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Cléo De 5 À 7
note moyenne
4,1
471 notes dont 59 critiques
27% (16 critiques)
39% (23 critiques)
19% (11 critiques)
10% (6 critiques)
3% (2 critiques)
2% (1 critique)
Votre avis sur Cléo De 5 À 7 ?

59 critiques spectateurs

Loskof

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4,0
Publiée le 02/01/2015
J'ai attaqué la nouvelle vague avec les 400 coups, que j'ai adoré, et du coup je me suis dit qu'il fallait remonter aux racines de ce mouvement, et donc à Cléo de 5 à 7. Et franchement ce film m'a offrt un beau voyage. L'idée de faire le film en temps réel ça peut être à double tranchant, parce qu'il va y avoir forcément des moments un peu plus lents, et il ne peut pas se passer des milliards de chose en 90min, on n'est pas dans 24h chrono. Et au final ça fonctionne à merveille. Voir un film nous proposer un trajet en taxi de 5min, où il ne se passe rien de spécial c'est génial. On est avec les personnages, on se balade, on se laisse porter, la caméra capte plein de petits moments, c'est jamais long. Le film m'a un peu énervé par moment car l’héroïne, bien que très belle et innocente joue un peu un enfant gâté, et il est dur d’éprouver de l'empathie pour elle. Du coup pendant un peu plus d'1H le film m'a laissé un peu sur ma faim, jusqu'à la rencontre avec Antoine. Et là le film est devenu sublime, il y a une vraie alchimie, on y croit, c'est poétique, Antoine Bourseiller est incroyable de douceur. Le trajet en bus est un merveilleux moment d'évasion. Et la fin est très touchante. Un peu énervant parfois au début, avec une fin sublime, c'est vraiment un film à voir.
Cliff554

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3,5
Publiée le 23/12/2013
Second long-métrage réalisé par Agnès Varda si je ne me trompe pas, "Cléo de 5 à 7" est typiquement synonyme de la Nouvelle Vague française tant les idées de cinéma fusent dans ce film. Du générique de début mêlant la photographie couleur au noir et blanc, dans l'idée d'être au plus proche de la réalité en filmant en temps réel, de cinq à sept heures (du moins 18h30), les événements qui interfèrent la vie de notre héroïne, Agnès Varda signe un film précurseur, une sorte d'OVNI qui innove dans sa matière à chaque seconde du film. "Cléo de 5 à 7" suit, pendant une heure et demi, le quotidien d'une jeune chanteuse, effrayée à l'idée d'avoir un cancer. Ainsi, au fil du temps et des rencontres qu'elle fait durant le film, ses états d'âme changent, passant du désespoir à la joie, émotions que Varda tente de partager à ses spectateurs. Si l'histoire du film est relativement simple, il s'agit avant tout d'une oeuvre poétique, que ce soit dans les images, très belles, jusque dans les dialogues des personnages, dans les chansons chantées par Corinne Marchand, etc... Toutefois, cette poésie, ce film cache un double discours. D'un côté, l'on suit le parcours qu'effectue Cléo dans Paris, mais d'un autre côté, Agnès Varda traite de la peur de l'Homme en général sur la mort, ici représentée par la crainte du cancer. Sans pour autant être négatif dans son ensemble, loin de là, "Cléo de 5 à 7" est une belle oeuvre, originale dans sa réalisation, qui, malgré les thèmes abordés, et d'un étonnant optimisme. Première fois que je regarde un film signé Agnès Varda et je n'en suis point déçu, même si, je dois l'admettre, le film est agrémenté par de courtes longueurs. Mais bon, pas de quoi en faire un drame non plus, ça n'est pas négatif par rapport au film, bien au contraire. Cela permet de ressentir l'ennui dont est atteint Cléo et d'être immergé de plus belle manière dans la vie de cette chanteuse. Hâte de voir le reste de la filmographie de la réalisatrice.
Caine78

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3,0
Publiée le 28/02/2015
Deuxième film d'Agnès Varda et son plus célèbre, « Cléo de 5 à 7 » est une œuvre à part, libre, élégante avec à la clé un portrait de femme sensible et émouvant interprétée de façon très correcte par la belle Corinne Marchand. Après, on sera plus ou moins sensible au rythme, aux ruptures de tons, à la façon dont la cinéaste filme Paris, mais qu'importe : si je n'ai pas été emporté par l'œuvre comme l'ont été certains cinéphiles à l'époque, je comprends pourquoi cette œuvre touchante et même parfois troublante (notamment dans la première partie) garde encore aujourd'hui un statut privilégié dans le cinéma français, et je ne chercherais nullement à le remettre en cause. Pas forcément un coup de cœur donc, mais un vrai bon film, assurément.
Eh Oh C

