dont les films SF de Spielberg sont emplis. 16/20

Guillaume C.

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2,5Moyen
Publiée le 31/10/2014

Je suis ressorti de ce film sans savoir ce que je venais de regarder pendant près de 3h. Incapable de dire s'il est bon au mauvais (d'où la note), même incapable de dire si j'ai aimé ou non. C'est la première fois que ça m'arrive devant un film. Et ce sentiment est partagé (on est allé le voir à 6 et 5 ont réagi comme moi et une a adoré), à la fin du film l'ambiance dans la salle semblait dubitative. Certains pourront crier au génie, celui d'un film qui ne ressemble à aucun autre, inclassable, visuellement très beau, avec de bons acteurs, une ambiance très travaillée qu'elle soit sonore (musiques collant parfaitement, contraste entre le silence de l'espace et les bruits dans le vaisseaux) ou visuelle (les planètes visitées sont géniales, l'espace magnifiquement rendu). La sensation de n'être qu'un grain de poussière dans cette immensité n'a jamais été aussi réelle Spoiler: (quand ils passent Saturne, ou le trou noir Gargantua, quand ils affrontent la vague immense d'une planète,...). Celui d'un film avec un scénario solide. D'autres pourront trouver très déplaisant le côté très ésotérique de certaines discussions (on ne comprend pas toujours tout), certaines longueurs, le fait qu'il faille quand même s'accrocher pour suivre sans pour autant essayer de tout comprendre tout le temps (bonjour le mal de tête sinon). Et cette fin (la dernière demi heure en gros) ultra planante, qui pourra en rebuter complètement certains (pas loin d'être mon cas) et en ravir totalement d'autres. Au final Nolan reprend à son compte les grandes théories sur l'espace (y a-t-il une possibilité de vie ailleurs, la distorsion temporelle, ce qu'il y a dans un trou noir, etc...) et les met à sa sauce dans un film où il sonde aussi la nature humaine (et la c'est plutôt réussi), à savoir qu'est-ce qui nous anime quand on veut survivre, peut on se transcender pour une cause supérieure quitte à tout perdre, jusqu'à quels sacrifices est près un homme pour sauver les siens, etc... bref il nous interroge sur la nature de notre humanité à travers cet ovni cinématographique qui m'a perdu mais clairement marqué.

STEPH24.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/05/2016

Interstellar est une merveille. A croire que Christopher Nolan ne sait faire que d'excellents films ( The Dark Knight, The Dark Knight Rises, Inception ). Un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération, il réalise ici une oeuvre à part entière, des images à couper le souffle, un scénario complexe mais extrêmement riche, de grands acteurs ( Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain ou encore Michael Caine ) et une BO composé par Hans Zimmer ( BO de Gladiator, Inception, trilogie Pirates des Caraïbes ... ) le plus grand compositeur de musique de film à mes yeux. Interstellar est donc un immense voyage que l'on est pas prêt d'oublier, des scènes grandioses, une musique procurant des frissons et un sujet passionnant ( L'Espace Temps et l'Amour sont évoqués ici de façon très intelligente ) . Merci Maître Nolan pour m'avoir convié à ce majestueux et inoubliable voyage.

Florian Malnoe

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/11/2014

Je viens de le voir et mon dieu quel chef-d'oeuvre ! Une claque émotionnelle, narrative et technique comme j'en n'ai jamais vue depuis Inception. Les musiques, le jeu d'acteur, la mise en scène, les dialogues, l'histoire, l'esthétique, la photo, tout est parfait dedans. C'est un condensé de tout ce que le 7ème art peut nous offrir de meilleure. Plus qu'un film, un OVNI, un nouveau standard. Je n'ai jamais eu autant d'émotion devant un film tellement la mise en scène et le jeu d'acteur prend aux tripes. C'est autre chose que le surestimé Gravity pour moi. Dans Interstellar il y a également un peu d'humour parfois mais elle n'est jamais encombrante et ne dessert jamais le récit. L'histoire est en bêton avec des rebondissements ; je ne sais pas si elle est tirée d'un bouquin mais elle est franchement captivante, réaliste, intense, profonde cette course contre la monte et ce rapport aux êtres (liens du sang) bouleversant. De plus, je tiens à rajouter que l'histoire et les dialogues ne sont pas si complexes que ça à comprendre quand on suit bien, comme Inception. Et quand on parle de physique quantique, de trous noir, de science, de monde parallèle ou autres lois métaphysiques et gravitationnelles ; on est jamais perdue c'est là que ça relève du génie. Le film est donc plus accessible que ce à quoi on pourrait s'attendre. Au rang des bémols (voir DU bémol au singulier), on regrettera peut-être un manichéisme primaire qui agacera certains en revanche. Pour ma part il ne m'a pas trop gêné pour une fois. Bon point. Bref, MCconaughey,Nolan et tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin à cette pépite, vous êtes des génies. Ce film de SF se classe directement dans mon top 5 de mes films préférés et passe accessoirement dans mon top 2 en ce qui concerne la filmographie de Christopher Nolan. Une fable, odyssée, d'anticipation effrayante dont on ne peut ressortir indemne. MERCI ! On incite un maximum de personnes à aller le voir car ce n'est pas avec de simples mots que l'on peut décrire ce film, c'est en le voyant (sur grand écran de préférence).

