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    Cléo De 5 À 7
    note moyenne
    4,2
    582 notes dont 68 critiques
    25% (17 critiques)
    35% (24 critiques)
    22% (15 critiques)
    10% (7 critiques)
    6% (4 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur Cléo De 5 À 7 ?

    68 critiques spectateurs

    Loskof
    Loskof

    Suivre son activité 257 abonnés Lire ses 517 critiques

    4,0
    Publiée le 7 janvier 2015
    J'ai attaqué la nouvelle vague avec les 400 coups, que j'ai adoré, et du coup je me suis dit qu'il fallait remonter aux racines de ce mouvement, et donc à Cléo de 5 à 7. Et franchement ce film m'a offrt un beau voyage. L'idée de faire le film en temps réel ça peut être à double tranchant, parce qu'il va y avoir forcément des moments un peu plus lents, et il ne peut pas se passer des milliards de chose en 90min, on n'est pas dans 24h chrono. Et au final ça fonctionne à merveille. Voir un film nous proposer un trajet en taxi de 5min, où il ne se passe rien de spécial c'est génial. On est avec les personnages, on se balade, on se laisse porter, la caméra capte plein de petits moments, c'est jamais long. Le film m'a un peu énervé par moment car l’héroïne, bien que très belle et innocente joue un peu un enfant gâté, et il est dur d’éprouver de l'empathie pour elle. Du coup pendant un peu plus d'1H le film m'a laissé un peu sur ma faim, jusqu'à la rencontre avec Antoine. Et là le film est devenu sublime, il y a une vraie alchimie, on y croit, c'est poétique, Antoine Bourseiller est incroyable de douceur. Le trajet en bus est un merveilleux moment d'évasion. Et la fin est très touchante. Un peu énervant parfois au début, avec une fin sublime, c'est vraiment un film à voir.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 9 avril 2019
    Avec Cléo de 5 à 7, Agnès Varda émerge de la nouvelle vague avec brillance. Son approche au féminin lui donne une portée plus profonde et plus large que celle de ses confrères et lui assure du même coup une meilleure postérité. Désolé messieurs☺. Elle emprunte pourtant la même avenue qu’eux, pour exprimer le mal être de sa génération, soit celle de l’errance. Plusieurs films de cette époque s’écrivent autour d’un personnage vivant une détresse passagère, déambulant et ne sachant pas où cela les mènera. Certains vont provoquer le destin (À bout de souffle, Classes tout risque) d’autres vont chercher le réconfort dans l’humour, l’amitié et l’amour. C’est le cas de Cléo, une chanteuse de métier qui entreprend une ballade angoissées de deux heures à travers les rues de Paris, convaincue que le médecin l’attend avec un diagnostic de cancer. La caméra la prend en filature saisissant autant ses états d’âme que le monde qui l’entoure. Paris est merveilleusement filmé, tout comme le peuple qui l’habite. La réalisatrice emprunte quelques procédés à la mode à ce moment-là, mais de manière très sobre. La scène d’ouverture en couleur, un close up repris en mitraille, des surtitres découpant l’histoire en treize chapitres faisant référence aux cartes de tarot tirées en levée de rideau. Pas d’effets gratuits, rien pour déranger le spectateur du cheminement de la protagoniste. À défaut d’être toujours juste, Corinne Marchand demeure crédible et intéressante à suivre. La musique et la présence de Michel Legrand contribuent à immortaliser l’œuvre.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 23 décembre 2013
    Second long-métrage réalisé par Agnès Varda si je ne me trompe pas, "Cléo de 5 à 7" est typiquement synonyme de la Nouvelle Vague française tant les idées de cinéma fusent dans ce film. Du générique de début mêlant la photographie couleur au noir et blanc, dans l'idée d'être au plus proche de la réalité en filmant en temps réel, de cinq à sept heures (du moins 18h30), les événements qui interfèrent la vie de notre héroïne, Agnès Varda signe un film précurseur, une sorte d'OVNI qui innove dans sa matière à chaque seconde du film. "Cléo de 5 à 7" suit, pendant une heure et demi, le quotidien d'une jeune chanteuse, effrayée à l'idée d'avoir un cancer. Ainsi, au fil du temps et des rencontres qu'elle fait durant le film, ses états d'âme changent, passant du désespoir à la joie, émotions que Varda tente de partager à ses spectateurs. Si l'histoire du film est relativement simple, il s'agit avant tout d'une oeuvre poétique, que ce soit dans les images, très belles, jusque dans les dialogues des personnages, dans les chansons chantées par Corinne Marchand, etc... Toutefois, cette poésie, ce film cache un double discours. D'un côté, l'on suit le parcours qu'effectue Cléo dans Paris, mais d'un autre côté, Agnès Varda traite de la peur de l'Homme en général sur la mort, ici représentée par la crainte du cancer. Sans pour autant être négatif dans son ensemble, loin de là, "Cléo de 5 à 7" est une belle oeuvre, originale dans sa réalisation, qui, malgré les thèmes abordés, et d'un étonnant optimisme. Première fois que je regarde un film signé Agnès Varda et je n'en suis point déçu, même si, je dois l'admettre, le film est agrémenté par de courtes longueurs. Mais bon, pas de quoi en faire un drame non plus, ça n'est pas négatif par rapport au film, bien au contraire. Cela permet de ressentir l'ennui dont est atteint Cléo et d'être immergé de plus belle manière dans la vie de cette chanteuse. Hâte de voir le reste de la filmographie de la réalisatrice.
    Eh Oh C
    Eh Oh C