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4,0
Publiée le 19/09/2005
Une nouvelle vague fraîche et délicate, où l'on ose encore prendre le temps de vivre, avec en prime le Paris d'avant la Tour Montparnasse. Beauté, futilité, chansonnette, sentimentalité, langue piquante, le cinéma au féminin, qui ne se prend pas au sérieux. Je suis touchée - à défaut d'être émue.
Maitre Kurosawa

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2,0
Publiée le 19/07/2013
"Cléo de 5 à 7" voit la vie d'une jeune femme basculer, car cette dernière attend ses résultats médicaux, avec la possible annonce d'un cancer. A partir de cette idée dramatique, Agnès Varda filme donc l'attente de la protagoniste avec beaucoup de platitude. En effet, on suit ce personnage de Cléo (très bien interprété par Corinne Marchand), avec un sentiment le plus souvent proche de l'indifférence. Pourtant, Varda ne ménage pas ses efforts. Elle multiplie les effets originaux de mise en scène, mais en vain. Ils n'apportent absolument rien au récit, qui ne gagne presque jamais en intensité. Si la dernière rencontre effectuée par la jeune femme est intéressante par ses dialogues et donc, par son dynamisme, elle a du mal à effacer un bilan général qui reste plus que mitigé. Dans le style de la "Nouvelle Vague", un film loin de marquer les esprits.
Skipper Mike

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5,0
Publiée le 11/08/2014
"Cléo de 5 à 7" est un film d’une grande simplicité ; il narre les seuls déplacements d’une jeune vedette dans Paris, le tout en temps réel, mais à un moment charnière de son existence. Quand on rencontre Cléo, elle doit faire face à l’imminence de sa mort et aux doutes qui s’imposent en elle. Comment continuer à se tenir droit alors qu’on est persuadé que tous ces moments banals prendront bientôt fin ? En une heure et demie, la chanteuse va pourtant vivre un vrai parcours initiatique fait de rencontres, de chansons, de larmes et de silences. Physiquement, rien ne change pour elle ; elle apprend seulement à adopter un regard différent, à l’instar des personnages du court-métrage interrompant le film. Tout se fait par étapes introduites par des intertitres, indications qui explicitent le personnage au centre de la séquence à suivre. Parfois, elle apprend d’eux ; dans le cas contraire, ce sont eux qui bénéficient d’elle. Ces interactions sont la manifestation de la tendance naturelle des hommes à échanger entre eux pour le profit de tous. Il suffit en effet que le parolier, le compositeur ou l’interprète soit absent pour qu’une chanson ne vaille plus rien.L’apothéose intervient lors de la rencontre finale avec Antoine dans le cadre magnifique du parc Montsouris, qui apporte une grande beauté via le dialogue : les conversations faisaient déjà le principal intérêt émotionnel du film, mais cette dernière aboutit à un accomplissement miraculeux. Sous ses airs funèbres, "Cléo de 5 à 7" est finalement un long-métrage d’un optimisme confondant, une œuvre qui fait sens et s’inscrit dans la mémoire intime, tant les états que Cléo traverse sont proches de ceux que chacun d’entre nous a déjà pu ressentir.
clé A.

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4,0
Publiée le 05/06/2014
Cléo vit presque deux heures devant nous. Elle porte deux robes, deux chevelures et deux coiffures. Elle a deux visages. Presque futile, riant, pleurnichant avant d'onduler des hanches deux minutes après, Cléo quitte ses masques et ses mines au cours du film pour révéler une beauté sobre et sincère. Il s'agit ici d'un voyage, d'une femme filmée qui se dévoile lorsqu'elle cherche à se montrer le moins. Tandis que l'intérêt narratif du film est principalement la dualité du personnage, son intérêt visuel est dans le mouvement, celui de la caméra, et celui des passants qu'elle filme. Je vous encourage à voir ce film, pour tenter d'en percer les secrets, ce qui fait sa force est qu'il laisse pour moi beaucoup de questions sans réponses. Des scènes très belles aussi, comme spoiler: celle du piano ou des déambulations de Cléo dans le café du dôme.
Yves G.