Bastian S.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/11/2014

Interprétation d’Interstellar Spoiler: Jusqu’à présent, deux interprétations d’Interstellar semblent avoir été émises : 1.Lorsque Cooper tombe dans le trou noir, il meurt instantanément ; les scènes représentées par la suite n’étant alors plus que le fruit de l’imagination de Cooper qui, comme cela lui avait été expliqué par le docteur Mann, revoit ses enfants au moment de sa mort – cette théorie s’apparente donc à une expérience de mort imminente. Si cette théorie est acceptée, il faut alors accepter que seul la plan B ait marché (le docteur Brand a tout de même, espérons-le, réussi à atteindre la planète Edmund). En effet, la communication avec sa fille n’étant alors qu’un rêve, les données quantiques du trou noir n’ont alors pas pu être transmises aux humains. 2.Lorsque Cooper tombe dans le trou noir, il réussit à parler à sa fille ; cette dernière parvient à résoudre l’équation de la gravité ; et le plan A peut fonctionner, tout comme le plan B. Ces deux théories me paraissent, et c’est bien là le problème, très bonnes l’une comme l’autre. Cependant, il faut avouer que chacune d’elles présentent des contradictions claires. Concentrons-nous tout d’abord sur les contradictions de la première théorie : a.Si l’humanité terrestre n’a pas survécu, pourquoi la seconde scène du film est-ce un témoignage d’une vielle femme contant ses souvenirs sur terre. Témoignage qui, disons-le, est le même que celui présent sur les écrans de la ferme reconstituée dans la station Cooper ? Rappelons que le début du film est très pragmatique : rien de transcendant ne s’est alors passé. Pourquoi donc brouiller les esprits avec une vidéo qui est, selon les partisans de la première théorie, uniquement rêvée par Cooper au moment de sa mort ? Cela n’a aucun sens ! b.Comment est-ce que Cooper, au moment de sa mort, parvient-il à transcender l’espace-temps en donnant une poignée de main au docteur Brand (femme) lorsque les cosmonautes traversent le trou de verre au début du film ? Si cet événement est bien rêvé par Cooper, comment est-ce que Brand et les autres cosmonautes peuvent-ils voir l’espace-temps déformé ? Cela n’a encore une fois aucun sens ! c.Le poème établit à lui seul une opposition claire : N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit, Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ; Rager, s’enrager contre la mort de la lumière. Bien que les hommes sages à leur fin sachent que l’obscur est mérité, Parce que leurs paroles n’ont fourché nul éclair ils N’entrent pas sans violence dans cette bonne nuit. Dylan Thomas Le poème récité trois fois par le professeur Brand (homme), et une fois par le docteur Mann avance ici le thème de la mort. En somme, et de manière simplifiée, il interdit à quiconque se trouvant en situation de mourir, peu importe son passé, d’accepter cette dernière, d’accepter cette « bonne nuit ». Il met l’accent sur la force mentale de l’homme qui, par sa volonté et sa rage de vivre, peut déjouer le piège mortel. Dire que Cooper meurt donc instantanément lorsqu’il arrive dans le trou noir revient donc à ne donner que très peu d’importance à ce poème récité 4 fois dans le film, dont une fois au moment de la mort du professeur Mann. Passons maintenant aux oppositions de la théorie 2. Ces dernières sont quelque peu plus compliquées à déceler pour la simple et bonne raison qu’elles contredisent la logique dénotée par le film. En effet, il importe de connoter les événements du film pour les comprendre, c’est-à-dire chercher le sens profond du film, la symbolique, les indices : a.Le thème de la mort récurrent dans le film. Du début à la fin, les personnages en parle : « nous allons à l’encontre de la mort » (Brand, femme) ; « on aime nos morts, qu’y a-t-il de social là-dedans ? » (Brand, femme) ; « Ta mère m’a dit, après votre naissance, que notre rôle était alors d’être des souvenirs pour vous. Je ne veux pas encore être un fantôme pour toi. » (Cooper) ; le thème du fantôme dans la bibliothèque ; la mort du bébé du fils de Cooper, celle du grand-père des enfants, celle du Professeur Brand, de quatre cosmonautes, etc. b. Le discours du docteur Mann constitue une deuxième objection à cette théorie. Pourquoi ce dernier parlerait d’expérience de mort imminente s’il n’y en avait aucun signe dans le film. Non, ce discours est central, il doit avoir une importance majeure dans le long-métrage. Lorsque Cooper se trouve dans l’un des endroits les plus hostiles de l’univers, et qu’il voit sa fille sous une forme aussi peu commune que dans un tesseract, il est impossible que ce qu’il voit n’ait aucun lien avec ce qui a été dit antérieurement sur la mort. c. La géométrie du trou noir. Lorsque Cooper tombe dans le trou noir, la forme de celui-ci s’apparente à celle d’un tunnel. En effet, l’effet donné à la lumière au sommet du trou noir donne d’impression que sa chute ne se passe pas dans une sphère, mais dans un tube. De plus, au bout de ce tube, il n’est pas anodin qu’il y ait une lumière aveuglante. Ce tunnel terminé par une lumière aveuglante renvoie indéniablement aux expériences de mort imminente qui, racontée après coup, représentaient effectivement un tunnel terminé d’une lumière blanche. Le symbole est ici bien présent, et ne doit en aucun cas être mis de côté. Nous voilà donc devant une contradiction bien difficile à surmonter : selon les lois physiques, Cooper ne peut être mort ; cependant, la symbolique du film nous pousse à croire que c’est le cas. Que croire ? Les faits où les indices de Nolan ? La réponse est : les deux. En effet, jusqu’à maintenant, nous n’avons réfléchi au film que selon nos quatre dimensions perceptibles (largeur, hauteur, profondeur, et temps), mais le film parle bien d’une cinquième dimension : le trou de verre, les êtres du futur qui réussissent à agir sur l’espace-temps pour envoyer Cooper au sein du trou noir en créant une faille temporel sous la forme dudit trou de verre. Prenons alors un peu de distance face aux faits et tentons de penser non seulement en quatre dimensions, mais en cinq ; comme le fait d’ailleurs Cooper en étant dans le trou noir. Nolan nous donne un indice précieux