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Une nouvelle vague fraîche et délicate, où l'on ose encore prendre le temps de vivre, avec en prime le Paris d'avant la Tour Montparnasse. Beauté, futilité, chansonnette, sentimentalité, langue piquante, le cinéma au féminin, qui ne se prend pas au sérieux. Je suis touchée - à défaut d'être émue.
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Publiée le 3 mars 2015
    Deuxième film d'Agnès Varda et son plus célèbre, « Cléo de 5 à 7 » est une œuvre à part, libre, élégante avec à la clé un portrait de femme sensible et émouvant interprétée de façon très correcte par la belle Corinne Marchand. Après, on sera plus ou moins sensible au rythme, aux ruptures de tons, à la façon dont la cinéaste filme Paris, mais qu'importe : si je n'ai pas été emporté par l'œuvre comme l'ont été certains cinéphiles à l'époque, je comprends pourquoi cette œuvre touchante et même parfois troublante (notamment dans la première partie) garde encore aujourd'hui un statut privilégié dans le cinéma français, et je ne chercherais nullement à le remettre en cause. Pas forcément un coup de cœur donc, mais un vrai bon film, assurément.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    5,0
    Publiée le 17 mars 2007
    "Cléo de 5 à 7" (France, 1962) se détache peut-être de la Nouvelle Vague car il s'agit de l'oeuvre d'une femme. Si certains films réalisés par des femmes ne se dissocient pas de ceux réalisés par des hommes, "Cléo de 5 à 7" s'en détachent véritablement. Déjà car il s'agit de la journée d'une femme, du moins de 2h dans sa vie, mais aussi parce qu'il nous est donné à voir la mort à travers les yeux d'une femme et non pas d'un homme. Sensibilité donc, justifiant la richesse des évènements de ces deux heures, fourmillages des scènes qui donnent à émouvoir, à vivre, à écouter ou alors à voir. L'histoire est celle de Cléo, interprété magistralement par Corinne Marchand, chanteuse célèbre qui attend en crainte les résultat de ces examens médicaux. Partagé donc entre l'envie de profité, la peur du non-lendemain, etc... Cléo vit intensément ces deux heures, sûrement avec une telle intensité qu'il s'agit peut-être des deux meilleurs heures de sa vie. Agnès Varda nous montre donc les deux meilleures heures de la vie d'une femme. Rêve cinématographique qui, au travers du filtre Nouvelle-Vague, et donc des tournages dans la rue et de la vraisemblance des actions donne à l'oeuvre un charme poétique sans pareille. Car "Cléo de 5 à 7", ne serait-ce que par la morphologie du titre mais bien davantage par le rendu du film possède une poésie énorme. L'esthétisme noir et blanc, mis en exergue par le générique en couleur, donne au film ce genre de nostalgie enivrante comme la vieillesse attendrissante un vieu poème de Baudelaire. Pour conclure, "Cléo de 5à 7" (France, 1962) possède des bribes de mai 68 dans le personnage de Serge Korber, parolier surexcité et juvénile, la force d'un film de la Nouvelle Vague et la poésie puissante d'Agnès Varda. Un chef d'oeuvre français où la grâce féminine rime joyeusement, et étrangement, avec l'approchement de la mort.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 27 mars 2014
    "Cléo de 5 à 7" ressort en ce moment dans les salles Le premier jour de l'été 1961, Cléo, une jeune chanteuse à la mode, erre dans Paris dans l'attente anxieuse du résultat d'une analyse médicale. Elle achète un chapeau, passe chez elle, travaille avec ses musiciens, se promène avec une amie modèle et finit par rencontrer un jeune militaire qui s'apprête à repartir combattre en Algérie. "Cléo de 5 à 7" est un film indémodable, follement élégant à l'image de son héroïne Corinne Marchand (qui n'a pas eu la carrière d'une Deneuve alors qu'elle en avait tous les atouts), d'une gravité légère (l'héroïne est hantée par la mort) et d'une légèreté grave (les sous-entendus coquins du titre) C'est le trajet