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3,5
Publiée le 27/03/2014
"Cléo de 5 à 7" ressort en ce moment dans les salles Le premier jour de l'été 1961, Cléo, une jeune chanteuse à la mode, erre dans Paris dans l'attente anxieuse du résultat d'une analyse médicale. Elle achète un chapeau, passe chez elle, travaille avec ses musiciens, se promène avec une amie modèle et finit par rencontrer un jeune militaire qui s'apprête à repartir combattre en Algérie. "Cléo de 5 à 7" est un film indémodable, follement élégant à l'image de son héroïne Corinne Marchand (qui n'a pas eu la carrière d'une Deneuve alors qu'elle en avait tous les atouts), d'une gravité légère (l'héroïne est hantée par la mort) et d'une légèreté grave (les sous-entendus coquins du titre) C'est le trajet d'une femme, qu'on découvre tour à tour superstitieuse, frivole, narcissique, grave et amoureuse. Pendant la première partie du film, Cléo, toute de blanc vêtue, attire les regards. Elle rentre chez elle, se change, passe une petite robe noire et des lunettes de soleil. Dans la seconde partie du film, elle passe inaperçue et commence à regarder les autres. C'est un trajet dans l'espace, aussi et surtout. Car Varda, comme Demy, Marker ou Resnais, profite des progrès techniques pour filmer dans la rue, en décors réels. "Cléo de 7 à 7" est un véritable documentaire sur le Paris des années 60 (comme "Le joli mai" ou "Paris vu par"). On pourra faire la cartographie de "Cléo de 5 à7" qui commence dans la rue de Rivoli, franchit en taxi la Seine jusqu'à Vavin, puis gagne le parc Montsouris avant de se terminer à l'hôpital de la Salpêtrière. Ce Paris, vieux de 50 ans seulement, est quasi méconnaissable. La tour Montparnasse n'a pas encore été construite ; la Samaritaine est encore ouverte ; on croise encore des prêtres en soutane, des bonnes sœurs en cornettes et des militaires en uniformes. Une seule chose n'a pas changé : les lignes de bus sont toujours les mêmes : le 72 suit la rue de Rivoli jusqu'au Pont-neuf, le 21 remonte le 13ème arrondissement ouest, le 67 fait terminus à Pigalle.
nielrowbooks

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4,5
Publiée le 03/02/2014
Un film qui a bien vieilli tout simplement parce que la poésie brute qu'il distillait en 1962 s'est bonifiée en nostalgie poétique aujourd'hui. La caméra qui scrute Paris tout au long de cette oeuvre y est pour quelque chose, à tel point qu'on se demande si Agnès Varda n'a pas fait la promotion de la ville. Car finalement le scénario est ultra plat, mais évidemment voulu, et les personnages secondaires. Il s'agissait surtout pour la réalisatrice de création. Nouvelle vague alors, vieille rengaine aujourd'hui ? Non. Il y a eu maturation, contrairement à d'autres oeuvres qui ont sombré dans le ringard. On se laissera donc bercer encore longtemps au fil des rues parisiennes en regardant ce film qui n'a pas eu le succès qu'il méritait, bien qu'il ne fût, à l'époque, pas non plus absolument boudé. Corinne Marchand est magnifique.
chrischambers86

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4,0
Publiée le 21/10/2009
Avec "Clèo de 5 à 7", Agnès Varda touche ici à l'essentiel et tente de dresser, de façon permanente, le constat que le bonheur est difficile! Ce film est l'itinèraire d'une jeune femme, qui attend avec angoisse le rèsultat d'une analyse mèdicale (peut-être a-t'elle le cancer? ), dans un Paris particulièrement serein et joyeux! La rèalisatrice s'affirme comme un des auteurs les plus personnels de sa gènèration, pimentant de discrète revendication fèministe un rècit sensible, un style vif et scintillant, une ècriture à la fois lègère et concertèe! Prestation bouleversante de Corinne Marchand qui dèambule dans un Paris inoubliable, passant de l'artifice à la vèritè! Une rèfèrence du cinèma français qui ouvre la voie à la nouvelle vague avec la belle musique de Michel Legrand...
Flavien Poncet