sur cette cinquième dimension : l’amour. Avant de continuer la lecture, je vous conseille de regarder une vidéo bonus de l'interview de Nolan présente sur la page Allocine d'Interstellar s'intitulant "Interstellar : de quoi ça parle ?" Comme le dit Nolan, la science du futur devra, selon lui, davantage se considérer comme relative, c’est-à-dire en établissant un lien entre la perception de l’homme et son environnement ; que comme un concept absolu, totalement détachée de son observateur (l’homme). Selon Nolan, il importera alors de considérer également les sentiments humains qui peuvent, selon lui, influencer la science par le biais de l’observation et donc, de changer notre rapport au monde, de changer notre regard jusqu’à présent quatri-dimensionnel pour nous faire découvrir d’autres choses. L’élément important ici est que selon Nolan, l’amour est susceptible de nous faire découvrir autre chose car il possède une force allant au-delà de ce que la science considère. Le docteur Brand (femme) le dit d’ailleurs lorsqu’elle tente de convaincre Cooper de se rendre sur la planète Edmund. Elle avance qu’elle se sent attirée par Edmund, et qu’il est faux de négliger cette attirance ; cette dernière ayant un sens physique : elle se sent attirée par cette planète car l’amour transcende l’espace-temps. Il n’y a pas de communication « brute » entre Edmund et elle-même, mais elle se sent attirée. N’y aurait-il pas là l’ébauche d’un accès à une cinquième dimension ? Autrement dit, l’amour ne constituerait-il pas une manière très limitée et abstraite d’entrevoir une cinquième dimension ? Cooper en parle d’ailleurs dans le tesseract : il avance que les êtres du futurs maîtrisent cinq dimensions mais qu’ils ont construit un espace quatri-dimensionnel pour que Cooper, à travers l’amour, fasse le lien entre la cinquième et la quatrième dimension. Il le dit : « nous sommes la passerelle ». L’amour est alors considéré comme un lien entre notre monde perçu en quatre dimensions et une cinquième dimension. Les êtres du futur parviennent donc, selon la logique du film, à considérer pleinement l’amour, ce qui leur donne accès à une cinquième dimension. Le docteur Mann, en reprenant la pensée du professeur Brand, avance d’ailleurs qu’il y a une évolution de l’amour. Il y avait au départ uniquement l’amour propre (celui de Mann), puis l’instinct de survie s’est étendu jusqu’à ses enfants (comme Cooper) ; mais ne s’étend encore pas au-delà de ses enfants. C’est la raison pour laquelle le professeur Brand a préféré faire croire que le plan A était susceptible de fonctionner. Il avait compris que personne n’accepterait de partir à l’assaut d’une nouvelle planète si ce n’était pas pour sauver sa propre vie ainsi que celle de ses enfants. Le docteur Mann le dit : « l’homme n’est ENCORE pas capable de se considérer comme faisant partie d’une espèce. L’amour s’arrête à ses enfants. » Ce qui est donc essentiel ici est que l’amour, selon Nolan, évolue ; et plus il évolue, plus il nous donne accès à une cinquième dimension. Les être du futur ayant eu le temps d’évoluer, l’amour leur a permis de percevoir cette cinquième dimension, ce pourquoi ils réussissent à transcender l’espace-temps, tout comme commence à le faire l’amour pour nous. Cooper, en entrant dans le trou noir est donc selon moi instantanément mort pour les raisons défendues par la théorie 1. Mais en mourant, son cerveau, comme le disait le docteur Mann, fait un effort supplémentaire pour imaginer ses enfants. L’amour en jeu est alors si fort que, au sein du tesseract (qui est un espace à 5 dimensions), Cooper parvient à dépasser sa condition de simple passerelle pour la cinquième dimension et recrée ainsi un monde d’amour à cinq dimensions. Physiquement, Cooper est donc mort ; mais mentalement, à travers son amour, il continue à vivre dans cette dernière dimension indestructible par la mort ; ce pourquoi il parvient à donner la main au docteur Brand (femme) dont il est amoureux ; ce pourquoi aussi il réussit à communiquer avec sa fille en transcendant l’espace-temps, en devenant un fantôme pour elle, comme sa femme lui avait expliquée. Dans le monde à quatre dimensions, seul le plan B a donc fonctionner, mais dans celui à cinq dimensions, l’amour à supplanter l’espace-temps et le plan A a pu être mis à bien. L’amour a donc permis aux humains terrestres de survivre. Dès lors, en faisant intervenir non seulement quatre dimensions mais bien, comme le prescrit à mon sens le film, cinq ; les contradictions présentées en début d’analyse n’en sont finalement plus. Ces contradictions persistent dans notre espace quatri-dimensionnel, mais disparaissent en cinq dimensions. Le docteur Brand (femme) l’avait d’ailleurs bien dit : « on aime nos morts, qu’y a-t-il de social là-dedans ? » En effet, l’amour qu’on porte pour des êtres inexistants est, du point de vue de nos quatre dimensions, absurde : on ne peut pas aimer quelqu’un qui n’existe pas. Par contre, l’amour nous donnant un accès très limité à une cinquième dimension (qui sera pleinement percevable dans un futur lointain), il n’est dès lors plus absurde d’aimer un mort ; puisque celui-ci, dans la cinquième dimension, existe toujours. L’amour persiste donc sans aucune contradiction. En conclusion, notons que ce film de Christopher Nolan est à mon sens ultra-romantique. En somme, ces êtres du futurs, comme ils sont appelés dans le film, peuvent finalement être les morts qui, vivant dans une cinquième dimension, parviennent à transcender l’espace-temps et ainsi venir en aide aux êtres humains vivants (donc quatri-dimensionnels) ; comme le fait d’ailleurs Cooper en étant mort dans le tesseract avec sa fille. Ce film parle donc à mon avis de la vie après la mort qui nous est uniquement accessible par l’amour en tant que vivant mais, une fois disparu dans nos quatre dimensions, nous est pleinement accessible et nous permet d’aimer nos êtres proches vivant encore sur terre et, au cas où cela deviendrait nécessaire, de les aider à survivre en leur permettant de transcender l’espace-temps. Nolan lie donc à mon sens amour et science de manière remarquable et fait d’Interstellar un film absolument sublime à tous les niveaux.