d'une femme, qu'on découvre tour à tour superstitieuse, frivole, narcissique, grave et amoureuse. Pendant la première partie du film, Cléo, toute de blanc vêtue, attire les regards. Elle rentre chez elle, se change, passe une petite robe noire et des lunettes de soleil. Dans la seconde partie du film, elle passe inaperçue et commence à regarder les autres. C'est un trajet dans l'espace, aussi et surtout. Car Varda, comme Demy, Marker ou Resnais, profite des progrès techniques pour filmer dans la rue, en décors réels. "Cléo de 7 à 7" est un véritable documentaire sur le Paris des années 60 (comme "Le joli mai" ou "Paris vu par"). On pourra faire la cartographie de "Cléo de 5 à7" qui commence dans la rue de Rivoli, franchit en taxi la Seine jusqu'à Vavin, puis gagne le parc Montsouris avant de se terminer à l'hôpital de la Salpêtrière. Ce Paris, vieux de 50 ans seulement, est quasi méconnaissable. La tour Montparnasse n'a pas encore été construite ; la Samaritaine est encore ouverte ; on croise encore des prêtres en soutane, des bonnes sœurs en cornettes et des militaires en uniformes. Une seule chose n'a pas changé : les lignes de bus sont toujours les mêmes : le 72 suit la rue de Rivoli jusqu'au Pont-neuf, le 21 remonte le 13ème arrondissement ouest, le 67 fait terminus à Pigalle.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    5,0
    Publiée le 1 septembre 2014
    "Cléo de 5 à 7" est un film d’une grande simplicité ; il narre les seuls déplacements d’une jeune vedette dans Paris, le tout en temps réel, mais à un moment charnière de son existence. Quand on rencontre Cléo, elle doit faire face à l’imminence de sa mort et aux doutes qui s’imposent en elle. Comment continuer à se tenir droit alors qu’on est persuadé que tous ces moments banals prendront bientôt fin ? En une heure et demie, la chanteuse va pourtant vivre un vrai parcours initiatique fait de rencontres, de chansons, de larmes et de silences. Physiquement, rien ne change pour elle ; elle apprend seulement à adopter un regard différent, à l’instar des personnages du court-métrage interrompant le film. Tout se fait par étapes introduites par des intertitres, indications qui explicitent le personnage au centre de la séquence à suivre. Parfois, elle apprend d’eux ; dans le cas contraire, ce sont eux qui bénéficient d’elle. Ces interactions sont la manifestation de la tendance naturelle des hommes à échanger entre eux pour le profit de tous. Il suffit en effet que le parolier, le compositeur ou l’interprète soit absent pour qu’une chanson ne vaille plus rien.L’apothéose intervient lors de la rencontre finale avec Antoine dans le cadre magnifique du parc Montsouris, qui apporte une grande beauté via le dialogue : les conversations faisaient déjà le principal intérêt émotionnel du film, mais cette dernière aboutit à un accomplissement miraculeux. Sous ses airs funèbres, "Cléo de 5 à 7" est finalement un long-métrage d’un optimisme confondant, une œuvre qui fait sens et s’inscrit dans la mémoire intime, tant les états que Cléo traverse sont proches de ceux que chacun d’entre nous a déjà pu ressentir.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,5
    Publiée le 18 août 2019
    Rarement le réalisme et la liberté de la Nouvelle vague auront paru aussi naturels et nécessaires que dans ce court film en temps presque réel, qui raconte l’errance d’une chanteuse en attente des résultats d’un examen médical. C’est simple et modeste, d’une mélancolie parfois un peu lassante, mais en même temps d’une élégance et d’une légèreté de rythme très séduisantes. C’est presque plus une expérience qu’un film, une manière de soigner sa mélancolie en se laissant porter au hasard de la rive gauche. Je retiens aussi quelques éclairs de modernité et de beauté étonnants, comme ce très beau plan fixe sur le visage fébrile de Cléo, pendant qu’on entend arriver son amant.
    nielrowbooks
    nielrowbooks