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5,0
Publiée le 17/03/2007
"Cléo de 5 à 7" (France, 1962) se détache peut-être de la Nouvelle Vague car il s'agit de l'oeuvre d'une femme. Si certains films réalisés par des femmes ne se dissocient pas de ceux réalisés par des hommes, "Cléo de 5 à 7" s'en détachent véritablement. Déjà car il s'agit de la journée d'une femme, du moins de 2h dans sa vie, mais aussi parce qu'il nous est donné à voir la mort à travers les yeux d'une femme et non pas d'un homme. Sensibilité donc, justifiant la richesse des évènements de ces deux heures, fourmillages des scènes qui donnent à émouvoir, à vivre, à écouter ou alors à voir. L'histoire est celle de Cléo, interprété magistralement par Corinne Marchand, chanteuse célèbre qui attend en crainte les résultat de ces examens médicaux. Partagé donc entre l'envie de profité, la peur du non-lendemain, etc... Cléo vit intensément ces deux heures, sûrement avec une telle intensité qu'il s'agit peut-être des deux meilleurs heures de sa vie. Agnès Varda nous montre donc les deux meilleures heures de la vie d'une femme. Rêve cinématographique qui, au travers du filtre Nouvelle-Vague, et donc des tournages dans la rue et de la vraisemblance des actions donne à l'oeuvre un charme poétique sans pareille. Car "Cléo de 5 à 7", ne serait-ce que par la morphologie du titre mais bien davantage par le rendu du film possède une poésie énorme. L'esthétisme noir et blanc, mis en exergue par le générique en couleur, donne au film ce genre de nostalgie enivrante comme la vieillesse attendrissante un vieu poème de Baudelaire. Pour conclure, "Cléo de 5à 7" (France, 1962) possède des bribes de mai 68 dans le personnage de Serge Korber, parolier surexcité et juvénile, la force d'un film de la Nouvelle Vague et la poésie puissante d'Agnès Varda. Un chef d'oeuvre français où la grâce féminine rime joyeusement, et étrangement, avec l'approchement de la mort.
Teresa L.

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1,0
Publiée le 31/05/2014
Je trouve ce film déloyal. La fin est prévisible dès le départ (quand on se rend compte de l'optique de la réalisatrice dont on ne dira jamais assez la profonde bassesse). Révolutionnaire sans doute dans son utilisation du temps réel (mais c'est plus simple aussi niveau montage et remplit le métrage utilement et fait paraître intègre, non?). Je n'ai pas accroché au personnage de Cléo. Dans la vie rencontrer des gens c'est plus que passer le temps, c'est entrer dans une dimension dans laquelle le temps n'existe plus identiquement. Là tout se mélange et les rencontres sont purement utilitaires. Coup bas, gros succès.
Julien D

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4,0
Publiée le 13/07/2015
Parfaitement dans l’esprit de la Nouvelle Vague, qui réussissait à donner à ses films un réalisme rafraichissant grâce à leurs tournages en pleine rue, Cléo de 5 à 7 s’impose comme une œuvre particulièrement remarquable de cette mouvance novatrice puisqu’il est le seul à avoir été réalisé par une femme. C’est dans la façon qu’a eu Agnès Varda d’alterner les styles que son second long-métrage, et sa première fiction, est véritablement audacieux. En commençant par un générique en couleurs qui, dès que la mort est évoquée, passe à un très beau noir et blanc, puis en intercalant des scènes qui rendent directement hommage aux comédies musicales ou aux films muet, la réalisatrice fait preuve d’une maitrise du support cinématographique épatante. Il est certain que son défi de construire une narration en temps réel (qui aurait d’ailleurs dû s’appeler Cléo de 5 à 6h30), est une inévitable source de longueurs (après tout, Cléo c’est pas Jack Bauer !), la poésie avec laquelle sont filmées chaque séquence, et en particulier dans le romantisme de la fin, permet à l’ensemble d’être véritablement agréable à suivre, sans que la question du rythme ne devienne jamais un problème. Que l’on adhère ou non à sa façon un peu naïve de représenter la peur de la mort, le film est une pièce maitresse du cinéma français.
BURIDAN