dougray

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4,0Très bien
Publiée le 12/01/2015

Il faut vraiment s’appeler Christopher Nolan pour se permettre de réaliser un blockbuster au budget pharaonique traitant pêle-mêle de la fin du monde, de voyages interstellaires, de physique quantique, de la théorie des trous de ver de Kip Thorne et de philosophie, tout en réhabilitant la loi de Murphy… et d’en faire un grand film spectaculaire et abordable ! "Interstellar" est incontestablement le projet le plus fou et le plus ambitieux du génie anglais, qui, décidément, ne se repose pas sur ses lauriers et impressionne, une nouvelle fois, par sa volonté de proposer un cinéma épique et novateur, reposant sur des intrigues originales. Et, autant le dire tout de suite, le gigantisme du film ne manquera pas de déboussoler jusqu’à ses fans les plus fervents (dont je fais partie). Car, malgré un appréciable effort de vulgarisation scientifique, "Interstellar" reste le film le moins facile d’accès de Nolan… et pas seulement en raison du sujet traité. En effet, le spectacle dure 3 heures et force est de reconnaître que le réalisateur impose un rythme bien moins fluide qu’à son habitude (même si "The Dark Kinght rises" laissait déjà poindre ce défaut), notamment lors de la longue introduction au départ dans l’espace et lors de la conclusion qui parait d’autant plus longue qu’elle Spoiler: se déroule dans un lieu des plus inattendus qui, là encore, prend le risque de perturber le spectateur. Certaines scènes sont, également étirées au-delà du raisonnable Spoiler: (voir le double amarrage de vaisseau sur la station orbitale après le départ de la seconde planète explorée). Pourtant, une fois le film achevé, on ne peut s’empêcher de penser que ce rythme volontairement lent par moment était indispensable pour faire ressentir au public les émotions des personnages. Ce souci de personnalisation de l’intrigue se retrouve, également, à travers certaines plans de la carlingue du vaisseau, qui n’est pas forcément la plus esthétique, mais qui parait plus crédible, vu du cockpit. Et puis, il fallait sans doute ce rythme et cette durée pour bien exposer les tenants et les aboutissants de cette intrigue où le voyage spatio-temporel n’est au final, qu’un prétexte. Car, "Interstellar" est avant tout un film sur l’amour entre un père et sa fille et, plus généralement, sur la transmission entre les générations. A ce titre,Spoiler: la boucle temporelle de la chambre de la petite Murphy est une superbe allégorie de l’héritage paternel mais, également un superbe cri d’amour d’un père absent à sa fille. A croire que Nolan a voulu se servir de ce film pour faire passer un message à ses propres enfants… Tout père de famille sera forcément bouleversé par cette intrigue qui place les personnages au-dessus des évènements. Au-delà de ce symbolisme, le réalisateur a, bien évidemment, soigné la forme et nous réserve des séquences dantesques Spoiler: (le passage sur la planète recouverte d’eau), magnifiées par la fantastique musique d’Hans Zimmer (les morceaux à l’orgue sont époustouflants). Le scénario recèle, également, de coups de génies formidables, à commencer par les dilemmes qu’il ne cesse d’imposer à ses personnages Spoiler: (sacrifier des années de vie, ne plus revoir ses enfants, ne plus revoir l’homme qu’on aime, abandonner son humanité… le tout pour un résultat incertain), les terribles rebondissements proposés Spoiler: (le sort des premiers explorateurs, la découverte du terrible mensonge à l’origine du départ du héros…) ou la grande idée des Spoiler: enfants qui vieillissent alors que leur père reste jeune. Homme d’habitude, Nolan n’a pas oublié d’aérer son récit, particulièrement sombre, par ailleurs, avec l’intervention, tout d’abord perturbante puis finalement pertinente, des robots