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    4,5
    Publiée le 3 février 2014
    Un film qui a bien vieilli tout simplement parce que la poésie brute qu'il distillait en 1962 s'est bonifiée en nostalgie poétique aujourd'hui. La caméra qui scrute Paris tout au long de cette oeuvre y est pour quelque chose, à tel point qu'on se demande si Agnès Varda n'a pas fait la promotion de la ville. Car finalement le scénario est ultra plat, mais évidemment voulu, et les personnages secondaires. Il s'agissait surtout pour la réalisatrice de création. Nouvelle vague alors, vieille rengaine aujourd'hui ? Non. Il y a eu maturation, contrairement à d'autres oeuvres qui ont sombré dans le ringard. On se laissera donc bercer encore longtemps au fil des rues parisiennes en regardant ce film qui n'a pas eu le succès qu'il méritait, bien qu'il ne fût, à l'époque, pas non plus absolument boudé. Corinne Marchand est magnifique.
    clé A.
    clé A.

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    4,0
    Publiée le 5 juin 2014
    Cléo vit presque deux heures devant nous. Elle porte deux robes, deux chevelures et deux coiffures. Elle a deux visages. Presque futile, riant, pleurnichant avant d'onduler des hanches deux minutes après, Cléo quitte ses masques et ses mines au cours du film pour révéler une beauté sobre et sincère. Il s'agit ici d'un voyage, d'une femme filmée qui se dévoile lorsqu'elle cherche à se montrer le moins. Tandis que l'intérêt narratif du film est principalement la dualité du personnage, son intérêt visuel est dans le mouvement, celui de la caméra, et celui des passants qu'elle filme. Je vous encourage à voir ce film, pour tenter d'en percer les secrets, ce qui fait sa force est qu'il laisse pour moi beaucoup de questions sans réponses. Des scènes très belles aussi, comme spoiler: celle du piano ou des déambulations de Cléo dans le café du dôme.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 221 abonnés Lire ses 356 critiques

    2,0
    Publiée le 19 juillet 2013
    "Cléo de 5 à 7" voit la vie d'une jeune femme basculer, car cette dernière attend ses résultats médicaux, avec la possible annonce d'un cancer. A partir de cette idée dramatique, Agnès Varda filme donc l'attente de la protagoniste avec beaucoup de platitude. En effet, on suit ce personnage de Cléo (très bien interprété par Corinne Marchand), avec un sentiment le plus souvent proche de l'indifférence. Pourtant, Varda ne ménage pas ses efforts. Elle multiplie les effets originaux de mise en scène, mais en vain. Ils n'apportent absolument rien au récit, qui ne gagne presque jamais en intensité. Si la dernière rencontre effectuée par la jeune femme est intéressante par ses dialogues et donc, par son dynamisme, elle a du mal à effacer un bilan général qui reste plus que mitigé. Dans le style de la "Nouvelle Vague", un film loin de marquer les esprits.
    Sebmagic
    Sebmagic