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5,0
Publiée le 12/07/2013
« Cléo de 5 à 7 », le film majeur d’Agnes Varda… Avec « Sans toi ni loi » … « Cléo de 5 à 7 », film sur la mort, la vie, la maladie… Film que j’ai visionné il y a déjà bien (trop) longtemps et qui me laisse, paradoxalement, une impression de bonheur... Quelle maîtrise : scénario, mise en scène, montage… Et ce beau noir et blanc pour servir l’animation de la ville « lumière »… Et ces seules couleurs du générique qui accompagnent les cartes expression du destin (de la « vraie » vie ?) au son grinçant de la Pythie… Et ces images répétées pour accompagner la belle musique de Michel Legrand (quel acteur !)… Et ce petit film burlesque inscrit dans le film d’où jaillissent les figures de proue de la nouvelle manière d’écrire le cinéma (Godard-Karina, vedettes de la Nouvelle Vague… On va ainsi de minute en minutes (le temps, l...e temps !) et de surprise en surprise. D’autant plus que cette aventure de vie se déroule en temps réel… Ou presque : deux heures du basculement d’une vie résumée en quatre vingt minutes… Un drame ? Oui mais… Paris était si beau et le parc Montsouris aussi !!! Paris qui bouge, qui braille, qui vit dans l’action récurrente, l’indifférence collective à la terrasse d'un café, au son d’un radio annonçant des massacres lointains. Varda si près, si loin d’un Godard par exemple. Regardez « Vivre sa vie » tournée en même temps que « Cléo… », au thème si proche de Varda, si opposé aussi ! Voici, ce qui fait la richesse de « Cléo de 5 à 7 » c’est qu’il s’agit de l’œuvre d'une FEMME… La SEULE femme actrice en idées et en réalisation de cette NOUVELLE VAGUE… Voyez… Les peurs, les pleurs, les rires et les confidences sont ceux d’une femme… Cette manière d’entendre les chiens japper sans se retourner… D’acheter un chapeau… Cette façon d’assurer un style vif et scintillant servi par une écriture si légère … Une hésitation, une envie qui s’assume comme telle… La maladie. La vie. L’épreuve comme une ouverture aux autres. Une ébauche de baiser amoureux… UN FILM ! Un film sans zéfé spécios et qui n’a pas coûté 100 millions de dollars… Un film sans bagnole vrombissante, sans flingue, sans hémoglobine et sans débilité… Un film sans pub subliminale. Un film d’auteur, sans promo, qui passe en cachette (TV 5 monde) CONTOURNER, EVITER, EMPÊCHER L'INTELLIGENCE! L'INDÉCENCE ET L'IMBÉCILITÉ CIMENTENT LES ESPRITS AINSI ! Regardez "Cléo de 5 à 7" ! UN FILM QUI GUEULE L’AMOUR ! Ce que devrait être d’abord le cinéma…
Sebmagic

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4,0
Publiée le 21/11/2012
Magnifique, cette histoire toute simple m'a captivé grâce à la réalisation maline et intéressante. La construction du film, séparé en petits chapitres, nous montre en temps réel l'angoisse d'une femme pendant 90 minutes, attendant avec stress et sans espoir des résultats médicaux. Pendant 90 minutes, aucune ellipse, ce qui permet d'alterner les moments forts et les moments futiles de la vie de Cléo. Le film regorge d'idées inventives, notamment sur les cadrages. On peut par exemple citer le moment où Cléo est perdue dans ses pensées dans un bar ; la caméra se trouve décalée par rapport à la scène globale, permettant ainsi de faire comprendre au spectateur avec facilité le fait que Cléo se sente seule et isolée. Le début du film m'a immédiatemment plu, les plans subissant une alternance couleur / noir et blanc, puis j'ai eu un large sourire lorsque j'ai vu s'afficher "Chapitre I : Cléo de 17h05 à 17h08", la perspective de voir un film découpé en plusieurs tranches de quelques minutes me ravissant. A partir de là, le film enchaîne les moments sublimes, accompagnés d'une excellente BO signée Michel Legrand. La scène la plus forte, peut-être, est certainement celle où Cléo chante "Sans toi", avec le regard caméra et l'émotion dégagée. Mais le film est parsemé de scènes magiques, pafois contemplatives, qui m'ont scotché la plupart du temps. Toute la fin du film, avec Antoine, est parfaitement géniale, les deux personnages étant attachants et les scènes pleines d'humour et de tragique à la fois. De manière générale, les personnages sont réussis, notamment Bob (joué par Michel Legrand lui-même) qui fait rire. Pendant toute la durée du film, on angoisse avec Cléo même si le film garde constamment un ton très léger, grâce à des scènes moins fortes et plus quotidiennes. Le seul hic, c'est que certaines de ces scènes sont parfois légèrement ennuyeuses, ce qui ne gâche pas pour autant le bon visionnage du film. La conclusion du film est excellente et on quitte le film encore dans l'ambiance. Un beau film au scénario très simple et à la réalisation impeccable.
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