qui, plus que l’hommage à "2001 : l’odyssée de l’espace", apportent un humour salvateur Spoiler: (ah la lumière qui s’allume quand le robot plaisante !). Nolan parvient même à justifier quelques grosses ficelles scénaristiques (Spoiler: Cooper qui découvre la base secrète de la NASA, la solution qui se trouve dans la chambre de Murphy dès le début…) grâce aux fameux trous de ver et au symbolisme de son intrigue. On lui pardonne même quelques poncifs inhérents au genre Spoiler: (le héros américain cloué au sol suite à un accident qui a des envies d’ailleurs, le voyage dans l’espace sans véritable préparation préalable, la gamine atypique et forcément géniale…) qui ne viennent franchement pas attenter à la qualité du récit. Je serai un peu moins tolérant envers son habituel tic de mise en scène, certes payant mais un peu trop surexploité ici, qui veut que deux scènes concomitantes soit présentées selon un montage une alternance avec une tension qui monte crescendo. Ce genre de scènes fait plaisir mais il faudrait que Nolan pense à se renouveler un peu sur ce point. Quant au casting, "Interstellar" confirme que Matthew McConaughey est devenu un grand acteur depuis quelques années et qu’il multiplie les choix payants. Son interprétation tout en nuance est au diapason de celle de ses partenaires (Anne Hathaway, Jessica Chastain, Casey Affleck, Michael Caine ou encore Spoiler: l’inattendu Matt Damon) tout en retenue mais terriblement efficace. J’ai, néanmoins, une préférence pour l’interprétation de la formidable MacKenzie Foy (entraperçue et sous-exploitée dans le dernier "Twilight"), qui campe une gamine espiègle pleine de maturité et qui devrait refaire parler d’elle très rapidement. Ainsi, "Interstellar" est incontestablement un grand film mais son ambition démesurée et ses longueurs m’empêchent de l’apprécier autant que la trilogie "Dark Kinght" ou que son chef d’œuvre "Inception". Il n’empêche que Nolan a, une fois de plus, réussit haut la main son pari, ce qui devrait asseoir, un peu plus encore, son statut de plus grand réalisateur du moment… voir plus.

Marc T.

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4,5Excellent
Publiée le 01/08/2016

Insterstellar a réussi l'exploit de me faire verser une larme à deux reprises et rien que pour ça je dis chapeau bas Mr Nolan. Il y a tellement à dire sur ce film magnifique... mais je vais essayer de faire court malgré tout. Déjà, mention spéciale à la sublime musique de Hans Zimmer qui nous transporte du début à la fin dans un univers intemporel et mélancolique. Ensuite, le scénario et les dialogues, c'est vrai qu'il faut à certains moments s'accrocher tant on à l'impression d'assister à une émission sur la physique quantique présentée par les frères Bogdanov. Mais la beauté de l'image, l'excellent jeu des acteurs, la mise en scène sans faille, et encore une fois la musique, contribuent grandement à passer outre ces fils de discussions incompréhensibles par le commun des mortels. Alors j'aurais pu mettre 5 étoiles à cette œuvre surprenante et ô combien superbe, mais il me semble tout de même qu'une petite coupe par ci par là dans la première moitié du film aurait permis de l'aérer et le raccourcir un tantinet. Je parle bien entendu de toute la longue partie dans la station spatiale où il ne se passe pas grand chose et où les dialogues scientifiques et philosophiques s'étirent en longueur. J'ai d'ailleurs failli décrocher à ce moment là mais je me félicite d'avoir tenu jusqu'au bout tant la deuxième moitié du film mérite 5 étoiles à elle seule. Quant à la fin, celle qui divise tant de critiques, il suffit de l'accepter sans se poser trop de questions et à ce moment là seulement on peut rentrer en totale immersion et la savourer à sa juste valeur. Personnellement elle m'a beaucoup touché, un pure moment de poésie...