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    4,0
    Publiée le 21 novembre 2012
    Magnifique, cette histoire toute simple m'a captivé grâce à la réalisation maline et intéressante. La construction du film, séparé en petits chapitres, nous montre en temps réel l'angoisse d'une femme pendant 90 minutes, attendant avec stress et sans espoir des résultats médicaux. Pendant 90 minutes, aucune ellipse, ce qui permet d'alterner les moments forts et les moments futiles de la vie de Cléo. Le film regorge d'idées inventives, notamment sur les cadrages. On peut par exemple citer le moment où Cléo est perdue dans ses pensées dans un bar ; la caméra se trouve décalée par rapport à la scène globale, permettant ainsi de faire comprendre au spectateur avec facilité le fait que Cléo se sente seule et isolée. Le début du film m'a immédiatemment plu, les plans subissant une alternance couleur / noir et blanc, puis j'ai eu un large sourire lorsque j'ai vu s'afficher "Chapitre I : Cléo de 17h05 à 17h08", la perspective de voir un film découpé en plusieurs tranches de quelques minutes me ravissant. A partir de là, le film enchaîne les moments sublimes, accompagnés d'une excellente BO signée Michel Legrand. La scène la plus forte, peut-être, est certainement celle où Cléo chante "Sans toi", avec le regard caméra et l'émotion dégagée. Mais le film est parsemé de scènes magiques, pafois contemplatives, qui m'ont scotché la plupart du temps. Toute la fin du film, avec Antoine, est parfaitement géniale, les deux personnages étant attachants et les scènes pleines d'humour et de tragique à la fois. De manière générale, les personnages sont réussis, notamment Bob (joué par Michel Legrand lui-même) qui fait rire. Pendant toute la durée du film, on angoisse avec Cléo même si le film garde constamment un ton très léger, grâce à des scènes moins fortes et plus quotidiennes. Le seul hic, c'est que certaines de ces scènes sont parfois légèrement ennuyeuses, ce qui ne gâche pas pour autant le bon visionnage du film. La conclusion du film est excellente et on quitte le film encore dans l'ambiance. Un beau film au scénario très simple et à la réalisation impeccable.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2008
    Merveilleux & frais bien que parfois un peu lent, le film montre bien comment notre société a terriblement vieilli - en plaçant l'amusement comme but numéro 1 & ultime de ces ploutocrates infiniment vulgaires , et , bien sûr le réserver au samedi soir sinon à la nuit !.. - Il faut "classer"... -
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 19 février 2012
    Ahhh, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film de Varda (en réalité je n'en avais vu qu'un, son dernier), et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film typique de la nouvelle vague et dieu que ça fait du bien. Je pense que tout comme certains Godard, en particulier à bout de souffle, ce film résume très bien pourquoi j'aime ce mouvement artistique : c'est bourré d'idées, des idées de cinéma, des vrais. Voir ce film en quasi temps réel, la scène d'introduction jouant entre couleur et noir blanc, on répète certains brefs plans, tout en racontant une histoire magnifique. Quelque part ça me donne envie de revoir à bout de souffle que j'apprécierai beaucoup plus aujourd'hui je pense, pour y retrouver ce que j'aime dans ce film de Varda, la liberté de ton, la liberté dans la mise en scène, des personnages qui ne sont pas parfait, mais très attachant, si au début de ce Cléo de 5 à 7 la petite Cléo me sortait un peu par les trous de nez, au fur et à mesure que le film se passe, je m'attache vraiment à elle, et je trouve toute la fin juste sublime, j'en viens d'ailleurs à regretter que tout le reste ne soit pas sur le même ton. C'est vraiment un bon film, très plaisant, avec des pures idées de mise en scène, je pense à la scène dans le café au début, où pour signifier que la Cléo est ailleurs on décale le cadre, et la discussion suivie change elle aussi, idée très simple, mais brillante, et c'est avec ce genre de petites choses que l'on arrive à retranscrire le réel, le vrai, par la mise en scène. Et en fait rien que pour la sorte de parodie de film de Buster Keaton (enfin je l'ai vu comme ça), ça vaut le détour, tant c'est jubilatoire, et d'ailleurs j'ai cru mal voir en voyant Godard et Karina (je savais que Godard jouait un petit rôle, mais je ne le voyais pas du tout là dedans). Bref bon film, beau, intéressant, avec une photo superbe, du cinéma en somme.
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