J'ai adoré ce film jusqu'au dernier quart d'heure où j'ai eu l'impression de ne plus rien comprendre, c'était à la fois prévisible et étrange, sinon tout le reste du film est génial, les dialogues corrosifs, les acteurs sur leur 31, c'était vraiment bon, dommage que la fin ne suive pas !
Il y a, comme pour les millésimes de vins, les bons et les mauvais Chabrol. Celui là, très loin de la navrante "ivresse du pouvoir", nous sert la meilleure recette de Claude: le vaudeville bourgeois et provincial à la sauce cynicochabrolienne. Il faut faire avec les clichés surannés du Maître: non les jeunes rentiers ne roulent plus en MG ou Honda S800 de collection mais plutôt dans des allemandes ostentatoires aux jantes surdimensionnées ce qui fait qu'on les confond parfois avec des dealers du 93...et le monde de la TV aurait pu être traité avec moins de caricature. Mais l'ensemble est cohérent, bien joué et rassure les classes moyennes que nous sommes: envoyons,camarades,le gros lot du Loto qu'on va bien finir par remporter à l'Unicef, on veut pas ressembler à ces riches là!
Le titre de ce film de Chabrol étai des plus éxplicite : une femme coupée entre deux hommes. Ludivine Sagnier de plus en plus présente dans le cinéma français nous offre une excellente prestation dans le role de la jeune femme tiraillé par d' un coté Magimel trés bien en malade et d'un autre coté Berléand, écrivain célébre avec qui elle va avoir une liaison. Décu par l'un, elle se marie avec l'autre. Ce chassé croisé amoureux va vite dégénéré. Peinture de la décéption amoureuse, de la jalousie mais aussi de l'infidélié, la fille coupée en deux verse malgré tout dans le classique et le conventiel à part pour l'assassinat de Bérléand qui arrive à nous étonner quelque peu. D'ailleurs, la scéne de fin est baclée et est totalement inutile .
Une petite impression de deja vu s'empare de ce film apres visionnage, et je trouve que pour du chabrol, La fille coupé en deux ne dégage rien de particulier, ou de nouveau. L'histoire de la fille, belle jeune et mature, coupé entre deux personnes (ennemie), l'un vieux, simplement attirer par cette jeune fille par désir sexuel, et un homme riche désequilibrer, trés amoureux...Berleand, saignier, et surtout migamel (un peu stréréotypé) joue super bien. Les plan et la mise en scene chabrilienne sont super, du vrai cinéaste, l'histoire entre les personnage est plutot interessante et intense, on entre dedans, mais sans plus...Rien de trés extraordinnaire pour un cinéaste francais comme C.Chabrol. La fin, un peu en trop peut être, est poétique, et laisse finir le film par une métaphore super bien mise en image. Mais bon, rien de trés extraordinnaire... (j'adore migamel)
Chabrol n'est pas en forme. Tout sonne faux dans ce film qui se laisse malgré tout regarder grâce au casting attrayant. L'histoire semble datée, peu réaliste. Chabrol se carricature. C'est sans profondeur, pas neuf pour un sou et surtout on n'y croit pas. Une mise-en-scène maniérée et sans âme. Bof, bof, bof. Dur de se renouveler et surtout de suciter l'intérêt.
Difficile... De superbes acteurs, une formidable intrigue. Malgré le montage parfois douteux et les quelques longueurs du film, on en ressort à la fois déçu et émerveillé. Un sentiment particulier à découvrir.
C'est pas un film d'horreur, je croyais aller voir la fille coupée en dés, Mademoiselle Apéricube quoi ! Et bein non ? Ce n'est pas non plus un film de magie ( Mêle) , non benoit, elle ne rentre pas dans une boite. C'est une nouvelle fois un Bon Chateau Chabrol 2007, avec toute sa série de sentiments , de nons dits et de cruauté. Berléand est super . A voir
J'adore les comédiens donc... Ils sont superbes et cette histoire prend une tournure assez spéciale. Je ne m'y attendais pas. Un bon film très bien servi...
C'était du Chabrol. Toujours la même critique de cette bourgeoisie pseudo-intéllectuelle perverse. Le personnage de François Berléand est excécrable au possible. Finalement le plus sympathique de tous et l'héritier des produits pharmaceutiques, Benoît Magimel est excellent. J'ai malheureusement noté quelques longueurs dans ce film.
Chabrol distinguait deux catégories de cinéastes, les poètes et les conteurs; lui-même disait être des second. Un bon conteur narre des événements qui malgré singularité acquièrent un sens universel: le particulier donné à voir est exemplaire, et témoigne d’un aspect de la condition d’homme. Mais savoir conter n’est pas une mince affaire; il faut maîtriser plusieurs éléments: les situations, les personnages, la vraisemblance, le rythme. De cette capacité, Chabrol a maintes fois fait montre -le fait-il ici ? La découverte des personnages ne se fait pas sans gêne; quelque chose sonne faux et ceux qui devraient être des «personnages-types»: écrivain libertin, bourgeois dégénéré, notables véreux, beauté de province, sont présentés avec trop d’affectation et frisent la caricature. Les rencontres qui s’en suivent s'en ressentent et ne convainquent pas. Comme à l’accoutumée Chabrol tourne hors de Paris, avec le souci de faire voir d’autres lieux, mais les traits de son Lyon bourgeois et affairiste paraissent un peu forcés. Mais bientôt l'inquiétude laisse place à un véritable plaisir et presque à la fascination. Le film monte en puissance, et ce qui est perdu en vraisemblance est gagné en rythme et en vivacité: les situations évoluent vite, au préjudice de la plausibilité, mais au bénéfice de la dramatisation. Et finalement, certains des personnages que l’on trouvait superficiels s’étoffent, en particulier Gaudens (Magimel) et sa mère (Sihol). Par ailleurs, le goût de la beauté de Chabrol trouve à s’exprimer avec bonheur en la peinture d’un milieu qui recherche le beau, ne fût-il qu’ornement. On jouit avec le réalisateur des lumières, des intérieurs, de la surface en somme; notre oeil est flatté sans qu'il y ait péché d'esthétisme. Enfin, il faut évoquer la superbe métaphore sur laquelle se clôt le film où l’on apprend avec Gabrielle (Sagnier) que les illusions et fantasmes à l’origine de nos affects pénètrent la chair aussi sûrement que des instruments de torture.
Un film caricatural et médiocre ! Chabrol nous avait habitué à traiter plus en profondeur et en finesse ses personnages. Ils sont ici inconsistants et tellement enlisés dans les clichés qu'on ne peut croire une minute à cette histoire. Dépitée, je suis partie au bout d'une heure... Dommage, il y avait pourtant de quoi faire un bon film !
Un film sans grand(s) attrait(s) où suprises et les rebondissements ne sont pas vraiment de mise. C'est du Chabrol, avec son univers petit bourgeois qui s'appuie là particulièrement sur les a priori qu'on peut avoir sur les gens des milieux de la TV, du fric, des parvenus etc..., et les diverses facettes des personnages sont ici fort peu traitées. l'étude psychologique n'est pas à son top. On s'ennuie. Pas grand chose à en dire de plus.
Une charge ironique au service d'un scénario faussement ambigu : c'est le nouveau cru Chabrol 2007, d'une efficacité exaltante. le nouveau duo Sagnier-Magimel nous offres des numéros d'acteurs époustouflants, avec un François Berléand qui excelle dans son rôle d'écrivain perdu. Drôle, intriguant, fascinant, La Fille coupée en deux est l'une des meilleurs surprises que nous est offert le cinéma français depuis ce début de l'année. Brillant.