Mad Gump 10

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4,0Très bien
Publiée le 05/04/2015

Critique après le premier visionnage : J'aime beaucoup Nolan : j'étais en extase devant Inception, j'ai bien accroché à Mémento, j'ai trouvé le Prestige plutôt bon et la trilogie du Dark Knight m'a fait rêver. Ce que je vais dire, ça va me faire très mal de le dire et je vais me faire haïr. Et puis mince, je m'en fiche, j'explique ma vision des choses. J'ai haï Interstellar. J'ai vraiment trouvé ce film mauvais. Là où tous les films de Nolan étaient spectaculaires (OK, la majeure partie de ses films) sans franchir la barrière du prétentieux, Interstellar la franchit carrément. Je commence par le scénario : un père de famille est envoyé dans l'espace pour trouver une nouvelle planète à l'espèce humaine, qui a pourri la sienne. La majeure partie du film se concentre sur la relation entre le père et sa fille. Au début elle est sympa. Mais là j'arrive au point du film qui m'a gonflé, mais alors gonflé : la lourdeur. Ce film est lourd. Dans chaque émotion des personnages, c'est de l'artificiel. Au début, ça passe. C'est à dire que, comme dans beaucoup de films de Nolan, mais pas que, l'émotion est créée par la musique qui se combine à l'image. Généralement, ça marche bien, mais là c'est trop. Chaque moment où il est censé y avoir de l'émotion, la musique apparaît et semble inciter le spectateur à pleurer. Prenez Drive par exemple. Quand Refn veut faire passer une émotion, il laisse des plans des personnages, sans musique, avec juste leurs regards. Et ça passe tout seul, tout est dit et c'est beau. Là l'émotion est forcée, très hollywoodienne. La musique est pas mal, mais répétitive. Est-ce un problème ? Pas forcément. Dans Inception, la musique était répétitive, mais bien dosée, et du coup chacune de ses apparitions la rendait épique. Dans Interstellar, la musique est bonne, mais elle est trop utilisée. Du coup, chacune de ses apparitions le rend pompeuse et le film en souffre. Il y a ensuite les débats philosophiques. Et bien chacune des discussions des personnages ne mènent à rien. C'est long et pompeux. Je ne sais pas, après tout, au final, seule la fin donne à réfléchir, pas le reste. Ensuite, la fin. Beaucoup ont crié au génie. Pas moi. Spoiler: Nan mais c'est quoi cette fin ? Nolan veut faire réfléchir mais au final, la fin ne fait pas réfléchir sur les questions métaphyses mais sur la fin du film. Ensuite c'est vraiment tiré par les cheveux. J'ai lu les explications, j'ai fait mes recherches, mais c'est tiré par les cheveux. Et puis j'en ai marre que Nolan fasse les choses à moitié quoi. Dans Inception ça passait super bien, la part de mystère était géniale, mais au bout d'un moment ça va, c'est comme si Nolan s'était mis devant une feuille, et s'était dit : "Cool, ma fin je l'explique pas, comme ça chacun se fait son interprétation et tout le monde dit que je suis un génie". Ah oui, et ce foutu pouvoir de l'amour. C'est lourd et américain, c'est nian-nian... Et puis c'est pas comme si Nolan en parlait de façon subtile et intelligente, les dialogues où il est évoqué sont lourds et basiques. Et bon sang, quel message à la fin Spoiler: l'amour nous sauvera tous, et c'est pas grave qu'on bousille la Terre, on trouvera une autre planète de toute façon. Voilà, je laisse une étoile et demi pour les acteurs, qui s'en sortent et les effets spéciaux, qui sont bons (sans être révolutionnaires). Ça me fait mal de le dire, mais pour moi Christopher Nolan a signé une oeuvre lourde, prétentieuse et hollywoodienne, surestimée. Critique après le second visionnage : Je me suis forcé à le revoir cet Interstellar après ne pas l'avoir aimé, car je pensais que j'avais raté un truc... Et en effet j'avais raté un truc. Bon, je trouve toujours des défauts à Interstellar : deux ou trois dialogues un peu pompeux (dont un niais sur le pouvoir de l'amour) et le personnage de Casey Affleck Spoiler: trop oublié vers la fin du film au profit de Murphy ... Mais sinon, j'ai adoré ! J'avais dit que ce film était prétentieux dans ma critique du premier visionnage, je vais remplacer ce mot par ambitieux. Quand à la fin, je me demande encore pourquoi j'ai dû rechercher des explications tant elle est explicite. Bon, parlons des vrais points positifs du film : visuellement c'est splendide, il n'y a pas une image qui ne soit pas belle, et franchement ça claque. Ensuite j'ai ressenti bien plus d'émotions que lors de mon premier visionnage. Puis bien sûr il faut parler de la magnifique bande originale d'Hans Zimmer qui colle parfaitement au film, d'autant plus incroyable qu'il l'a composée sans en avoir vu une image (bon peut-être que Nolan en fait un peu trop avec la musique, mais quand on l'apprécie ça passe très bien). J'ai été emporté cette fois dans cette épopée spatiale à l'ambiance mystique, tellement que sur 3 heures je ne me suis jamais ennuyé. Je vous recommanderais donc, si comme moi vous n'avez pas aimé au premier visionnage, de laisser une nouvelle chance à cet Interstellar. Moi en tout cas je dis bravo à Nolan.

Le Cinema du Cinéphile

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/11/2014

Probablement l'un des films que j'attendais le plus cette année pour de nombreuses raisons. La quasi-totalité des films réalisés par Christopher Nolan ont su me séduire, qu'à force il est devenu l'un de mes réalisateurs préférés. Voir que son nouveau long-métrage traitera sur de la science-fiction, m'intéressait particulièrement, en effet, la SF est un genre de film auquel j'éprouve un attachement particulier. Vu le scénario, Nolan avait de quoi faire un excellent SF, en y rendant un petit hommage à l'un de ses films préfères qu'est '' 2001 l'Odyssée de l'Espace ''. Suite à des avis assez mitigés, j'avais vraiment peur d'en ressortir avec un goût de déception, malgré que le film ait aussi reçu des avis très positifs. Alors verdict : une claque monumentale, bon sang je m'attendais à tout, sauf à ça. Je peux parfaitement comprendre la déception de certains spectateurs, car le film est très différent de ce qu'on espérait. Les bandes annonces ont le mérite de ne rien spoiler, seul les deux premières parties du film nous sont dévoilés pour ne pas nous gâcher la surprise. Le scénario est excellent, certes, il traite plus sur de la science que sur de la science fiction. Mais peu importe, il a su maintenir, me conquérir, notamment la dernière partie du film qui m'a juste fait bandée. Bon je le répète, la science-fiction est parfois laissée de coté, mais cela laisse place à une histoire émouvante et un message. La réalisation de Christopher Nolan est très bonne (même si il a su faire mieux dans d'autres de ses films), et laisse place à de très beaux décors et à un esthétique soigné. Elle est accompagnée d'un rythme lent, ce qui donne des longueurs au film, mais personnellement ce rythme lent ne m'a en aucun cas ennuyé, et j'ai trouvé que ces longueurs avaient une utilité. Les scènes d'actions, bien que peu nombreuses, sont dans l'ensemble très bonne et bien travaillées et donnent place à des effets spéciaux dantesques. Les acteurs sont géniaux, Matthew McConaughey (qui est un acteur dont la carrière est plus qu'intéressante à suivre) est magistral, il mène le film de bout en bout, et tient un rôle touchant. Anne Hathaway tien pour moi l'un des meilleurs rôles de sa carrière et incarne un personnage bouleversant. Micheal Caine est comme toujours excellent, et il a su le prouver depuis longtemps. Jessica Chastain est excellente, mais j'ai plus été marqué par la prestation de Mackenzie Foy qui est plus que surprenante. Un acteur très célèbre de nos jours fait une apparition dans le film, mais, mieux vaut vous garder la surprise. Les compositions de Hans Zimmer sont particulières, soit on les aime, soit on les détestes, personnellement j'ai trouvé ça fabuleux. En conclusion, '' Interstellar '' est pour ma part le plus beau film de Christopher Nolan, et aussi le meilleur film de cette année 2014. Christopher Nolan reste donc l'un de mes réalisateurs préférés, et Matthew McConaughey s'impose comme l'un de mes acteurs préférés. Une oeuvre magnifique qui m'a tout simplement émerveillée.

chrischambers86

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4,0Très bien
Publiée le 13/12/2014

Quel bonheur, quel tripe! Le virtuose Christopher Nolan s'envole dans l'espace et rèalise en cette annèe 2014 un film de S.F visionnaire qui entraine le spectateur au-delà de Jupiter dans une fabuleuse quête philosophique et mètaphysique! Dans "Interstellar", la Terre est à bout de souffle, l'humanitè au bord de l'extinction! Alors, une expèdition de la dernière chance s'est lancèe dans l'espace à la recherche d'une nouvelle planète! il y a un grand amour de l'exploration spatiale dans ce film, plus particulièrement au dèbut, avec une sorte de nostalgie de l'exploration spatiale qui a ètè un peu oublièe dans notre culture! Rèalisè par une sorte de Georges Mèliès du XXIe siècle, voilà un scènario à tiroir qui se donne toutes les libertès, truffè de rèfèrences scientifiques à en avoir le tournis, et qui joue magistralement sur la complexitè du spectateur en lui faisant perdre tous ses repères! On sent que Nolan essaye de jouer sur plusieurs tableaux en faisant la part belle à un comèdien èpoustouflant! il touche à l'humain, ce qu'il avait rarement fait avant, où tout est finalement centrè sur son hèros Matthew McConaughey qui èclipse tous les autres personnages et qui investit chacun de ses mouvements en ne se laissant presque jamais aller! Plus que jamais, Nolan cherche, non à pièger le spectateur, mais à tester et tenter de nouvelles choses! On n'est pas prêt d'oublier dans nos mèmoires la sèquence monumentale de suspense et d’images renversantes dans les bibliothèques enchevêtrèes qui en laissera plus d'un sur le bord de route! « Le vieil âge doit gronder, tempêter au dèclin du jour. Hurler, hurler contre la mort de la lumière ! » [...] Incroyablement ètonnant et culottè, ce space opèra totalement hallucinè ne se raconte pas, il se vit, avec un second visionnage indispensable pour en tirer toute la quintessence et toute la beautè! Quant à la musique de Hans Zimmer, elle n'est pas en reste et mèrite tous les èloges tant elle est en parfaite osmose avec cette oeuvre totalement maîtrisèe d'un Nolan qui revient vraiment à l'essence du 7ème art et qui en profite aussi pour faire la nique au tout Hollywood et aux blockbusters dècèrèbrès! En route pour les Oscars 2015 ? Croisons les doigts...

lhomme-grenouille

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/11/2014

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Nolan, il y a une chose qu’on ne peut pas lui retirer, c’est que c’est un auteur d’audace ; quelqu’un qui propose toujours quelque-chose qui ne ressemble à rien d’autre ; un explorateur… S’il ne se limitait déjà qu’à ça, je le tiendrais déjà hautement en estime. Mais Nolan ne se limite pas qu’à cela, et cet « Interstellar » en est encore une fois la démonstration. Et dire que j’avais un peu peur en y allant, peur que Nolan me déçoive… C’était sans compter sur la rigueur du bonhomme : rigueur en écriture, mais aussi rigueur pour le moindre aspect technique de son film. Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est que le temps et le succès n’ont pas rogné ce qui fait pour moi la force de ce gars : son désir d’explorer, de repousser plus loin les limites… Et laisser Nolan dans l’espace, c’est pour moins ringardiser tout ce qui a pu être fait jusqu’à présent en terme de science fiction, mis à part les quelques pépites dont Nolan s’inspire ouvertement et qu’il transcende à l’envie. Difficile tout d’abord de ne pas voir dans ce film une interprétation nolanienne de « 2001 » qui en suit presque toute la structure du début jusqu’à la fin, mais sans jamais la copier pour autant. On sent aussi l’inspiration de films plus récents que Nolan a su ingérer pour rendre sensorielle son exploration des méandres de l’univers (parfois j’ai ressenti des points communs avec « Sunshine »). Enfin, dernière inspiration remarquable, « Koyaanisqatsi » qui imprègne considérablement la bande originale d’un Hans Zimmer qui a su se faire très humble sur ce coup. Et j’insiste sur ce choix judicieux de Zimmer d’être allé regarder du côté de Philip Glass, car pour moi tout cela colle à la perfection à cette vision presque cynique et en même temps merveilleuse de la vie et de l’humain. Parce qu’après tout, si « Interstellar » est le bijou qu’il est, c’est aussi et surtout parce qu’il y a derrière le merveilleux metteur en scène, un regard qui fait totalement mouche. Alors oui, c’est très cynique, c’est parfois même fortement anxiogène, mais ça n’en rend sa conclusion que plus brillante ; brillante parce que lucide. Ce film, je pourrais en taper des lignes et des lignes qui n’auraient sûrement aucun sens tant elles ne peuvent remplacer l’expérience de ce nouveau monument du cinéma moderne (le vrai). Après tout, comme pour beaucoup de films de Nolan, certains ne verront cet « Interstellar » qu’en surface, le trouveront surfait et inutilement complexe faute de l’avoir compris, ce qui rendrait inutile le fait d’en dire plus car ceux là ne seraient sûrement pas convaincu davantage. Pour les autres, par contre, ceux qui comme moi ont appris à être reconnaissants vis-à-vis du grand Christopher pour ce qu’il apporte au cinéma, je dirai juste que ce film est du grand Nolan, peut-être même le plus grand. Même si je sais ce type d’expression totalement galvaudées, je m’y risque malgré tout : c’est certainement là l’un des films les plus marquants que j’ai pu voir jusqu’à présent. Je le trouve tellement remarquable, il m’a tellement pénétré, que je le place parmi mes dix films de tous les temps. Vous comprendrez donc qu’il m’est difficile, même si ce n’est pas votre genre de cinéma, de ne pas vous conseiller vivement d’aller risquer un peu de votre temps pour voir cet « Interstellar ». Moi, de mon côté, je ne vous cacherai pas qu’après avoir été illuminé comme ça par une pièce maitresse du septième art, il va être difficile de retourner au cinéma de si tôt…

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